WOW !! MUCH LOVE ! SO WORLD PEACE !
Fond bitcoin pour l'amélioration du site: 1memzGeKS7CB3ECNkzSn2qHwxU6NZoJ8o
  Dogecoin (tips/pourboires): DCLoo9Dd4qECqpMLurdgGnaoqbftj16Nvp


Home | Publier un mémoire | Une page au hasard

 > 

Problématique de l'utilisation de khaya senegalensis comme arbre de reboisement urbain: cas de la ville de cotonou.


par Simplice ADANHOUNSODE
UAC-EPAC - Licence Professionnelle en Gestion de l'Environnement 2013
  

précédent sommaire suivant

CHAPITRE 1 : GENERALITES

1-1 CADRE GENERAL DU TRAVAIL : LA COMMUNE DE COTONOU

1.1.1. Situation géographique

D'une superficie de 79 km², la ville de Cotonou est située en bordure du Golfe de Guinée entre 6° 20'et 6° 24' de latitude Nord et entre 2° 22'et 2° 29' de longitude Est. Elle est limitée au Nord par le lac Nokoué, au Sud par l'Océan Atlantique, à l'Est par la commune de Sèmè-Kpodji et à l'Ouest par les Communes d'Abomey-Calavi et de Ouidah.

Carte 1 : Cotonou sur la carte du Bénin

Source : http://www.worldmapfinder.com

Carte 2 : Cotonou et ses arrondissements

Source : http://www.worldmapfinder.com

1.1.2. Les facteurs du milieu

1.1.2.1. Traits physiques

La ville de Cotonou est située sur le cordon littoral qui s'étend entre le lac Nokoué et l'océan Atlantique, constitué de sables alluviaux d'environ cinq mètres de hauteur maximale, le relief du cordon a deux caractéristiques principales :

- dépressions longitudinales parallèles à la côte ;

- bas-fonds érodés par l'écoulement des eaux pluviales qui communiquent avec le lac.

Le site est coupé en deux par le chenal appelé "lagune de Cotonou", communication directe entre le lac et la mer, creusé par les Français en 1894. La liaison entre les deux parties de la ville est assurée par trois ponts. La nappe phréatique se trouve à proximité de la surface du sol dont la perméabilité élevée accélère l'infiltration des eaux pluviales et usées (risques de pollution).

Le climat est de type tropical humide ou guinéen de transition avec une alternance de quatre saisons : deux saisons pluvieuses et deux saisons sèches:

- une grande saison des pluies de mi- mars à mi- juillet ;

- une petite saison sèche de mi- juillet à mi- septembre ;

- une petite saison des pluies de mi- septembre à mi- novembre ;

- une grande saison sèche de mi- novembre à mi- mars.

La pluviométrie varie entre 900 et 1200 mm, alors que la température moyenne est de 27°C environ. Le vent le plus remarquable dans la commune est l'harmattan venant du Nord soufflant généralement courant Novembre à Décembre (PDC Cotonou, 2008).

1.1.2.2. Traits biotiques

Ø La végétation :

On peut distinguer un certain nombre de formations végétales bien tranchées :

- en bordure de la côte, les sables du cordon littoral sont couverts de plantations de cocotiers;

- une zone à végétation rare et clairsemée formée essentiellement d'halophytes sur le cordon littoral

Selon N'BESSA (1997), les berges du lac Nokoué et les rivages de la lagune de Cotonou portent des espèces adaptées aux variations physico-chimiques des eaux et du sol. La végétation caractéristique de ces milieux est la mangrove qui supporte une salinité élevée. Trois espèces végétales se distinguent et dominent par endroits le couvert végétal : le palétuvier rouge (Rhizophora racemosa) ; le palétuvier blanc (Avicennia africana), la fougère des mangroves (Acrostichum aureum).

Aujourd'hui, la forêt de mangrove a pratiquement disparu au profit d'immenses prairies à Paspalum vaginatum, parsemées d'autres espèces herbacées dont les plus importantes sont : Amaranthus spinosus, Cleome viscosa, Schrankia leptocarpa, Cassia occidentalis, Commelina erecta, Crotalaria retusa, Chromolaena odorata.

En ce qui concerne la flore des nombreux marécages de Cotonou, Typha australis est souvent l'espèce dominante. Mais on y rencontre également en abondance Thalia welwitchii, Kyllinga peruviana, Paspalum vaginatum, Cylosorus striatus, Scirpus jacobi, Pistia stratiotes, Nymphaea lotus.

Un peu partout dans la ville on rencontre des essences d'alignement et des fruitiers parmi lesquelles on peut citer : Ficus sp., Acacia auriculiformis, Casuarina equisetifolia, Khaya senegalensis, Azadirachta indica, Tectona grandis, Terminalia catappa, Cocos nucifera, Elaeis guineensis, Carica papaya, Mangifera indica, Musa sinensis, etc.

Photo 1. Rangée de Terminalia mentaly sur la place de l'étoile rouge.

Photo 2. Rangée de Khaya senegalensis sur le terre- plein central de l'avenue du Canada.

Ø La faune :

Outre les espèces végétales, ces milieux sont aussi riches en espèces animales. Ainsi on distingue :

· les invertébrés avec les insectes (sauterelles, criquet, grillon, moustique, mouche, libellule, etc), les crustacés (crabes, crevettes, langoustes, etc), les mollusques (escargot, huitre, moules, sèches, etc) et les arachnides (araignées, scorpion, acariens, etc).

· les vertébrés avec les Poissons repartis en trois groupes : poisson de mer (Dicentrarchus labrax, Thunnus alalunga etc), poisson d'eau douce (Tilapia niloticus, Clarias gariepinus, etc) et les poissons d'estuaire (Mugil sp, Lisa falcipinus, etc) ; les Amphibiens ou Batraciens (crapauds, grenouilles, reinettes) ; les Reptiles (tortues, varan, serpents, lézard) ; les Oiseux (tourterelles, héron, perroquet, garde-boeuf, corbeau) et les Mammifères (mammifères d'élevage : boeuf, cochon, chèvre ; mammifères sauvages ; rats, souris, aulacodes).

précédent sommaire suivant