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Prévalence des infections des voies respiratoires superieures chez les enfants de 0 à  15 ans

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par Bienvenu Kongolo
Université de Kalemie - diplome de graduat sciences biomédicales 2015
  

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CHAPITRE II. GENERALITES SUR LES INFECTIONS DES VOIES RESPIRATOIRES SUPERIEURES

II.1 DEFINITION

Les IVRS se définissent comme l'atteinte infectieuse des voies aériennes supérieures c'est-à dire nasale, laryngée, pharyngée et également otologique qui peuvent occasionner une détresse respiratoire aigue chez le nourrisson ou l'enfant. Leur diagnostic est essentiellement clinique, leurs étiologies sont multiples. [6]

II.2 EPIDEMIOLOGIE

Les IRA hautes constituent l'un des principaux facteurs de morbidité dans le monde. Cependant, leur épidémiologie et leur mortalité sont notablement différentes entre les pays industrialisés et les pays en développement. D'après une étude faite par l'UNICEF en 2001, on a pu déterminer que plus de 60% des enfants d'Asie du Sud et près de 50% des enfants d'Amérique latine et des Caraïbes sont tous atteints d'infections respiratoires hautes, et pour les pays en développement, entre autre Madagascar, 19% des enfants en sont atteints. [7]

Le problème majeur lié à l'infection ORL se situe dans les pays en développement et concerne essentiellement les enfants de moins de 5ans. [8] La pyramide des âges est une des causes de l'énorme prévalence à cet âge, mais interviennent aussi, dans beaucoup de pays, des facteurs favorisants liés à l'environnement climatique, à l'hygiène de l'habitat, à la promiscuité, parfois au tabagisme familial, au petit poids de naissance, à la malnutrition et aux carences.

D'après l'OMS, chaque enfant de moins de 5 ans des pays en développement, présente 4 à 8 épisodes d'infection respiratoire aiguë haute par an. Elles sont la cause de 30 à 50% de toutes les consultations d'enfants dans les structures de santé. [9]

II.3 ETIOPATHOGENIE, FACTEURS FAVORISANTS ET CAUSES

Les principales bactéries des IVRS sont principalement le Streptocoque â hémolytique du groupe A et le Corynebacterium diphteriae pour l'angine ; Streptococcus pneumoniae, Haemophilus influenzae, Branhamella catarrhalis pour l'otite aiguë ; Haemophilus influenzae du type b pour l'épiglottite.

Les principaux virus sont le rhinovirus, coronavirus, VRS, virus influenza A et B, virus para influenza pour la rhinopharyngite ; Adénovirus, entérovirus, rhinovirus pour l'Angine ; Virus para influenza, virus influenza pour le Laryngotrachéite.

Notons que pour l'Angine et le Rhinopharyngite, avec plus de 200 virus susceptibles d'induire une rhinopharyngite, l'origine virale de cette maladie est quasi-exclusive. Parmi les agents pathogènes incriminés sont isolés : les rhinovirus, coronavirus, virus respiratoire syncitial (VRS), virus Influenzae et para influenzae, adénovirus, entérovirus...

Dans 50 à 90 % des cas, selon l'âge, les angines sont d'origine virale (adénovirus, virus Influenzae, virus respiratoire syncitial, virus parainfluenzae...). L'aspect des amygdales ne permet donc pas de préjuger de l'origine bactérienne de l'angine. Cependant il permet d'orienter sur l'étiologie de l'angine. Les angines érythémateuses très largement virales, peuvent inaugurer cependant une scarlatine et doivent donc faire rechercher un érythème cutané des plis de flexion, en particulier en cas de fièvre élevée avec énanthème pharyngé rouge vif de tout l'oropharynx et des bords de la langue sans rhinorrhée associée. De manière générale, les germes pouvant être responsables d'angines érythématopultacées seraient, outre l'origine virale, le streptocoque â-hémolytique du groupe A, le streptocoque hémolytique non A, le staphylocoque, le pneumocoque, Pasteurella tularensis (tularémie) ou Toxoplasma gondii (toxoplasmose).

Cependant chez l'enfant âgé de moins de 3 ans, la responsabilité du streptocoque est exceptionnelle. Même en cas d'infection streptococcique l'évolution est le plus souvent favorable en 3-4 jours sans traitement. Enfin à cet âge il n'y pas de rhumatisme articulaire décrit, ni de complications post-streptococciques justifiant l'antibiothérapie chez l'adulte. Il n'y a donc aucun intérêt à rechercher le streptocoque Béta-hémolytique A par un test de diagnostic rapide (TDR) avant 3 ans. Les infections à streptocoque non A ne nécessitent pas d'antibiothérapie. Les infections staphylococciques et pneumococciques restant rares elles ne sont pas à évoquer en première intention dans la pratique courante néanmoins elles doivent être identifiées devant des tableaux cliniques plus inquiétants par leur gravité clinique initiale ou leur évolution.

Les angines pseudomembraneuses doivent faire évoquer une mononucléose infectieuse (Virus Estein Barr) et faire rechercher les symptômes associés pour permettre de poser le diagnostic : adénopathies diffuses, une splénomégalie, une asthénie marquée, un purpura du voile. La formule de numération sanguine (hyperleucocytose avec mononucléose hyper basophile) et la sérologie MNI en font le diagnostic. Le traitement est symptomatique. Enfin le diagnostic de diphtérie doit être envisagé chez les patients non vaccinés ou immunodéprimés ou provenant de certaines régions européennes et le traitement mis en route en cas de doute diagnostic.

Les angines ulcéronécrotiques, souvent unilatérales, avec odynophagie et signes généraux peu marqués, doivent faire évoquer une angine à association fuso-spirillaire. Ce type d'infection peut être favorisé par des affections buccodentaires : gingivite, carie. Elles restent très rares chez l'enfant et ne doivent pas faire méconnaître une hémopathie (formule de numération nécessaire).

Les angines vésiculeuses chez l'enfant peuvent être l'inauguration d'une infection à Coxsakie avec une symptomatologie d'herpangine par la suite ou une infection à herpes virus qui est en général une primo-infection avec une véritable stomatite qui s'installe.

Pour la laryngite aiguë, est presque toujours virale. Selon une revue de la littérature parue dans Clinical Evidence en Mars 2009, elle est provoquée dans 75% des cas par le virus parainfluenza. Mais les adénovirus, virus syncitial respiratoire, coronavirus, métapneumovirus peuvent également être en cause. [10]

Comme pour les autres infections respiratoires hautes virales elle peut se surinfecter et donc se compliquer. Pour certains auteurs, la trachéite bactérienne serait une complication d'une laryngite banale.

Les facteurs favorisants :

a. Age :

Le risque de décès est plus élevé chez le nourrisson de 1 à 3 mois.

b. Terrain : Certains terrains favorisent les infections respiratoires aiguës :

§ Le reflux gastro-oesophagien : On doit rechercher une toux dès la mise en position couchée. L'association d'une toux provoquée par la position couchée à des laryngites à répétition est évocatrice du reflux gastro-oesophagien.

§ Les fausses routes, conséquences d'une maladie neurologique ou d'une fistule oeso-trachéale ;

§ La maladie des cils immobiles qui se manifeste par des infections ORL chroniques ;

§ Les cardiopathies : Les shunts gauche droit sont responsables d'une HTA pulmonaire ;

§ Les déficits immunitaires ;

§ Les terrains de malnutrition et/ou de prématurité.

c. Les conditions de vie :

La promiscuité et la vie en collectivité (crèche par exemple) augmentent le risque de contamination et de propagation des infections respiratoires aiguës. La transmission est interhumaine et se fait essentiellement par voie aérienne lors d'éternuements ou d'épisodes de toux. Les mains sont également un vecteur important de la transmission.

Le tabagisme passif contribue à la dégradation de l'activité mucociliaire. [11]

Les causes : Les données bactériologiques relèvent plusieurs causes.

Avant l'âge de 2 ans, les causes virales sont plus fréquentes que les causes bactériennes. L'inverse est observé après l'âge de 2 ans.

a) Le virus : le virus respiratoire syncitial (VRS) est l'agent No 1 de la bronchiolite. Le Myxovirus para influenzae associé fréquemment à la bronchiolite une atteinte laryngée. L'adénovirus associé des signes respiratoires à une otite, pharyngite, signes extra respiratoires (conjonctivite, adénopathies cervicales). Le rhinovirus est généralement responsable d'un tableau de rhinopharyngite.

b) Les bactéries : trois germes prédominent ; il s'agit du

§ Streptococcus pneumoniae

§ Streptocoque A

§ Hémophilus influenzae type b.

Le staphylocoque doré reste un germe redoutable et est une cause importante de mortalité. Les autres germes sont plus rarement en cause : Le kleibsiella pneumoniae ; la chlamydia pneumoniae et le mycoplasme. [11]

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9Impact, le film from Onalukusu Luambo on Vimeo.



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