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Etude de la dynamique des aires pastorales dans le département de Gouré : apport de la télédétection et du SIG

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par LAWANDI Kanembou
Université de Niamey/Niger - DEA de Géographie 2006
  

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4.2.2. Dynamique des zones de cultures

Les zones de cultures regroupent en leurs seins les superficies effectivement mises en culture et les jacheres tres récentes. Ces unités ont subit de profondes modifications sous les effets combinés du climat et de l'homme.

4.2.2.1. Influence du climat sur la dynamique des zones de cultures

Au Sahel en général, est au Niger en particulier, les cultures sous pluies sont tributaires de la pluviométrie. De ce fait, les conditions climatiques ont une forte influence sur la dynamique des aires de cultures.

Le Département de Gouré, situé en partie dans la zone sahélienne a été fortement atteint par les sécheresses des dernieres décennies, qui ont modifié de maniere drastique les conditions agro-écologiques. En effet, la pluviométrie est caractérisée par une grande variabilité spatiotemporelle, rendant la production agricole de plus en plus aléatoire. L'agriculture est pratiquée en général sur les sols sablo-limoneux et argilo-sableux des bas-fonds, oit les conditions édaphiques sont plus favorables a la production céréaliere. Cependant, la baisse de la pluviométrie, a entrainé celle de la production agricole, obligeant ainsi les agriculteurs a de nouvelles stratégies de cultures, notamment, l'intensification de la mise en culture des terres dunaires, avec pour conséquence une extension des champs.

L'analyse climatique de la région de Gouré, réalisée par Ozer.P, Bodart .C et Bernard.T (2004) confirme cette tendance a la baisse de la pluviométrie. Ces auteurs montrent une diminution de la pluviométrie, une récurrence des sécheresses, une diminution de la durée de la saison des pluies et un glissement des isohyetes vers le Sud. La combinaison de tous ces facteurs semblerait a la base des stratégies agricoles adopter par les paysans, notamment la multiplication des champs sur toutes les unités paysageres afin de minimiser les risques liés a la dégradation des conditions climatiques. D'oit l'extension des zones de cultures en vu d'accroitre les productions. Dans le cadre de la présente étude,l'analyse diachroniques des photos Corona et images satellitaires fait ressortir une forte mise en cultures des espaces dunaires,qui jadis sont généralement réservés au pâturage. Les statistiques montrent une progression des aires de cultures qui passent de 14,49% en 1964 a 42,05 en 2007, alors que celles pastorales ont régressé, au vu de la diminution des ressources végétales qui la compose.

4.2.2.2. Influence des activités humaines sur la dynamique des zones cultures.

L'influence humaine sur la dynamique des aires de cultures s'exprime par ses activités nuisibles a l'environnement, et les pratiques pastorales qui s'y exerce. En effet, le Département de Gouré connait une croissance démographique dont la réponse a cette derniére s'exprime par une extension des superficies cultivées qui se réalise le plus souvent au détriment des aires pastorales. Les statistiques d'occupation des sols de la présente étude montrent une forte extension des aires de cultures, par rapport a la superficie totale de la zone d'étude. Cette superficie a évolué de 14,49% en 1964, a 15,82% en 1986, a 27,09% en 1994 puis 42,05% en 2007. Cette extension s'est généralisée, et concerne ces derniéres années, les terres des cuvettes, des espaces dunaires, tout comme celles des bas-fonds. En plus, l'augmentation des superficies emblavées s'est accompagnée de celles des sols nus, car les surfaces dépourvues de toute protection sont sujettes aux activités érosives. Des travaux ont confirmés cette tendance a l'extension des terres de cultures. Au Sahel c'est au moins 2,5% de terres additionnelles (terres de cultures) par an (Breman et Kessler, 1994, in Idrissa.S.A, 2006). Selon la Direction Départementale de l'Agriculture de Gouré, les superficies emblavées ont augmenté d'environ 20% de 1984 a 1996. Dans la même zone, des études menées par Zabeirou et al, en 2006 montrent que les superficies des terres cultivées ont presque triplé entre 1986 et 2005,passant de 10.03% en 1986 a 36,06% en 2005 .

Tous ces résultats confirment le degré d'influence des activités humaines sur la dynamique des aires de cultures.

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