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Caractérisation de la population des dromadaires (camelus dromedarius) en Tunisie

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par Mohamed OULD AHMED
Institut national agronomique de Tunisie - Doctorat d'univérsité  2009
  

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3- Techniques moléculaires

Avec le développement de la biologie moléculaire, les techniques liées à l'étude de l'ADN offrent des perspectives nouvelles de développement pour l'élevage. Dans le domaine de la sélection, le décodage de l'ADN des espèces domestiques et la mise en évidence de plus en plus fréquente de marqueurs génétiques associés à une production, une fonction physiologique ou à une maladie va probablement contribuer à améliorer la quantité et la qualité des produits animaux. Toutefois, il ne faut pas oublier que la génétique ne représente qu'une partie des effets phénotypiques observés, le reste résulte des pratiques et du savoir faire des éleveurs. En effet, pour obtenir une expression optimale des gènes recherchés, ils doivent veiller au développement harmonieux de l'animal en respectant sa physiologie, les règles d'alimentation et son bien-être.

3.1- Historique de l'ADN

Le premier phénomène qui allait permettre de progresser dans l'identification du support de l'hérédité est celui de la transformation bactérienne, rapporté en 1928 par l'anglais Griffith. Ce phénomène représente alors un test d'activité biologique, grâce auquel il est possible de déterminer la nature du matériel génétique. Ce test ne sera pas mis à profit par Griffith lui même, mais par Avery en 1944 qui l'a utilisé pour élucider la nature biochimique du matériel génétique : il s'agit de l'ADN. Cette découverte est toutefois accueillie avec beaucoup de scepticisme. Il faudra de nombreux autres travaux pour que cette réalité soit acceptée : en particulier ceux de Hershey en 1946 et Chargaff en 1950. L'acceptation définitive ne viendra qu'avec l'élucidation de la structure de l'ADN.

La structure en double hélice de l'ADN est élucidée par Watson et Crick en 1953. Watson a décrit dans son ouvrage La double hélice (1968) le récit de la formidable découverte réalisée avec Crick. Les deux chercheurs disposent alors les éléments suivants: la composition chimique de l'ADN (désoxyribose, bases azotées, et groupements phosphate) et les travaux de Chargaff en 1950, qui avaient montré que pour toute molécule d'ADN, le nombre de molécules d'Adénine est égal au nombre de molécules de Thymine, et que celui de Cytosine est égal à celui de Guanine.

C'est en élaborant successivement plusieurs modèles moléculaires que Watson et Crick en 1953 réussissent à proposer une structure qui satisfasse à l'ensemble des données biochimiques disponibles. Cette structure est aujourd'hui connue de tous, elle est devenue l'emblème de la biologie moléculaire : deux brins constitués des groupements phosphates et de sucres forment une double hélice où les orientations de chacun des brins sont opposées. Sur les sucres de chacun des deux brins sont liées les bases azotées, chaque base d'un brin étant maintenue en vis-à-vis d'une base de l'autre brin par des liaisons hydrogène. Une Cytosine fait toujours face à une Guanine, et une Adénine à une Thymine. Les deux brins d'une molécule d'ADN sont dits complémentaires (Figure 3).

Figure 3 : Eléments de l'ADN génomique

3.2- Purification de l'ADN

Chez les procaryotes, l'ADN est simplement contenu dans la cellule, sans autre compartimentation. Par contre, chez les eucaryotes l'ADN est contenu par 3 types de compartiments à l'intérieur des cellules, le noyau et les mitochondries chez les animaux et les champignons, mais aussi les chloroplastes chez les plantes et les algues (figure 4). Ainsi, pour

accéder à l'ADN, les membranes (cellulaire, nucléaire, mitochondriale ou chloroplastique selon les cas) doivent être franchies. De plus, chez les organismes pluricellulaires, les cellules sont organisées en tissu qui doit être dissocié pour accéder à l'ADN.

Figure 4 : Organisation d'une cellule
1 : membrane cellulaire, 2 : noyau, 3 : mitochondries

Au niveau moléculaire, l'ADN est associé de façon plus ou moins directe à toutes sortes de molécules protéiques, glucidiques, et nucléiques. Ces interactions peuvent être particulièrement fortes, comme par exemple avec les histones, des protéines qui permettent à l'ADN de s'enrouler sur lui-même ainsi, l'ADN est la plupart du temps sous forme compactée. D'autres molécules interagissent avec l'ADN, comme d'autres protéines et des acides nucléiques, liées à la régulation de l'expression des gènes, la duplication de l'ADN, sa transcription en ARN.

L'objectif de la purification est donc d'isoler la molécule d'ADN, c'est-à-dire la séparer de tous les autres constituants d'un tissu, y compris les molécules fortement liées à l'ADN, et d'en obtenir un échantillon suffisamment pur et en quantité suffisante pour permettre toutes les manipulations de biologie moléculaire liées à la phylogénie et la génétique des populations. Une bonne préservation des tissus est indispensable, ce qui rendra facile l'extraction de l'ADN.

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"Je voudrais vivre pour étudier, non pas étudier pour vivre"   Francis Bacon