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Contribution des plates formes multifonctionnelles à  l'amélioration des conditions de vie des ménages à  l'est du Burkina

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par Michel Borrus Ismael OUATTARA
Université Catholique de l'Afrique de l'Ouest / Unité Universitaire à  Bobo Dioulasso - Licence en économie du développement 2009
  

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1.1.2. Conditions de vie des ménages

Dans son essai sur les principes de la population, Malthus (1798) estime que l'augmentation de la population simultanément au manque de subsistances va nécessairement provoquer famine et pauvreté. Selon la théorie classique, la croissance du PIB augmente le revenu des pauvres aussi bien dans les pays pauvres que dans les pays riches. La mise en oeuvre de bonnes politiques économiques induit une croissance qui sera bénéfique aux pauvres qu'à l'économie générale. Pareto (1896) dans son manuel d'économie politique pense que la lutte contre la pauvreté passe par la croissance de la production. Dans une vision plus actuelle, la pauvreté est vue dans un concept multidimensionnel. Sen (1981), définit la pauvreté comme un manque de moyens de vivre correctement et de mettre en valeur ses capacités individuelles. D'autres penseurs approchent la pauvreté comme une privation inacceptable de la condition humaine du point de vue des opportunités économiques, de l'éducation, de la santé et de la nutrition autant qu'un manque de moyen et de sécurité. Gnoumato (2008) a consacré une partie de son étude sur la plate forme multifonctionnelle pour la lutte contre la pauvreté. Il ressort de cette étude que la pauvreté monétaire se manifeste par un manque de revenus pour bien se nourrir et se payer des services pouvant libérer du temps et de l'énergie. Par contre, la pauvreté en milieu rural se traduit par l'insuffisance d'accès aux services de base comme l'eau potable, la santé, l'éducation, l'énergie... C'est la pauvreté des conditions de vie ou d'existence humaine

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1.1.2.1. Gain de temps

Le gain de temps provient de l'accomplissement des activités suivantes : l'approvisionnement en eau, la mouture et le décorticage. La consommation journalière de l'eau est un besoin vital. A travers l'étude d'impact des PTF sur les conditions de vie des ménages au Mali, il ressort que tous les jours avant l'installation de la PTF, les femmes et les jeunes filles rurales étaient obligées de se lever très tôt le matin aux alentours de 4 heures pour se rendre à des kilomètres du village à la recherche d'eau. Selon Diagana (2001), grâce au module « eau », le temps épargné par les femmes est en moyenne de 6 heures par semaine. Le nombre d'heures épargnées au cours d'une année équivaut à 312 soit 52 semaines. Aussi, la mouture et le décorticage sont entrepris avec des méthodes rudimentaires dans le monde rural, ces tâches prennent de nombreuses heures pour être accomplies. Avec l'utilisation de la PTF, le gain de temps cumulé par femme sur une semaine, équivaut en moyenne à une journée de travail de 8 heures pour la mouture (transformation de céréales telles que le mil, le sorgho, le maïs) et de 4 heures pour le décorticage du karité et du riz. Plus important encore, la PTF permet aux femmes villageoises et surtout aux jeunes filles de s'affranchir des corvées journalières, notamment piler les céréales et la corvée quotidienne de l'eau. La femme peut utiliser ce gain de temps additionnel pour s'adonner à des activités génératrices de revenus comme le maraîchage et le commerce des produits agricoles transformés par la PTF (PNUD, 2004).

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