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Définition d'un outil cartographique d'aide à  la décision dans le domaine de la méthanisation


par Johan Poquet
Université Rennes 2 Haute Bretagne - Master 2 Aménagement du Territoire - Gestion de l'Environnement 2013
  

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3.5 Limites, perspectives dans l'avenir et critiques de l'outil

Cet outil a vocation à être étendu sur l'ensemble du territoire ouest-français pour la société Armorgreen. Il permettra ainsi de localiser directement les zones les plus propices au développement de la méthanisation au sein de départements encore peu concernés.

La méthodologie de cet outil peut également être reconduite dans le domaine de l'éolien, du solaire ou encore des chaudières bois, dès lors que les données cartographiques déterminantes auront été identifiées et qu'elles sont disponibles.

À titre d'exemple, pour l'éolien offshore, un outil public similaire croisant de nombreuses bases de données a vu le jour : Géolittoral. Celui-ci souhaite « participer à la fédération des mécanismes de visualisation des données géographiques précises concernant le littoral et s'interfacer avec les initiatives de géoportails locaux et avec le géoportail national » [77]. Il s'inscrit également dans la récente dynamique nationale et européenne de développement des énergies marines renouvelables.

Certaines critiques peuvent être émises concernant l'outil mis en place, notamment concernant les pondérations ou le choix des données. Les pondérations ont été attribuées en concertation avec les salariés de l'entreprise, à partir de leurs connaissances et de leurs expériences. Or, Armorgreen est avant tout une entreprise spécialisée dans le photovoltaïque en pleine reconversion, diversification vers le biogaz ; les pondérations peuvent donc certainement être précisées, améliorées.

Pour l'industrie agro-alimentaire, il aurait été possible d'adapter les pondérations en prenant en compte davantage de critères. Le nombre de salariés est une variable correcte, mais elle aurait pu être associée avec le type d'activité de l'établissement en question, ainsi qu'avec des informations relatives au potentiel méthanogène des déchets produits. En effet, certaines enquêtes de l'INSEE permettent de comparer la quantité de déchets organiques (poissons, viandes, végétales...) produite selon la taille de l'établissement (nombre de salariés). Des caractéristiques régionales sont également renseignées, ce qui pourrait permettre d'effectuer une précision supplémentaire en fonction de la région étudiée.

Les pondérations attribuées sont les mêmes sur la totalité du territoire étudiée, soit pour les trois régions. Le modèle retenu ne prend donc pas en compte les spécificités régionales du territoire, on considère ainsi implicitement que celui-ci est homogène. Si l'on se place à l'échelle de la France, on a vu, de par les caractéristiques relatives au gisement et à la concurrence notamment, que ces trois régions peuvent être considérées comme étant similaires. Par contre, à l'échelle de ces trois régions, on a également constaté que des spécificités existaient (ZES en Bretagne, ZRR en Basse-Normandie...). La question se pose alors du territoire à prendre en compte pour mettre en place ce type d'outil : ici le choix a été retenu de conserver les trois régions, mais la question reste entière, l'échelle régionale avec une prise en compte des spécificités peut être envisagée.

Ensuite, concernant l'occupation du sol de Corine Land Cover de 2006, il faut retenir que les polygones obtenus sont issus d'une détection automatique réalisée à partir d'orthophotos : l'exactitude des données est donc relative. Par exemple, les « zones industrielles » mises en valeur par des pondérations élevées (5), font référence à une texture, un grain, des couleurs particulières sur l'orthophoto, elles ne représentent pas les limites réelles d'une zone d'activité ou d'une zone industrielle. Rien ne peut donc affirmer que la réglementation des zones industrielles (favorable au développement d'unités de méthanisation) s'applique donc effectivement sur les zones référencées au sein de l'outil mis en place. Les zones industrielles sont référencées de façon précise par l'IGN avec la BD TOPO de chaque département, cependant le prix de cette donnée étant assez onéreuse pour les organismes privés, elle a donc été mise de côté. On notera également que certains

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POQUET Johan Société Armorgreen

M2 Géographie - Aménagement du Territoire - ETA - 2013 Université Rennes II

départements mettent à disposition leurs propres bases de données, à l'image du département de Loire Atlantique qui, après avoir été contacté, a accepté de transmettre la localisation des zones d'activités. Ceci renforce la tendance qui voudrait que l'on adapte l'outil à certaines entités géographiques plus petites, comme la région ou le département.

Carte 326 - Zones d'Activités en Loire Atlantique (44)

À noter également, pour la partie valorisation, qu'il aurait été important d'intégrer les postes de transformation basse et moyenne tension, géré par ErDF. Cependant, après avoir contacté le service SIG de la société, il a été notifié que ces données sont strictement confidentielles, et ne sont diffusées que sous certaines conditions avec les collectivités territoriales (chartes, contrats...), et ce, moyennant un paiement de la donnée. L'idée a donc été abandonnée

Enfin, s'agissant de la donnée des espaces naturels, on notera que les pondérations de ceux-ci ne s'additionnement pas lorsque, sur un même territoire, la présence de plusieurs types de protection est avéré. Seule la protection avec la plus faible pondération prédomine. Or, les réglementations divergent, et il est certainement plus difficile d'adapter un projet lorsque qu'une ZNIEFF de type 2 est présente ainsi qu'un parc naturel régional par exemple. La nécessité de prendre en compte cette superposition des différents types de protection des espaces naturels est donc à prendre en compte pour améliorer l'outil proposé.

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