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Etude du comportement de trois variétés de colza (brassica napus) dans les conditions du Haut Cheliff

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par Ismail Guettaa
Centre universitaire de Khemis-Miliana  - Ingénieur d'état en Agronomie spécialité Phytotechnie  2010
  

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Chapitre 02 :

Étude de la plante.

2-1. Etude systématique :

Le colza appartient à la famille des crucifères ou récemment (brassicaceae) genre Brassica. Genre dans lequel on trouve de très nombreuses espèces potagères .Les plantes constituant ce genre sont des plantes herbacées annuelles dont les fleurs groupées en grappes sont terminales. Les fruits sont des siliques (Fruit sec semblable à la gousse à la différence qu'elle comporte une fausse cloison à laquelle sont fixées les graines).

Le colza (Brassica napus) résulte de l'hybridation d'un chou (Brassica Oleracea) et d'un navet (Brassica Campestris).

Brassica Oleracea X Brassica Campestris

2n = 18 2n = 20

Brassica napus
2n = 38

Le colza est un amphidiploïde naturel (Plante résultant du dédoublement du nombre de chromosomes d'un hybride F1 interspécifique), la création d'un colza synthétique a été réalisée à partir de ces espèces (chou et navette) par divers auteurs.

> Classification:

Règne : Végétal.

Embranchement : Spermaphytes. Sous embranchement : Angiospermes. Classe : Dicotylédones.

Ordre : Capparales.

Famille : Brassicaceae.

Genre : Brassica.

Espèce : Brassica napus.

2-2. Origine et dénomination du Colza: 2-2-1. Origine :

Le chou (Bsassica oleraces) existe à l'état sauvage dans la zone maritime de l'Europe Occidentale et Méridionale, alors que la navette (Brassica campestris) couvre une aire beaucoup plus grande de l'Europe Occidentale à Asie Orientale.

Le colza aurait donc pour origine le Sud-ouest de l'Europe, mais il a pu également se former en Asie Orientale. (GNIS 2009).

2-2-2. Principales Dénomination: Latin : Brassica napus.

Néerlandais : Koolzaad

Français : Colza

Allemand : kohlsaatöl

Englais :

1' Canada/USA : Canola

1' Grande Bretagne : Rape seed

Source: GNIS (2009)

Figure 03 : Relation entre les espèces de genre brassica. 2-3. Etude morphologique :

2-3-1. Appareil végétatif :

L'appareil végétatif du colza, comme toute les plantes, se compose de deux systèmes, aériens et racinaires.

> Système racinaire : s'accroît très rapidement, formant un pivot qui va devenir profond et épais, où la plantule accumule des réserves sur toute sa longueur, le pivot émet des racines secondaires nombreuses BOYELLDIEU, (1991).

> Système aérien : elle se forme d'une tige rameuse et feuilles glabres. Les feuilles inférieures sont pétiolées et découpées, les supérieures sont lancéolées et entières. BOYELDIEU, (1991).

2-3-2. Appareil reproducteur :

Chaque ramification de la tige porte une inflorescence, formant une grappe simple à croissance indéfinie (BOYELDIEU, 1991) s'appelle boutons floraux (GANDE et JUSSIAUX M., 1980), qui portent des fleurs de couleur jaune vif foncé à blanc crème (SOLTNER, 1986).

La fleur du colza est hermaphrodite, la fécondation est autogame, en moyenne, on observe 2/3 d'autofécondation (70 %), et 1/3 de fécondation croisée (30 %) (BENSID, 1984).

La fleur est composée par:

v' Un calice à 4 sépales libres de couleur verte.

1' Une corolle à 4 pétales libres de couleur jaune.

v' les organes de reproduction comprennent 6 étamines, quatre sont longues avec des anthères situées au dessus du stigmate, favorise l'autopollinisation.

1' Un pistil qui se situe au centre de la fleur à ovaire libre contenant deux carpelles à placentation pariétale, surmonté d'un style comportant un stigmate discoïde (BOYELDIEU, 1991).

v' La fleur présente aussi 4 nectaires situés à la base des étamines très accessibles aux insectes (petites masse jaunâtres) (RENARD et al, 1992).

Figure 04 : Anatomie florale du colza. 8

2-3-3. Les fruits:

Après la floraison, chaque fleur donne une silique à valvée convexe de 5 à 10 cm de long, qui sont déhiscents à la maturité, chaque silique contient environ 20 petites graines exalbuminées, (2 à 2.5 mm de diamètre) ayant une teneur en huile variable selon les variétés (BOYELDIEU, 1991).

La graine du colza se détachant de ses siliques après le battage. La structure de la graine se compose essentiellement de :

1' crête radiculaire. 1' tégument.

1' deux cotylédons. 1' l'embryon.

2-4. développement et croissance du colza : 2-4-1. phase végétative :

Semé en automne, le colza d'hiver étale d'abord au-dessus du sol ses deux cotylédons (germination épigée), puis développe une vingtaine de feuilles formant avant l'hiver, une rosette. Au début de l'hiver, la plante possède une tige de 2 à 3 cm, ou de 10 à 20 cm, selon les conditions écologiques ou variétales. Parallèlement à la formation de cette rosette de feuilles, le système radiculaire se développe en pivot et la plante y accumule les réserves qui seront utilisées au moment de la montée, de la ramification des tiges et de la maturation. CETIOM, (2005)

2-4-2. Phase reproductrice :

A la fin de l'hiver débute la montée : l'inflorescence s'ébauche au sommet de la tige, et parallèlement commence l'élongation des entre-noeuds supérieurs. La floraison débute bien avant que la tige n'ait atteint sa taille définitive, la ramification de la tige se produit alors que la montée et la floraison se poursuivent. Très échelonnée, la floraison dure de 4 à 6 semaines à l'échelle de la plante, elle est à autogamie prépondérante (70% en moyenne). CETIOM, (2005)

2-4-3. Phase maturation:

La formation du fruit est assez rapide. La maturité des graines est acquise en 6 à 7 semaines après la fécondation. A maturité, le moindre choc peut provoquer la déhiscence de la silique et la chute des graines. CETIOM, (2005)

Il existe deux principaux types de colza :

> Colza d'hiver : à phase rosette longue, qui demande pour accomplir son cycle végétatif une période hivernale vernalisante (< 7°C pendant au moins 40 jours), puis une photopériode longue, il possède une certaine résistance au froid.

Ce type du colza prend la durée de cycle varie entre 250 et 300 jours avec une somme de température de 1700 à 1800 C° (BOYELDIEU ,1991).

Le colza d'hiver est caractérisé par sa résistance à des degrés de froid de moins de (-20 C°) (SOLTNER, 1999).

> Colza de printemps : à phase rosette très courte, qui ne nécessite aucune phase vernalisante, mais requiert des jours longs, il est sensible au froid

A l'automne, les organes racinaires (pivot + racines secondaires) représentent 50% de la biomasse totale. Lors de la phase printanière, l'accumulation de matière sèche est essentiellement le fait de l'accroissement des tiges et des ramifications, ceci jusqu'au stade G4 (voir annexes). Au-delà, seules les siliques concourent à l'augmentation de la matière sèche.

Le colza de printemps prend la durée pendant le cycle de développement entre 120 à 150 jours, pour une somme de température de 1200 à 1400 C° pour accomplir son cycle (BOYELDIEU, 1991).

2-5. Les ennemis du colza : 2-5-1. Les maladies:

> Phoma :

Le phoma est une maladie cryptogamique causé par le un champignon dit Leptosphaeria maculans. Les dégâts de cette maladie sont majeurs : 10 à 15 quintaux/ha.

Symptômes :

1' Sur Feuilles et cotylédons : Ces taches mesurent 2 à 3mm sur les

cotylédons et peuvent mesurer jusqu'à 15 mm sur les feuilles.

1' Sur tiges : les macules sont plus ovales et bordées de noir. ACTA

(2009).

> Sclérotinia :

C'est une maladie cryptogamique causée par un champignon nommé Sclerotinia sclerotiorum. La nuisibilité est de 10 à 15quintaux/ha.

Symptômes :

1' Sur feuilles : Pourriture grise sur le limbe autour d'un pétale collé sur
la feuille. La feuille envahie pend le long de la tige et se dessèche.

1' Sur tiges : Tache blanche centrée sur l'insertion d'un pétiole. La circulation de la sève est interrompue, la partie haute de la tige échaude et la tige plie. ACTA (2009).

> L'oïdium :

C'est une maladie cryptogamique causé par Erysiphe cruciferarum. Nuisibilité jusqu'à 12qx/ha.

Symptômes :

1' Sur feuilles : Face supérieure : feutrage blanc étoilé de mycélium. Face inférieure : feutrage blanc + points noirs. ACTA (2009).

> Cylindrosporiose :

C'est une maladie cryptogamique causé par Cylindrosporium concentricum dont la nuisibilité est négligeable.

Symptômes :

1' Sur feuilles : Taches blanchâtres avec des ponctuations concentriques.

1' Sur tiges : Taches blanchâtres allongées avec bordures brun clair, fendillées transversalement.

1' Sur siliques : Nécroses liégeuses sur le pédoncule ou les valves. ACTA (2009)

> Alternaria :

C'est une maladie cryptogamique causé par Alternaria brassicae. Symptômes :

'I Sur feuilles : Petites taches brun-noir irrégulières de 0,5 à 3mm avec un halo jaune de 2 à 10mm. Aspect de "cible" sur les taches nécrosées des feuilles âgées.

1' Sur tiges : Petites taches noires très allongées de quelques millimètres.

1' Sur siliques : Taches noir intense, arrondies de 0,5 à 3mm, provoquant l'échaudage des grains et l'éclatement des siliques. ACTA 2009)

> Pseudocercosporella :

C'est maladie cryptogamique causé par Pseudocercosporella capsella. Nuisibilité 0 à 3-4 quintaux (0 si uniquement symptômes sur feuilles, 3-4 si symptômes sur siliques).

Symptômes :

1' Sur feuilles : Taches blanches à bordure brune.

1' Sur tiges : Petites lésions allongées de couleur grise à violette.

1' Sur siliques : Taches noires avec dépression claire en fin d'évolution.

ACTA (2009). > Hernie :

L'hernie du chou, est un champignon qui vit dans la terre. C'est le Plasmodiophora brassicae qui s'attaque aux choux, aux radis, aux navets, au colza et à la moutarde.

Symptômes :

Le plus souvent en hiver par foyers :

1' Sur feuilles : rougissement des feuilles.

1' Sur racines : racines pivotantes et secondaires avec des tumeurs (galles qui peuvent atteindre 5cm de diamètre) dont l'intérieur est sans cavité. Avec Pourriture des racines suite à l'installation de saprophytes. (ACTA 2009).

2-5-2. Les ravageurs :

2-5-2-1. les insectes :

2-5-2-1-1. Insectes d'automne :

> Altise des crucifères ou petite altise (plusieurs espèces) :

Les petites altises ou altises des crucifères (Phyllotreta nemorum) sont observées à la levée ou dans les premières semaines de développement de la culture.

v' Stade de sensibilité : de la levée au stade 3 feuilles (adultes).

v' Seuil d'intervention : 8 pieds sur 10 avec morsures (le risque est du

même type que celui concernant la grosse altise). CETIOM (2002)

> Altise d'hiver ou grosse altise (adulte) :

La grosse altise (Psylliodes chrysocephala) est active la nuit. Elle occasionne des morsures circulaires, perforantes ou non de quelques millimètres dans les cotylédons et les jeunes feuilles.

v' Stade de sensibilité : de la levée au stade 3/4 feuilles (adultes).

v' Seuil d'intervention : 8 pieds sur 10 avec morsures. CETIOM (2002)

> Les pucerons à l'automne :

A l'automne, les pucerons verts du pêcher, les pucerons du navet et les pucerons cendrés n'introduisent généralement pas de nuisibilité directe au colza. Par contre, les pucerons verts sont très souvent vecteurs de viroses nuisibles qui peuvent faire baisser les rendements jusqu'à 8 q/ha.

v' Stade de sensibilité: du stade levé au stade 4-6 feuilles.

v' Seuil d'intervention : des pucerons sur 2 pieds sur 10. CETIOM (2002)

> Les pucerons du navet :

Le puceron du navet (Lipaphis erisimi KALTENBACH) est un ravageur des crucifères qui sévit un peu partout dans le Monde. Il est cependant souvent présent à l'automne dans les cultures. CETIOM (2002)

> Tenthrède de la rave (Athalia rosae):

Les oeufs sont insérés dans les bordures des cotylédons. Après s'être développées sans occasionner de dégâts très visibles, les larves devenues âgées se mettent à dévorer le limbe des feuilles. CETIOM (2002)

> La mouche du chou :

La mouche du chou (Delia radicum) pond au collet des plantes. Les asticots rongent le pivot dans des galeries ouvertes mais parfois profondes. Le rendement peut être fortement affecté, notamment lorsque les pivots sont sectionnés. CETIOM (2002)

> Le charançon du bourgeon terminal (Ceutorhynchus picitarsis) :

Les adultes, très discrets, pondent dans les pétioles à l'automne. Les larves passent dans le coeur des plantes au stade rosette et détruisent le bourgeon terminal.

v' Nuisibilité : potentiellement importante, liée au niveau d'infestation, Intervenir 8 à 10 jours après les premières captures (même très faibles), CETIOM (2002)

2-5-2-1-2. Les insectes de printemps :

> Le charançon de la tige du colza (Ceutorhynchus napi) :

Dès le retour des premiers beaux jours (journées ensoleillées avec une température supérieure à 9°C et en l'absence de vent), les charançons envahissent les cultures pour se nourrir et pondre. CETIOM (2002)

> Le charançon de la tige du chou :

Le charançon de la tige du chou (Ceutorhynchus pallidactylus précédemment nommé quadridens), accompagne ou précède légèrement et très fréquemment le charançon de la tige du colza dans les cuvettes, à la reprise de la végétation.

Sa nuisibilité est considérée comme négligeable, contrairement à celle du charançon de la tige du colza. CETIOM (2002)

> Les méligèthes (Meligethes aeneus) :

Les méligèthes se nourrissent des boutons floraux avant le début de la floraison. CETIOM (2002)

> Le puceron cendré (Brevicoryne brassicae) :

Les colonies de pucerons cendrés provoquent des avortements et de l'échaudage.

v' Nuisibilité : très importante en cas d'arrivée précoce par temps sec.

v' Stade de sensibilité: dès la montaison si le puceron cendré est observé à l'automne, sinon de mi-floraison jusqu'à G4.

1' Seuil d'intervention : 2 colonies par m2. CETIOM (2002)

> Le charançon des siliques et la cécidomyie :

Afin de pondre ou de prendre de la nourriture, le charançon des siliques (Ceutorhynchus assimilis) perfore les jeunes siliques, ce qui permet ensuite à un moucheron (la cécidomyie) de pondre dans les siliques. Ses asticots provoquent des pertes par éclatement des siliques. CETIOM (2002)

2-5-2-2. Les limaces (Deroceras reticulatum et Arion hortensis):

Les limaces font preuve d'activité essentiellement nocturne. De jour, elles ont tendance à rester immobiles, cachées à l'abri de la lumière. De nuit, en conditions favorables (température, humidité), elles s'activent et cherchent à s'alimenter, Une limace consomme jusqu'à l'équivalent de 50% de son poids par période de 24h. CETIOM (2002)

2-5-3. Les mauvaises herbes :

Le contrôle des 4 ou 5 principales mauvaises herbes les plus gênantes est suffisante pour ne pas pénaliser le rendement. On sélectionne les produits plus efficaces contre la mauvaise herbe dominante. Puis, parmi les produits ainsi retenus, on élimine ceux qui ne sont pas les plus efficaces contre le seconde adventice la plus gênante et ainsi de suite. (Anonyme, 2003).

Selon SAHRAOUI, (1991), une expérience en 1974 dans la Mitidja sur l'oxalis la chute de rendement allait jusqu'à envahir 2/3 de la culture.

Par des traitements, la production a augmenté de 40 %. CETIOM (2002) > Remarque :

La manifestation ou le degré de manifestation de ces maladies ravageurs ou mauvaises herbes est tous dépendent des conditions climatiques (la région), la résistance de la variété cultivée ainsi que le mode de conduite et là on parle de rotation assolement...etc.

2-6. Exigences de la plante : 2-6-1. Exigences climatiques :

Le colza est une plante qu'on rencontre dans les conditions climatiques très diverses, des régions tropicales jusqu'au Sud Antarctique (Anonyme, 1979).

2-6-1-1. La température :

Le colza est le type même de plante de zone tempérée. Il préfère les températures modérées inférieures à 25°C pendant la phase végétative (Boukrtaoue, 1993).

2-6-1-2. La pluviométrie :

Le colza présente une phase de sensibilité à la sècheresse qui se situe de part et d'autre de la floraison à la période remplissage des siliques, qui a des répercussions sur le poids des graines et la teneur en huile. (MERRIEN 1984) SOLTNER (1988) notez que la période de sensibilité maximale à la sècheresse pour le poids en graines est au stade bouton floral jusqu'à la fin floraison. Tandis que la période de sensibilité maximale pour la teneur en huile se situe de la pleine floraison jusqu'au début de maturation des graines. Le colza, pour accomplir son cycle exige au minimum 400 mm d'eau par an (Goddar, 1980).

2-6-2. Exigences pédologiques : 2-6-2-1. Le sol:

Le colza peut être cultivé sur des sols très variés, sauf ceux qui sont males drainés, les terrains qui conviennent le mieux à la culture du colza sont les terres franches; les limons et les sols silico-argileux, argileux siliceux, c'est-à-dire les bonnes terres à blé (Gonde et al, 1968 in Snoussaoui, 1995).

2-7-2-2. Le Ph :

Le Ph se situe entre 7et 7,8 (neutre à légèrement alcalin) (Soltner, 1988). 2-6-2-3. La salinité :

Le colza est sensible à la salinité de sol.

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"Je ne pense pas qu'un écrivain puisse avoir de profondes assises s'il n'a pas ressenti avec amertume les injustices de la société ou il vit"   Thomas Lanier dit Tennessie Williams