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Profil bactériologique des infections en stomatologie et chirurgie maxillo-faciale

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par Dr christophe constant chechom kammogne
UFR de sciences médicales-Abidjan-Côte d'Ivoire - mémoire 2010
  

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SOMMAIRE

ABREVIATION

..4

INTRODUCTION

6

GENERALITE

8

A. MICROBIOLOGIE DES INFECTIONS EN STOMATOLOGIE ET CHIRURGIE

MAXILLO-FACIALE

9

1) LE MILIEU BUCCAL

9

2) LA FLORE BUCCO-DENTAIRE

9

3) NOTION DE GERMES PATHOGENES

10

4) PATHOGENIE

.12

B. ANTIBIOTIQUES

14

1) DEFINITION

...14

2) CLASSIFICATION DES ANTIBIOTIQUES

.14

3) REGLE D'UTILISATION DES ANTIBIOTIQUES

21

 

C. ASPECTS CLINIQUE ET THERAPEUTIQUE DES INFECTIONS EN STOMATOLOGIE ET CHIRURGIE MAXILLO-FACIALE 25

1) LA CARIE DENTAIRE

25

2) LES CELLULITES

26

3) LES OSTEITES

27

4) LES STOMATITES

29

5) LES SOUS-MAXILLITES

.29

6) LES PAROTIDITES

.30

7) LA THROMBOSE VEINEUSE FACIALE ET CEREBRALE D'ORIGINE

 

MAXILLOFACIALE

31

8) LA SINUSITE MAXILLAIRE D'ORIGINE DENTAIRE

33

9) LE NOMA

35

10) L'ULCERE DE BURULI

...35

11) LA SURINFECTION POST OPERATOIRE

.36

NOTRE ETUDE

...38

MATERIEL ET METHODE

39

1) TYPE D'ETUDE

40

2) LIEU D'ETUDE

40

3) POPULATION ETUDIEE

..40

4) METHODE

40

 

RESULTATS 42

COMMENTAIRES 72

CONCLUSION 78

RECOMMANDATIONS. 80

BIBLIOGRAPHIE ...83

ANNEXE 87

ABREVIATION

CHU : Centre Hospitalier Universitaire

CES : Certificat d'Études Spécialisées

IRM : Imagerie par Résonnance Magnétique Max : maximal

Min : minimal

OMS : Organisation Mondiale de la Santé

SIDA : Syndrome de l'Immunodéficience Acquise TDM : Tomodensitométrie

VIH : Virus de l'Immunodéficience humaine STAPH : Staphylococcies

Ac : Acide

AMOX : Amoxicilline

CLAV : Clavulanique

PENI : Pénicilline

INF : Inferieur

SUP : Supérieur

STOMATO : Stomatologie CMF : Chirurgie maxillo-faciale

INTRODUCTION

De part sa situation anatomique et son rôle physiologique, la cavité buccale est l'un des sites les plus septique du corps humain ; elle contient une flore microbienne et fongique dense et très variées (plus de 500 germes répertoriés jusqu'à présent) [1].

En 1998, une étude réalisée dans le service de stomatologie et chirurgie maxillo-faciale du CHU de Treichville [2] montrait que les pathologies infectieuses de la face et de la cavité buccale représentaient environ 18,15% de l'ensemble des consultations et occupaient le troisième rang des motifs de consultations.

Une autre étude [3] réalisée dans le service de stomatologie et chirurgie maxillo-faciale du C.H.U. de Cocody montrait une prévalence d'environ 28,5% des affections infectieuses. Elles venaient en deuxième position des motifs de consultation et représentaient la première cause de mortalité.

La plupart de ces infections ont un pronostic sévère du fait soit d'une prise en charge tardive, soit du manque de moyen financier, soit de l'association de certains facteurs de risques (diabète, hypertension artérielle, cardiopathie, dénutrition...)

Devant cette situation et :

> L'insuffisance de travaux concernant l'écosystème microbien en Côte d'Ivoire,

> L'utilisation systématique des antibiotiques sans examens microbiologique

> L'absence de recommandations (type ANDEN [4], AFSSAPS [5] C.H. TOURCOING [6]) que nous ne pouvons pas suivre à la lettre parce que ne tenant pas compte de notre contexte épidémiologique, il nous est apparu opportun d'effectuer une étude du profil bactériologique des infections en stomatologie et chirurgie maxillo-faciale avec pour :

Objectif général

Déterminer les différents profils bactériologiques en stomatologie et chirurgie maxillo-faciale.

Objectifs spécifiques

· Identifier les germes responsables d'infection en stomatologie et chirurgie maxillo-faciale.

· Déterminer le niveau de résistance des germes isolés vis-à-vis des antibiotiques.

· Etablir la corrélation entre les résultats cliniques et microbiologiques.

· Proposer des schémas thérapeutiques.

GENERALITES

A. MICROBIOLOGIE DES INFECTIONS EN STOMATOLOGIE ET CHIRURGIE MAXILLO-FACIALE

1) LE MILIEU BUCCAL

La bouche constitue une entité unique, carrefour de la plupart des échanges entre le corps et le milieu extérieur. Ce milieu est constitué par :

La salive

Le mucus

Les produits de desquamations épithéliales

La population microbienne.

A l'état sain 300 espèces différentes peuvent résider dans la bouche et 100 autres y sont constamment présentes. Ce qui confère un caractère écologique unique à la plus grande partie de la flore bactérienne de la cavité buccale, c'est son organisation sous forme de plaque dentaire, au sein de laquelle les bactéries établissent des interactions, tant entre elles qu'avec leur environnement, à savoir le milieu buccal. Cette flore est dite commensale, c'est à dire vivant normalement dans la bouche, mais pouvant devenir pathogène par opportunité à la suite d'un déséquilibre [7].

Le déséquilibre aura diverses incidences :

· La moins connue est le passage d'une partie de la flore dans le sang, créant une bactériémie. Selon les principes de sélection, d'acquisition, certaines bactéries peuvent se fixer sur des organes lésés et créer ainsi un foyer infectieux secondaire.

· La plus connue est la carie dentaire

2) LA FLORE BUCCO-DENTAIRE [8]

La flore bucco-dentaire constitue un écosystème complexe riche en bactéries. Cette flore varie selon :

a) LES CONDITIONS PHYSICO-CHIMIQUE

Le milieu buccal présente des conditions optimales pour le développement de la flore microbienne, qui y est a l'abri de la lumière et des agents chimiques concentrés. La température de 37°C est des plus favorables. L'air s'y renouvelle constamment, les aérobies y sont favorisés, les anaérobies végètent cependant dans les replis de la muqueuse où le taux d'oxygène est suffisamment abaissé.

b) L'AGE

Dès la naissance, la flore buccale, inexistante in utero, va se constituer à partir de l'environnement et principalement au contact de la mère lors du maternage. Des bactéries sont présentes transitoirement ; certaines colonisent de façon durable la bouche et la langue de l'enfant en adhérant à des surfaces grâce à des récepteurs spécifiques. A ce stade, l'immaturité immunologique autorise cette première colonisation. Ensuite, la première denture augmentera significativement le nombre potentiel de niches et sites de fixation des bactéries, de même que le sillon gingival permettra d'autres colonisations en atmosphère anaérobie. Durant les premières années de la vie, la flore buccale est sans cesse remaniée jusqu'à l'apparition de la denture définitive [9]

A la vieillesse, avec la perte des dents, la flore complète persiste dans les endroits voisins des dents qui restent.

c) LES CONDITIONS D'HYGIENE BUCCO-DENTAIRE

Si la cavité buccale est tenue dans de bonnes conditions hygiéniques, la flore dominante est représentée par environ 70% de bactéries aérobies et micro- aérophiles dont 40% de streptocoques non groupables pour 30% d'anaérobies stricts. En cas de mauvais état de la denture, les germes anaérobies tels que les spirochètes, les bacilles fusiformes prédominent

d) NYCTEMERE

Le nombre de germes dans la cavité buccale n'est pas constant. Il présente dans 24 heures des fluctuations d'un rythme régulier. A chaque déglutition on avale des germes ce qui entraîne une réduction des germes. Lors des différents repas la mastication et la déglutition entraînent une chute du nombre des germes.

3) NOTION DE GERMES PATHOGENES
On distingue deux variétés de bactéries :

a) BACTERIES PATHOGENES On les retrouve au Cours des pathologies générales. Leur présence est liée à une affection spécifique. On

cite :

Streptocoque bêta- hémolytique du groupe A Staphylococcus aureus

b) BACTERIES COMMENSALES DEVENUES PATHOGENES Les bactéries commensales de la cavité buccale peuvent devenir pathogènes et entraîner des infections buccodentaires dans certaines conditions :

par une effraction de la muqueuse

par un phénomène d'anachorèse : tropisme des bactéries pour les foyers inflammatoires initialement non microbiens.

par des passages successifs d'un sujet à un autre

par une exaltation en cavité close : infections radiculaires.

par une association à d'autres germes (streptocoques non groupables + flore de VEILLON) ou à la mucine salivaire.

par une mutation

Tableau I : FLORE DOMINANTE DE LA CAVITE BUCCALE [10]

4) PATHOGENIE

Figure 1 : Les voies de propagation de l'infection dentaire. II est sous la dépendance de deux facteurs

a) LES FACTEURS INTRINSEQUES PROPRES AUX GERMES Ils sont en rapport avec :

la virulence et le potentiel de multiplication de la bactérie. la toxicité par la production d'exotoxines ou d'endotoxines.

la sécrétion enzymatique bactérienne et la libération de poisons à faible poids moléculaire qui peuvent être :

antigéniques : hémolysines, hyaluronidases, fibrinolysines.

non antigéniques : coagulases, amines de décarboxylation, lactates, déshydrogénases, pyrophosphatases. orthophosphatases

b)

LES FACTEURS EXTRINSEQUFS C'est :

I `ensemble des conditions extérieures aux germes et qui favorisent l'infection o Diabète.

o déficits immunitaires (infections à VIH.)

o grossesse

o état de la cavité buccale

o drépanocytose

Les facteurs iatrogènes

o les anti-inflammatoires : leur rôle aujourd'hui est indéniable dans la virulence des germes et l'aggravation des infections banales.

En effet, les anti-inflammatoires inhibent la synthèse des prostaglandines qui entraînent une inhibition des réactions inflammatoires avec une baisse de l'afflux des cellules inflammatoires et une baisse de la sécrétion des

facteurs solubles, ce qui occasionne une levée de la barrière biologique (immunodépression) et une diffusion de l'infection.

Les immunosuppresseurs la radiothérapie

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9Impact, le film from Onalukusu Luambo on Vimeo.



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