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Microfinance et bien etre des ménages dans la ville de Mbanza Ngungu


par Bienvenu Konde
Universite KONGO - Licencié en Sciences Ecomique et de Gestion 2015
  

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CHAPITRE PREMIER :CONSIDERATIONS THEORIQUES

L'objet de ce chapitre est de présenter les notions ayant trait à la micro finance (section 1), au bien-être (section 2) et à la liaison théorique entre la micro finance et le bien-être (section 3).

SECTION I. LA MICRO FINANCE

I.1. ORIGINE DE LA MICROFINANCE

Il nous est indispensable de rappeler que le concept de micro finance n'est pas du tout nouveau car selon certains auteurs spécialisés enmicro finance, les origines remontent à plusieurs siècles avant Jésus-Christ à Babylone. Pour d'autres, les premières expériences de micro finance sont apparues au 19ème siècle, avec les premières expériences coopératives en Amérique du Nord et en Europe de l'Ouest.

En Afrique, les premières véritables institutions de microcrédit seraient apparues au début du 20ème siècle avec les sociétés indigènes de prévoyance et au début des années 1950 avec la mise en place des premières coopératives financières.

Dans les années 1970, les organismes gouvernementaux se trouvaient à l'origine des principaux crédits à la production octroyés aux personnes qui n'avaient auparavant aucun accès et étaient obligées de recourir à des usuriers ou de louer leur force de travail.Les Gouvernements et les bailleurs de fonds internationaux ont reconnu le besoin des pauvres d'accéder à un crédit bon marché, et y ont vu là un moyen de promouvoir la production agricole par des petits producteurs (petit paysan, petit producteur du secteur informel urbain, etc.).

A partir du milieu des années 1980, le modèle de crédit ciblé subventionné préconisé par de nombreux bailleurs de fonds a fait l'objet des sérieuses critiques.

En Asie et plus particulièrement au Bangladesh, le Docteur Mohamed Yunus a montré la voie avec un projet pilote de crédit du groupe destiné aux paysans sans terre et plus particulièrement aux femmes. Cette institution devenue par la suite la Grameen Bank, compte aujourd'hui plus de 2,4 millions de clients dont 94% des femmes, et tient lieu de modèle dans de nombreux pays.

Depuis, l'expérience de la Grameen Bank a fait école partout dans le monde. Lors du premier sommet de microcrédit tenu à Washington, il était déjà possible de dénombrer plusieurs millions d'institutions de micro finance(IMF), en majorité de très petites tailles. En 2007, on estimait entre 5.000 et 10.000 le nombre d'institutions oeuvrant dans le domaine de la micro finance dans le monde.

I.2. DEFINITION DE LA MICROFINANCE

Aujourd'hui, on assiste à une prolifération sans précédent d'IMF spécifiquement orientées vers les besoins des populations pauvres.

Selon les Nations Unies, on entend par micro finance, l'offre de services financiers (microcrédit, micro-assurance, transfert d'argent, etc.) aux populations pauvres, exclues du système bancaire, sans ressource ni droit de propriété. Les plus pauvres sont exclus dusystème bancaire traditionnel, parce qu'ils ne sont pas salariés, parce qu'ils n'offrentaucune garantie et sont souvent analphabètes et parce qu'ils ne représentent pas a prioriune population « rentable ». Ils n'ont donc pas accès aux services financiers et, notamment,à l'épargne et au crédit. Le microcrédit permet à ces femmes et ces hommes démunis dedémarrer une petite activité génératrice de revenus : une micro-entreprise. Le prêt estensuite remboursé grâce aux revenus de cette entreprise qui permet aussi parfois d'enépargner une partie et de financer l'éducation des enfants entre autres (Manika JP, 2011).

Abordant dans lemême sens que les deux premières définitions, Sabrina Djefal (2007) considère la micro finance comme des structures d'épargne et/ou de crédit à destination d'une tranchede population généralement exclue du circuit de financement bancaire classique.

Selon Marc Labie (1999), on appelle micro finance, l`octroi de services financiers (généralementdu crédit et/ou de l`épargne), à des personnes développant une activité économiqueproductive, le plus souvent de l`artisanat ou du commerce, et n`ayant pas accès auxinstitutions financières commerciales en raison de leur profil socio-économique (il s'agitdes pauvres, sans revenus fixes, qui n`offrent aucune des garanties en vigueur dans lesinstitutions bancaires commerciales). L`aspect le plus connu de la micro finance est lemicrocrédit. Il consiste le plus souvent à octroyer des prêts à court terme, soit pourpermettre la constitution du fonds de roulement, soit pour réaliser de petits investissements(par exemple une machine à coudre pour un artisan, l'achat des semences pour lesmaraîchers, etc.). Les prêts sont ainsi octroyés à des individus ou à des groupes appelés «groupes solidaires » en raison de l`obligation faite à leurs membres de se couvrir les uns lesautres (si un membre du groupe ne remplit pas ses obligations en matière deremboursement, les autres doivent les assumer).

Le Docteur Youssouf CONGO,définit la micro finance comme étant l'offre des services et des produits financiers aux populations démunies qui n'ont pas accès au secteur financier, dans les pays du sud mais aussi de plus en plus, dans les pays développés.

Ainsi, dans le cadre de ce travail, nous retenons que la micro finance fait référence à l'offre des services financiers à des individus ou groupes d'individus pauvres qui n'ont pas accès aux services financiers formels, dans le but de satisfaire les besoins de leur ménage ou de leur micro-entreprise.

Les services financiers font référence à trois principaux types de services :

- le service d'épargne

- le service de microcrédit à la consommation des ménages

- le service de microcrédit à l'investissement dans une micro-entreprise.

Lors de sa création, une IMF peut offrir seulement certains de ses services. Il existe d'autres types de services financiers tels que l'appui au développement d'entreprise (formation technique et marketing par exemple), alphabétisation, la sortie publique, etc. Cependant, ces services ont relativement moins d'importance pour les pauvres qui ont d'autres besoins prioritaires à satisfaire.Par exemple, face à un besoin de santé ou de scolarisation de sa famille, un micro-entrepreneur ne sollicitera pas le crédit hypothécaire pour l'achat d'un immobilier ou pour sa formation technique.

Au sens strict, la micro finance est considérée comme une transaction financière (épargne, crédit, assurance) inférieure à USD 100 ; et au sens large, c'est une transaction financière qui peut dépasser USD 100.

Cependant, si une IMF veut devenir une véritable institution financière, elle doit offrir des services d'épargne et de crédit, et donc des services d'intermédiation financière basés sur l'offre du capital à court terme par les épargnants et la demande du capital à moyen et long terme par les investissements.

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