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Paramètres morpho-productifs de la chèvre de bandundu/kikwit

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par D'Artagnan Donzo
Université de Kikwit - Gradué en Sciences Agronomiques 2014
  

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CHAPITRE DEUXIEME : GENERALITES SUR L'ELEVAGE DES

CHEVRES

2.1. Position systématique

La chèvre est un animal d'assez petite taille, à cornes arquées ou sans cornes (motte), très agile, particulièrement adapté au saut. Sa température interne normale est assez élevée (de 38 à 39,5 °C). On la trouve dans toutes les régions du globe, particulièrement en montagne. Les mâles sont appelés boucs et les petits sont des chevreaux (parfois encore appelés cabris). Le mâle castré peut être appelé menon dans certaines régions. Les boucs dégagent toujours une odeur puissante, accrue au moment du rut.

La chèvre appartient :

1. Règne : Animalia

2. Sous règne : Metazoa

3. Section : Bilateralla

4. Embranchement : Chordiatae

5. Sous-embranchement: Chordiatae

6. Classe : Mamalia

7. Ordre : Artiodactyla

8. Sous-ordre : Ruminanta

9. Famille : Bovidae

10. Sous-famille : Caprovinae

11. Genre : Capra

12. Espèce : Capra hircus (Herre, 1963)

2.2. Origine de la domestication

Les chèvres semblent avoir été d'abord domestiquées il y a environ 10 000 ans (fin de la dernière glaciation) dans les monts Zagros et sur les plateaux d'Iran. L'autre centre de domestication connu, le plus important quantitativement, est l'Est de l'Anatolie (Turquie).

La domestication de chèvres est d'origine lointaine « La Bible mentionne, dans le livre de la Genèse 27:9, que Rebecca prépare à son mari Isaac deux chevreaux pour qu'Isaac bénisse Jacob »

Les analyses génétiques d'ADN fossile laissent penser que les hommes ont d'abord protégé des cheptels de chèvres sauvages en tuant leurs prédateurs. Puis les tribus ont commencé à les élever pour avoir plus facilement sous la main du lait conservé sous forme de fromage, des poils, de la viande et des peaux. Les chèvres domestiques étaient généralement gardées dans des troupeaux qui se déplaçaient sur les collines ou sur d'autres domaines de

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pâturages analogues. Les chevriers qui les soignaient étaient souvent des enfants ou des adolescents, pareils à l'image que nous nous faisons du berger. Ces méthodes de garde se rencontrent encore aujourd'hui.

La domestication des chèvres a probablement engendré des modifications significatives des paysages et des écosystèmes (recul des zones arborées au profit des buissons et « maquis »).

La peau de chèvre est utilisée pour le transport de l'eau, du lait caillé ou du vin. Historiquement, elle servait aussi à produire le parchemin, qui était le support le plus employé pour écrire en Europe jusqu'à l'invention de l'imprimerie et la vulgarisation du papier.

2.3. L'importance de l'élevage de chèvre

L'importance des chèvres s'explique par les nombreuses fonctions quelles remplissent : elles servent de compte en banque convertissable en argent liquide en cas de nécessité. Elles sont utilisées comme cadeau pour resserrer les relations entre les gens ; elles sont également des animaux de sacrifices. De plus, elles fournissent du lait et de la viande qui représentent des aliments de haute qualité nutritives.

2.4. Modes d'élevage

D'après les écoles et en fonction des conditions naturelles, il existe diverses manières de classer les différents modes d'élevage. Les modes d'élevage peuvent être subdivisés en 2 grands groupes : l'élevage traditionnel et l'élevage modern.

2.4.1. L'élevage traditionnel > L'élevage traditionnel extensif

Il se rencontre exclusivement dans le pays en voie de développement. Dans ce système, l'espace vital alloué à l'animal est élastique et illimité. On distingue plusieurs variantes parmi lesquelles on peut citer :

Nomadisme

Se pratique dans les régions les plus pauvres en pluies et en points d'eau. Les éleveurs emmènent leurs troupeaux au gré des possibilités de pâturage, et d'abreuvage. Ils changent continuellement les zones d'habitations qui sont séparées les unes des autres de dizaines ou de centaines de kilomètres. Ces éleveurs sont moins attachés au sol et à la production végétale. Il ses nourrissent essentiellement du lait.

Pour limiter au maximum les mouvements de l'animal dans le système, il est lié par une attache ou immobilisé dans une cage étroite.

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Transhumance

Les éleveurs emmènent leurs troupeaux selon les parcours dépendant des saisons et de la tradition. Les périodes et les pistes de déplacements de bêtes sont bien déterminés à l'avance par l'éleveur. Les éleveurs aménagent d'avance des sites ou point d'atterrissage de troupeau et rendent ainsi lé déplacement plus économique.

Sédentarisme

A l'opposé des nomades, les sédentaires sont des agriculteurs attachés à leur sol et à leur production végétale. Ils habitent dans des villages ou des agglomérations stables. Ce système est le plus pratiqué dans les pays en voie de développement comme en République Démocratique du Congo.

Semi-sédentarisme

Les troupeaux villageois sont emmenés pour des mini-transhumances « saisonnières à quelques dizaines de km maximum du village ».

> Elevage semi intensif

Pratiquement inexistant, car dans ce système, l'animal est élevé sur un espace vital réduit et doit de ce fait, recevoir un complément alimentaire abondant pour extérioriser son potentiel génétique et productif. C'est le cas des animaux destinés à la production de lait et de viande qui, sont engraissés en stabulation.

Embouche

Habituellement l'embouche concerne l'élevage des boucheries où l'on achète des jeunes animaux et on leur donne de compléments minéraux et concentrés en vue d'accélérer l'engraissement.

Piquet avec corde

Les animaux sont liés à un piquet fixé au sol et à l'aide d'une corde. Ce système est pratiqué pendant certaines périodes d'années et pour des raisons diverses, notamment la protection des cultures (Katunda, 2014).

2.4.2. Elevage moderne ou intensif

C'est l'élevage conduit avec rationalité en recours aux techniques modernes d'élevage dans le but d'assurer à l'animal un espace vital, une alimentation, une couverture sanitaire. Trois variantes sont couramment rencontrées :

Elevage en stabulation entravée

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Elevage en stabilisation libre

Tous les animaux sont libres dans leurs mouvements, bien que l'espace alloué soit réduit.

Elevage en ranching

C'est une technique d'élevage dans laquelle les troupeaux sont entretenus sur une étendue de pâturage avec un minimum de gardiennage (Op.cit).

2.5. Alimentation des chèvre

Les chèvres sont des herbivores, elles se nourrissent essentiellement en broutant les herbes. Les chèvres sont capables de subvenir assez bien à leurs besoins dans des conditions difficiles, grâce au premier compartiment de son estomac (rumen ou panse) qui contient une grande quantité de microorganismes qui les aident à transformer les fibres de qualité médiocre en substance nutritive.

Malgré tout, pour que les chèvres produisent rapidement une viande de qualité, du lait et des chevreaux en quantité, il faut bien les nourrir. Elles auront notamment besoin des protéines, des minéraux qui ne se trouvent pas toujours en quantité suffisante dans leur régime naturel. A cet effet il faut donc un apport des aliments complémentaires et énergétiques (céréales, herbes hydratés, tourteaux...).

2.5.1. Besoins en eau

L'humidité naturellement présente dans la nourriture des chèvres suffira rarement à leurs besoins, notamment pendant la saison sèche lorsque la nourriture est desséchée. L'herbe sèche ou la paille ne contient que 10 à 15 % d'eau.

Lorsque la température augmente, les chèvres perdent de plus en plusd.eau et elles ont besoin de boire davantage. Si elles ne trouvent pas suffisamment d'eau, elles mangeront moins et leur production baissera.

Par contre, sous les tropiques humides, le fourrage risque de contenir un taux d'humidité trop élevé (plus de 80 %). L'assimilation se fera mal et les chèvres devront ingurgiter une énorme quantité de nourriture pour satisfaire leurs besoins.

Une chèvre a besoin de 3 à 8 litres d.eau claire par jour. Les productrices de lait consomment une grande quantité d'eau (lors de la production de lait tous les organes de l'animal sont sollicités au maximum), alors que les chèvres à viande ont des besoins moindres.

Il est recommandé de leur donner de l'eau une fois par jour, toujours à la même heure pour qu'elles en prennent l'habitude et attendent ce moment. La température de l'eau a aussi son importance : plus elle sera froide, moins il leur en faudra et plus elles mangeront. Il faudrait que l'eau reste fraîche et la change de temps à temps pour éviter qu'elle se réchauffe. Cela permettra aussi de la garder propre, ce qui est important puisque les chèvres refusent souvent de boire de l'eau sale.

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2.5.2. Sources d'aliments énergétique

Les chèvres trouvent essentiellement l'énergie dans les hydrates de carbone que contiennent les feuilles, les tiges, les racines, les tubercules, les bananes, les grains de céréale etc. Ces aliments sont normalement disponibles sur place et constituent la plus grande de la ration des chèvres.

Les plantes contenant des corps gras fournissent 2 à 3 fois plus d'énergie que les aliments riches en hydrates de carbone. Les graines d'oléagineux comme le soja, le coton, le tournesol, l'arachide et la noix de coco contiennent beaucoup de graisse et donc d'énergie.

2.6. Logement des chèvre

Les types de logements varient avec le système d'élevage pratiqué :

· Dans le système traditionnel, les animaux sont élevés à l'air libre, ils utilisent les arbres pour se protéger contre les intempéries ;

· Dans le système amélioré, ils sont logés dans une pièce plus ou moins grande selon leurs nombres avec des couvertures pouvant assurer une bonne aération ;

· Dans le système moderne, le bâtiment est conçu de façon à permettre une exploitation intensive.

2.6.1. Abri ou enclo

Il s'agit d'un bâtiment simple couvert par une toiture en tôles ou de chaume avec un auvent. Ce bâtiment donne à un enclos 30 X 4,5 mètres. La clôture est constituée par une murette en ciment (30 cm de haut) surmontée par un grillage (Okitayela, 2013).

Il est interdit d'utiliser le fil de fer barbelé pour les clôtures.

2.6.2. Chèvrerie (bergerie)

Le bâtiment est de type largement ouvert, il peut être construit en parpaing de ciment avec des matériaux en béton (Okitayela, 2013).

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