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Contribution et analyse des conflits forestiers en milieu rural. cas de territoire de Bagata, province de Bandundu (RDC)

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par p. Basile SAKATA SELEBAY
Université Catholique de Louvain - Master complementaire en Développement. environnement et société 2010
  

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LISTE DES FIGURES

Figure 1 : Carte du territoire de Bagata 12

Figure 2 : Interrelation entre acteurs 82

LISTE DES TABLEAUX

Tableau 1 : Indications climatologiques de onze stations météorologiques à Bandundu. 16

Tableau 2: Répartition des sols dans la province de Bandundu 18

Tableau 3: Codes forestiers actuellement en vigueur dans les pays du bassin du Congo 33

LISTE DES PHOTOS

Photo 1 : Ecole implantée à Ndana Scierie 60

Photo 2 : Ravitaillement de grumes vers le port de Makiri Mbiem 62

INTRODUCTION GENERALE

1. Contexte général

L'homme est à la fois un être biologique et social. Il a toujours entretenu des relations très étroites avec son milieu naturel, pour garantir son existence et celle des générations futures. Il a recours aux ressources forestières pour se nourrir, se vêtir, se loger, se soigner mais aussi pour accomplir certaines actions relevant de sa culture non matérielle (rites médicaux-magiques et magico-religieux...)1(*).

L'Afrique et l'Amérique Latine renferment encore d'immenses étendues de forêts abritant des populations Bantu, Pygmées et Indiens de diverses cultures qui dépendent directement de la forêt. Les savoirs, les savoir-faire et les pratiques quotidiennes de ces populations font partie d'un patrimoine culturel unique qu'il convient de sauvegarder et de valoriser. Ils témoignent des relations intimes développées entre les êtres humains et leur environnement. Certaines de ces connaissances, favorables à un prélèvement rationnel des ressources, peuvent être mises à contribution dans le cadre de la gestion durable des forêts2(*).

Il était donc nécessaire de relever dans une étude les types d'exploitation susceptibles d'être pratiquées par les populations locales, les conflits qui peuvent en découler et la manière de les gérer.

2. Problématique

Dans l'état actuel du développement économique et social de la RDC, la forêt occupe une place très importante tant il est vrai qu'elle est considérée comme la mère nourricière de la population rurale. Par sa multifonctionnalité, elle joue les rôles économique et social, écologique, esthétique, récréatif, éducatif et touristique, et même une fonction morale. Si les fonctions de la forêt sont connues, son exploitation en milieu rural congolais constitue un enjeu qui oppose l'Etat, les communautés locales et les opérateurs privés. Cette recherche est consacrée à l'exploitation forestière et au développement rural dans le territoire de « Bagata ». La recherche vise spécifiquement à démontrer que la « cohabitation » entre la gestion de ressources forestières et les populations locales n'est pas toujours pacifique. Et lorsque ces tensions s'exacerbent, il naît des répercussions sur le développement économique de la contrée. En d'autres termes, l'étude se propose d'analyser les différents aspects des ressources forestières à Bagata en mettant en exergue les interventions des acteurs. L'étude cherche également à comprendre pourquoi l'exploitation forestière par les acteurs privés n'a pas permis le développement de la contrée.

2.1. Les faits

Environ 40 millions de Congolais vivent et tirent leurs ressources directement des forêts de la République démocratique du Congo « RDC ». Ces forêts présentent une impressionnante biodiversité et jouent un rôle essentiel dans la protection du climat.

Elles occupent à elles seules 52 % du territoire national soit une couverture forestière de 128 millions d'hectares3(*) , le second du monde pour les forêts tropicales (après l'Amazone) soit 47 % de l'ensemble des forêts d'Afrique ou encore environ 7% des forêts de la planète4(*).

La RDC est le premier pays d'Afrique, par l'étendue de ses forêts, et le plus important pour la préservation de l'environnement mondial. C'est le deuxième massif de forêt tropicale dans le monde après le Brésil, et le moins industrialisé5(*).

L'immensité exceptionnelle de cette forêt est à l'image de sa diversité: la forêt équatoriale située au niveau de la Cuvette Centrale (provinces de l'Equateur, Orientale et Nord Bandundu ) occuperait 100 millions d'hectares ; la forêt des montagnes, à plus de 1700 m d'altitude située dans la province du Kivu, occuperait 500 mille hectares ; la forêt de Mayumbe, située dans la province du Bas-Congo, la forêt sèche dans la province du Katanga, la forêt-galerie et les autres lambeaux forestiers situés dans les provinces du Kasaï et du Sud de Bandundu) occuperaient près de 25 millions d'hectares.

Bien souvent, les études des forêts ne mettent en exergue que les étendues continues des forêts comme la forêt équatoriale ou celle du Mayumbe. Elles ignorent les lambeaux forestiers disséminés à travers le pays et dont l'ensemble vaut plusieurs milliers d'hectares. Les forêts du territoire de Bagata font partie de ce qu'on doit appeler, au Congo, lambeau forestier bien qu'elles représentent près de 300.000 hectares6(*).

* 1 B. DUPUY, Gestion durable des forêts denses humides africaines. Série de documents élaborés dans le cadre du projet Forafri (1996-1999), Cirad, Montpellier, France (cédérom), 110 pp.

* 2 Ibidem.

* 3 Certains autres organismes congolais comme « la Forêt, c'est la Vie » estiment cette étendue à 178 millions d'hectares. Cette différence résulte de l'absence d'une définition claire du concept des forêts. Parfois, il y est inclus les espaces reboisés, replantés et les bosquets de plus d'un hectare. C'est ce qui justifie cette différence. Les documents officiels retiennent souvent le chiffre de 128 millions qui sont livrés par la FAO et le Service Permanent d'Inventaire et d'Aménagement Forestier (SPIAF).

* 4 Source Service Permanent d'Inventaire et d'Aménagement Forestier (SPIAF), 1995, carte forestière synthèse du Zaïre ; FAO, 2005. Global Forest Resources Assessment. Food and Agriculture organisation, Rome, http://www.fao.org/forestry/site:fra2005/fr

* 5 Rapport annuel du SPIAF, 2000, p. 10.

* 6 Rapport annuel du SPIAF, carte forestière synthèse de la RDC, Kinshasa, 2000, p.15.

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