WOW !! MUCH LOVE ! SO WORLD PEACE !
Fond bitcoin pour l'amélioration du site: 1memzGeKS7CB3ECNkzSn2qHwxU6NZoJ8o
  Dogecoin (tips/pourboires): DCLoo9Dd4qECqpMLurdgGnaoqbftj16Nvp


Home | Publier un mémoire | Une page au hasard

 > 

Gestion des risques environnementaux dans le projet camwater phase ii à  Douala.

( Télécharger le fichier original )
par Daniel ESSAPO
Université de Douala -  MASTER EN ENVIRONNEMENT ET DEVELOPPEMENT DURABLE 2014
  

précédent sommaire suivant

Bitcoin is a swarm of cyber hornets serving the goddess of wisdom, feeding on the fire of truth, exponentially growing ever smarter, faster, and stronger behind a wall of encrypted energy

CONCLUSION

Il apparait donc que la méthodologie de recherche développée dans ce chapitre pour cette étude est basée pour l'essentiel sur l'approche empirique couramment utilisée en Géographie et qui a servi de socle à la collecte et à l'analyse des données. En raison du contexte spécial de l'étude, de sa thématique et de sa durée (une année), cette méthodologie a semblé doublement avantageuse. En effet elle nous a donné l'occasion de passer plusieurs fois sur les sites des travaux pour approfondir nos observations. Elle nous a aussi donné de participer effectivement aux travaux en tant que agent de la médiation sociale. A cela, nous avons ajouté l'utilisation d'autres outils d'appréciation scientifiques comme le Diagramme de cause à effet, le Diagramme de Pareto, le PDCA(principe de l'amélioration continue), et le SWOT analysis qui nous ont permis d'approfondir l'analyse des données.

Nous sommes arrivés à constater que le management d'un concept comme celui des risques environnementaux autour d'un projet d'eau potable en milieu urbain est délicat et requiert une certaine ouverture d'esprit et de l'humilité. Mais l'utilisation des méthodes et techniques de recherche avec beaucoup de patience, de concentration et d'attention nous a permis d'avancer petit à petit en respectant les canaux scientifiques.

83

TROISIEME PARTIE

ETUDE DE CAS : LES RESULTATS

Cette partie du mémoire est consacrée à la vulgarisation des résultats obtenus au cours de la recherche. Elle est développée en quatre dimensions à savoir : la politique de gestion des risques environnementaux ; les pratiques des acteurs au sein du projet ; les impacts des pratiques des acteurs sur l'environnement immédiat ; et la stratégie intégrée.

84

CHAPITRE I : POLITIQUE DE GESTION DES RISQUES
ENVIRONNEMENTAUX DANS LE PROJET CAMWATER PHASE II

INTRODUCTION

« Les villes du Tiers-monde présentent un certain nombre de traits communs à l'exemple de la crise de gestion de l'environnement, la surpopulation, la précarité sanitaire et bien d'autres. Ce profil identitaire est sous-tendu par un socle de logiques managériales qui entretient le stress urbain et précarise la qualité de vie. Tel est la situation à Douala, capitale économique du Cameroun » (Meva'a Abomo. D, 2007). Le management des risques environnementaux dans la mise en oeuvre d'un projet de développement dans le secteur de l'eau est donc indispensable pour cette ville. Le stress hydrique et sanitaire devenant de plus en plus important, il y a lieu de faire une analyse du management politique qui gouverne « le trio » santé-sécurité -environnement pour la prise en compte du risque dans ce projet. Cette analyse va aussi nous permettre de répondre à la question spécifique de l'existence d'une politique de gestion des risques environnementaux pour ce projet majeur d'adduction d'eau potable à Douala.

Ce chapitre s'articule en quatre parties à savoir : l'état des lieux des sites des travaux ; les orientations de la gestion des risques environnementaux au sein du projet ; l'identification et la classification des risques environnementaux ; et le développement de la politique de gestion des risques pour le projet.

1- L'ETAT DES LIEUX DES SITES DES TRAVAUX

Il y a dix ans, le besoin en eau potable pour l'usage domestique et industriel était alarmant à Douala. L'eau potable, une ressource vitale pour les habitants de la ville était malheureusement une ressource rare. Pour des populations dans les zones à habitat spontané et sauvage cette denrée était pratiquement inexistante. L'effort fourni par le maître de la ville (Communauté Urbaine) et ses alliés (les six communes d'arrondissements) étaient insignifiants aux yeux des populations. C'est dans ce contexte difficile que le gouvernant et le législateur se sont activés pour que par le billet de CAMWATER, l'Etat Camerounais mette sur pied ce projet de développement urbain de qualité : le Projet de Renforcement et d'Amélioration de l'Alimentation en Eau Potable à Douala dans sa phase I et II dès 2007.

85

1.1 Avant la Mise en OEuvre du Projet dans les Sites

Au terme du dernier recensement général de la population au Cameroun, la ville de Douala comptait plus de 2,6 millions d'habitants. Les municipalités de Douala 3ème et 5ème caractérisées par leurs vastes superficies et des densités démographiques importantes, Douala 4ème et 1er caractérisés par une population moyenne sans oublier Douala 2ème relativement vaste et assez peuplée, montraient que « la ville avait soif ! » et cela se faisait ressentir au sein des ménages. On n'a vu en fin d'année 2013 lors d'une descente sur le terrain combien il était difficile pour ces populations d'avoir accès à l'eau potable. Dans tous les coins de rue menant dans les quartiers les plus peuplés, dès le lever du soleil des jeunes écoliers étaient rencontrés cheminant vers les points d'eau notamment des bornes fontaines pour puiser un peu d'eau pour leurs familles. Cette activité peu commode pour une ville qui envisage l'émergence dans les toutes prochaines années constituait en soi une curiosité pour retenir notre attention. Le non-respect des règles élémentaires pour l'hygiène du milieu notamment autour des points d'eau expose davantage la population à la sensibilité et la vulnérabilité aux maladies hydriques.

Photographie 11 : Une démonstration du mode d'approvisionnement en eau avant la mise en

oeuvre du projet, Source : Enquête de terrain Décembre 2013, Cliché : Essapo Daniel.

Avant le projet d'alimentation en eau, il était noté que plus de 80% des trottoirs des grands axes de la ville à savoir : l'axe Agip au rond-point Deido en passant par « feux rouges » Bessengué, l'axe aéroport à Yassa et l'axe Yassa à Nyala entre autres prévus pour la pose des canalisation d'eau étaient envahis par des activités informelles (petits commerces,

86

kiosques de télécommunication, call-box, marchands ambulants et autres...). A cette situation qui caractérise l'ampleur du désordre urbain à Douala, s'ajoute des milliers de mototaxis qui envahissent chaussées et trottoirs et des implantations des cases et des maisons dans les quartiers populaires, sans servitudes de passage ! Dans un tel contexte, Comment libérer les emprises pour faire passer les canalisations et les tuyaux d'alimentation d'eau potable sans contrarier ces populations pauvres qui ne survivent que grâce à ces activités informelles ? C'était l'équation qu'il fallait résoudre tous les jours grâce au dialogue social pour mettre en mouvement l'implication collectives et la collaboration des populations qui seront en réalité les futurs bénéficiaires du projet. D'où la nécessité du principe de leur participation que l'A2D était chargé d'implémenter.

Photographies 12 et 13 : Une démonstration de l'occupation anarchique du trottoir sur le tracé prévu pour la pose des canalisations sur l'axe Yassa à Nyala, Source : Enquête de terrain Décembre

2013, Cliché : Essapo Daniel

précédent sommaire suivant






Bitcoin is a swarm of cyber hornets serving the goddess of wisdom, feeding on the fire of truth, exponentially growing ever smarter, faster, and stronger behind a wall of encrypted energy








"Nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères sinon nous allons mourir tous ensemble comme des idiots"   Martin Luther King