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Artificialisation et trame verte et bleue : de la protection de la biodiversité à  un outil d'aménagement. Le cas de Lille métropole depuis 2002.


par Daphné Lecointre
Université de Lille II - Master 2015
  

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1.3.Une notion qui recouvre des réalités très différentes

Guillaume Schmitt rappelle la cartographie réduit la réalité du territoire. D'après lui, « ceux qui ont construit cette nomenclature le regardaient de loin »42, et se concentraient sur

39 Bousquet Aurélie, Couderchet Laurent, Gassiat Anne, Hautdidier Baptiste, « Les résolutions des bases de données « occupation du sol » et la mesure du changement », L'Espace géographique 1/2013 (Tome 42), p. 6176

40 Ibid.

41 Ibid.

42 Entretien avec Guillaume Schmitt, géographe, le 2 avril 2015 à Lille

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les zones bâties pour qualifier l'artificialisation. Dans les territoires artificialisés, « on aperçoit des zones urbanisées, des routes, mais aussi des parcs et des jardins en zone urbaine, considérés comme telle, ainsi que des friches »43. La notion d'artificialisation décrit des réalités différentes.

a. Les exigences de précision en milieux urbain et périurbain

Les milieux à dominante urbaine sont des espaces complexes, multiformes. Le périurbain apparaît tout particulièrement comme un territoire hybride, et est qualifié de « tiers espace » par Martin Vanier44, car il ne répond pas à la distinction simplifiée entre ville et campagne. Les bases de données d'occupation des sols de type CLC, bien qu'elles soient utiles pour divers types d'études, apparaissent donc comme simplificatrices et réductrices pour ces espaces. Ainsi, « pour les espaces urbains et périurbains, les exigences de précision sont plus élevées. Les bases d'occupation des sols de type CLC étant fondées sur des images satellitaires de moyenne résolution, elles présentent de nombreuses approximations qui les rendent peu satisfaisante quand il est nécessaire d'appréhender le territoire à «grande échelle«»45.

L'imprécision spatiale (la finesse et la fiabilité des zones d'occupation des sols délimitées) ainsi que l'imprécision thématique des classes (description trop grossière des tissus urbains notamment) ne permettent pas de retranscrire la complexité du tissu urbain. Dans la nomenclature CLC, la catégorie « Territoires artificialisés » se décomposent en 11 classes. Celles-ci permettent d'offrir une vue relativement détaillée de la morphologie des villes, mais restent néanmoins imprécis. « Comment distinguer une zone résidentielle pavillonnaire d'un quartier d'immeubles collectifs ? Commet séparer réseaux routiers et emprises ferroviaires ? Quid de l'individualisation des « dents creuses », ces espaces non construits à l'intérieur des tissus urbains, fort intéressants pour raisonner en termes de densification ? »46

43 Ibid.

44 Martin Vanier, « Qu'est-ce que le tiers espace ? Territorialités complexes et construction politique », Revue de géographie alpine, 2000, Volume 88, Numéro 88-1, pp. 105-113

45 Samuel Robert et Jacques Autran, « Décrire à grande échelle l'occupation des sols urbains par photo-interprétation. Réflexion méthodologique et expérimentation en Provence », Sud-Ouest Européen, Revue Géographique des Pyrénées et du Sud-Ouest, n°33, 2012, p. 25-40

46 Samuel Robert et Jacques Autran, « Décrire à grande échelle l'occupation des sols urbains par photo-interprétation. Réflexion méthodologique et expérimentation en Provence », Sud-Ouest Européen, Revue Géographique des Pyrénées et du Sud-Ouest, n°33, 2012, p. 25-40

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Si la CORINE Land Cover permet de saisir dans un large territoire le phénomène d'artificialisation, son application pour une échelle plus précise est inappropriée, notamment en milieu urbain.

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