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L'impact du maraichage dans la dégradation des ressources naturelles dans les niayes de la bordure du lac Tanma

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par Ndiaye Moussa Dieng
Université Cheikh Anta Diop - Maitrise 2008
  

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III. MODES D'UTILISATION

Les pesticides sont utilisés de différentes manières pour protéger les cultures contre les infections. Cependant trois modes de traitement sont les plus rependus dans la zone de la bordure du lac Tanma. Le matériel utilisé pour faire le traitement phytosanitaire est fonction du type d'exploitation.

1. L'aspersion manuelle

Le traitement avec aspersion manuelle n'est efficace que pour des petites parcelles. Il est souvent pratiqué dans les exploitations familiales. Le maraîcher s'équipe d'un seau contenant le mélange phytosanitaire et y pénètre des branchages d'arbres qu'il mouille et épand les gouttelettes sur les plantes. Le saupoudrage à la main est également pratiqué dans cette zone. Ce mode de traitement se fait sans aucune protection. Ces maraîchers ne portent ni masques ni gants.

2. La pulvérisation manuelle

Le traitement avec pulvérisateur manuel est le plus fréquent dans la zone. Il est appliqué aussi bien dans les petites exploitations que les moyennes exploitations. Parfois le pulvérisateur peut être motorisé. On remplit le réservoir du pulvérisateur avec de l'eau et on y verse une dose de pesticide. Ensuite, on remue l'ensemble jusqu'à obtenir une solution et on sillonne les parcelles en activant manuellement la pompe. Ce mode d'utilisation présente aussi des risques parce que le matériel de protection fait défaut.

Photo 14 : Pulvérisateur manuel. Photo M ; D. NDIAYE) 02 SEP 2009

Le traitement par association avec l'irrigation est l'exclusivité des grandes exploitations. La solution phytosanitaire est directement injectée dans les systèmes goutte-à-goutte. Ce mode de traitement présente moins de risques pour les maraîchers par ce que ces derniers ne sont pas en contact direct avec le produit.

IV. FREQUENCE ET DOSAGES

La fréquence d'utilisation des pesticides est déterminée par l'intervalle de temps qui sépare deux applications.

Cette fréquence dépend de plusieurs critères relatifs à la saison, à la nature la spéculation, à la récurrence des parasites, à l'ampleur de la menace et des moyens financiers de l'exploitant. C'est pourquoi, l'intervalle d'utilisation ainsi que les dosages diffèrent d'un maraîcher à un autre.

Par exemple, durant la saison pluvieuse favorable à la multiplication des parasites, la fréquence des traitements est d'une (1) fois par semaine pour une spéculation comme le chou. Ce court intervalle est du au fait que les attaques sont récurrentes durant cette période. Ainsi, si les dégâts sont importants, les traitements sont rapprochés. Il peut arriver qu'on fasse deux traitements dans la semaine. Si les dégâts sont minimes, les traitements sont éloignés.

En saison non pluvieuse, la fréquence peut aller de deux (2) à trois (3) traitements dans le mois. Durant cette période, les cultures sont moins exposées aux parasites. A part les mouches blanches et quelques insectes, les autres parasites ne causent pas de dégâts considérables.

Ce mode de traitement, basé uniquement sur la récurrence des dégâts est observé dans les petites et moyennes exploitations. Dans ces exploitations, l'usage des pesticides a une orientation plus curative que préventive.

Cependant, dans les grandes exploitations la fréquence des traitements obéit à un calendrier bien défini. Ces exploitations emploient des techniciens agricoles qui ont des connaissances solides sur les traitements adéquats contre une attaque donnée. Dans ces exploitations, le traitement est plus préventif que curatif. Ces grands producteurs rationalisent leur traitement en anticipant sur les éventuelles attaques. Ils tiennent compte des impératifs du marché extérieur et du respect des normes sur les exigences en matière de résidu de pesticides dans les produits agricoles.

Pour ce qui concerne le dosage, les maraîchers des petites et moyennes exploitations, utilisent comme outil de mesure les couvercles des bouteilles contenant les produits. Le dosage se fait approximativement sans respect des normes inscrites sur l'étiquette de la bouteille.

Pour améliorer l'efficacité d'un produit le maraîcher peut augmenter la dose d'un traitement à un autre.

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