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Les déterminants du choix du lieu d'implantation des agences bancaires aux Sénégal: cas de la SGBS et Ecobank

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par Mamadou BA
Université Gaston Berger de Saint Louis - Maà®trise en Gestion Informatisée 2009
  

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3-La restructuration du secteur bancaire

Pour tenter de sauver le secteur les autorités sénégalaises ont entamé un vaste programme d'assainissement et de restructuration. L'objectif principal était de doter l'économie du Sénégal d'un système bancaire efficace, au service du développement économique.

Les grandes institutions financières à savoir la Banque Centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO), le Fond Monétaire Internationale (FMI) et la Banque Mondiale furent d'ailleurs sollicitées, afin qu'elles interviennent financièrement au plan de redressement. Aussi il fallait une libéralisation du secteur afin de favoriser la concurrence. Ce qui a entraîné un retour des épargnants, ainsi qu'une augmentation des dépôts bancaires et voir l'activité des banques s'accroître. Au même moment il y'a eu une redéfinition du cadre juridique du secteur. La surveillance des banques assurait ainsi la gestion optimale des ressources monétaires avec la disparition des octrois dirigés des crédits.

L'Etat intervenait donc uniquement pour surveiller le bon fonctionnement des établissements de crédit et l'allocation des ressources monétaires. La part des actions de l'Etat a été même réduite à un maximum de 25%. Toutes ces initiatives étaient prises pour assurer la stabilité financière du secteur.

Et pour aboutir à cela, un certain nombre de décisions ont été prises. Le principe opté par les autorités consistait à appliquer des réformes sur les banques selon leur situation propre.

Ainsi la première décision prise fut la mise en liquidation et la disparition des banques insolvables, il s'agit de l'Assurbank, la banque Nationale de développement du Sénégal (BNDS), la Société financière Sénégalaise pour le Développement de l'Industrie et du Tourisme (SOFISEDIT), la Banque Sénégalo Koweitienne (BSK), la Société Nationale de Banque (SONA Banque) et l'Union Sénégalaise des Banques (USB) qui sera repris en partie par le Crédit Lyonnais (CL).

D'autres banques ont continué à fonctionner mais n'ont pu échapper à la réforme comme la Banque Internationale d'Afrique de l'Ouest du Sénégal (BIAOS) qui est devenue depuis 1963 la Compagnie Bancaire de l'Afrique Occidentale,(CBAO) bénéficiant d'une injonction de liquidité. Tel a été le sort de toutes les banques qui étaient au bord de la faillite comme la Société Générale de Banques du Sénégal (SGBS). La restructuration a surtout réussi grâce à la dévaluation du franc CFA intervenue en 1994. En effet elle a réduit considérablement la fuite des capitaux, occasionnant en même temps le retour des épargnes. Les banques voient alors leurs ressources s'accroître.

En somme on peut dire que l'objectif de redressement a été atteint car le secteur bancaire sénégalais ne cesse de croître au fur des années. Les chiffres de 2007 le placent au second rang dans l'UMOA. Une présentation détaillée nous permettra de bien comprendre le système bancaire sénégalais.

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"Enrichissons-nous de nos différences mutuelles "   Paul Valery