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Gestion des lamantins des lacs de Lere : entre conservation des ressources naturelles et survie de la population.


par HONORE BEAKGOUBE
CREFELD, Université de Sarh-Tchad - Master 2 en Environnement et Developpement Communautaire  2011
  

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5.7 La formation des acteurs

Former, c'est aider à la maîtrise des savoirs et de savoir-faire pour que les acteurs soient en mesure de mettre en oeuvre des projets de la façon la plus efficace possible et la plus autonome possible. La formation permet un transfert de compétences, une actualisation et une mise à niveau des connaissances de base. A travers la formation, les différents acteurs intervenant dans la gestion des lacs de Léré, peuvent acquérir de compétences nouvelles liées à la gestion durable des écosystèmes. Il s'agit notamment des responsables techniques (Agents forestiers), les membres des groupements et associations, des chefs traditionnels, les responsables administratifs etc. La formation s'est avérée comme un moyen très utile d'échange de savoirs et de savoir-faire à condition de valoriser à temps les acquis reçus. C'est un lieu du donner et du recevoir.

Pour assurer la sauvegarde de la biodiversité dans les Lacs de Léré, au terme de ce chapitre nous avons proposé une ébauche de solutions.

5.8. Les solutions envisageables

Pour contribuer au maintien des équilibres écologiques et à la restauration des aires fortement dégradées. Deux alternatives ont retenu notre attention.

5.8.1. La conservation ex-situ

Cette stratégie adopte des mesures en vue d'assurer la reconstitution, la régénération des espèces menacées et la réintroduction de ces espèces dans leur habitat naturel. La conservation ex-situ vient en appoint à la conservation in situ, peut être une alternative aux déséquilibres dans la mesure du possible où elle promet un développement durable et écologiquement rationnel des ressources biologiques. Elle remet en état et restaure les écosystèmes dégradés et favorise la reconstitution des espèces menacées. Elle s'efforce d'instaurer les conditions nécessaires pour assurer la préservation de la biodiversité et l'utilisation durable de ses éléments constitutifs. Bien qu'elle soit coûteuse, elle est bien envisageable. Les lamantins qui vivaient autrefois dans le Chari, le Bahr Keita, le Bamingui (BOUVEIGNES, 1952) ont disparu de ces aires de répartition. La conservation ex-situ peut permettre une reconstitution de ces espèces dans ces aires de répartition précitées. Il faut aussi souligner qu'à Léré avec la conservation ex-situ, une réintroduction de lamantin dans les lacs voisins peut être envisageable, nous faisons allusion aux lacs Toupouri. Certaines espèces comme gymnarchus niloticus, citharinus cithanus, heterotis niloticus, hydrocyon forskalii, lates niloticus... ont disparu de l'écosystème lacustre de Léré et qu'une nouvelle introduction est nécessaire.

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