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Une approche sociologique de la prise en charge de la malnutrition infantile sévère par l'ong BEFEN dans le département de Mirriah

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par Lamine KALLA ADAMOU
Université Abdou Moumouni de Niamey - Maitrise en Sociologie 2011
  

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· Appropriation des zones ciblées

Un aspect important à souligner dans ce processus d'installation est l'appropriation des villages ciblés appelés couramment « zones d'intervention ».

« ...avant de mener les activités, il y a un cadre de concertation qui s'établit entre l'ONG et le district pour dire euh...les responsables des ONG(S) peuvent dire: bon voilà, nous on veut intervenir dans telle ou telle zone...que dit le protocole par rapport à ces activités? Est-ce qu'on peut le faire dans telle ou telle zone ?... » (A.M., Epidémiologiste du H.D).

Par la suite, il sera question de voir sur le terrain quelles sont les priorités du district et les CSI répondant aux critères d'intervention et qui n'ont pas encore de partenaires.

« Pour s'installer, les responsables de l'ONG BEFEN étaient venus me voir afin de savoir quels sont les CSI qui n'avaient pas de partenaires puisqu'il existait avant eux, des ONG(s) qui exerçaient les mêmes activités dans certains de ces sites. Cela est nécessaire pour ne pas occuper un CSI déjà approprié par un autre intervenant...ça éviterait au mieux les conflits entre intervenants... » (Médecin chef du district sanitaire de Mirriah).

Cette logique donne la priorité au premier intervenant, et tout nouvel intervenant doit consulter aussi bien le district que les ONG(s) déjà en place.

Les services déconcentrés de l'Etat qui ont des centres de santé sous leur tutelle directe collaborent avec ce nouvel acteur dans ces centres de santé pour tout ce qui concerne le volet nutrition. Ils acceptent peut-être de façon inconsciente que ces centres de santé sont sous leur tutelle sauf sur le plan nutritionnel où ils deviennent une priorité de l'ONG qui intervient.

Après la mission d'exploration et les différentes concertations avec les structures sanitaires étatiques du département, il faille par la suite s'installer dans les zones ciblées :

«...BEFEN, comme toute ONG, a demandé une autorisation pour s'installer dans le département de Mirriah. Et...le principe de décentralisation veut à ce que chaque district s'autogère... donc tout nouveau intervenant doit collaborer avec l'équipe cadre du district, représentée par le médecin chef du district. Je rappelle que BEFEN ne s'accapare ni ne demande la paternité de ses activités mais vient en appui au district... » (I.A., Responsable des hospitalisations BEFEN).

Les zones d'intervention sont susceptibles de s'élargir ou de se rétrécir en fonction des circonstances (extension des projets de la zone) ou des capacités d'intervention de l'organisation.

« ...on a commencé avec 7 CSI qu'on appelle CRENAS, c'était devenu 12 puis 15 et cette année on en a jusqu'à 17. Cette progression s'est effectuée en tenant compte des résultats qu'amène BEFEN mais aussi en gagnant de l'espace au détriment ou bien aux dépens du projet MSF Suisse qui s'est retiré. Donc plus ils se retirent, plus nos zones d'intervention s'élargissent. » (I.A., Responsable des hospitalisations BEFEN).

Ainsi, les CREN sont cédés d'une ONG à une autre dans l'amiable et font l'objet d'une entente.

« Le passage des centres de santé d'une ONG à une autre se passe de façon la plus simple et avec l'accord tacite des deux parties. » (O.M., Coordinateur général ONG BEFEN).

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