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Les rapports entre l'homme et la nature. Un analyse critique de l'Ethique de l'environnement

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par Martino AMISI
Institut facultaire Théophile Reyn - Graduat en philosophie 2009
  

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1.1. Selon les morales religieuses

1.1.1. Le bouddhisme

Le bouddhisme fait partie du système non orthodoxe de l'hindouisme. « Il fut fondé par Bouddha Sâkyamuni il y a 2500 ans »2 . Il reprend certains éléments de l'hindouisme tel que celui de l'unité Braman-atman, c'est-à-dire l'unité entre l'homme et la nature, celui du Karma, de la réincarnation, etc.

Il est parti de l'Inde jusqu'en Chine, au Tibet et au Japon. Plusieurs traditions se sont développées au sein de cette religion. Le bouddhisme enseigne que « la cause première du malheur, de la souffrance, est le désir, surtout celui qui a comme objet ce que l'on ne peut pas obtenir »3. Par voie de conséquences, le bonheur vient du renoncement et de la restriction aux besoins immédiats. Les hommes ne recherchent pas à obtenir la grâce des dieux, mais ils cherchent par un continuel effort individuel à accéder au monde des accomplis : au Nirvana, par le noble octuple chemin et par l'observation du dharma (La loi Universelle).

Les écologistes bouddhistes affirment que la prise de conscience de l'universalité de la souffrance produit l'empathie, la compassion, pour toutes les formes de vie, en particulier pour toutes les espèces sensibles. Ils interprètent le Dhammapada4, injonction éthique de ne pas faire le mal, mais de faire le bien, comme un principe moral prônant l'allégement de la souffrance et promouvant la non-violence. Sur un sujet de préoccupation pour l'ensemble de l'environnement, « les écologistes bouddhistes étendent l'amour et la compassion au-delà des personnes et des animaux en incluant les plantes et la terre elle-même »5.

2 Ibid., p.7.

3 P. KOBA, Notes de cours des philosophies orientales, Scolasticat Jean XXIII, inéd., 1998-1999, p.24.

4 D. SWEARER, Buddhism and ecology challenge and promise (le bouddhisme et l'écologie: un défi et la promesse), in « Earth ethics », n°1, 1998 at http : //www.unites, uqam.ca/Religiologiques.

5 Ibid.

La non agression cultivée par les bouddhistes, dans les bouddhismes, surtout dans le bouddhisme Zen, fait de cette religion l'une des plus compatibles avec le maintien de la nature. Tuer un animal ou couper un arbre, par exemple, est un péché pour un bouddhiste. Car, « les notions de karma et de la réincarnation intègrent le sens existentiel d'une condition commune de toutes les formes de vie sensible à la dimension morale de la cosmologie bouddhique. Toute forme de vie sensible participe à un continuum karmique »6.

Bien que cette continuité constitue une hiérarchie morale, les différences entre les formes de vie et les individus sont relatives, et non pas absolu. Ainsi, le bouddhisme traditionnel privilégie les humains au détriment des animaux, le sexe masculin au détriment du sexe féminin, les moines au détriment des laïcs. Même si la doctrine bouddhiste du karma et de la réincarnation relie toutes les formes d'existence des êtres dans un continuum moral, l'éthique bouddhiste se concentre sur l'homme et les conséquences de ses activités. Le bouddhisme ne fait pas de l'homme maître de la nature.

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