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Effet des pratiques culturales sur la diversité des plantes médicinales à  Ebolowa

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par Elie NGUEKAM WAMBE
Université de Yaoundé I - DESS en Sciences de l'environnement 2010
  

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ABSTRACT

This study aimed at determining the effect of cultural practice on biodiversity of medicinal plants in seven (7) localities of Ebolowa which are: About, Amvam Yevol, Adjap Essawo, Biwong Boulou, Djop, Medjap II and Mvam Essakoe.

Inventories have been realized in 21 plots representing different mode of utilization of land (old secondary forest, young secondary forest, fallow land, coco plantation, marsh). 138 medicinal plants used by the population to cure more than 100 diseases and symptoms have been identified. Funtumia elastica is a species that represent a percentage of

17,30 % individual.

Habitats that are rich in medicinal plants are: old secondary forest, the marsh. Areas that are rich medicinal plants biodiversity are: the marsh, the old secondary forest and the secondary forest.

The investigations realize in households show that 60, 36 % of the population studied is use medicinal plants for their health problems. The population as a hole has expressed its worries about the reduction of the medicinal plant population. However their participation on the conservation has not been well mastered. Among management constraint identified, we can list those that are controlled directly and constraint that are attached to the control of medicinal plant in the environment.

A control plan for durable medicinal plant management must take into consideration the behavior of the population, community initiatives, needs and life conditions.

Key words. Biodiversity, cultural practice, Ebolowa, long term management and medicinal plants.

CHAPITRE I

GENERALITES

I.1.INTRODUCTION

La forêt dense tropicale disparaît à une vitesse d'environ 154 000 km2 par an (Aldhous, 1993). Les 22,5 millions d'hectares de forêts camerounaises qui font partie des vastes et riches massifs forestiers du bassin du Congo sont l'objet d'une attention particulière du fait de leur diversité biologique et de leur impact sur le climat planétaire (Anonyme, 2005). La flore médicinale camerounaise caractérisée par sa richesse, constitue une source de médicaments à la fois accessible et efficace pour ses populations. Le nombre de personnes utilisant actuellement les plantes médicinales est très important et va croissant (Anonyme, 2006a). Selon l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) en 1996, le nombre de personnes utilisant actuellement les plantes médicinales est de 80 % en Afrique. La population Africaine subvient à la plupart de ses besoins en soins médicaux grâce aux espèces végétales naturellement présentes (Anonyme, 1993).

Pour répondre à ce regain d'intérêt suscité par l'importance des plantes médicinales pour les systèmes de santé, le gouvernement camerounais, avec l'appui des partenaires de la coopération internationale a décidé de prendre plus au sérieux la médecine traditionnelle et d'explorer les possibilités de l'intégrer dans les soins de santé primaires. Cette volonté s'est matérialisée par l'élaboration d'un Plan Stratégique National de Développement et d'Intégration de la Médecine Traditionnelle et de deux projets de lois portant respectivement sur le code de déontologie des tradipraticiens de santé et création d'un Comité Consultatif National pour la médecine traditionnelle au Cameroun (Anonyme, 2006a).

Toutefois, il convient de relever que l'intérêt du public pour l'utilisation des plantes médicinales se fonde sur l'illusion que les plantes seront toujours disponibles. Cependant, aucun effort concerté n'a jusque là été fait pour garantir cette disponibilité face aux menaces que constituent la demande croissante d'une population de plus en plus nombreuse. Depuis le début de la crise économique en 1986 et la dévaluation du Franc CFA survenue en Janvier 1994, le processus de déforestation, en particulier la conversion de forêts en terres agricoles, a eu des impacts significatifs sur le Couvert forestier en général et le potentiel des plantes médicinales en particulier (Bikié et al., 2000). Face à cette situation, le Programme National de Développement Participatif (PNDP) dont l'objectif général est de contribuer à améliorer durablement les conditions de vie des populations en milieu rural, et notamment les populations les plus défavorisées, a entrepris d'aider un certain nombre de communautés à gérer de manière durable leurs ressources forestières non ligneuses, plus précisément les plantes médicinales.

L'objectif général de ce travail est de déterminer l'effet des pratiques culturales locales sur le potentiel des plantes médicinales dans la zone forestière d'Ebolowa.

De manière spécifique, le travail vise à:

- recenser des différentes pratiques culturales dans la zone d'Ebolowa et en même temps inventorier des plantes médicinales dans les différentes parcelles représentant chaque mode d'utilisation des terres;

- évaluer la proportion des individus utilisant les plantes médicinales au niveau local pour le traitement des différentes maladies ;

- faire la synthèse des données pour aboutir à une proposition de la gestion durable des plantes médicinales après l'identification des contraintes par les cultivateurs d'Ebolowa.

Ces objectifs se fondent sur les hypothèses selon lesquelles les pratiques agricoles sont responsables de la perte de la biodiversité, les plantes médicinales sont la principale source de médicament pour les populations rurales de la zone d'étude, et la pauvreté, l'intensification de l'agriculture, la méconnaissance des vertus des plantes par certaines couches de la population, l'utilisation des techniques inadaptées causent la diminution de la richesse en plantes médicinales.

I.2. REVUE DE LA LITTERATURE I.2.1. Définition des termes

I.2.1.1. Pratiques culturales

Les pratiques culturales peuvent se définir comme l'ensemble des techniques utilisées par les cultivateurs lors de l'exploitation d'une parcelle pour l'amélioration de leur condition de vie. Ces pratiques peuvent être à effets bénéfiques et souhaitables sur les éléments de l'environnement, elles peuvent présenter des difficultés de réalisation à court terme et à grande échelle. Les pratiques culturales peuvent avoir des effets nuisibles et indésirables, à

éviter ou à compenser, sur les éléments de l'environnement. Cependant, elles peuvent aussiavoir un effet souhaitable à court terme ou localement, mais à long terme et à grande échelle, l'effet est nuisible sur les éléments de l'environnement (Anonyme, 1996b).

I.2.1.2. Agriculture itinérante sur brûlis

L'agriculture itinérante sur brûlis se définit comme tout système agricole dans lequel les champs sont défrichées (habituellement par le feu) et cultivés pendant une période brève pour être ensuite mise en jachère (Warner, 1995).

Traduisant cette vision dynamique, MC Grath en 1987 a décrit l'agriculture itinérante sur brûlis comme une « stratégie de gestion des ressources selon laquelle on déplace les cultures pour exploiter le capital énergétique et nutritionnel du complexe naturel de végétation et de sol d'un nouvel emplacement ». Considérer l'agriculture itinérante comme une stratégie caractérisée par sa flexibilité vis-à-vis du changement, la replace dans le cadre des autres systèmes agricoles, qui peuvent s'en distinguer par la durée de la jachère, la durée de la période de cultures, les techniques de gestion, etc...

I.2.1.3. Mise en jachère

La mise en jachère se définit par plusieurs auteurs comme l'abandon d'une terre labourable durant une certaine période pour la laisser se reposer. C'est pour restaurer la fertilité du milieu et ses caractéristiques écologiques (diversité et structure). Les cultivateurs itinérants ont bien effectivement établi une relation entre l'état de croissance de la végétation ligneuse, la fertilité du milieu et des sols. Le recyclage d'éléments minéraux par la litière des arbres s'accompagne d'une amélioration relative du système sol-plante (Sebillote, 1993). Cette obligation de mise en jachère répond à de nombreux critères imbriqués, mais parfois indépendants, parfois très contraignants de mise en oeuvre et responsables de déséquilibres s'ils ne sont pas réunis.

I.2.1.4. Biodiversité

La biodiversité ou la diversité biologique est un concept utilisé pour décrire la variété des formes de vie. La biodiversité se mesure en termes de : biomes (ex. forêt tropicale humide ou marécage côtier) ; d'écosystèmes (une portion du biome dans laquelle les organismes vivants semblent subvenir à leurs propres besoins) ; d'espèces ; et de variétés génétiques. Une autre définition couramment employée de la biodiversité est « la variété et la variabilité des organismes vivants et des complexes écologiques dans lesquels ils existent »

(Anonyme, 1988).

I.2.1.5. Plantes médicinales

Les plantes médicinales peuvent être définies comme toute plante ou partie employée à des fins thérapeutiques ou contenant des subsistances pouvant fournir des médicaments par voie de synthèse ou d'hémi-synthèse (Diafouka, 1997).

Sofowora (1996) propose une définition plus globale dans laquelle on devrait inclure les plantes microscopiques comme les champignons dont on isole des molécules actives, en

particulier les antibiotiques ; ou les plantes à fibres telle que le coton qui sert à la fabrication des pansements chirurgicaux.

I.2.1.6. Gestion durable des forêts

La gestion durable des forêts signifie la gestion et l'utilisation des forêts et des terrains boisés d'une manière et à une intensité telles qu'elles maintiennent leur diversité biologique, leur productivité, leur capacité de régénération, leur vitalité et leur capacité à satisfaire actuellement et pour le futur, les fonctions écologiques, économiques et sociales permanentes aux niveaux local, national. Cette gestion et utilisation des forêts et terrains ne doivent pas causer préjudices à d'autres écosystèmes (Anonyme, 2003).

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"Il faut répondre au mal par la rectitude, au bien par le bien."   Confucius