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Problématique de l'utilisation de khaya senegalensis comme arbre de reboisement urbain: cas de la ville de cotonou.

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par Simplice ADANHOUNSODE
UAC-EPAC - Licence Professionnelle en Gestion de l'Environnement 2013
  

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ABSTRACT

The use of Khaya senegalensis urban reforestation began in Benin since the colonial era. He served in several afforestation roads and public places. While touring the city of Cotonou is our study area, we see indeed that most K. senegalensis used as urban reforestation trees are frequently stripped and mutilated, jeopardizing their survival. But this is the life-sustaining species used in reforestation effort that ensured the success of this action. The study of the problem of the use of K. senegalensis as tree planting in the city of Cotonou was approached to contribute to better monitoring of actions for urban reforestation. It has set the following objectives: (i) to increase knowledge of botany and ethnobotany characteristics of Khaya senegalensis (ii) identify cases of aggression against the human species, (iii) investigate the possibilities to eliminate these attacks or at least minimize them.


Information on ethnobotany and botanical characteristics of K. senegalensis and urban reforestation were collected from the literature. From the observations made in the field, green spaces in the city of Cotonou were identified as the sites covered by K. senegalensis and various forms of abuse he had suffered. An ethnobotanical survey was conducted through an interview at the place of business of the pharmacopoeia guide to learn about the different organs from the K. senegalensis and their source of supply and the location of the frames of the forestry administration to highlight the technical reasons for the choice of K. senegalensis for urban reforestation.


 

The surrounding arteries and medians of several roads in the city of Cotonou were planted with K. senegalensis. A total of 41 locations / areas are covered with 2,173 feet of K. senegalensis. The reasons that militated in favor as urban tree planting are among others its easy adaptation to sea spray, its availability in the nursery, its shade and its ability to keep the foliage for a long time. The study of the problem of the use of Khaya senegalensis as tree planting in the city of Cotonou showed that this species is highly mutilated because of its tree-type drug. Its bark is highly sought in pharmacopoeia for the treatment of various diseases. Indeed, the removal of bark is the most remarkable form of aggression against human K. senegalensis. Other forms of human aggression are the collection of leaves or roots and the slaughter.

Faced with threats to the survival of K. senegalensis and to ensure a successful urban reforestation activities and ensure sustainability of the urban canopy, several recommendations are derived from this study that such improvement actions awareness, empowerment of local residents lined streets, creating K. senegalensis park for the needs of bark, leaves and roots, the punishment of those who commit acts of incivismes of trees planted and the promotion of other urban reforestation species spared human aggression.

INTRODUCTION

Dans les zones urbaines, les arbres jouent d'importants rôles esthétiques et écologiques, en plus de l'ombre qu'ils procurent et de leur contribution notable à l'amélioration de la vie citadine (FAO, 2000). En effet, le reboisement urbain est apparu comme étant l'une des mesures incontournables dans la gestion de la qualité de l'air et le maintien d'un environnement sain, satisfaisant et durable. C'est ainsi que des actions de reboisement ont été initiées depuis le temps colonial bien avant que la Journée Nationale de l'Arbre et la Campagne de reboisement n'aient été instituées au Bénin en 1985. Parmi les essences les plus utilisées à cet effet se trouve Khaya senegalensis.

Khaya senegalensis, appelé caïlcédrat ou acajou du Sénégal en français, est un arbre monoïque, pouvant atteindre plus de 15 m de hauteur et dont l'écorce hautement médicinale est utilisée dans la lutte contre les dermatoses et les diarrhées (AKOEGNINOU & All., 2006). Ainsi la nature d'arbre-médicament de Khaya senegalensis l'expose à des pressions humaines permanentes. On remarque en effet que la plupart des caïlcédrats utilisés comme arbres de reboisement urbain sont fréquemment écorcés et mutilés, ce qui compromet leur survie. Il se pose alors le problème de choix de la meilleure essence d'arbre de reboisement. Ainsi, le choix inconsidéré de Khaya senegalensis dans une action de reboisement urbain pourrait conduire à un échec de cette action. Il est donc important de tenir compte de certains aspects dans la mise en oeuvre des actions de reboisement urbain afin de garantir la pérennité des arbres qui en sont issus pour le bien-être des populations. C'est pour analyser ces différents aspects que nous nous proposons d'étudier la problématique de l'utilisation de Khaya senegalensis comme arbre de reboisement urbain précisément dans la ville de Cotonou.

La question à laquelle nous voudrions répondre en abordant cette étude est celle de savoir si, compte tenu de sa nature d'arbre-médicament, le caïlcédrat peut être utilisé comme essence de reboisement urbain.

Notre objectif général est de contribuer à un meilleur suivi des actions de reboisement urbain à Cotonou.

Les objectifs spécifiques sont :

Ø Approfondir la connaissance des caractéristiques botanique et ethnobotanique de Khaya senegalensis ;

Ø Recenser les cas d'agression de l'homme contre l'essence ;

Ø Etudier les possibilités d'éliminer ces agressions ou tout au moins les réduire au minimum.

Nos réflexions s'articulent autour de trois chapitres :

· dans un premier temps, nous présenterons le cadre général de travail et les caractéristiques botaniques du Khaya seneglensis ;

· ensuite nous aborderons le matériel et la méthodologie employés pour la collecte des données ;

· et enfin nous présenterons les résultats des investigations, ferons des analyses et proposerons des approches de solutions.

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