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Analyse des paramètres morphométriques, climatologiques et hydrométriques du bassin du Kasaà dans sa partie congolaise


par Modeste KISANGALA MUKE
Université de Kinshasa - Troisième Cycle (MSc) 2009
  

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CHAPITRE DEUXIEME 

DONNEES ET METHODOLOGIE DU TRAVAIL

II. 1. METHODOLOGIE DU TRAVAIL

II. 1. 1. COLLECTE DES DONNEES

Afin de réaliser ce travail, nous avons eu à recourir aux différentes méthodes de recherche ci-après :

II. 1. 1. 1. LES SOURCES ECRITES

Nous avons commencé nos recherches de prime à bord à l'Internet qui est l'outil de recherche le plus utilisé par les scientifiques contemporains. Cette recherche sur le net nous a permis de parcourir plusieurs ouvrages d'hydrologie, ce qui nous a permis de comprendre les applications les plus utilisées en Hydrologie.

Nous avons aussi parcouru des publications écrites dans le domaine d'hydrologie et des ouvrages généraux d'hydrologie, d'hydrographie et d'hydraulique, documents consultés dans certaines bibliothèques et centres spécialisés tant de Kinshasa que des provinces. Ces documents nous ont permis d'orienter la rédaction de notre mémoire.

Les données pluviothermiques et thermométriques de quatre stations météorologiques situées sur ce bassin versant de la rivière Kasaï à savoir : la station de Bandundu, la station d'Inongo, la station de Kikwit et celle de Kananga, nous ont été fournies par le service climatologique de la METTELSAT/BINZA. Ces relevés climatologiques couvrent une période de 39 années, allant de 1968 à 2006.

Les mesures limnimétriques de la station hydrométrique de Lumbu sur la rivière Kasaï, viennent du service hydrologique de la Régie des Voies Fluviales. Elles seront analysées selon le modèle de GOODRICH et celui de GUMBEL, afin de déterminer les périodes de récurrences des crues.

Nous nous sommes servi aussi de la carte du bassin versant du Kasaï que nous avons tirée des atlas climatiques du bassin Congolais de Franz BULTOT. Cette carte nous a servi de source des références des normales climatologiques et aussi comme guide sur le terrain.

II. 1. 1. 2. OBSERVATIONS DIRECTES SUR LE TERRAIN

L'observation directe sur le terrain est la méthode la plus utilisée dans la recherche en sciences de la terre.

A cet effet, nous nous sommes concrètement rendu dans le gigantesque bassin du Kasaï où nous avons commencé les observations environnementales à partir de la ville de Tshikapa. Tous les moyens de locomotion ont été mis à contribution : la pirogue jusqu'à Mayimbi ; le vélo de Mayimbi à Charles ville (Ndjoku punda), le tronçon n'étant pas navigable même en pirogue par suite de plusieurs rapides (chutes rocheuses). Nous avons observé minutieusement l'environnement (forêt) immédiat le long de la rivière Kasaï jusqu'à Mayimbi. Dans cette partie, le Kasaï coule en pleine savane herbeuse et la dégradation des berges est très accentuée. Il s'y pratique une grande activité de recherche des pierres précieuses - les diamants.

De Mayimbi à Ndjoku-punda, l'observation de la forêt de galerie et sa description était alors meilleure.

De Ndjoku-punda à Ilebo, nous avons pris un bateau de BELTEXCO. Sur ce tronçon s'étend une forêt luxuriante avec toute son essence en place (voir photo 1). Nous avions également constaté beaucoup de bancs de sable, résultats d'une forte dégradation spécifique qui s'opère en amont, c'est-à-dire à Tshikapa et ses environs. Il sied de signaler que ce tronçon n'a jamais été balisé par la Régie des Voies Fluviales. Il ne contient donc aucune bouée ni un signal de canalisation. Les bateaux y circulent grâce aux pêcheurs qui font office de guide.

D'Ilebo à Dibaya - lubwe, nous avons encore pris un autre bateau de la société MPAKASA avec lequel nous avons échoué trois fois et passé trois nuits sur un trajet naguère de durée d'un jour à la descente. Ce tronçon est le domaine des divagations (serpentement) des passes de navigabilité. Sur ce tronçon, le constat était amer sur l'état de l'environnement, le Sud de la forêt dense équatoriale et humide est complètement saccagé. Cette forêt est en train de laisser la place à une formation dysclimacique où l'on trouve seulement quelques gros arbres, témoins qui rappellent l'existence d'une forêt dense humide dans le passé (voir photo terrain4).

De Dibaya-lubwe à Kikwit via Idiofa, nous avons fait la route par véhicule. Nous avons observé la savane herbeuse qui s'étend à perte de vue sur des milliers de kilomètres.

A Kikwit où nous avons fini nos observations - fautes de moyens financiers, nous avons observé la dégradation de l'environnement par les multiples têtes d'érosions qui menacent sérieusement cette ville, ainsi que la disparition de la forêt aux alentours.

Partout où nous sommes passé, un questionnaire d'enquête ad hoc a été exploité.

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