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Caractérisation de la population des dromadaires (camelus dromedarius) en Tunisie

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par Mohamed OULD AHMED
Institut national agronomique de Tunisie - Doctorat d'univérsité  2009
  

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5.2- Performances laitières

Faye (2004) a rapporté que les données de la littérature sur la productivité laitière de la chamelle sont relativement rares et essentiellement issues d'observations réalisées en station, beaucoup plus rarement en milieu pastoral. Par ailleurs, les règles de mesure ne sont jamais mises en oeuvre de façon homogène d'un auteur à l'autre tel que quantité moyenne quotidienne, quantité totale, quantité par an, moyenne de troupeau, etc. De ce fait les comparaisons sont quelquefois acrobatiques. On constate, par ailleurs, une très forte variabilité des productions déclarées laissant supposer un potentiel de sélection sur ce critère tout à fait envisageable, mais rarement entrepris à l'exception de travaux de l'époque soviétique en Asie centrale. Le même auteur a mentionné que la production mondiale de lait de chamelle est estimée officiellement à 1,3 million de tonnes en 2002.

Selon des différents travaux, le rendement en lait par lactation est compris entre 600 kg en Afrique du Nord-Est (Hussein, 1989) et 4500 kg en Arabie Saoudite (Sooud, 1989). Mais, il peut atteindre 7 000 à 12 000 litres selon certaines sources en Asie du Sud (Faye, 2004). La durée de lactation varie de 6 à 18 mois (Hussein, 1989; Sooud, 1989). Ces durées sont plus importantes en moyenne que chez les vaches laitières dans les mêmes conditions (Faye, 2004). La production journalière moyenne semble se situer au voisinage de 1 à 6 litres en élevage extensif traditionnel (Hussein, 1989; Ben Aissa, 1989; Saley, 1990; Diallo, 1989; Moslah et Megdiche, 1989).

Selon Faye (2004) la courbe de lactation est comparable à celle des bovins avec une persistance meilleure. Les facteurs alimentaires et saisonniers influent évidemment sur ces performances. Rapportée au poids vif de l'animal, la productivité laitière des chamelles (250 kg/Unité Bétail Tropical/an) est supérieure à celle des petits ruminants (220 kg) et à celle des zébus (100 kg). Les essais d'intensification, réalisés ici ou là, ont montré les perspectives en production laitière de cette espèce pour approvisionner les populations des zones arides de l'Ancien Monde.

Alors que dans une station expérimentale (Kamoun, 1995) a montré que la chamelle donne en moyenne 9 kg de lait par jour pendant une durée moyenne de lactation de 10 mois avec un pic de lactation vers le 3éme mois. La production dépend par plusieurs facteurs tel que le type génétique, l'âge, le stade de lactation, la saison, et la fréquence d'abreuvement (Hussein, 1989 ; Diallo, 1989 ; Moslah et Megdiche, 1989). Les études concernant l'évolution de la quantité de lait produite en fonction du stade indiquent que la meilleure production est enregistrée entre le 2éme et le 3éme mois de lactation (Faye, 1997). Les chamelles qui mettent

bas durant la saison d'abondance pastorale donnent un rendement laitier plus intéressant et plus stable que celles mettent bas durant la saison sèche. Ce facteur est reconnu par les éleveurs et l'utilise pour leurs élevages et les activités de la sélection (Hussein, 1989).

La pratique de la traite conditionne la quantité de lait récoltée, mais également les conditions de traites dans les conditions traditionnelles sont méconnues. Généralement, le chamelon est mis à téter pendant quelques minutes en début de traite pour favoriser la montée du lait, puis il est écarté pour la suite de la traite qui est faite manuellement. Selon une étude expérimentale Kamoun (1995) a rapporté une augmentation de la production avec la fréquence de traite. Le passage de deux traites (5,24 kg/jour) à trois traites (7,12 kg/jour) augmente la production journalière de 28,5 % et celui de trois traites à quatre traites (8,19 kg /jour) n'augmente la production que de 12,5 %.

La variation de quantité produite de lait peut être expliquée par le fait que la plupart des observations ont été mesurées sur des animaux possédant un potentiel génétique non homogène et soumis à des conditions climatiques et alimentaires très différentes. Le lait de chamelles dans le milieu pastoral est simplement autoconsommé ou laissé au profil des jeunes chamelons (Faye, 1997).

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