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Artificialisation et trame verte et bleue : de la protection de la biodiversité à  un outil d'aménagement. Le cas de Lille métropole depuis 2002.

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par Daphné Lecointre
Université de Lille II - Master 2015
  

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b. L'ingénierie de l'environnement et ses limites

Le développement des données sur l'artificialisation et ses conséquences permet également de faire émerger des préconisations à propos de politiques qui permettraient de freiner l'érosion de la biodiversité. Le processus d'identification des continuités écologiques de la Trame verte et bleue donne une place importante à la mobilisation des connaissances.

Dans le cadre de l'artificialisation des sols, différentes méthodes privilégiant des approches relevant de l'écologie du paysage permettent d'identifier les habitats naturels, et notamment les corridors écologiques. Les Conservatoires botaniques établissent des inventaires faunistiques et floristiques, et les organismes devant les préserver mettent en place des méthodes pour assurer leur suivi. Sont identifiés à travers des cartes plus précises d'occupation des sols les potentialités des milieux et les possibles réservoirs de biodiversité. Afin de mesurer les conséquences de l'artificialisation des sols et notamment l'érosion de la biodiversité, l'expertise environnementale est donc indispensable.

Le développement des connaissances permettant la prise en compte des enjeux environnementaux et la modélisation d'une Trame verte et bleue qui rétablirait les continuités écologiques met sur le devant de la scène les experts. Toutefois, ces experts de la biodiversité ne sont pas forcément entendus ni compris par les autres acteurs du territoire. L'expertise écologique peut s'avérer trop complexe, car elle doit rendre compte de la complexité de la matrice urbaine, mais Alphandéry remarque la « simplification des fonds cartographiques »164. De plus, bien que les cartes soient plus précises car s'appliquant à une échelle de plus en plus grandes, elles ne peuvent être parfaitement exhaustives, et, d'après certains experts locaux, « les bases de données géoréférencées utilisées, par exemple, laisseraient de côté des éléments locaux voire micro-locaux essentiels à la détermination et à la hiérarchisation des continuités écologiques »165.

164 Pierre Alphandéry, Agnès Fortier et Anne Sourdril, « Les données entre normalisation et territoire : la

construction de la trame verte et bleue », Développement durable & territoires, Vol. 3, n°2, juillet 2012

165 Ibid.

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Ainsi, les cartes de déplacements des espèces, les inventaires faunistiques et floristiques sont indispensables pour mesurer la fragmentation des habitats naturels et mettre en place des mesures de correction. Mais le développement de l'expertise locale est sujet à des insuffisances. « Les cartes produites, essentiellement alimentées par des données pouvant être intégrées au SIG, n'ont pas permis une appréhension des continuités dans toute leur complexité, à l'échelle locale »166. Des données produites par les experts de la biodiversité découlent des orientations impulsées par la région pour, d'une part, limiter l'artificialisation, et pour mettre en place la Trame verte et bleue afin de limiter les menaces sur les écosystèmes.

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