WOW !! MUCH LOVE ! SO WORLD PEACE !
Fond bitcoin pour l'amélioration du site: 1memzGeKS7CB3ECNkzSn2qHwxU6NZoJ8o
  Dogecoin (tips/pourboires): DCLoo9Dd4qECqpMLurdgGnaoqbftj16Nvp


Home | Publier un mémoire | Une page au hasard

 > 

Analyse des paramètres morphométriques, climatologiques et hydrométriques du bassin du Kasaà» dans sa partie congolaise


par Modeste KISANGALA MUKE
Université de Kinshasa - Troisième Cycle (MSc) 2009
  

précédent sommaire suivant

IV. 1. 2. EVAPORATIONS

L'évaporation est définie comme étant le passage de l'eau de la phase liquide à la phase vapeur. Il s'agit de l'évaporation physique.

Les climatologues disent qu'il pleut certes de haut vers le bas mais que le phénomène commence de bas vers le haut. Cela étant, la source principale de l'évaporation sur le bassin du Kasaï reste incontestablement la couverture végétale qu'il porte, d'où quand nous parlons de l'évaporation, il est en réalité sous entendu surtout l'évapotranspiration. L'analyse approfondie des hauteurs de ces évaporations s'avère impérieuse sur plusieurs plans. La navigabilité et l'agriculture dépendent de la pluviométrie qui est en partie tributaire de l'évaporation.

IV. 1. 2. 1. PRESENTATION BRUTE DE LA SERIE

L'allure générale de la courbe annuelle des évaporations dont la forme est en dents de scie, montre une évolution tendant à la baisse au cours de deux premières décennies, c'est-à-dire de 1968-1969 jusqu'aux alentours de 1990-1991. Les hauteurs des évaporations ont fluctué entre 1150mm et 850mm et ce, en majorité au - dessus de la moyenne annuelle. La hauteur la plus grande a été enregistrée en 1978-1979 (1186,4mm) et après la baisse s'en est suivie le reste des années. Cette baisse peut s'expliquer dans ce sens que la nappe, les rivières et la végétation ayant pompé une grande quantité de ces réserves en une année seulement, étaient obligées d'emmagasiner plus d'eau pour alimenter l'écosystème et de renvoyer à l'atmosphère peu d'évaporations.

La dernière décennie (1990-1991 à 1996-1997) de cette série marque une légère tendance à la hausse, mais ses hauteurs ne fluctuent que très peu au-dessus de la moyenne annuelle.

IV. 1. 3. ANALYSE COMPARATIVE DES PARAMÈTRES PLUIES ET EVAPORATIONS

La conception de ce graphique avait comme but de comparer l'évolution saisonnière simultanée des pluies et évaporations, deux paramètres ayant la même unité de mesure et jouant un rôle complémentaire ou d'interdépendance dans l'environnement.

Nous constatons ici que la courbe des pluies ne correspond pas avec celle des évaporations. Une discordance totale se dégage dans cette analyse. Lorsque les précipitations augmentent, les évaporations se contractent et vice-versa. Nous pouvons les constater aux années hydrologiques suivantes: 1980-1981 ; 1981-1982 ;1985-1986 ;1988-1989 ;1992-1993 ;1994-1995 ;1996-1997, pour ne citer que celles-là. 

Normalement, les pluies qui tombent sur la terre ferme dépendent ipso facto des évaporations, à telles quantités d'évaporations devraient correspondre telles quantités des pluies. Cette situation ne peut pas se reproduire forcément à la verticale des lieux d'évaporation à cause de la circulation de l'air dans la basse troposphère.

Il reste à démontrer ici, si la plupart des précipitations qui déferlent sur le continent, prennent réellement naissance à partir des évaporations émises in situ. Il s'ensuit une discordance totale qui reste à démontrer entre les hauteurs des pluies et celles des évaporations. Nous passons à une approche statistique inférencielle ou décisionnelle pour voir cette discordance.

précédent sommaire suivant