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Contribution des plates formes multifonctionnelles à  l'amélioration des conditions de vie des ménages à  l'est du Burkina

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par Michel Borrus Ismael OUATTARA
Université Catholique de l'Afrique de l'Ouest / Unité Universitaire à  Bobo Dioulasso - Licence en économie du développement 2009
  

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RESUME

La présente étude sur la contribution des plates formes multifonctionnelles à l'amélioration des conditions de vie des ménages s'est déroulée dans les cinq provinces de la région de l'Est du Burkina. Elle avait pour objet global d'évaluer l'impact des plates formes multifonctionnelles sur les conditions de vie des ménages de l'Est du Burkina. Les enquêtes ont concernés 54 villages parmi les lesquelles 648 ménages ont été enquêtés. Des analyses statistiques descriptives ont permis d'estimer la fréquentation des PTF et de la perception des effets de la PTF autour des paramètres tels que l'amélioration des conditions des femmes, la scolarisation des filles, et une augmentation du revenu des ménages. Les calculs des statistiques de base comme les fréquences et les tests de différence de moyennes en effets positifs de la PTF par province ont été possible grâce aux analyses quantitatives. Ces analyses révèlent que les PTF dégagent plus d'effets positifs que d'effets négatifs. De plus, ces effets sont perçus de façon prononcée dans les provinces de la Gnagna et de la Tapoa.

Au terme de cette étude, on peut dire que les PTF influencent positivement le niveau de scolarisation des filles, les conditions de vie des femmes, l'augmentation de revenus, et donc contribuent à l'amélioration des conditions de vie des populations.

Mots-clés : plate forme multifonctionnelle (PTF), Conditions de vie des ménages, amélioration.

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INTRODUCTION

Au cours de ces 10 dernières années, le Burkina a connu l'une des croissances économiques annuelles les plus importantes de l'Afrique de l'Ouest avec 4.6% en 2002 et 7.1% en 2005, grâce à la décentralisation, à la libéralisation de l'économie et enfin avec la création d'un cadre favorable à l'initiative privée (UEMOA, 2007).

En dépit des taux de croissance soutenus depuis la dévaluation du franc CFA, l'indice de pauvreté est resté supérieur à 44% au cours de la dernière décennie. Selon l'enquête prioritaire n°3 effectué en 2003, 46.4 % des 12 millions de burkinabè vivent en dessous du seuil de pauvreté, estimé à 82 672 FCFA par an et par personne.

Pour 14 millions d'habitants (INSD, 2007), près de 85% de la population burkinabé vit en milieu rural, dans quelques 8 663 villages de moins de 5 000 habitants qui regroupent les tranches les plus pauvres de la population. En effet, 52% de la population rurale vit en dessous du seuil de pauvreté contre 19.9% en milieu urbain. Le milieu rural contribue à hauteur de 92.2% à l'incidence de la pauvreté nationale (ZAHONOGO, 2003). Le Burkina reste toujours confronté aux contraintes majeures de son développement socioéconomique. D'une part, les aléas climatiques constituent des obstacles au secteur agricole, composante majeure du Produit intérieur brut (PIB) et d'autre part, on constate un faible accès aux services sociaux de base (santé, éducation de base, nutrition/alimentation, eau/assainissement) qui représentaient moins de 25% des dépenses budgétaires en 2001 (UEMOA, 2005).

L'indicateur de pauvreté le plus utilisé par le PNUD se fonde sur l'apport calorifique minimal fournissant à l'être humain l'énergie nécessaire pour mener une vie normale. La pauvreté de consommation (elle est encore appelée pauvreté alimentaire qui est affinée à la pauvreté en énergie calorifique) reflète la non disponibilité de cette quantité d'énergie, et la pauvreté par le revenu (pour ceux qui ne cultivent pas pour se nourrir) reflète un manque d'argent pour acheter cette quantité de nourriture. Si toute l'énergie de travail d'un individu est utilisée simplement pour lui fournir des calories équivalentes ou inférieures à cet apport minimal, il est bloqué et se trouve confronté à la difficulté de sortir de la pauvreté. En outre, au-delà de la simple obtention de nourriture, les êtres humains ont besoin d'énergie pour d'autres tâches de survie, comme par exemple, la garantie d'un abri et la vie sociale (PNUD, 1999).

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