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Impacts des conflits liés à  la mobilité pastorale sur le développement et la gouvernance dans la province du Mayo-Kebbi ouest (Tchad)


par Souleymane ALI SALEH
Université de Dschang - Master en Science Politique, spécialité Gouvernance Locale, Décentralisation et Développement  2020
  

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V. APPROCHE MÉTHODOLOGIQUE

Dans le domaine des sciences politiques, le but de la méthodologie est de permettre d'utiliser des théories afin d'arriver à un résultat adéquat. Ainsi notre méthodologie prendra en compte la revue de la littérature(A), la problématique (B), le cadre théorique (C), la méthode de recherche (D), les techniques de recueil et d'analyse des données (E), et l'articulation du travail (F).

A. LA REVUE DE LA LITTÉRATURE

La revue de la littérature sert à faire le point sur les travaux abordés par d'autres auteurs sur le sujet directement ou en partie. Elle est fondamentale dans toute recherche scientifique. Pour Jean Pierre FRAGNIERE « on est rarement le premier à aborder une question. Plus précisément, le champ thématique que l'on entreprend est déjà balisé par les études voisines ou bien, il se réfère à des thèmes fondamentaux sur lesquels les bibliothèques entières ont été écrites ».50

Contrairement à ce qu'on croyait au début, il existe un nombre impressionnant de productions sur les conflits liés à la mobilité pastorale. La plupart des travaux consultés cherchent à faire ressortir les causes, les types, les acteurs, les mécanismes de préservation et de résolution de ces conflits. Ces travaux sont principalement des ouvrages généraux, des mémoires, des thèses, des articles et des rapports des activités ou d'étude.

Jean-Paul GILG dans son article51, commence par délimiter son étude. Son étude s'étend sur trois (3) provinces du Tchad : le Kamen, le Batha et le Chari-Baguirmi. Ces régions sont en réalité des zones d'élevage par excellence. Ils regroupent plus de 75 % de l'effectif bovin et 60 % du troupeau ovin-caprin. Dans un premier temps, Jean-Paul GILG essaye de faire ressortir les causes de la mobilité pastorale dans ces régions. Il remarque que c'est sont les conditions climatiques et leurs conséquences qui poussent les pasteurs à se déplacer. À ce propos, il dit ceci : « le climat n'a d'influence sur l'élevage que dans la mesure où, par son agencement et aussi par la nature argileuse des terrains de dépressions, favorise l'accumulation et la stagnation des eaux de pluie. Avec l'eau, nous touchons à l'une des

50 FRAGNIERE (Jean-Pierre) cité par DINGAM-OUDAL RATEBAYE (Edmond) Les acteurs internationaux et la gouvernance de la commune de ville de N'Djamena : le cas du PNUD et de l'AFD, Mémoire de Master en Gouvernance Locale, Décentralisation et Développement, p. 10.

51 Jean-Paul GILG, Mobilité pastorale au Tchad occidental et central, les Cahiers D'ETUDES AFRICAINES, École Pratique des Hautes Etudes - Sorbonne, sixième section des sciences économiques et sociales, 1963, pp. 491-510.

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conditions essentielles de l'élevage. En effet, la subsistance du bétail nécessite la présence simultanée de deux éléments : l'eau et le pâturage. Eau et pâturage ne sont, toutefois, accessibles au bétail que si les conditions de salubrité sont satisfaisantes, que si la mouche tsé-tsé, vectrice de maladies graves, les trypanosomiases, est absente. Eau, pâturage et salubrité sont en général, conditionnés par le climat, et plus particulièrement le volume et l'étalement dans le temps des précipitations d'une part, par l'attitude et la nature des terrains d'autre part ». Dans un second temps, l'auteur passe en revue des différentes formes de nomadisme pastorale. Avant d'exposer les différentes formes de nomadisme pastoral de Jean-Paul GILG, nous faisons un arrêt sur une des principales caractéristiques de ce phénomène. Dès l'entame de la seconde partie, il écrit ceci : « Un mouvement pendulaire accompagnant le déplacement du front pluvieux et amenant les groupements d'éleveurs dans le sud et le nord est sa caractéristique la plus nette ». Pour lui, il existe trois formes de mobilité pastorale que sont le nomadisme qui est un simple mouvement pendulaire accompagnant le déplacement du front pluvieux pratiqué par les Bororo et les Arabes du Tchad central qui ciblent les mukhal 52 et qui se caractérise par la dispersion ; le semi-nomadisme des Kréda et des Kecherda et les déplacements des agriculteurs-éleveurs qui sont conditionnés par des problèmes d'eau et commandés par les conditions de salubrité et de cycles de culture. Même si Jean-Paul GILG dans son article n'attaque pas directement les conflits liés à la mobilité pastorale, ces travaux nous ont éclairés sur plusieurs points. Les pratiques et les systèmes d'élevage qu'il retrace nous ont permis de saisir avec plus d'aisance les causes qui peuvent survenir de ces déplacements.

SOUGNABE Pabamé53 dans son mémoire de DEA, présente d'abord le territoire comme espace de confrontation entre les agriculteurs et les éleveurs, il affirme à ce sujet : « à travers le fait de nommer les lieux, de les décrire, et de les opposer à tels espaces se réalise une forme de territoire pertinent pour l'acteur. On retrouve les marquages d'appartenance à travers l'histoire de la vie " je suis né ici " » et la négociation comme mécanisme de règlement de ce conflit. Ensuite, il explore les pratiques de culture et d'élevage, base de compréhension des conflits agriculteurs/éleveurs. Dans une partie de son travail, il analyse les

52 Itinéraires de transhumance, les mukhal sont les couloirs larges de quelques kilomètres, jalonnés de mares et points d'eau temporaires qui sont, par tradition, la propriété d'un groupe donné, jalonnés aussi par des marchés importants. C'est un terme en arabe tchadien largement compris par les agriculteurs et les éleveurs.

53 SOUGNABE (Pabamé), Le conflit agriculteurs/éleveurs dans la zone soudanienne : le cas du Moyen Chari au sud du Tchad, Mémoire de DEA, Espace, Société et Logiques Économiques et de Diplôme d'Ingénieur d'Agronomie Tropicale, Université de Toulouse le Mirail, septembre 2000, 87 p.

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conflits agriculteurs/éleveurs comme un phénomène multidimensionnel en ce sens qu'il y a une multitude d'acteurs qui sont impliqués dans ces conflits. A ce titre, on peut lire dans son travail ceci : « compte tenu du caractère rural de son économie, qui se repose sur l'agriculture et l'élevage, le Tchad a depuis longtemps vécu des conflits. Des conflits d'intérêt mais aussi d'autorité entre les membres de différentes communautés. Il peut s'agir de conflit entre agriculteurs/agriculteurs, éleveurs/éleveurs ou agriculteurs/éleveurs ou encore entre les différents chefs (traditionnels, administratifs ou militaires). En fin, il présente les mécanismes par lesquels ces conflits peuvent être résolus. Pour lui, il n'existe pas au niveau national, un mécanisme spécifique pour la résolution des conflits agriculteurs/éleveurs et se penche sur le comité de dialogue et d'entente de Kyabé et le comité de dialogue et d'entente de Bédjondo qui sont des comités locaux de règlements des conflits entre les agriculteurs et les éleveurs dans le Moyen-Chari.

André MARTY, Pabamé SOUGNABE, Djonata DJATTO et Aché NABIA54 dans leur d'étude, comme l'indique d'ailleurs le titre de leur rapport, s'intéressent aux causes des conflits liés à la mobilité pastorale au Tchad dans sa généralité et essayent de proposer des mesures d'atténuation à ces conflits. Avant d'entrer dans le vif du sujet, ces auteurs font un diagnostic des conflits liés à la mobilité pastorale, ils relèvent que ces conflits ne se limitent pas seulement entre les éleveurs et les agriculteurs ou les agriculteurs et les pêcheurs mais vont jusqu'avec l'Etat et les ONG. Ensuite, ils passent en revue des causes de ces conflits. Ils affirment ceci : « les causes des différents conflits identifiés au Tchad sont à replacer dans la dynamique que connaissent les pays sahélo-soudaniens, dynamique issue des perturbations climatiques, de la poussée démographique et de l'extension des surfaces agricoles due en partie à la mécanisation. Tous ces facteurs ont porté un coup dur aux pratiques de la mobilité pastorale. Parmi les causes de cette mauvaise cohabitation entre les différents utilisateurs, notamment entre les agriculteurs sédentaires et les éleveurs transhumants, l'obstruction des couloirs de transhumance par les agriculteurs et le non-respect de ces couloirs par les éleveurs sont évoqués par les uns et les autres comme facteurs déclencheurs de ces conflits. D'autres facteurs notamment l'institutionnalisation du conflit, sa mauvaise gestion et le pluralisme des droits et des instances de régulation rendent encore la situation plus complexe ». Dans la dernière partie de leur travail, ils proposent des mesures d'atténuation. Avant d'en

54 MARTY (André) et al., Causes des conflits liés à la mobilité pastorale et mesures d'atténuation, Rapport d'étude régie par la convention CDT 3000 et financé par la République du Tchad et l'Agence Française de Développement, juin-septembre 2010, 123 p.

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venir à ces propositions, ils font quelques remarques importantes parmi lesquelles le fait que les autorités sont partiales dans la résolution de ces conflits, les parties en conflit aspirent à ce que l'Etat soit véritablement garant du droit et de la paix sociale. Les chefferies sont marginalisées par l'Etat dans la résolution de ces conflits. S'agissant des mesures d'atténuation proposées par ces experts, ils proposent que l'Etat soit animé d'une volonté politique de prévenir et de résoudre ces problèmes de manière juste, former et informer les populations sur les conflits liés à la mobilité pastorale, préparer un code pastoral et redynamiser les structures décentralisées de l'Etat en les plaçant au centre de la résolution de ces confits.

Sabrina BEELER dans son ouvrage55 s'intéresse aux conflits entre les agriculteurs et les éleveurs au nord-ouest du Mali. Après avoir situé le contexte et les caractéristiques générales de la zone d'étude, l'auteur démontre l'importance du pastoralisme. Il démontre en profondeur que les éleveurs, lors des déplacements exploitent mieux les ressources naturelles que sont les terres, les pâturages, les résidus des champs, les mares et les puits pastoraux. Il ajoute que, l'utilisation de ces ressources est réglementée par des « conventions locales » mais il déplore le fait que ces conventions soient de moins en moins respectées par les entités en présence. Ensuite, il se penche sur les conflits entre les communautés dans la zone. Il distingue deux types de conflit que sont les relations conflictuelles à l'intérieur des communautés et les conflits entre les agriculteurs et les éleveurs. Parmi les conflits à l'intérieur des communautés, il énumère les litiges fonciers, les conflits latents qui sont des conflits de générations et les oppositions entre les éleveurs sédentaires et les étrangers. Pour la deuxième catégorie de conflits, il s'efforce à trouver les causes. Ainsi, il trouve les causes en allant à la rencontre des concernés. Pour les éleveurs sédentaires peuls, ces conflits surviennent en raison des espaces limités destinés aux pâturages, à la non-reconnaissance de plusieurs campements et hameaux, à l'obstruction des pistes et alentours des mares par des champs. Du point de vue des agriculteurs soninkés, les dégâts des champs constituent le problème majeur, surtout durant les années de médiocre pluviométrie. En fin, il analyse la réglementation des conflits. Il fait ressortir les différents moyens de réglementation que sont la négociation entre les deux parties, la négociation devant le chef de village et ses conseillers, l'intervention de la marie et le tribunal de justice. Dans même la pensée, il s'intéresse à la réglementation des conflits avant la décentralisation. Il démontre dans ce sous-titre que la

55 BEELER (Sabrina), « Conflits entre agriculteurs et éleveurs au nord-ouest du Mali », Londres, Preses of International Institue of Envirnonment and Development, 2006, 42 p.

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réglementation des conflits était plus facile avant la décentralisation. Il affirme à cet effet que « toutes les personnes interviewées sont unanimes : auparavant, selon la majorité avant la décentralisation, il était plus facile de résoudre les problèmes entre parties opposées. On pardonnait plus facilement l'erreur de l'autre et on amenait moins vite les affaires devant la justice. Selon les informateurs, les gens n'y voyaient pas un intérêt économique et les amendes n'étaient pas trop élevées. Les autorités coutumières qui réglaient les conflits étaient plus respectées, et la corruption était moins répandue qu'aujourd'hui. La première instance chargée de la résolution des conflits était, depuis la colonisation, le chef de village. Pendant la colonisation, les cas qui dépassaient son niveau étaient amenés devant le chef de canton. » Il s'arrête sans donner les raisons pour lesquelles, la décentralisation a rendu difficile la résolution des problèmes. Cet auteur, bien qu'il n'aborde certaines questions en profondeur, il nous a permis d'avoir des éclaircissements sur les « conventions locales » et le règlement des conflits entre ces groupes avant le processus de décentralisation du Mali.

HIYA MAIDAWA Moustapha, ANDRES Lucavic, YAMBA Boubacar et LIBAILLY Philippe dans leur article56, comme on l'entend dans le titre même de l'article, ils essayent de synthétiser la mobilité pastorale au Sahel et en Afrique de l'Ouest. Avant d'entrer dans le vif de leur sujet, ils consacrent une grande partie à la définition de la mobilité pastorale en mobilisant plusieurs auteurs et le code pastoral du Niger. Dans un premier temps, ils démontrent que la mobilité pastorale est une meilleure méthode pour la pratique de l'élevage extensif en ce sens qu'elle favorise une meilleure mise en valeur des ressources naturelles dans les zones arides et semi-arides. Ils disent à cet effet que : « cette activité (mobilité pastorale) se place au carrefour des enjeux d'ordre économiques pour sa sécurisation et sa mobilité ainsi que les enjeux d'aménagement du territoire, malgré ces quelques bouleversements à partir des années 1970-1980 ». Par cette transition, ils commencent à démontrer les contraintes auxquelles fait face la mobilité pastorale. Parmi ces contraintes, ils mentionnent en bonne place le manque ou le retard de la pluviométrie, les sécheresses récurrentes qui obligent les éleveurs à aller dans les zones du sud comme lieu de refuge. Ensuite, ils évoquent des difficultés d'ordre humain telles que la montée de l'insécurité grandissante au Sahel aggravée par les menaces d'Al-qaïda au Magreib Islamique et les attaques de Boko-Haram. Dans un deuxième temps, dans un sous-titre intitulé :

56 HIYA MAIDAWA (Moustapha) et al., Mobilité pastorale au Sahel et en Afrique de l'Ouest : essai de synthèse, Journée Scientifique de l'Université Abdou Moumouni de Niamey, 2016, p. 16, [En ligne] PDF disponible sur http://hdl.handle.net/2268/194584 ;

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« Mobilité pastorale : entre usage rationnel et stratégie résiliente », ils retracent les stratégies développées par les pasteurs pour surmonter ces contraintes. Pour eux, d'une part les éleveurs développent des alliances socio-foncières et intercommunautaires telles que les assistances mutuelles, la dot, la dette, les confiages, les dons et la solidarité collective à travers l'islam etc. avec une structuration sociale bien définie pour lutter contre les difficultés d'ordre humain. D'autre part, l'élevage mobile s'adapte véritablement aux crises et aléas en Afrique et dans le monde entier. Les éleveurs s'ajustent aux mutations écologiques et spatiales tout en utilisant la mobilité comme tactique de survie. Elle est utilisée pour faire face aux sécheresses, les épidémies, les modifications de parcours etc. Dans une troisième et dernière partie, les auteurs font une lecture entre les mutations foncières et la mobilité pastorale. Tout au long de cette partie, ils démontrent que la question foncière au Sahel et en Afrique de l'Ouest présente des enjeux complexes avec des rivalités qui constituent une menace réelle de la paix sociale.

Mahaman MOHA dans son article57 après avoir présenté géographiquement le Niger, s'intéresse en premier lieu aux relations qui existent entre les agriculteurs et les éleveurs hors des périodes de crise à Roumbou-Sakabal58. Dans la littérature, très peu d'acteurs se sont basés sur les relations hors crises, autrement dit les relations non-conflictuelles. La majorité absolue des auteurs que nous avons eus à parcourir s'intéressent aux relations conflictuelles entre ces deux entités. Il montre qu'hors crise, les relations entre les agriculteurs et les éleveurs sont des relations de complémentarité. Cette complémentarité se manifeste par le pacage des animaux dans les champs déjà récoltés des agriculteurs, l'abreuvement des animaux, l'exhaure et l'exploitation des points d'eau pendant la saison sèche dans les localités d'agriculture extensive, la vente d'animaux et l'achat des céréales. En deuxième lieu, il s'intéresse aux relations conflictuelles entre les agriculteurs et les éleveurs. L'auteur démontre que les relations entre les deux entités peuvent se dégrader lors des dégâts sur les champs des agriculteurs par les animaux des éleveurs, l'occupation des alentours des mares en saison froide par les cultures de contre-saisons de manioc, de calebassier..., la surexploitation des puits villageois par les éleveurs, l'extension des champs d'agriculteurs sur l'espace pastoral et les vols d'animaux. En troisième lieu, MOHA s'intéresse à la manifestation de la crise à Roumbou-Sakabal. C'est une crise qui a touché toutes les touches sociales de la population

57 MOHA (Mahaman), Les relations entre agriculteurs et éleveurs en contexte de crise alimentaire à Roumbou-Sakabal, Afrique contemporaine 2008/1, n° 225, pp. 137-159.

58 C'est un village du département de Dakoro, qui est le plus grand département des cinq que compte la région de Maradi, au Niger.

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mais les éleveurs ont été les plus exposés à cette crise. Dans cette crise, les éleveurs faisaient face à une pénurie d'aliments pour les animaux, une forte mortalité du bétail, la détérioration des termes d'échange avec les agriculteurs, la désorganisation sociale des pasteurs et l'accentuation des conflits autour de la gestion des ressources naturelles. En quatrième et dernier lieu, dans un sous-titre intitulé : « Quelques relations entre les éleveurs et agriculteurs : stratégies de survie à Roumbou-Sakabal », l'auteur énumère et détaille les stratégies développées par les agriculteurs et éleveurs pour faire face à cette crise. Il cite la transhumance vers le sud après des ententes avec les populations locales, la décapitalisation du bétail (les prix d'animaux peuvent aller 150 000 F CFA à 15 000 F CFA), les pasteurs ne vendaient ni n'achetaient les animaux et enfin la pratique de la viande boucanée « banda » qui consistait à abattre les animaux souffrants et sécher leur viande et revendre.

Dans tous les travaux cités et la plupart des travaux relatifs aux conflits liés à la mobilité pastorale, les auteurs ont fait l'effort de faire ressortir les causes, les acteurs, les mécanismes de résolution de ces conflits. Rares d'auteurs mettent en relation les conflits liés à la mobilité pastorale, le développement et la gouvernance. La particularité de notre travail serait donc, de tenter de faire ressortir les impacts de ces conflits sur le développement et la gouvernance. C'est ce manque que nous cherchons à combler dans nos recherches.

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"Qui vit sans folie n'est pas si sage qu'il croit."   La Rochefoucault