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L'assomption en Provence au XVIIème siècle.

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par Charlotte Siat
Aix-Marseille Université - Master II Histoire de là€™Art moderne spécialité Art moderne et contemporain 2013
  

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1

Sommaire

REMERCIEMENTS 2

? INTRODUCTION 3

I. L'ASSOMPTION AU XVIIe SIÈCLE 6

a. Les origines de la croyance 6

b. L'Assomption dans les textes du XVIIème siècle. 11

c. Des écrits aux oeuvres figurées : iconographie de l'Assomption. 19

II. L'ART EN PROVENCE, LES REPRÉSENTATIONS DE L'ASSOMPTION. 26

a. L'Assomption en France, règlements académiques et préceptes ecclésiastiques. 26

b. La Provence au XVIIème siècle, une région prolifique. 31

c. Les oeuvres attribuées, la tradition iconographique de l'Assomption en Provence. 39

III. RECENSEMENT ET TYPOGRAPHIE. 62

a. Analyse des oeuvres anonymes. 62

b. La question des copies. 71

c. Un mode de représentation privilégié ? 76

? CONCLUSION 82

BIBLIOGRAPHIE 86

2

REMERCIEMENTS

?

Je souhaiterais avant tout adresser mes remerciements à

Magali Théron, qui m'a transmis il y a quelques années déjà, sa passion pour la peinture du

XVIIème siècle.

Mme Masson-Lautier et Brigitte Fournel de l'Inventaire général du patrimoine culturel à

Marseille,

Mr Blachon, responsable du centre aixois des Archives départementales,

Éric Vieux du Service Culture et Patrimoine de Grimaud, et

le Point Infos de la mairie de Grillon, pour leur aide précieuse et leur gentillesse.

Marie-Claire, Thierry et Danielle pour leur aide et leur réactivité.

Cédric, Sandra,Léon, Geneviève, Manon, et Carolina pour leur soutien et leurs mots

réconfortants.

Ma mère et mon beau-père pour leur talent de photographe.

Et Charlie.

3

? INTRODUCTION.

« En ce jour, en ce moment la laideur et la figure de la mort furent effacées en ce corps, et il fut revêtu de gloire, et l'âme y étant réunie, fut comblée de la joie nouvelle et ineffable de la béatitude consommée ; le lieu du sépulcre en terre fut parfumé d'une suave odeur, et la Cour céleste qui assistait à cette fête en reçut communication de joie, et toute la maison de Dieu, c'est-à-dire, où l'Église qui triomphe au Ciel, où celle qui combat en terre, fut remplie de l'odeur du précieux parfum qui se répandait de l'âme et du corps de Marie en sa Résurrection (...) »1

Ces quelques lignes de l'ouvrage du père Bourgoing publié au milieu du XVIIème siècle, décrivent en termes élogieux la fin de la vie terrestre de la Vierge. Cette vision heureuse est générale au royaume de France, et se traduit en peinture par la profusion des oeuvres dédiées à l'Assomption. Ce thème met en scène la résurrection au ciel de la Vierge. Cette figure maternelle et bienveillante est presque absente du Nouveau Testament. Elle bénéficie pourtant au sein du culte chrétien d'un rôle prépondérant et multiple. Cette place privilégiée, si elle n'a pas été instaurée par les textes bibliques, s'est construite à partir du VIIème siècle en parallèle d'une culture orale et littéraire.

Le XVIIème siècle français hérite de l'histoire du culte, et de ses représentations, celle du Moyen-âge et des grands modèles de la Renaissance italienne. Si le thème est largement illustré par les oeuvres parisiennes, qu'en est-il de la province ? Cette étude s'éloigne de la capitale pour se pencher sur une région qui connait au Grand Siècle une activité artistique foisonnante. La Provence possède une histoire riche qui façonne son identité dès l'Antiquité. Elle se révèle être au XVIIème siècle un territoire aux multiples facettes. Les représentations de l'Assomption y trouvent une place de choix au sein des édifices religieux. Mais pour aborder

1BOURGOING, François, Les Vérités et excellences de Jésus Christ N. S. communiquées à sa sainte mère, et aux saints : disposées par méditations sur les mystères et fêtes de la Sainte Vierge & des saints, Quatrième et dernière partie, Lyon, 1649, p.225.

4

cette production artistique spécifique, il parait essentiel de ne pas l'isoler du contexte historique et religieux de la Provence.

Les oeuvres qui composent notre catalogue sont issues d'un territoire vaste, tel que nous le connaissons aujourd'hui sous l'appellation Provence-Alpes-Côte d'Azur. Le choix de ce périmètre, qui englobait au XVIIème la Provence, le Dauphiné au Nord et le comtat Venaissin à l'ouest, permet de mieux comprendre l'histoire de la région mais surtout de bénéficier d'une vision d'ensemble de la production. L'objectif étant de constituer un panel d'oeuvres suffisamment conséquent pour permettre de répondre au mieux à l'interrogation posée par cette étude : pouvons-nous déceler un mode de représentation privilégié de l'Assomption en Provence ? Il convient cependant de préciser que l'ensemble de ces oeuvres, sont pour la moitié anonymes. Elles reflètent néanmoins la société pour laquelle elles étaient destinées.

Notre développement s'inscrit dans une continuité. C'est pourquoi il nous a semblé pertinent de nous attarder dans un premier temps sur l'aspect théologique et littéraire de l'Assomption, afin de mieux comprendre sa résonance au XVIIème siècle. De la même façon, la tradition iconographique générale du thème sera explicitée, tout comme l'histoire singulière de la région. Lorsque nous avons considéré ces aspects fondamentaux du sujet, il nous est apparu plus aisé de nous pencher sur l'étude de notre catalogue d'oeuvres attribuées et anonymes. Cette analyse chronologique, bien qu'elle ne soit pas exhaustive, tend à rendre compte d'une facette de l'histoire artistique qui semble propre à la Provence. Enfin nous nous attacherons à expliciter les caractéristiques de cette production dédiée à l'Assomption, notamment au travers de la société qui apparaît particulièrement importante.

Avant de continuer, nous souhaitons toute de même signaler les quelques difficultés rencontrées, relatives à l'étude de ces oeuvres régionales. Leur recensement a mis à jour des

conditions de conservation in situ qui parfois posent problème pour une bonne analyse de ces toiles. Nous pensons en premier lieu à la hauteur à laquelle se trouvent parfois les oeuvres, peu visibles et difficiles à photographier mais aussi à la noirceur et les manques2de certaines. Enfin, le domaine de recherche que constitue la peinture en Provence au XVIIème siècle reste ouvert et demandera de nombreuses années avant d'être révélé dans son ensemble riche de diversité.

5

2 Lacunes, pertes de matière picturale.

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