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Déchets ménagers: impact sur la santé et l'environnement en commune I du district de Bamako: cas de Banconi

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par Mamadou Diabaté
Bamako - Maà®trise 2010
  

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Définition des concepts et introduction

Pour mieux aborder ce thème, il est nécessaire de définir certains concepts clés tels que :

- L'assainissement : c'est une action qui vise à l'amélioration de toutes les conditions qui, dans le milieu physique de la vie humaine, influent ou sont susceptibles d'influer défavorablement sur le bien être physique, mental ou social ;

- Les déchets ménagers : ce sont les ordures et les eaux usées issues des travaux de ménage (reste de cuisine, eaux issues de la lessive, nettoyage...) ;

- L'épidémiologie : c'est une science médicale qui étudie les facteurs intervenants dans l'apparition des maladies et des différents phénomènes morbides, ainsi que leur fréquence, leur distribution géographique et socio-économique, leur évolution ;

- L'environnement : c'est le substrat et tous ceux qu'il abrite à savoir l'eau, l'air (l'ensemble des éléments physiques, chimiques ou biologiques, naturels) ;

- L'insalubrité : c'est un état de ce qui est nuisible à la santé ;

- La pollution : c'est la dégradation d'un milieu naturel par des substances chimiques, déchets industriels ou ménagers ;

- L'urbanisation : c'est la concentration croissante de la population dans des agglomérations de type urbain.

Dans ces dernières décennies, les questions environnementales occupent la majeure partie des débats internationaux, nationaux et régionaux suite aux menaces que subit l'environnement par les effets induits des activités de l'homme. Dans les pays en développement, notamment dans les villes, le problème qui menace le plus l'environnement est l'insalubrité. Pour cela, l'insalubrité est devenue un danger à Bamako. Il est caractérisé par le manque d'infrastructures et d'équipements de gestion des déchets ménagers, l'incivisme et le poids des traditions des populations face aux pratiques d'hygiène et d'assainissement, le manque de synergie d'action des acteurs d'assainissement...

La production des déchets ne cessent de croître, phénomène qui ne laisse personne indifférente.

A l'instar des autres communes du District de Bamako, la commune I notamment le quartier de Banconi subit les impacts de l'insalubrité.

La situation devient chaque jour de plus en plus inquiétante.

L'insalubrité exerce un impact négatif sur la population de Banconi. Ainsi, nous avons un état sanitaire précaire lié aux maladies épidémiques et endémiques.

Les pollutions transforment l'environnement en un espace épidemiogène.

C'est dans ce cadre que nous avons choisi ce thème intitulé: `'Déchets ménagers, impact sur la santé et l'environnement en commune I du District de Bamako'' pour comprendre le phénomène et apporter notre contribution dans le cadre du mémoire de maîtrise.

Pour traiter ce thème, nous avons posé comme question principale de recherche :

Quelle influence les déchets ménagers exercent-ils sur la santé et l'environnement ?

Les questions de recherche sont :

- Comment les déchets ménagers sont-ils gérés à Banconi ?

- Quels sont les effets des déchets ménagers sur la santé des populations ?

- Quels effets exercent-ils sur l'environnement ?

Pour traiter ce thème, nous nous sommes fixés comme :

Objectif principal : analyser l'impact des déchets ménagers sur la santé humaine et l'environnement.

Les objectifs spécifiques sont :

- Déterminer les causes de la prolifération des déchets ménagers ;

- Identifier les effets des déchets ménagers sur la santé ;

- Identifier les méfaits des déchets ménagers sur l'environnement ;

- Proposer des solutions pour réduire les conséquences

Hypothèses :

- L'insuffisance d'infrastructures et d'équipements, le faible taux d'adhésion aux prestations des GIE, la pauvreté, l'incivisme et les habitudes traditionnelles des populations... expliquent la prolifération des déchets ménagers.

- Les déchets ménagers sont la principale cause des maladies endémiques et épidémiques qui frappent les populations de Banconi.

- Les déchets ménagers peuvent entraîner la pollution de l'environnement ;

- Pour réduire les conséquences des déchets ménagers nous devons élaborer des stratégies efficaces de collecte, d'évacuation et de traitement des déchets ménagers...

Ce travail s'articule autour de quatre chapitres qui sont : Présentation du milieu d'étude, Production et nature des déchets ménagers, Impact des déchets ménagers sur la santé et l'environnement, Gestion des déchets ménagers à Banconi.

Méthodologie :

Pour traiter ce thème, nous avons adopté la méthode suivante :

Nous avons élaboré un questionnaire, un guide d'entretien à l'intension de certaines personnes ressources, effectué deux stages.

- Le questionnaire : il a été élaboré pour recueillir des informations quantitatives. Il a été adressé dans un premier temps aux populations de Banconi dans le but d'obtenir des informations sur la façon de gérer les déchets et comprendre leurs impacts sur la santé et l'environnement afin d'établir une statistique sur les faits.

Dans un second temps, il a été adressé aux G.I.E pour comprendre leur système de collecte et leurs problèmes.

L'échantillonnage : pour bien faire ce travail, nous avons pris un échantillon de 120 personnes qui ont été choisi au hasard. Néanmoins, nous avons enquêté plus de populations riveraines des marigots.

Il a été fait selon le critère adulte homme ou femme.

- Le guide d'entretien : il a été élaboré à l'intension du personnel de l'ASACOBA, clinique Kassoum de Layebougou, S.A.C.P.N de la Mairie de la commune I, de l'I.N.R.S.P, dans l'objectif de cerner les différents paramètres de notre thème.

- La revue documentaire : pour bien faire un travail de mémoire, il est indispensable de faire une fouille documentaire sur le thème. Cette démarche nous a conduit aux bibliothèques de la FLASH, l'Institut du Sahel, l'Agence Universitaire de la Francophonie (A.U.F), S.A.C.P.N, le net et la consultation des articles de journaux.

Certes, elle nous a permis d'avoir d'importantes informations sur notre thème en particulier et d'approfondir notre connaissance scientifique en générale.

- Le stage : nous avons fait deux stages de recherches à la D.S.U.V.A du 26 Octobre au 23 Décembre 2009 et à la D.R.A.C.P.N du 03 Mars au 03 Avril 2010. Ces stages rentraient dans le cadre de la recherche d'informations sur la gestion des déchets ménagers.

Chapitre I

Présentation du milieu d'étude

1.1 Milieu physique :

Le District de Bamako est situé entre le 12°38' de latitude Nord et le 7°59' de longitude Ouest, avec une altitude de 381 m à l'aéroport de Bamako-Sénou. Il s'étend de l'Ouest en Est sur 22km et du Sud au Nord sur 12km pour une superficie de 267km2.

Le District de Bamako, divisé en six (6) communes par l'ordonnance du 18 Août 1978 modifiée par la loi de février 1982 va connaître une forte déconcentration administrative.

La commune I a été créée par l'ordonnance n°78-32/ CMLN du 18 Août 1978, abrogée par la loi n°96-025 du 21 février 1996 fixant le statut spécial du District de Bamako. C'est une collectivité territoriale dotée de la personnalité morale et de l'autonomie financière conformément aux dispositions de la loi 93-008 du 11 février 1993 déterminant les conditions de la libre administration des collectivités territoriales.

La commune I, couvrant une superficie de 3426km2. Elle est composée de neuf (9) quartiers qui sont : Banconi, Sikoroni, Djoumanzana, Fadjiguila, Korofina Nord, Korofina Sud, Djélibougou, Boulkassoumbougou et Sotuba.

Le quartier de Banconi est situé au Nord de la commune. Il est composé de dix (10) petits quartiers qui sont : Salembougou au Sud, Flabougou, Zèkènèkorobougou à l'Est, Razel, Plateau à l'Ouest, Layebougou au centre, Djanguinebougou au Nord, Noumoribougou Nord-Est, Farada au Nord et Sourakabougou à l'Ouest.

1.1.1 Le relief : il est caractérisé par des plateaux et collines de type granitique avec un sol accidenté de type latéritique, ce qui représente quelques difficultés pour l'aménagement d'infrastructures d'assainissement. les hauteurs dominantes sont :

· Le Sikoroni koulou, situé à Sikoroni renferme la plus grande carrière de la commune ;

· le Djékoulouni à Djoumanzana, ancienne carrière sert aujourd'hui de dépôt d'ordures.

Ces différentes collines sont soumises à l'exploitation de carrière. S carrières les plus exploitées sont celles de Moellons à Nafadji et à Sikoroni et la carrière de sable de Banconi-Razel. Cette activité est très importante et rentable pour la commune et permet de dégager des surfaces importantes prêtes à être aménagées par l'habitation.

1.1.2 Hydrographie : le réseau hydrographique de la commune est constitué par quatre cours d'eau (marigots) et le fleuve Niger. Les cours d'eau qui traversent la commune sont :

· le Tienkolé : il s'étend sur une longueur de 5km environ, avec 20,30 km2 comme superficie du bassin versant et est situé entre Korofina et Banconi. Il prend sa source dans les collines de Kati avant de se jeter dans le fleuve Niger ;

· le Banconi : il s'étend sur une longueur de 7km environ 50km2 comme superficie du bassin versant et est situé à l'Ouest des quartiers spontanés de Banconi et de Sikoroni ;

· le Farakoba : il s'étend sur une longueur de 6km environ avec 97km2 comme superficie du bassin versant et est situé entre le quartier de Boulkassoumbougou et Titibougou (cercle de Kati) ;

· le Molobalini : avec une longueur de 6km environ, 11,31km2 comme superficie du bassin versant et est situé entre Djélibougou et Korofina. Il provoque des dégâts (inondations) souvent des pertes en vie humaine chaque année d'où son nom Molobalini.

L'existence de ces marigots pose un certain nombre de problèmes de santé du fait que ces marigots sont parfois des lieux de prolifération des déchets ménagers et des dépotoirs anarchiques.

Et deviennent les foyers de maladies infectieuses avec la persistance des vecteurs comme les moustiques, mouches, cafards, souris..., par la contamination de la nappe phréatique, les mauvaises odeurs...

1.1.2 Le climat : le climat est de type tropical caractérisé par :

Une saison froide de Novembre à Janvier et chaude de Février à Mai et une saison humide, chaude de Juin à Octobre avec une pluviométrie très variable (800 à 1000 mm par an).

La température minimale moyenne varie entre 20° et 25°, tandis que la maximale moyenne varie entre 35° et 40°.

1.2 Milieu humain :

Avec une superficie de 3426 km2, la commune I a une population estimée à 284838 habitants en 2007 avec un taux de croissance annuelle de 4,3%.

Le phénomène d'urbanisation galopante constitue un évènement démographique, géographique et socioculturel majeur.

Le quartier de Banconi confronté à un problème d'urbanisation, a presque la quasi-totalité de ses ménages surpeuplés (souvent plus de 30 personnes). Cette situation pose un sérieux problème d'hygiène du cadre de vie.

Tableau n°1 : taille des familles et situation d'occupation

Modalités

Flab

Noum

Djang

Zèkènè

Layeb

Taux

Pop/famille

2-10

4

5

4

0

3

13,33%

10-20

19

11

6

1

3

33,33%

20-40

18

10

7

4

5

36,66%

40 +

6

0

3

3

7

16,66%

occupation

Prop

35

23

13

7

15

77,5%

Locat

12

4

7

1

3

22,5%

Source : enquête personnelle en Août 2009

Le gros quartier de Banconi est constitué par une population d'origines diverses, composées de plusieurs ethnies : Bambara, Sénoufo, Minianka, Sarakolé, Sonrhaï, Wolof, Peulh...

L'enquête menée sur le terrain, révèle que sur les 120 personnes dont une personne par ménage enquêtées, 19 familles ont chacune un effectif de plus de 40 personnes soit 15,8% composés essentiellement de Sarakolés, Sénoufo, Peulh. D'après l'enquête, trois familles ont un effectif d'environ 100 individus, 44 familles ont effectif compris entre 20 et 40 personnes soit 36,6% ; 40 familles ont chacune un effectif compris entre 10 et 20 soit 33,3% et enfin 16 familles ont chacune un effectif de 2 à 10 éléments soit 13,3%.

1.2.1 Evolution de la population :

Le taux d'accroissement de la population de la commune I a beaucoup diminué entre les deux horizons. Référant un phénomène de saturation progressive des quartiers.

Tableau n°2 : répartition de la population par quartier en 1998 et estimation en 2007 en commune I.

Quartiers

Population en 1998

Fréquence en 1998

Estimation en 2007

Banconi

63 062

32,34%

104 507

Boulkassoumbougou

28 821

14,78%

47 758

Sikoroni

26 221

13,45%

43 451

Djélibougou

22 058

11,31%

36 552

Djoumanzana

18 061

9,26%

29 928

Fadjiguila

14 387

7,38%

23 838

Korofina Nord

14 350

7,36%

23 780

Korofina Sud

4 979

2,56%

8 246

Sotuba

3 095

1,59%

5 124

Total

195 034

100%

323 184

Source : Mairie de la commune I

Quatre quartiers (Banconi, Boulkassoumbougou, Sikoroni et Djélibougou) totalisent 71, 88% de la population totale de la commune en 1998.

En 1998, la commune comptait 99 544hommes soit 51% et 95 537 femmes soit 48,98% et une population flottante au nombre de 47 soit 0,02%.

De 1998 à 2006, il a été enregistré 122 078 naissances vivantes dont 3 601 décès soit une proportion de 2,95%.

La diversité ethnique et l'effectif des populations par famille constituent un facteur dominant dans l'explication des conditions d'hygiène et d'assainissement.

1.2.2 Migration : selon l'analyse du recensement général de la population et de l'habitat d'avril 1998 (Migration et pauvreté), la région de Sikasso et le District de Bamako constituent les principales zones d'attraction en 1987 et 1998.

La population immigrante étrangère est estimée à 49 243 et celle nationale à 334 303 dans le seul District de Bamako. La commune I n'est pas en marge de ce flux migratoire.

1.2.3 Economie : l'économie de la commune I est basée sur trois secteurs qui sont : le primaire, le secondaire et le tertiaire.

· Le primaire : il est dominé par l'agriculture et l'élevage.

· Agriculture : le maraichage constitue l'activité dominante et occupe une partie de la population. Pratiqué sur le long du chemin de fer Bamako Koulikoro, la zone ACI de Sotuba (en voie de disparition), la zone Babiabougou (Korofina Sud) et sur les flans des marigots non aménagés ; les principales spéculations pratiquées sont : la carotte, laitue, poivre, betterave, chou, gombo...

En 2006, ces différentes cultures ont occupées une superficie totale de 27 647 km2 contre 18 144 km2 en 2007. Cette réduction des superficies est liée au phénomène galopant de l'urbanisation.

Pour l'organisation et la sauvegarde des intérêts des maraîchers, trois coopératives ont été créées :

· Wétou : 70 membres sise à Sotuba ;

· Dukafa : 45 membres, sise à Boulkassoumbougou ;

· Dugu Suma : 50 membres, sise à Babiabougou.

· Elevage :

D'une manière générale, l'élevage est florissant dans le District de Bamako notamment en commune I. les effectifs par espèce, du cheptel enregistré dans la commune I au cours de l'année 2006 sont :

Tableau n°3 : effectifs du bétail précisé dans le tableau ci-dessous par rapport au total du District de Bamako en 2006.

Espèces

Total de la C I

Total du District

Taux

Bovins

1000 têtes

21 340

4,69%

Ovins

1350 têtes

11 842

11,4%

Caprins

450 têtes

9 220

4,88%

Equins

30 têtes

298

10,07%

Arsins

380 têtes

2 000

19%

Porcins

120 têtes

880

13,64%

Volailles

10 000 individus

853 000

1,17%

Source : Mairie de la commune I

Parmi les espèces du bétail élevé en commune I, la proportion des porcins parmi l'effectif du District s'élève à 13,64%. Le porc est un animal qui se plaise dans les endroits inondés et sales. En réalité, aujourd'hui, le nombre est plus élevé et triple l'effectif de 2006, chose qui pose un énorme problème de salubrité dans les environnants de ses éleveurs.

Certes, quelques ménages font de l'élevage dans leur domicile notamment celui des ovins, bovins, volaille...

L'élevage bien qu'étant source de revenu important, est aussi source d'insalubrité.

· Le secondaire : il est dominé par l'artisanat et l'industrie.

· L'artisanat : dans ce secteur, on note la présence de quelques 6333 artisanats repartis entre 171 corps de métiers. L'activité artisanale est dominée par la mécanique et la menuiserie métallique. Les ateliers sont disposés le long des routes et dans certaines parcelles vides.

· L'industrie : selon les résultats du recensement industriel de 2006, organisé par la C.P.S/Industrie commerce, le tissu industriel du District de Bamako englobe 227 unité industrielles dont la part de la commune I est évaluée à 7,93% soit 18 unités reparties en 7 branches d'activité.

La situation par branche d'activité se présente comme suit :

· La fabrication des produit alimentaires (boisson, tabac, ...) : 44,44% est la plus importante ;

· La fabrication des produits chimiques : 22,22% ;

· La métallurgie et la fonderie : 11,11%.

Les autres activités dont celles extractives, d'édition et d'imprimerie, la fabrication de verre, la poterie, la distribution d'électricité, gaz et d'eau représente chacun 5,56% des unités de la commune.

· Le tertiaire : il est dominé par le petit commerce.

Conformément à l loi n°96-058, déterminant les ressources fiscales (impôts et taxes) du District de Bamako et les communes qui le composent, les recettes de la commune sont perçues sur :

· Les spectacles et divertissements,

· Les distributeurs automatiques et appareils de jeu installés dans les lieux publics,

· Les établissements de nuit, dancing et hôtels,

· Les bals, tam-tams et réjouissances similaires,

· La publicité et l'affichage dans les lieux publics,

· Les installations à caractère commercial et artisanal,

· L'usage privatif du domaine public,

· Le marché à bétail,

· Les installations portant sur les activités technologiques et artisanales,

· L'installation des pompes de distribution publique d'hydrocarbure,

· L'extraction de sable, moellon, gravier ou latérite,

· Les prestations de service portant sur l'habitat et

· Les prestations administratives.

En 1999 , les recettes de l'ensemble des marchés de la commune I étaient de 26 721 023 F, alors qu'une étude de la MDD réalisé en 1997, les estimait à 125 161 000 F soit un taux de recouvrement de 21%. Sur la base de ces informations, le PDUB et la Mairie de la commune I, ont procédé en Mai 2000 à un recensement participatif des marchés. Ce travail a permis de connaître le potentiel des marchés de la commune pour l'année en cours.

Il chiffrait le potentiel à 117 390 000 F.

Le tableau ci-dessous en donne les résultats.

Tableau n°4 : résultat du recensement du potentiel des marchés par quartier en 2000.

Marchés

Potentiel (F CFA)

Recette annuelle (F CFA)

Taux

Fadjiguila

31 374 000

9 000 000

29,00%

Boulkassoumbougou

22 120 000

5 400 000

24,00%

Banconi

40 086 000

9 000 000

22,45%

Djélibougou

10 566 000

2 160 000

20,00%

Sikoroni

6 174 000

720 000

12,00%

Babiabougou

2 160 000

450 000

21,00%

Voie publiques

 

12 681 000

 

Total

125 161 000

39 411 000

31,00%

Source : Mairie de la commune I

A travers ce tableau, il ressort que la recette d'aucun marché ne vaut le tiers de son potentiel ce qu'il ya lieu de souligner que ces marchés ont besoin d'un aménagement conséquent. Ainsi, le gros quartier de Banconi ayant deux marchés : celui de Flabougou et de Farada n'atteint pas le pourcentage des quartiers de Boulkassoumbougou et Fadjiguila qui ont chacun un marché.

En Mai 2000, un recensement participatif des marchés par la Mairie de la Commune I et PDUB/SNV, a permis d'avoir une idée sur le potentiel des marchés de la commune et juger des taux de recouvrement de chacun des marchés. La commune est dotée de neuf (9) marchés. On y compte 7 525 vendeurs.

Les taxes recouvrables sont ainsi de 376 250 F CFA soit 9 782 500 F CFA par mois soit 117 390 000 F CFA par an.

Les prévisions au cours des quatre récentes années ont nettement évolué, en particulier 2004 et 2005 soit de 18,07% en 2003 à 27,01% en 2004 à 28,62% en 2005 et 26,3% en 2006.

Les recettes ont progressivement évolué. Elles sont passées de 18,28% à 30,73%. Ce qui s'explique d'une part au dynamisme de la commune et de l'autre à un début de maîtrise des potentialités existantes.

1.2.4 L'habitat :

Le quartier de Banconi se présent e souvent comme un quartier construit en dehors des normes urbanistiques légales.

A l'instar de quelques quartiers de la commune, Banconi présente des gènes réels à son épanouissement. Cependant, bien que certaines de ces difficultés et contraintes affichent des similitudes avec celles des autres quartiers, cette étude nous a permis de déceler quelques particularités. Celles-ci entre autres en constituent les principales :

· L'habitat et le problème de lotissement,

· L'insalubrité,

· L'insuffisance d'intérêt aux aspects environnementaux,

· Le problème d'eau potable...

Dans la commune I, il existe trois types de constructions qui sont le type moderne, rencontré dans les quartiers entièrement lotis (Boulkassoumbougou, Korofina Nord, Djélibougou, Djoumanzana et Fadjiguila) ; le type semi moderne aux quartiers partiellement lotis (Banconi, Korofina Sud et Sikoroni) enfin le type traditionnel au quartier spontané de Sotuba. Dans les quartiers partiellement lotis, près de 45 à 50% des zones d'habitats sont occupés par les habitats spontanés. Ainsi, à Banconi notamment Zèkènèkorobougou, Layebougou et Noumoribougou correspondent à ces critères.

Tableau n°5 : Type d'habitat et nombre d'enfant de moins de 15 ans par ménage et par secteur du quartier de Banconi.

Modalités

Flab

Noum

Djang

Zèkènè

Layeb

Taux

Type

D'habitat

Banco

9

10

9

2

9

32,5%

Semi dur

33

17

10

3

9

60%

Dur

5

0

1

3

0

7,5%

Nombre

D'enfant/ ménage

2-10

30

19

8

2

3

51,6%

10-20

14

7

9

5

8

35,8%

20 +

3

1

3

1

7

12,5%

Source : enquête personnelle en Août 2009.

La précarité des conditions de vie des populations de Banconi se voit à travers ce tableau, ainsi, pour le type d'habitat Semi dur, nous avons 60% et sont composés des maisons souvent en banco renfermé par une couche de ciment ; 32,5% pour le type Banco et 7,5% pour le type Dur. Cela nous montre la promiscuité du logement et le manque ou l'insuffisance d'infrastructures d'urbanisation.

Certes, les familles sont densément peuplées. Ainsi, 51,66% des ménages enquêtés ont chacun un effectif de d'enfant de moins de 15 ans compris entre 2 à10, 35,83% compris entre 10 à 20 et 12,5% ayant un effectif de 20 et plus.

En perspective, beaucoup de ménage a un effectif très élevé.

A la page suivante, se trouve la carte N°1, relative au quartier de Banconi.

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9Impact, le film from Onalukusu Luambo on Vimeo.



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