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La diffusion des courts métrages sur les plateformes numériques

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par Elodie Crespel
Université Paris 8 - Master Arts, mention Cinéma et Télévision. Spécialité : Valorisation des Patrimoine 2007
  

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CHAPITRE II : INTERNET

Introduction

Depuis son invention l'ordinateur a évolué à pas de géant en terme de vitesse de processeur, qualité de l'image et du son, portabilité, capacité de stockage. Et Internet est devenu quasiment indispensable pour tout détenteur d'ordinateur, outil de recherche, lieux de divertissement, moyen de communication. D'après Wikipédia, l'encyclopédie libre, Internet est le réseau informatique mondial qui rend accessible au public des services comme le courrier électronique et le World Wide Web. Ses utilisateurs sont désignés par le néologisme « internaute ». Techniquement, Internet se définit comme le réseau public mondial utilisant le protocole de communication IP (Internet Protocole). Le web est un système hypertexte public fonctionnant sur Internet et qui permet de consulter, avec un navigateur, des pages mises en ligne sur des sites. L'image de la toile vient des hyperliens qui lient les pages Web entre elles. De nos jours, l'Internet est devenu une grande plateforme multimédia grâce au format de compression et à l'augmentation de la vitesse des transferts de données. Il y'a des centaines de sites qui permettent de visionner des films, d'autres de la télécharger plus ou moins légalement, d'autres sont juste des outil de promotion ou d'information sur les films. Alors comment trouver son chemin dans la toile ? D'abord nous allons étudier la question du téléchargement et commencer par la naissance des communautés de P2P et comment cela a évolué pour donner des possibilités légales de téléchargement avec la VOD.

L'histoire du P2P

Il y'a près de dix ans déjà, en 1998 que Shawn Fanning décida de créer un logiciel afin d'échanger des fichiers MP3 entre amis sur le Net au lieu de se déplacer à chaque fois pour échanger des CD. Une idée simple mais qui a révolutionné les habitudes de consommation, d'utilisation du web, de l'industrie du disque et des autres médias. En quelques mois le logiciel est téléchargé des milliers de fois.

La RIAA (Recording Industry Association of America), prise de court par le P2P, et par les baisses substantiel de vente de CD ( -20 % sur les deux titres ) décide de porter plainte contre Napster pour violation des droits d'auteurs. Et en 2000, Napster se retrouve face aux avocats de Metallica et Dr Dre. Alors pour éviter la fermeture des serveurs, Napster lance le déploiement immédiat d'un filtre anti-piratage empêchant la circulation des morceaux sous le coup de droits d'auteurs. Ceci à pour cause la diminution drastique des titres disponibles et la migrations des utilisateurs de Napster vers d'autres systèmes d'échange de fichiers MP3 comme Napigator. Ainsi un nouveau Napster payant naîtra le premier trimestre 2002 suite à un accord signé avec la National Music Publishers Association (NMPA) qui regroupe les éditeurs de musique américains indépendants. Maintenant les réseaux P2P comme Emule et Kazaa n'échangent pas seulement des fichiers audio mais aussi des fichiers vidéo grâce au format DivX. L'industrie du cinéma s'est cru longtemps protégé du phénomène de piratage dû à la taille énorme des fichiers vidéo, mais l'apparition du format de compression DivX leur a prouvé le contraire.

Explication du phénomène P2P

Dans un article paru dans « sens public6 » Sophie Boudet-Dalbin nous donne quelques explications sur le phénomène P2P. Parmi l'ensemble des éléments avancés par les utilisateurs des réseaux P2P, trois causes principales sont souvent évoquées comme justifiant le téléchargement d'oeuvres, notamment cinématographiques.

Un grand nombre d'internautes critiquent le coût de vente, dans les circuits de distribution actuels, des oeuvres cinématographiques. Pour beaucoup, si l'internaute pirate, sait qu'il a choisi de commettre un acte illégal face à la pression du prix actuel de la culture et que dans tous les cas, certains n'ont pas les moyens financiers d'acquérir ces produits.

Autre argument avancé : le choix proposé sur les réseaux P2P. Beaucoup d'utilisateurs critiquent la sélection des films distribués en Europe. Ils découvrent, grâce aux listes de discussions sur les réseaux P2P notamment, des films peu connus qu'il est impossible de se procurer et d'acheter dans le commerce. Certains utilisent également ces systèmes afin d'obtenir des oeuvres épuisées et donc impossibles à acquérir par les réseaux traditionnels. Le travail d'internautes pour sous-titrer les films permet en outre de diffuser à un public plus large des films rarement traduits ou exportés (comme par exemple des films d'animation japonais). Au final, les internautes tiennent à marquer une volonté de « non-alignement culturel ».

Enfin, le besoin de tester les nouveaux produits incite à télécharger. Cela précède, en théorie, l'achat. L'utilisation des réseaux P2P serait le meilleur moyen de se faire une idée de ce que l'on veut acheter.

On voit cependant que le public a du mal à faire abstraction du support. Il est toujours possible de graver les fichiers téléchargés par les systèmes de P2P sur CD, mais les services associés qu'offrent les DVD sont déterminants. Il ne faut pas négliger la valeur de services comme le support physique, les compilations à la demande, la recherche, le filtrage, etc.

6 http://www.sens-public.org/spip.php?article321

La production et la mise à disposition d'un contenu coûtent de moins en moins cher. La distribution en ligne est un acte assez simple. Reste à créer notoriété, crédibilité et trafic, ce qui est sans doute l'une des justifications majeures de la présence et du coût de l'intermédiaire. Le P2P est le symptôme d'une relation différente à l'oeuvre, à l'art, à l'artiste, à l'industrie. Tout cela est en mutation.

La VOD et location de DVD par Internet

Pour les internautes ne souhaitant pas pirater des oeuvres et surtout d'avoir une meilleur garantie de la qualité de ce qu'ils vont regarder préféreront les service de VOD et location par internet. Cela fait déjà plusieurs années que les internautes peuvent acheter leur DVD en ligne avec des sites comme amazon, fnac, priceminster, ebay et bien d'autres encore. Le grand avantage de ses services et qu'il n y'a plus besoin de ce déplacer physiquement et permet de rechercher des films rares. La VOD permet de voir un grand nombre de films en évitant pour les cinéphiles d'avoir des étagères remplie de DVD.

Avec la VOD, deux modes de mise à disposition des vidéos sélectionnées sont disponibles: streaming (dans ce cas, il n'y a pas d'enregistrement sur le disque dur et on visionne le document au fur et à mesure de sa transmission), téléchargement simple (donc avec stockage sur le disque dur avant lecture) ou téléchargement progressif (qui permet de commencer à visualiser le film avant qu'il ne soit complètement téléchargé). Tous les transférts de films sont soumis à des téchnologies de protection. Le DRM (Digital Right Managment) présenté par Microsoft est utilisé en majorité. Il permet de limiter la durée d'utilisation du film dans le temps, et interdit toute copie. Avec le DRM de Microsoft, le média téléchargé n'est généralement « lisible » que sur l'ordinateur qui a été utilisé pour le téléchargement (ou éventuellement sur un ou deux autres si l'achat de licences multiples a été proposé). Il en est de même pour les copies sur DVD, qui ne fonctionneront donc, ni sur un autre ordinateur ni sur un lecteur de salon.

Exemples de sites de VOD

 

mode de transfert

Validité de la location

Protection numérique

Canalplay

Téléchargement progressif

24h

DRM

TF1Vision

Streaming

3 à 24h

DRM

TPSVOD

Streaming

3 à 24h

DRM

VODEO TV

Streaming ou téléchargement

48h ou achat

DRM

Arte VOD

Téléchargement progressif ou simple

48h

DRM

FNAC

Téléchargement

achat

DRM

 

La VOD représente un avantage majeur pour le court métrage car cela permet tout simplement de voir des films qui ne sont pas accessibles en grand magasin, comme les Fnac et Virgin.

Locafilm fonctionne comme le site de location en ligne américain Netflix, son précurseur -fondé en 1998- et inspirateur-. L'internaute s'inscrit sur Locafilm, choisit une formule d'abonnement (forfaits mensuels ou packs permettant de louer 2 à 4 DVD par mois ou de visionner 10 à 100 DVD par an pour des tarifs allant de 26euros à 265), constitue une liste d'au moins 20 titres qu'il désire regarder.

Locafilm fait parvenir sous enveloppe deux de ses souhaits. C'est à ce moment-là, que Locafilm diverge de ses concurrents physiques classiques. Ce service n'applique aucune pénalité de retard : l'amateur de 7ème art peut prendre autant de temps qu'il le souhaite pour voir son oeuvre fétiche. Lorsque c'est fait, il renvoie dans une enveloppe prépayée ses disques à Locafilm et peut recevoir deux autres titres de son classement, tout ça sans se déplacer ni dépenser un centime.

La formule a séduit les internautes. La société, basée à Lyon, affiche un chiffre d'affaires en progression de 200% d'une année sur l'autre. Avec 32.000 clients et 600.000 connexions, locafilm est la deuxième dans la location en ligne, derrière Glowria.

Locafilm possède un catalogue impressionnant : plus de 17.000 références, bien plus que ce que peut proposer et stocker un vidéoclub traditionnel. Chaque film comporte sa fiche que peuvent compléter et noter les utilisateurs comme les critiques de cinéma. La réservation se fait par le net comme par téléphone.

L'Internet-TV : qu'est ce que c'est ?

Sites de partage vidéo

dailymotion

eyeka

Google video

ifilm

kewego metacafé

MobIR

MSN soapbox

mypsace Scroon TiviPro Vigloo Vpod

Yahoo video

youtube

 

L'Internet-TV, webtv, site de partage vidéo, met à la disposition du public des contenus audiovisuels à travers le World Wide Web et utilise pour la transmission des données la technologie du streaming. Afin de permettre aux internautes de visionner leurs programmes sur le Net, les opérateurs convertissent leurs émissions vidéo en un format compatible avec l'Internet et les présentent sur leurs pages Web. Pour visionner, l'utilisateur a recours à son navigateur Web, complété par les plug-in multimédia correspondant (Windows Media Player, Real Player, Quicktime). Habituellement, il suffit d'avoir une liaison Internet ISDN (RNIS). Ces webtv peuvent être classés sous différentes catégories suivant leur offre. D'abord il y'a les sites de

service communautaire de vidéo personnelle comme myspace, puis il y'a des sites plus basés sur le modèle de la télévision comme Latélélibre.fr, et des sites plus spécialisé dans le court métrage. Nous allons examiner quelques sites les plus intéressants en terme de phénomènes de société comme youtube avec ces problèmes juridiques et en terme de valorisation des courts métrages comme ifilm et eyeka.

 

Un exemple de réussite sur le web :

série Chad Vader, consacrée à un

gérant d'épicerie, frère cadet du redoutable homme en noir de La guerre des étoiles. En quelques mois, les mésaventures de Chad Vader ont été vues par plus de dix millions d'internautes. Sur cette lancée, les deux réalisateurs ont laissé leur emploi,

produit un DVD réunissant les premiers épisodes de la série et imposant leur propre espace

Web, celui de Blame Society Productions ( www.splu.net)

 
 

Ces dernières années sur le net il y'a eu une explosion de « User-generated content » (contenu généré par les utilisateurs). Ceci est du à l'engouement des plateformes de partage vidéo comme DailyMotion et YouTube. Ces sites permettent aux internautes de publier, partager, visualiser, noter et commenter des vidéos.

Le géant Youtube, est un des sites les plus visités au monde, avec un inventaire qui comprend des millions de clips. On y trouve tout et n'importe quoi, même des courts métrages figurant dans la catégorie«short film». YouTube classe les courts métrages selon leur popularité, l'appréciation du public et les catégories dont ils relèvent.

IFILM, un autre site de partage vidéo, ressemble beaucoup à youtube car il permet de déposer des vidéos regarder par des millions d'internautes chaque mois. Son inventaire comprend des clips de longs métrages, music videos, court métrage, TV clips, bande annonce de jeux vidéo, sports. Ifilm a de nombreux partenaires publicitaires comme Sony, Time Warner, Walt Disney, Microsoft, HP, Dell, Intel, Activision, T-Mobile, Verizon, Toyota et Honda.

En Octobre 2005, IFILM fut racheté par Viacom International, Inc., et fait part du groupe MTV qui inclut, MTV, VH1, Nickelodeon, Comedy Central, TV Land, CMT, Spike TV et Logo. Le group MTV est un des plus gros au monde avec une capacité d'attendre plus d'un milliard de téléspectateurs à travers le monde. Donc un film diffusé sur ce réseau, aurait des possibilités beaucoup plus réelles que sur youtube.

Plus proche de nous en Europe, Kewego et Scroon crée de nouveaux services. Créée en 2003 par Michel Meyer et Olivier Heckmann, Kewego développe une des premières plateformes européennes d'agrégation et de diffusion de contenus audiovisuels à destination des particuliers et des professionnels. Kewego est présent dans 1 0 pays européens et offre des services aux professionnels tels que la création et diffusion de publicité ou de sites vidéos. Par exemple, M6.fr s'est mis en partenariat avec Kewego un site gratuit d'échange de vidéos appelé wideo.fr.

Scroon a été conçu et bâti d'emblée sur une architecture convergente entre le web et le mobile. Autrement dit, ce n'est pas un site Internet de partage vidéo auquel on a rajouté une application mobile, ou l'inverse. Scroon permet d'envoyer des vidéos depuis un ordinateur, mais aussi depuis un mobile.

Cette mode de contenu généré par les utilisateurs se déplace de l'ordinateur et s'attaque au téléviseur. WAT lancé parTF1 avec la technologie de dailymotion permet d'avoir les vidéos les plus populaires diffusées sur la chaîne. Mais la vraie innovation a été faite par free

qui lance une offre permettant aux internautes de devenir créateurs et animateurs de leur propre chaîne et de partager leurs contenus en Live ou en différé. Free sera très vigilant afin d'éviter que les contenus ne soient publiés sans autorisation comme c'est le cas, trop souvent selon certains, sur les sites de partage de vidéos en ligne. Et donc pour limiter les dérapages ou les violations de vidéos protégées par des copyright, Free a mis en place un système d'alerte afin de signaler tout abus. Les programmes non conformes rapportés seront supprimés. Particularité importante de ce service, il est accessible directement sur un téléviseur et pas seulement sur le PC, à la condition d'être équipé d'une Freebox HD.

Finalement le site de partage vidéo le plus intéressant en terme de contenu et de valorisation, est Eyeka. Fondée en 2006 il n'offre pas un inventaire fourre tous, mais des catégories beaucoup plus classifiées et ordonnées avec une sélection limité de vidéos. Par exemple dans la catégorie fiction, on peut trouver les sous-catégories suivante : abstrait, animation, fausses pubs, fausses bandes

annonces, action, drame, horreur, humour, romance, science Fiction et manga. Les vidéos peuvent être ensuite triées par intérêt, moins vues, plus vues, plus récentes ou plus anciennes, mieux notées ou moins bien notées. De plus, des inscriptions à des compétitions sont proposées pour les réalisateurs. L'attrait réel de eyeka est ses chaînes thématiques vraiment variées sur le contenu et leur rôle. Certaines chaîne sont des vitrines de festival comme Kosmopolite ou FrancoFoliesTV. D'autres chaînes, comme pilotes d'essai, sont plus ciblés à l'usage des professionnels, ainsi les réalisateurs sont représentés auprès de professionnels de l'audiovisuel par eyeka. Et certaines chaînes ont des thématiques contemporaines sur les jeux vidéo et autres phénomènes de société comme second life. Cette chaîne observe la manière dont l'univers virtuel prolonge et enrichit la réalité, jusqu'à l'influencer en retour avec ses concerts, expositions, projections, soirées, débats, et concours. Bien entendu, eyeka permet également de visionner des vidéos sur téléphone portable sur WAP.

Web TV de eyeka

Politique Remix Kosmopolite Canal mobile

PoliTIC Show Festival 4 Écrans Services Mobiles

François Nemeta Prix Eyeka Street Mobile News

Prix Eyeka Vidéo Connexion Face Hunter

Pilotes d'essai Les filmistes Chro.TV

Voyage Bikini's College Generations

Eyeka Series Jérémie Roux Factoïd

World of Electors L'autre TV Xavier Faltot

Second Life Reports Systaime Canon

48 Hours Film Project FrancoFoliesTV Salon de la TV

Eyeka assure la promotion et la distribution, directement ou indirectement, des créations auprès de ses clients et de ses partenaires, notamment des fournisseurs de services de communications électroniques (e.g. opérateurs de téléphonie mobile), des prestataires de services en ligne sur Internet, des entreprises de communication audiovisuelle (e.g. chaînes de télévision) ou radiophonique, des entreprises de presse, des annonceurs, des agences de publicité et des clients finaux (e.g. utilisateurs de téléphones mobiles, utilisateurs de l'internet). Donc, eyaka assure un partage des revenus avec ces contributeurs en cas de distribution avec d'autres partenaires. La

diffusion en ligne sur la plateforme eyeka.com n'entraîne aucune rémunération, mais des possibilités de revenu pour les créateurs.

Mais tous les sites de partage vidéos ne vérifient pas scrupuleusement les contenus chargés sur leur site, donc on peut y trouver de nombreuses vidéo non seulement diffusées mais modifiées sans le consentement des ayants droit. Donc, nous allons voir les complications juridiques rencontrées par les web tv.

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"Je voudrais vivre pour étudier, non pas étudier pour vivre"   Francis Bacon