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Microfinance et bien etre des ménages dans la ville de Mbanza Ngungu

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par Bienvenu Konde
Universite KONGO - Licencié en Sciences Ecomique et de Gestion 2015
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DEDICACE

A ma chère mère Hélène PHEMBA MVUANGALA et mon cher père Stanislas KHONDE NGUMA pour les privations qu'ils n'ont cessées d'endurer pour moi;

A mes frères et soeurs Trésor KHONDE, Hénock KHONDE, Françoise KHONDE, Stéphanie KHONDE, Léa KHONDE, Claudine KHONDE et Dingesi KHONDE : je vous exprime mes sincères fraternités ;

A toutes celles et à tous ceux pour qui ma réussite constitue un sujet de gaieté.

KHONDE KHONDE Bienvenu

REMERCIEMENTS

Au terme de notre formation en sciences économiques il est légitime de remercier de tout coeur, tous ceux qui, de près ou de loin, ont contribué à notre formation intellectuelle.

Nos remerciement vont en premier lieu à l'Eternel Dieu Tout puissant, créateur de l'univers, source de vie, source d'intelligence, source de bonne santé, maître de temps et des circonstances, de nous avoir gardé en vie durant ce parcours scientifique.

Nos remerciements vont droit à toutes les autorités académiques et administratives en général et ceux de la faculté de sciences économiques et de gestion en particulier ainsi qu'au corps professoral de l'Université Kongo.

Nous tenons à remercier très particulièrement Monsieur le Professeur Xavier BITEMO NDIWULU et Monsieur l'Assistant Georges MAYINGA MUZITA qui, en dépit de leurs multiples occupations, ont accepté d'assurer la direction de ce travail et de nous encadrer tout au long de son élaboration.

Nous remercions également Messieurs les Professeurs Jean Papy MANIKA, Justin KAMAVUAKO et Val MASSAMBA, les Chef de Travaux Franck KIMFUTA, Flavien MAKIESE, les Assistants Aguillas NSONIZENO, Patrick BATOTELE, Tristan MANSESA, Jolliviet NSUNGU, etc. pour leurs sens de collaboration et de considération au regard des étudiants.

Notre sentiment de gratitude s'adresse plus profondément et particulièrement à Madame Françoise BUELA, notre grande soeur et toute sa famille, pour nous avoir supportés aux études et nous avoir encouragés à la perfection dans notre domaine.

Tous ceux dont les noms ne sont pas repris dans les paragraphes ci-haut trouvent ici, l'expression de notre gratitude profonde.

KHONDE KHONDE Bienvenu

EPIGRAPHIE

« Toute personne qui n'a jamais commis d'erreurs n'a jamais tenté d'innover »

Albert Einstein

KHONDE KHONDE Bienvenu

INTRODUCTION

ETAT DE LA QUESTION

La question des banques et des institutions de micro finance (IMF) a été abordée dans plusieurs travaux scientifiques, au vu du lien étroit qui existe entre le volume de crédit et la croissance de l'activité bancaire. LIKOFATA BOETSA et MABINTSHI BELEPE sont parmi ceux-là qui ont tenté d'en déceler la corrélation.

Le premier a parlé du rôle des institutions de micro finance(IMF) dans le financement de l'économie congolaise, de 1998-2004. Dans son étude, il a montré que la situation de crise généralisée dans laquelle se trouvait l'économie congolaise avant 2001 avait rendu propice l'avènement des institutions de micro finance. Les enquêtes qu'il a menées ont relevé que le crédit accordé par les IMF contribuait largement au relèvement du niveau de vie des ménages bénéficiaires.

Le deuxième auteur, à son tour, a parlé de l'état des lieux de la micro finance et du système bancaire congolais, de 2002 à 2005. Dans son analyse, il a relevé que du fait que le système bancaire était en faillite et n'arrivait pas à financer suffisamment l'économie, la population s'est tournée vers les IMF auprès desquelles elle ne trouve pas parfois des solutions appropriées à ses problèmes.

Pour notre part, nous nous sommes intéressé à savoir dans quelles proportions les IMF contribuent-elles au bien être des ménages de la ville de Mbanza-Ngungu.

I. PROBLEMATIQUE

La crise économique des années 1980 à laquelle étaient confrontés les pays africains au sud du Sahara, s'est traduite par la perte de compétitivité des PME et grandes entreprises du secteur moderne de l'économie, entraînant des pertes d'emplois, un chômage aigu et la paupérisation des populations (Bitemo, 2008).

A la suite de la pauvreté des populations, celles-ci n'arrivent pas à satisfaire leurs besoins économiques essentiels. Un des remèdes contre la pauvreté est le fait d'encourager la population à s'orienter vers la promotion des activités génératrices de revenus qui se traduit par la création de micro entreprises ou de petites entreprises. Concrètement, il s'agit principalement du développement des micros entreprises opérant, le plus souvent, dans le secteur informel de l'économie. Ainsi, ce secteur qui présente un poids considérable dans les économies africaines, est devenu le principal pourvoyeur des emplois et assure la satisfaction d'un nombre croissant des besoins des populations (Manika, 2011).

Face à cette situation, la population devait recourir au financement auprès du système bancaire classique et faire face aux diverses exigences de ce système. La majeure partie de la population pauvre ne remplissait pas les conditions pour être acceptée dans le système bancaire classique et était contrainte à faire recours à la micro finance, système lui permettant d'être financé en étant pauvre.

Historiquement, la micro finance s'est construite comme outil d'inclusion des exclus du système bancaire classique, offrant des services aux ·non-bancables·, à ceux qui ne peuvent offrir des garanties physiques ou qui résident dans des zones reculées, enclavées, isolées des services financiers.

Depuis plus de deux décennies, la micro finance connait un développement important. Entre 1997 et 2005, le nombre de personnes touchées par la micro finance est passé de 7,5 millions à 113 millions (Attali, 2007), sous l'influence de l'année 2005 décrétée l'année du Microcrédit. L'engouement pour la micro finance s'explique par sa capacité à réduire la pauvreté. En effet, 5% des emprunteurs de la Grameen Bank au Bangladesh parviennent à dépasser le seuil de pauvreté chaque année (Nowak, 2005 cité par Fatimata, 2009).

De nos jours, la micro finance est un instrument majeurde développement. Sa demande est estimée à plus de 300 milliards $ US (Smith, Broderick et Winsor, 2007). Malgré ce succès, les bailleurs de fonds y consacrent très peu d'argent, soit US $ 15 milliards (Smith, 2007). Pour réduire cet écart et assurer leur pérennité, les institutions de micro finance (IMF) devront soit se tourner vers le marché des capitaux en tant que nouvelle source de financement, soit trouver de nouveaux moyens pour mobiliser l'épargne des populations (Fatimata, 2009).

En RDC, le secteur bancaire est caractérisé par le nombre réduit de banques (18 banques pour un pays vaste comme la RDC) et la circulation d'une masse importante de signes monétaires en dehors des banques. Les banques commerciales représentent près de 90% du système bancaire classique et gèrent environ 200 000 comptes (au 30 décembre 2009). Pour ce qui est de la micro finance, elle est en pleine émergence et compte plus de 250 structures. Mais ces chiffres ne tiennent pas compte de nombreux systèmes informels tels que tontines, groupes d'entraide, fournisseurs informels d'intrants à crédit, etc. (Manika, 2011).

Cette situation laisse voir que l'apport de la micro finance dans l'amélioration du bien-être des ménages en RDC en général et à Mbanza-Ngungu en particulier n'est à nier.Certes, la ville de Mbanza-Ngungu est caractérisée par une moindre part de sa population occupée par le secteur formel. La grande partie de sa population n'est pas salariée et se consacre aux activités agricoles, activités qui ont une forte incertitude dans les récoltes, partant dans la génération des revenus.

Face à cette situation, la majeure partie de la population de la ville de Mbanza-Ngungu, dans la recherche de l'amélioration de son niveau de vie, se trouve contrainte de développer d'autres stratégies de survie notamment la création ou le montage d'activités commerciales et l'intensification des activités agricoles.Et pour se financer, d'autant plus qu'elle n'est passouvent conforme aux conditions exigées par le système financier classique, la population se tourne vers la micro finance. La micro finance est donc considérée comme source de financement idéale dans la création d'activités (commerciales, agricoles, transport et autres) dans la ville de Mbanza-Ngungu, lesquelles activités contribuent à la lutte contre la pauvreté des ménages, et dont à l'amélioration du bien-être.

Ainsi, nous nous posons la question suivante : quel estl'impact de micro finance sur le bien-être des ménages dans la ville de Mbanza-Ngungu?

II. HYPOTHESE

Nous formulons l'hypothèse selon laquelle la micro finance à un impact positif sur le bien-être de la ville de Mbanza-Ngungu.Le financement des IMF favorise le développement des activités génératrices des revenus, qui par la suite contribue à l'amélioration des conditions de vie des ménages dans la ville.

III. OBJECTIFS

L'objectif principal de ce travail est d'examiner l'impact de la micro finance sur le bien-être des ménages dans la ville de Mbanza-Ngungu.

De manière spécifique, l'étude poursuit les objectifs suivants :

- Analyser le portefeuille d'activités des IMFet de la population enquêtée dans la ville de Mbanza-Ngungu ;

- Examiner le processus d'octroi de crédit des IMF (conditions d'octroi de crédit et instruments utilisés) ;

- Localiser les différentes activités financées par les IMF de la ville de Mbanza-Ngungu ;

- Analyser l'influence du micro crédit sur le bien-être des ménages.

IV. INTERET DE L'ETUDE

Notre intérêt en abordant cette problématique est double, à la fois théorique et pratique.

ü Sur le plan théorique, cette étude contribue à la recherche sur la micro finance et le bien-être des ménages.

ü Sur le plan pratique, cette étude vise à contribuer à la résolution du problème de pauvreté en analysant les facteurs qui peuvent contribuer à l'amélioration du niveau de vie de la population.

V. DELIMITATION DU TRAVAIL

Le présent travail est limité dans le temps et dans l'espace. Dans le temps, il couvre la période allant de 2011 à 2015. Dans l'espace, nous étudions la contribution de la micro finance dans l'amélioration du bien-être des ménages dans ville de Mbanza-Ngungu.

VI. METHODOLOGIE

Pour atteindre l'objectif de ce travail nous avons recouru à l'analyse statistique descriptive et à une analyse économétrique basée sur le modèle de régression multiple.

Les données nécessaires à la réalisation de ce travail proviennent d'une enquête de terrain réalisée auprès de 60 ménages de Mbanza-Ngungu qui bénéficient des financements des IMF.

VII. CANEVAS

En dehors de l'introduction et de la conclusion, le présent travail comporte trois chapitres. Le premier chapitre traite des considérations théoriques ; le deuxième chapitre porte sur la présentation du milieu d'étude et des donnéesde l'enquête ; et le troisième chapitre analyse l'impact de la micro finance sur le bien-être des ménages dans la ville de Mbanza-Ngungu.

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