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Artificialisation et trame verte et bleue : de la protection de la biodiversité à  un outil d'aménagement. Le cas de Lille métropole depuis 2002.


par Daphné Lecointre
Université de Lille II - Master 2015
  

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b. Laisser la nature reprendre ses droits

Pour Jean-Michel Le Bot et François Philip, « la meilleure méthode, c'est l'absence d'action, c'est de ne rien faire. C'est de laisser la nature reprendre ses droits »379. La ville est effectivement, si l'on reprend les mots de Philippe Clergeau, le « sanctuaire de la biodiversité spontanée »380. Si la gestion des écosystèmes par le syndicat mixte ENLM est entreprise dans le but d'améliorer la biodiversité, et notamment de permettre la réapparition d'une biodiversité remarquable, il apparaît également que la végétation spontanée est très riche. En effet, « une pollution plus forte qu'ailleurs peut parfois être génératrice de réaction et de réadaptation d'espèces. Cela crée des choses singulières. On peut prendre l'exemple des terrils, qui ont permis l'apparition d'une végétation qu'on ne va pas retrouver à côté »381.

La biodiversité urbaine qui serait spontanée n'est pas une utopie. Philippe Clergeau démontrent que les villes accueillent une grande variété d'oiseau et de plantes dans leurs espaces publics. L'objectif est de pouvoir identifier les contraintes à l'installation de la faune et de la flore en milieu urbain, afin de « dépasser la simple typologie de la qualité biologique de certains espaces »382. Le schéma directeur de 2002 de la métropole lilloise ajoute que, « contrairement à une idée reçue, la ville et sa périphérie constituent aussi un espace refuge

379 Jean-Michel Le Bot et François Philip, « Les trames vertes urbaines, un nouveau support pour une cité verte ? », Développement durable & territoires, Vol. 3, n°2, Juillet 2012

380 Philippe Clergeau, Une écologie du paysage urbain, Ed. Apogée, Rennes, 2007

381 Entretien avec Guillaume Schmitt, géographe, le 2 avril 2015 à Lille

382 Philippe Clergeau, « Biodiversité urbaine : de l'inventaire naturaliste au fonctionnement écologique », Société Française d'Ecologie, 16 décembre 2010

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pour la faune et la flore, complémentaire des zones naturelles protégées. En effet, le milieu urbain présente des caractéristiques que n'offre pas toujours l'espace rural383

Toutefois, cette biodiversité urbaine, bien qu'elle soit présente, doit être encouragée, et il est nécessaire de maintenir la qualité des ressources en air, en sol, et en eau, nécessaire aux espèces. Jean-Marc Valet, lors de la journée sur la biodiversité, souligne que « sur des friches, des espaces urbanisés perdus ou sur la biodiversité urbaine, beaucoup de chose sont faites ».384

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