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Reflexions sur la décentralisation et la déconcentration de la gestion du sport scolaire

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par Boucif Zaoui
Université Mohamed Premier Oujda - DESS en économie et management du sport 2009
  

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SECTION I -Quelques aspects du sport scolaire marocain:

Autrefois, véritable laboratoire de formation des futurs champions, l'ASS (mercredi et vendredi après-midi) ne remplit plus ce rôle comme avant même avec la récente réforme. Des programmes trop chargés, l'élaboration des emplois du temps ne respecte plus les orientations pédagogiques, les séances payantes de soutien et les nombreux contrôles et examens ne laissent guère de temps libre aux élèves pour pratiquer le sport comme avant.

L'examen des programmes nationaux de compétitions montre une réduction des APS programmées dans l'espace des établissements scolaires. En effet nombreuses sont les disciplines qui ne figurent pas dans les programmes des compétitions, à titre d'exemples: l'haltérophilie, , la gymnastique artistique et la natation. Les sports collectifs et l'athlétisme bénéficient d'un intérêt particulier de la part des responsables du sport scolaire au détriment d'autres activités (l'opération des 60 000 pratiquants de football, les compétitions de cross etc.).Ceci peut être à cause de leurs participations massives et équipements moins exigeants. Cette réduction ne contribue guère à l'enrichissement de la culture sportive de l'élève et/ou l'étudiant marocain. Un autre point défaillant; il s'agit du grand intérêt réservé localement à la préparation des compétions du cross, au détriment des autres activités. Ce choix réduit le nombre des compétitions à deux ou à trois rencontres en championnat provincial et parfois des équipes participent aux phases finales sans compétition auparavant. Plus gave que ça : dans beaucoup de régions, de quartiers, et dans le monde rural, L'EPS est inexistante à l'école primaire. Même très peu pratiquée dans le secondaire pour des raisons matérielles (manque d'infrastructure) et humaines (faible nombre d'enseignants formés en domaines de l'entraînement, de l'arbitrage, de l'organisation de l'événement sportif). Ce manque se répercute d'une manière négative sur la culture sportive des scolarisés et le nombre des licenciés dans le sport fédéral.

Cet état ne peut qu'influencer négativement l'ensemble des secteurs qui utilisent les activités physiques et sportives (APS) comme fin ou comme moyen pour la formation de l'enfant marocain (sport civil, sport militaire, sport corporatif, sport de loisir, etc.). Malgré toutes ces réalités amères, notre pays a enfanté toute une lignée de grands champions qui sont fiers d'avoir fait leurs premiers pas à l'École. De Saïd Aouita à Hicham El Guerrouj en passant par Naoual Al Moutaouakil, khalid Skah , Moulay Boutayeb et Nazha Bidouane pour ne citer que les figures de proue du sport national, tous ont été des produits du sport scolaire avant d'être pris en main par le sport civil.

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