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Liens entre les programmes d'aide au développement et les projets de développement promus par la diaspora africaine

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par Eric Patrick FEUBI PAMEN
Université Yaoundé II SOA - Master 2010
  

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Liens entre les programmes d'aide au développement et les projets de développement promus par la diaspora africaine.

FEUBI PAMEN ERIC PATRICK

Doctorant/Economie Mathématique et Econométrie ( pamenfeubi@yahoo.com/+23799190362/Université de Yaoundé II-Soa, FSEG)

L'objectif du présent papier est d'apporter une contribution à l'élaboration des stratégies destinées à faciliter le développement de l'Afrique, dans le contexte actuel de mondialisation marqué par la fuite des cerveaux, du Sud vers le Nord. Ce contexte est aussi marqué par le débat à travers le monde en rapport avec l'atteinte des OMD1 (Objectifs du Millénaire pour le Développement). Nous explorons les liens entre le transfert de l'épargne des migrants africains vers l'Afrique, la croissance économique de l'Afrique, l'aide au développement et les investissements directs étrangers. Notre travail s'inscrit donc dans une perspective de «Co-développement ». Tant il est vrai que l'un des huit OMD, en l'occurrence l'OMD 8, vise à mettre en place un partenariat mondial pour le développement.

INTRODUCTION :

L'Afrique représente, sans l'Afrique du Sud, environ 10% de la population mondiale, 1% du PIB2, 1,3% des exportations et moins de 1% de la valeur ajoutée industrielle du monde. Vue à travers des lunettes macroéconomiques, l`Afrique connait une stagnation à long terme de la productivité3 et subit des chocs extérieurs, comme la récente crise financière internationale de l'été 2008, induisant de fortes instabilités. Aussi, la migration et la fuite de cerveaux africains connait au fil des années, et avec l'avènement de la mondialisation des proportions inquiétantes ; ce qui n'est pas sans conséquences sur le développement économique et social de l'Afrique. Par ailleurs, il est établi de nos jours que les populations qui émigrent continuent de jouer un rôle souvent majeur dans le processus de développement de leurs pays d'origine. En ce qui concerne particulièrement la Diaspora africaine, ces liens s'inscrivent dans le cadre de pratiques sociales qui prennent en compte l'émigration, quelqu'en soit la destination, comme une stratégie normale de survie ou d'amélioration du niveau et des conditions de vie de la communauté (familiale ou villageoise). Ces liens traduisent des espérances, parfois spécifiques, qui découlent de l'obligation (au moins morale) qu'a le migrant d'apporter une contribution significative à la communauté à laquelle il appartient en Afrique. Conséquemment, cette Diaspora africaine,

1 En 2000, lors du sommet du millénaire, les dirigeants du monde ont adopté une série de 8 objectifs pour le développement d'ici à l'horizon 2015. Ces objectifs sont regroupés sous l'appellation Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD).

2 Le PIB (produit intérieur brut) est une estimation de la valeur de ce qui a été produit dans un pays au cours d'une année. Il prend en compte non seulement tous les biens et services payants, mais aussi les services publics gratuits. Il est calculé à partir de la somme des valeurs ajoutées (...).

3 La productivité c'est le rapport entre la production et les facteurs de production utilisés pour produire.

transfert chaque année en direction de l'Afrique de colossales sommes d'argent4 (tableau 1). L'Afrique sub-saharienne est particulièrement concernée par ce phénomène. Ces fonds acheminés vers leurs pays d'origine, par les migrants africains, peuvent constituer une potentielle source de financement du développement de l'Afrique ; en marge ou en complément à l'Aide Publique au Développement (APD)5 et des Investissement Directs Etrangers [IDE, (tableau 3)]. A l'observation des faits on constate que l'augmentation des flux de fonds vers l'Afrique est fortement corrélée avec l'intérêt croissant des autorités locales, des établissements bancaires publics ou privés locaux, et de la société civile quant à la destination et à l'usage de cet argent. Etant donné le fait que ces fonds sont très importants et que la Diaspora africaine s'avère être, à travers le financement de microprojets dans leurs localités d'origine, un acteur important du développement socio-économique local. L'objectif de cette étude est de mettre en évidence les liens entre les projets de développement promus par la Diaspora africaine et les programmes d'aide au développement (APD et IDE) d'une part et d'autre part explorer les voies et moyens par lesquels l'épargne des émigrés serait une potentielle source de financement du développement en Afrique.

Tableau1 : Transferts d'argent officiels vers quelques pays d'Afrique de l'Ouest (en millions de dollars US). Source : Statistiques annuelles sur les balances des paiements : FMI (1997), OIM6 (2002), et B.I.R.D7(2006)

Pays

1980

1985

1990

1995

2000

2005

Nigéria

12,8

10,1

10,1

803 ,6

1400

3300

Côte d'Ivoire

0

0

40,4

151,1

119

160

Sénégal

74,8

55,1

90,8

86,5

233

633

Mali

59,4

67

106,9

112,1

73

155

Bénin

77

38,1

88,8

92,4

87

63

Cap-Vert

40,1

20

56

104

87

137

Burkina- Faso

150,3

125,9

139,7

88,7

67

50

Ghana

0,5

0,4

6

17,3

32

99

4 D'après le rapport de la Banque Mondiale.

5 On appelle aide publique au développement les dons ou les prêts consentis à des conditions financières privilégiées accordés par des organismes publics des pays industrialisés ( ).Toutes ces conditions sont définis par pays du Nord et couple FMI/Banque Mondiale.

66 Organisation Internationale pour les Migrations.

7 Banque Internationale pour la Reconstruction et le Développement.

Niger

5,9

2,1

13,1

6,3

14

60

Togo

9,9

15,4

26,9

15

34

148

Afrique de l'Ouest

0

0

0

0

2181

5037

Graphique 1:Obtenu à partir des données du tableau 1

4000

6000

5000

3000

2000

1000

0

1980 1985 1990 1995 2000 2005

Afrique de l'Ouest Bénin

Burkina-Faso Cap-Vert

Côte d'Ivoire Ghana

Mali

Niger Nigéria Sénégal

PROBLEMATIQUE :

Jusqu'à la fin du 17e siècle, l'écart de développement technique et économique entre les pays du Nord et du Sud était quasiment nul. Le niveau des pays du Sud était même supérieur à celui des pays du Nord, dans certains domaines. Cette réalité a été pendant des millénaires une constante de l'histoire de l'humanité jusqu'à ce qu'un phénomène majeur apparaisse au Nord: la révolution industrielle. Aujourd'hui la fracture entre le Nord et le Sud est consommée. Et comme le souligne l'historien PAUL BAIROCH, « en moins de deux siècles, le niveau de vie des pays touchés par la révolution industrielle se trouve multiplié par plus de 15, le volume des échanges internationaux par plus de 100 et celui de la production par plus de 200 ». C'est d'ailleurs ce qui a favorisé la fuite des cerveaux africains en direction d'autres régions du monde ; en particulier les pays capitalistes. Ainsi, d'après une étude menée par l'ONU8, la Diaspora africaine constitue une part importante de la main d'oeuvre de l'industrie capitaliste à travers le monde (tableau 2, cas de la France). C'est ce qui justifie l'important flux financier effectué par ces migrants chaque année en direction de leurs familles restées dans leurs pays d'origine. Quels sont donc les canaux de transfert de l'épargne des émigrés ? Leur utilisation est-elle rationnelle, c'est-à-dire orientée dans des secteurs porteurs de croissance, et favorables au renforcement des capacités des populations au niveau local ? Quel est le lien entre les projets de développement promus par la Diaspora africaine et les

8 Organisation des Nations Unies

programmes de développement traditionnels ? Plus spécifiquement, quels sont les types d'Aide au Développement ? Les fonds diasporiques peuvent-ils combler les lacunes de l'Aide Publique au développement ?

Tableau2 : Evolution de la population des immigrés en France selon le continent (1962-1999). Source : INSEE, recensement de la population, 1962-1999

 

1962

1968

1975

1982

1990

1999

 
 

en %

en %

en%

en%

en%

en%

effectifs

Europe

78,7

76,4

67,2

57,3

50,4

44,9

1 934144

Ensemble Afrique

14,9

19,9

28,0

33,2

35,9

39,3

1 691562

Dont Maghreb

14,2

18,5

25,6

28,9

29,3

30,1

1 298273

Autres pays

0,7

1,4

2,4

4,3

6,6

9,1

393 289

Asie

2,4

2,5

3,6

8,0

11,4

12,8

549 994

Amérique, Océanie

3,2

1,1

1,3

1,6

2,3

3,0

130 394

Non déclarés

0,8

0,1

//

//

//

//

//

OBJECTIFS

L'objectif global de ce travail est de mettre en évidence le lien entre les projets de développement promus par la Diaspora Africaine et les programmes de développement traditionnels.

Les objectifs spécifiques se déclinent de la façon suivante : -Déterminer les types d'aide au développement.

-Voir si les fonds Diasporiques peuvent combler les lacunes de l'Aide Publique au Développement.

HYPOTHESES

Nos investigations sont centrées autour des hypothèses ci-après : -L'APD est insuffisante et de moindre qualité

- L'épargne des émigrés est une potentielle source de financement du développement en Afrique

METHODOLOGIE

Etant donné ce qui précède, nous adoptons donc, dans le cadre de ce papier une approche descriptive basée d'une part sur la revue de la littérature théorique et empirique et sur les données secondaires d'autre part. Afin de mettre en évidence les liens entre les programmes d'aide au développement et les projets de développement promus par la Diaspora africaine. Dans nos investigations nous intéressons en particulier aux pays d'Afrique centrale et de l`ouest, et dans une seconde mesure à un pays de l'Afrique centrale, le Cameroun.

Section I: L'état des lieux des programmes de développement en faveur de l'Afrique : 1-La situation de l'Afrique depuis les indépendances :

Après le second choc pétrolier (1973), les pays africains qui avaient eu le bon esprit de persévérer dans la voie de la croissance réelle et de ne pas réduire leurs importations de produits industriels, commencèrent dès le début des années 1980 à sérieusement s'essouffler. La potion magique antérieure, celle de l'endettement extérieur à tout va qui leur avait été administrée avec générosité, commença à ne plus avoir d'effet ou plutôt à en générer d'autres, ceux-là imprévus. La dette des pays africains est devenue depuis 1982 un véritable cauchemar pour l'ensemble de la communauté financière internationale. La dette de ces pays en voie de développement, mieux encore sous-développés est devenue beaucoup trop importante pour ces économies fragiles et a annihilé toute initiative de développement. Selon KOFI ANNAN9, en 2000, le service de la dette s'élève en moyenne à 38% du budget des Etats d'Afrique subsaharienne. La dette se pose comme l'obstacle principal à la satisfaction des besoins humains fondamentaux10. En vingt (20) ans, l'espérance de vie a baissé de vingt six (26) ans au ZIMBABWE, en passant de 65 à 39 ans. En dehors des pays comme l'AFRIQUE DU SUD (30% des exportations des principales matières minérales mondiales, 50% des emplois salariés , la moitié du réseau ferroviaire, 40% du réseau routier , 50% de la consommation énergétique de l'Afrique subsaharienne), ou le NIGERIA (6e exportateur pétrolier du monde, 20% du PNB et 40% du commerce extérieur de l'Afrique noire), les économies africaines se heurtent au quotidien à d'importants goulots d'étranglements. De nombreuses démarches ont été mises en place par la communauté internationale pour le développement de l'AFRIQUE. On peut énumérer les politiques d'ajustement et de stabilisation ou les multiples accords de partenariat économique,

9 Ancien secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies (ONU).

10 Selon le rapport mondial sur le développement humain du PNUD, le montant remboursé par les PED (pays en voie de développement) au titre de service de la dette s'élevait à 382 milliards de dollars en 2001 ; alors que la somme annuelle nécessaire à la satisfaction des besoins humais dans ces PED est de 80 milliards de dollars. Ces remboursements très élevés privent les PED de précieuses ressources pour lutter efficacement contre la pauvreté, alors que l'aide des pays du Nord ne cesse de diminuer.

commercial ou pour le développement, en conformité avec les dispositions de l'OMC11. Après leurs échecs, un relais s'est opéré à travers l'aide au développement et les flux privés.

2-Les nouvelles initiatives

L'Aide Publique au Développement (APD)12 recouvre de nombreux flux financiers. Elle permet, entre autres choses, de lever la contrainte financière extérieure. L'Aide Publique au Développement est constituée de dons, mais aussi de prêts à taux d'intérêts réduits, donc une partie de cette aide vient alourdir le stock de la dette extérieure des pays bénéficiaires. L'aide se heurte aussi aux faibles capacités d'absorption des bénéficiaires ; elle est souvent détournée à d'autres fins et a des effets multiplicateurs limités (100 flux d'entrée, il en ressort immédiatement 60). De plus, l'aide est devenue liée13 et son montant a baissé14. Le maître mot est devenu « l'efficacité de l'aide » dans un contexte de diminution des volumes d'Aide Publique au Développement au profit des apports privés jusqu'en 1996, avant de voir le recul de cette dernière forme de financement du développement après la crise asiatique de 1997 (tableau 3).

Tableau3 : L'argent de la Diaspora comme une des sources principales de financement du développement (en milliards de dollars US). Source : Données issues de KETKAR S. et Ratha D . (2005)

Source de financement

1990

1995

2004

I.D.E

 
 

20

105

165

A.P.D

 
 

50

59

69

Transferts Diaspora

de

la

30

51

126

11 Organisation mondiale du commerce crée en 1995 après les accords de LOME au TOGO.

12 On appelle APD les dons ou les prêts consentis à des conditions financières privilégiées accordés par des organismes publics des pays industrialisés. Il suffit donc qu'un prêt soit consenti à un taux inférieur à celui du marché (prêt concessionnel) pour qu'il soit considéré comme une aide, même s'il est ensuite remboursé jusqu'au dernier centime par le pays bénéficiaire. Les prêts bilatéraux liés (qui obligent les pays bénéficiaires à acheter des produits ou des services au pays prêteur) et la plupart des allégements de la dette font aussi parie de l'APD. Outre l'aide alimentaire, on peut distinguer trois grands types d'utilisation des fonds dégagés : le développement rural, les infrastructures, l'aide hors projet (financement des déficits budgétaires ou de la balance de paiements). Cette aide passe par trois canaux : l'aide multilatérale, l'aide bilatérale, et les ONG.

13 Une aide liée doit être dépensée dans le pays donateur, soit dans sa totalité, soit partiellement, selon les termes de l'accord de coopération. Le déliement de l'aide permettrait une meilleure concurrence, et donc une meilleure allocation des ressources financières, mais aussi favoriserait l'émergence d'activités économiques dans les pays bénéficiaires.

14 L'aide représentait en 1998 4,4% du PIB de l'AFRIQUE. Elle tend à baisser depuis la chute du mur de BERLIN. Elle est passée de 14,7 milliards de dollars e 1990 à moins de 10 milliards en 2000.

« Liens entre les programmes d'aide au développement et les projets de développement promus par la Diaspora Africaine ».

FEUBI PAMEN / OCTOBRE 2010/ pamen_2003@yahoo.fr. Page 6

Graphique2 : Obtenu à partir des données du tableau 3

180

160

140

120

100

40

80

60

20

0

1990 1995 2004

A.P.D I.D.E

Transferts de la Diaspora

Ces dernières années ont vu naitre et se généraliser le souci de rationalisation de la coopération au développement (notion de bonnes politiques que devraient adopter le Etas bénéficies de l'aide ) et le passage à une politique fondée sur la demande (supposant l'appropriation par les populations des projets de développement à l'opposé du système fondé sur l'offre, caractéristique des programmes d'ajustement structurel depuis les années 1980), insistant également sur une allocation de l'aide reposant sur des résultats et des performances. Car lorsque les programmes d'aide au développement sont élaborés par les experts des institutions de Betton Woods15 sans consultation préalable des pays concernés, ils n'apportent que des changements cosmétiques aux pratiques du passé ou à la situation antérieure du pays en question.

En septembre 1999, l'assemblée générale du Fonds Monétaire International (FMI) et de la Banque Mondiale (BM) débouche sur une nouvelle stratégie de lutte contre la pauvreté. Avec cette nouvelle stratégie, un tournant décisif est opéré. Les noms des conditionnalités et des prêts du Fonds Monétaire International et de la Banque Mondiale, devenus trop impopulaires sont modifiés. On passe des programmes d'ajustement structurel aux Documents Stratégiques de Réduction de la Pauvreté(DSRP). L'originalité des DSRP est qu'ils doivent être rédigés non plus par les experts des instituions de Bretton Woods, mais par les gouvernements des pays pauvres en collaboration avec leur société civile, à charge pour les experts de Washington d'ensuite donner leur aval. En outre, dans le cadre de ces DSRP, plus d'importance est donnée aux dépenses sociales de santé et d'éducation. Aujourd'hui au Cameroun, comme dans la majeure partie des pays sous développés on parle de Document de Stratégie pour la Croissance et l'Emploi (DSCE). Il s'agit en réalité, d'après les bailleurs de fonds (FMI et BM) d'un DSRP de deuxième génération.

15 Ce sont le Fonds Monétaire International (FMI) et la Banque Mondiale, crées en 1944. Ils comptent en 2002, 184 membres chacun.

Parallèlement à ces DSRP ou même DSCE, les relations de coopération internationales sont aussi à mettre à l'ordre du jour des récentes initiatives de développment. C'est dans ce cadre que s'inscrivent, sous l'égide de l'OMC les multiples discussions portant sur les accords de coopération industrielle, commerciale et économique. Dans cette trajectoire, les APE (Accords de partenariat Economique) se posent comme un instrument d'intégration et de développement. Toutefois faisons remarquer que, l'incitation à négocier les APE n'est pas la même selon que les pays soient des pays sous-développés (PSD), des pays moins avancés (PMA), des pays à revenu intermédiaire (PRI), des pays en voie de développement (PED), des pays industrialisés (PI) ou des pays pétroliers.

Somme toute, les pays développés se sont engagés à soutenir les pays pauvres via l'augmentation de l'aide au développement, le commerce et l'allègement de la dette. Bien qu'insuffisante et sujette à caution pour certains de ses aspects, cette triple recette pour se concrétiser requiert la mise en place d'un partenariat mondial pour le développement conformément aux OMD. C'est donc ici que ressort la nécessité de l'entrée en jeu de la Diaspora africaine.

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