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Paramètres morpho-productifs de la chèvre de bandundu/kikwit

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par D'Artagnan Donzo
Université de Kikwit - Gradué en Sciences Agronomiques 2014
  

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IN MEMORIAM

A vous regrettés Marthe FULU ma mère, Richard DONZO, mon frère ainé, que la mort a brutalement arrachés de mon affection. Chère Mère, cher frère, que la terre de nos ancêtre vous soit douce.

DONZO DEDAMOGO D'Artagnan

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DEDICACE

Je dédie ce travail à :

· Mon père Jean-Xavier DONZO

· Mes soeurs ; Florence DONZO, Colette DONZO, Marie-Thérèse DONZO, Dadou DONZO

· Mes neveux et nièces ; Jean de Dieu DONZO, Judith DONZO, Carine DONZO, Ruben NANDO.

DONZO DEDAMOGO D'Artagnan

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REMERCIEMENTS

A la fin de ce travail, je voudrais témoigner toute ma gratitude à tous ceux qui n'ont encouragé à me lancer dans cette entreprise et en particulier .
·

· Monsieur le professeur OKITAYELA pour avoir accepté d'encadrer et de diriger le présent travail malgré ces multitudes occupations ;

· Mes frères ; Stanis TABU, Jean pierre DONZO, Médard DONZO pour leurs efforts et soutiens, financière et morale consacré et sacrifier pour mes études.

· Mes cousins ; Alain BULUNU, Gabriel NGONGO, Jimmy GBAGALA, Henry MBANGO

Je me fais un devoir de saluer ici, toutes autorités de l'Université de Kikwit et de la Faculté des sciences Agronomique pour leurs concours.

J'adresse mes salutations et mes remerciements à tous les camarades de l'auditoire .
· Joseph BATANGU, Roger KIDIMA, Frey LUNGWENGU, Richard AMANAKOU, Erick KUPA, Sylvie LUYAMBA, Gloire KAMBAMA, Irène KAKHAMBU.

DONZO DEDAMOGO D'Artagnan

La définition des paramètres morpho productifs des caprins permet de ressortir ses valeurs intrinsèques et de promouvoir l'élevage de caprin dans la ville de Kikwit.

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0. INTRODUCTION

0.1. Problématique

L'humanité n'a pas réussi seulement le monde végétal à son profil, mais également le règne animal. Chaque région climatique et chaque peuple á réussi à domestiquer et à multiplier au moins un animal pour son approvisionnement en viande, en lait ou en oeufs, en laine, en cuir ou en plumes, relativement très coûteux pour disposer d'une force de traction, ou comme animal de compagnie (Nguvu, B. cité par CTB RDC, 2009).

Dans de nombreux pays tropicaux, les ruminants représentent une composante majeure des systèmes agricoles. Le bétail ruminant occupe un rôle de fournisseur polyvalent d'aliments nobles, des fibres, de traction pour le transport et la culture attelée, de matière organique susceptibles d'améliorer les sols. Le bétail représente une forme de capitalisation pour les propriétaires, il permet également la constitution de revenus monétaires régulières par la vente des produits, comme la viande, le lait, la laine, les peaux ou l'engrais. Bien que l'importance relative de ces fonctions varie selon les régions et les systèmes, la fonction de pourvoyeur d'alimentation est universelle (Anonyme, 2004).

A l'échelle mondiale, l'élevage caprin est très majoritairement orienté vers la production de viande, que ce soit en Asie ou en Afrique car la viande de chèvre y fait partie, à part entière de l'alimentation carnée. La viande de chèvre serait même la première viande consommée en quantité à l'échelle planétaire : elle représente près de 63% de la viande rouge consommée au monde. En R. D. Congo, bon nombre de gens font l'élevage des chèvres pour la production de viande. A cet effet, une bonne partie d'élevage de chèvre dans la province de Bandundu notamment dans la ville de Kikwit est destinée à alimenter les différents restaurants (NgandaNtaba) de Kinshasa

Dès lors il est important de bien cerner cette diversité génétique pour effectuer un choix judicieux et raisonné des races à améliorer. Il est urgent, de caractériser les principales ressources génétiques ovines et caprines dans le but d'améliorer l'efficacité des programmes d'amélioration des races locales en ne prenant en compte que celles réellement différentes, et de contribuer à la préservation des races menacées. A ce titre, la connaissance du poids vif a une grande importance pour établir les valeurs économiques et de production. En effet, la bonne musculature (plus de viande possible) et les valeurs nutritives de la viande sont dépendant de la race et de l'âge de chèvre qu'on a affaire. D'où notre préoccupation dans cette étude serait de mettre en évidence quelques caractères de la chèvre locale ; à savoir les caractères morphologiques et productifs de chèvre à Kikwit.

0.2. Hypothèse

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0.3. Objectif

La connaissance des paramètres morpho productifs des caprins constitue des données solides pour l'amélioration des races locales. De façon spécifique, l'objectif de ce travail est de chercher à déterminer les paramètres de production des caprins de Kikwit à partir des informations enregistrées dans les différents points de vente de la ville.

Dans une large mesure, l'objectif de cette étude est de mettre en exergue le potentiel phénotypique du caprin vendu à Kikwit.

0.4. Caneva

Hormis l'introduction et la conclusion, la présente étude comporte quatre chapitres. Le premier chapitre décrit le milieu d'étude. Le deuxième chapitre est axé sur les généralités de l'élevage des chèvres. Le troisième chapitre porte sur le matériel et méthodes de travail. Le quatrième chapitre présente les résultats et discussion.

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CHAPITRE PREMIER : PRESENTATION DU MILIEU

1.1. Situation géographique

La ville de Kikwit est bâtie près de la rivière Kwilu à 500 Km du capital de la République démocratique du Congo. Géographiquement, elle se situe à 5° 02' de latitude sud, 18° 45' de longitude Est et à 485 m d'altitude moyenne.

Sa superficie est d'environs 92 Km2 (Masens, 2011 ; cité par Kapanga, 2012).

Elle est limitée à l'Est par le Secteur Imbongo, au Sud par le secteur KIPUKA et à l'Ouest par ceux de KWENGE et KIPUKA, au Nord par le secteur Imbongo et Nkara (Lubini A., 2012).

L'origine de la ville de Kikwit remonte de 1893 avec la visite du directeur de la société Haut Congo William Parminter (Kimoni, 2009 cité par Kapanga, 2012).

En 1991, avec l'initiation et l'installation factorielle de la compagnie du Kasaï et de l'Equateur suivie par la fondation de la mission Catholique Sacré-Coeur par le révérend père le grand et la formation en 1919 par le lieutenant colonel Vermeuker (Kayiba, 2007, cité par Kibari, 2011).

Kikwit était considérée comme le chef lieu du district du Kwilu sous le colonisateur, avant d'aboutir à son statut actuel et sa stabilité, soit en 1960, Kikwit sera tour à tour chef lieu de la province du Kwilu-Kwango et du Maï-ndombe ; avec le transfert du chef lieu à Bandundu ville, la ville de Kikwit cesse et cessera d'être chef lieu du Bandundu au profit de la cité de Bulungu.

C'est par l'ordonnance loi n°95/70 du 15 mars 1970 que le statut de la ville à été conféré à Kikwit.

Sur le plan administratif, Kikwit est subdivisée en 4 communes à savoir :

· La commune de Lukolela : autrement appelé « ville basse », se divise en 4 quartiers (Midikwiti, Yosi, Bongisa et Lunia) ; elle regorge en son sein le plus grand marchés et les grands bâtiments commerciaux : c'est le seul endroit où s'exerce le commerce de produits manufacturés en gros.

· Commune de LUKEMI ; compte 6 quartiers qui sont : Wenze, Ndangu, Misengi, Nzundu, Etac, et Ngulunzamba.

· La commune de Nzinda : compte 4 quartiers (Lumbi, Ndeke-Zulu, Kimwanga, Sankuru) ; elle se situe sur l'axe Kikwit-Kinshasa (le long du boulevard à l'entrée de la ville). Elle a la particularité, avec la commune de Lukemi qui est située à la sortie de la ville en direction de la route qui va vers les deux Kasaï, de regrouper l'essentiel de commerce des produits agricoles, de pêche et d'élevage.

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· La commune de Kazamba : 4 quartiers (Lwano, 30 juin, Inga et Fac) ; elle a la particularité de regorger les activités d'élevage et de maraîchage. Elle est située dans la partie Est de la ville, à proximité de l'aéroport de Kikwit et elle ouvre directement l'accès à la route menant vers les fermes, les plantations ainsi que tous les villages environnants. Il existe dans cette commune un marché qui draine beaucoup de gens parce que tous les produits agricoles et manufacturés sont vendus en détails.

1.2. Milieu physique

1.2.1. Climat

Situé dans la région du kwango-kwilu, la ville de Kikwit appartient à un climat du type tropical bien arrosé à tendance équatoriale (Anonyme, 1990 cité par Kapanga, 2012).

Selon la classification de Köppen, ce climat est du type Aw3 caractérisé par deux grandes saisons : la saison pluvieuse, qui théoriquement, commence le 15 Août d'une année et se termine le 15 Mai de l'autre année et la saison sèche qui commence le 15 Mai et fini le 15 Août de la même année. La saison pluvieuse est interrompue par une période de sécheresse de janvier à février, l'autre généralement de mi-mai à mi-août de la même année (Fehr, cité par CTB RDC, 1990).

Cette tendance des saisons permet deux campagnes agricoles par an. Le maxima de pluie s'observe au mois de novembre et le minima au mois de janvier, février et juillet.

La hauteur moyenne de précipitation varie entre 1200 et 1500 mm. L'humidité relative de l'air est très élevée, soit de l'ordre de 85 % et ne varie que dans un petit intervalle de 15 à 20 % et la température moyenne annuelle est de 24,3° C à 25,6°C. Les régimes de températures à Kikwit sont conformes aux conditions thermiques du domaine climatique chaud de basse altitude, une température moyenne annuelle élevée de 25°C et une amplitude thermique journalière forte de l'ordre de 10 à 15° et amplitude faible inférieur à 8°C (Op.cit).

1.2.2. Sol

La ville de Kikwit est bâtie sur un substrat physique dont les différentes formes de relief, sont modelées dans les formations sédimentaires d'âge secondaire.

La couverture cénozoïque est composée d'une épaisse couche de sable d'origine éolienne (série des sables ocres du Kalahari) d'âge néogène et parfois quaternaire, constituant la couche superficielle de recouvrement de plus au moins 2000 m d'épaisseur. En profondeur, on retrouve un soubassement composé de grés, de grés argileux, d'argiles et d'argilites qui constituent la série du Kwango datant de Mésozoïque et dont l'épaisseur est de 300 m (Nicolaï,H. cité par CTB RDC, 2009).

Lubini et Kusehuluka (1990), soutiennent que les sols de Kikwit sont très dégradés par l'action anthropique comprenant les déboisements, les pratiques de feu de brousse et l'extension considérable de la ville. Les sols de Kikwit sont du type ferralitique pauvre en éléments biogènes.

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L'horizon A bien développé, contient 1 à 22 % de carbone et présente une texture grumeleuse. Ces sols se prêtent bien à certaines cultures et à vocation économique telles que le maïs, le manioc, la courge, le millet et le palmier à huile (Mondjalis, 2013).

1.2.3. Végétation

Le couvert végétal de Kikwit avait à l'origine, une végétation constituée de forêts mésophiles semi-caducifoliées sub équatoriale et péri Guinéen. (Masens, cité par CTB RDC, 2009).

L'extension de la ville a fait qu'actuellement, ces forêts puissent disparaitre et le paysage végétale initiale du site de Kikwit a été modifié. Ainsi, la forêt primaire est remplacée par une végétation d'origine anthropique où les forêts secondaires comprennent notamment des palmeraies sub spontanées et des espèces comme : Tabernaemontana elacetum guinéensis, Markhassia, et Nietosum tomentosa, et les savanes herbeuses sont généralement formées des espèces comme : Panicum maximum, Hyparrhenia diplandra, H. cylindrica et Chromolaena odorata ; tandis que les recrus sont dominées par des espèces comme : Sapium cornatum et Caloncoba welwitchii. Dans les formations aquatiques, on dénote la présence de Limnoplilo calvinietum mymphellulae (Op.cit). Il ajoute encore que le développement phyto-géographique de la flore de Kikwit montre qu'il y a une prédominance d'élément de base guinéenne et pas des taxons endémiques et que la naissance évolutive des forêts de terre ferme débute par les spéculations à Brachystegia laurentii et aux forêts denses mésophiles semi-décidues à Scorrodophloeus zenkeri, Piptadeniastrum africanum et celtis mildbraedii, il y a l'intervention entropique.

En bref, la végétation de Kikwit évolue de façon négative et nous assistons à une végétation anthropique avec une flore exotique assez importante (Op.cit).

1.3. Milieu socio-économique

La ville de Kikwit est le poumon économique de la province du Bandundu, elle est le carrefour qui relie la capitale Kinshasa aux autres provinces.

La population de la ville de Kikwit est dépourvue d'activités industrielles. Elle vit de l'agriculture, de l'administration, du commerce, de l'enseignement, l'élevage de petit bétail et de la volaille, des cultures vivrières telles que les légumineuses et céréales comme maïs, riz, soya, arachide et les fruits destinées à l'alimentation et à la vente.

Le Ristico-citadin de Kikwit pratique un élevage traditionnel familial de petit bétail, il élève le porc, la chèvre, le mouton, la poule, le canard, le pigeon, etc.

Ces animaux, sont généralement laissés en divagation les journées et sont pour la plupart logés dans les mêmes appartements que les hommes. Ils ne bénéficient d'aucune alimentation adéquate, ni des soins appropriés, la seule espèce qui en fait l'exception est le porc dont les enclos sont aménagés et l'alimentation assurée.

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Cet élevage est plus destiné à la commercialisation pour la résolution de certains problèmes sociaux quotidiens qu'à la consommation.

La répartition d'espèces animales domestique élevées à Kikwit se présente de la manière ci-dessous :

Tableau n°1 : Répartition d'espèces animales
domestique élevées a Kikwit

Espèce

Nombre

%

Porc

27389

5,41

Chèvre

16463

3,19

Mouton

1487

0,19

Poule

457097

88,69

Canard

7861

1,53

Pigeon

5086

0,99

Total

515383

100

 

Source : Service urbain de l'Agriculture, Pêche et Elevage, Rapport annuel 2012

1.4 Situation socio-démocratique et culturelle

La ville de Kikwit est une agglomération d'ethnies innombrables dans l'équilibre de poussée démographique et besoin économiques.

En 1963, les Ethnies représentées dans la ville de Kikwit étaient au nombre de deux : les Mbala et les Mbun faisant ensemble la moitié de la population du Kwilu ; de ces 2 autres groupes importants s'ajoutent les Yansi qui venaient de la partie septentrionale du territoire de Bulungu. La guerre de l'AFDL en 1996 a provoqué l'immigration de Batetela et de Baluba dans la ville de Kikwit.

En ce qui concerne les langues parlées dans la ville de Kikwit, on cite le Kikongo, le lingala, le Tshiluba, un peu de Swahili et le français qui constitue une langue éducative et d'administration.

La ville de Kikwit compte 670 517 habitats (Données administratives de la ville, 2008). Où il y a prédominance des femmes 53,1% contre 46,9% des hommes ainsi 50% de cette population sont des jeunes de moins de 15 ans (Matungu K, et al, 2009).

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Les taux d'alphabétisation brut étaient de 91% pour les hommes et 78,5% pour les femmes en 1998 (Op.cit). Actuellement, il faudra obtenir des données récentes relatives à la question pour voir si les proportions des femmes instruites n'ont pas été améliorées, en égard du slogan de l'Unicef : « toutes les filles à l'école ».

Concernant la situation de l'enseignement primaire et secondaire, l'enquête réalisée en 1985 signalait que pour l'ensemble de la ville de Kikwit, 26 écoles secondaires et 48 écoles primaire, soit un total de 74 établissements scolaires (Kimoni lyay, cité par Matungu K, et al, 2009). Actuellement, il semble que ces effectifs auraient augmenté : multiplication par 2 ou par 3 du nombre d'écoles primaire et secondaires.

Kikwit regorge en son sein neuf établissements d'enseignement supérieur et universitaire. Il s'agit :

· Université de Kikwit (UNIKIK),

· Université Chrétienne de Bandundu (UCBA),

· Université de Théologie du Congo (UTC),

· Institut Supérieur de Pédagogie (ISP),

· Institut Supérieur des Techniques Médicales (ISTM),

· Institut Supérieur de Commerce (ISC),

· Institut Supérieur de Sciences de Santé (ISSS),

· Institut Supérieur de l'informatique du Congo (ISIC),

· Centre interdisciplinaire pour le Développement et Education Permanent (CIDEP).

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