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L'espace web du sénégal : étude de son degré d'ouverture ´┬átravers l'analyse des liens hypertextes

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par El Hadji Malick GUEYE
Université Paris 10 Nanterre - Master de Recherche 2005
  

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Conclusion

Notre objectif dans ce travail était d'aborder le degré d'interconnexion de l'espace Web du Sénégal, de voir sa structure, sa connectivité interne et la manière dont il s'ouvre au reste du monde. Le corpus final que nous avons constitué pour faire cette étude regroupait 278 sites (.sn). Par rapport au nombre de sites sénégalais déclarés (plus de 900 environ), ce chiffre paraît très correct car selon Thomas Guignard (2002), en 2001, alors qu'il y avait que 672 sites déclarés au niveau du NIC Sénégal, seulement 160 était effectivement en ligne.

Concernant sa structure interne, nous avons vu que l'espace Web du Sénégal est riche de 75 domaines d'activité touchant presque tous les secteurs de la vie. L'informatique, l'enseignement, le tourisme et les NTIC sont les plus présents. Pour ce qui est des types d'autorité, nous avons l'inexistence de sites perso, 55% provenant d'entreprises, 28% d'institutions et 17% d'association. Et les types de sites se répartissent comme suit : 49% de homeserveurs, 46% de sites de ressources, 4% de sites de recherche et 1% de services Web. Pour l'interconnexion dans l'ensemble (.sn), nous avons vu que le nombre de liens internes émis par les sites sénégalais vers d'autres sites sénégalais est de 706 alors que par exemple les liens vers la seule France sont de 594. Vu sur ce plan, le nombre de « sitations » à l'intérieur de l'espace Web sénégalais est très minime. Ceci est d'autant plus frappant que ces « sitations » ne sont émises que par 138 sites ; ce qui revient à dire que plus de la moitié des sites sénégalais n'a émis aucun lien vers l'ensemble (.sn). Cette extraversion ne serait pas préoccupant si une large majorité des sites avait été « sités ». Mais au lieu de cela, nous avons constaté que seuls 155 sites avaient reçu des liens de la part d'autres sites sénégalais. Ce qui nous donne à la fin 88 sites qui n'ont ni émis, ni reçu de « sitations » à l'intérieur de l'ensemble (.sn). Ils sont opposés aux 103 sites qui sont à la fois « sitants » et « sités » et qui constituent ainsi le coeur de l'espace Web du Sénégal. Toujours dans la connexion interne, nous avons vu que ce sont les institutions qui sont les plus actives comme type d'autorité suivies des entreprises, et pour ce qui est des types de sites, ce sont les sites de ressources et les sites de recherche que l'on voit le plus. Ces constats se sont aussi vérifiés lorsqu'on a abordé les « sitations » externes. En parlant de ces liens externes, nous avons d'abord commencé par les gTLDs où nous avons constaté que, sur les 9 noms de domaines recensés, ce sont les .com et les .org qui ont le plus attiré de liens (84% à eux deux sur les 2353 liens globaux). Là, nous retrouvons un vrai dynamisme des sites d'institutions et d'entreprises mais aussi comme types de sites, les sites de ressources et les sites des recherche comme toujours. Concernant les ccTLDs, la zone Europe-Amérique du Nord est de loin la destination préférée des « sitations » sénégalaise : 1029 liens avec 30 pays, contre 156 vers l'Afrique avec 27 pays et 56 vers le reste de la planète avec 29. Sur ces 86 pays, les liens qui visent la France représentent plus de 48% de tous les liens. Une préférence qui trouve une justification dans les relations privilégiées entre le Sénégal et l'hexagone. La surprise de ce déploiement géographique des « sitations » émises par les sites sénégalais est le nombre très faible de liens reçus par l'Afrique. On peut parler d'extraversion à l'échelle continentale. Mais à bien y voir, ce n'est pas totalement une surprise quand on apprend que, sur un autre domaine, les communications téléphoniques, l'Afrique effectue beaucoup d'appels sortant (parmi les plus élevés au monde) d'une part, et d'autre part, dans pas mal de zone notamment la façade maritime Ouest africaine, les appels interafricains sont relativement faibles (Annie Chéneau-Loquay, 1999). Sinon, l'étude de Mike Thelwall (2002) sur une possible influence de la proximité géographique sur les habitudes de « sitations » se vérifie bien en Afrique. Car ce sont les pays de l'Afrique de l'Ouest qui sont les plus visés par les sites sénégalais.

Voilà en gros, ce que nous ont révélé les 278 sites sur la composition et la connectivité interne de l'espace Web du Sénégal mais aussi de son ouverture vers les autres sites du Net. Cette étude exploratoire, nous l'espérons, aura permis de mieux cerner la position du Sénégal sur le Web mais aussi de sa participation à cette révolution numérique. Mais, nous pensons que, une autre étude qui aborderait l'espace Web du Sénégal à partir des liens qui pointent vers lui, compléterait notre compréhension de la visibilité et du rayonnement des sites sénégalais.

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