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L'optimalité du régime de change dans la zone UEMOA.

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par AYA MARIE ESTELLE AMANI epse KONAN
université Félix Houphouet Boigny de Cocody/Abidjan - DEA/MASTER NPTCI option macroéconomie appliquée 2012
  

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PREMIERE PARTIE : LES FONDEMENTS

THEORIQUES DU REGIME DE CHANGE OPTIMAL

AMANI Aya Marie Estelle, DEA/MASTER NPTCI 4ème promotion 14

AMANI Aya Marie Estelle, DEA/MASTER NPTCI 4ème promotion 15

CHAPITRE 1 : LES DETERMINANTS DU CHOIX D'UN REGIME DE CHANGE

La recherche quant au choix d'un régime de change et aux conditions requises pour que des pays entrent en union monétaire a mis l'accent sur des critères structurels à caractère réel. Il s'agit essentiellement du degré d'asymétrie dans la distribution des chocs que subissent les économies, de la disparité de leurs réactions face à des chocs communs, de la mobilité des facteurs et de l'efficacité des mécanismes d'ajustements alternatifs. A cela, il faut ajouter l'intégration financière, l'influence des groupes d'intérêts. Les déterminants du choix du régime de change vont donc s'analyser en trois approches à savoir l'approche en terme de stabilisation macroéconomique, l'approche de la crédibilité de la politique économique et l'approche de l'influence des variables politiques. A ces trois approches, il faut ajouter les critères de la théorie des zones monétaires optimales qui constituent aussi des déterminants du régime de change.

1.1. L'approche en termes de stabilisation macroéconomique

Cette approche permet de distinguer pour chaque type de choc affectant l'économie, le régime de change adéquat. Trois principaux arguments sont défendus par la théorie économique. En premier lieu, la flexibilité est préférable si les chocs dominants sont des chocs externes nominaux ou réels. En second lieu, la fixité est préférable si les chocs dominants sont des chocs domestiques nominaux. Enfin, la flexibilité est préférable si les chocs dominants sont des chocs domestiques réels.

Selon Calvo et Mishkin (2003), la théorie standard considère qu'en cas d'un choc nominal, le régime de change fixe est le plus approprié. Il offre un mécanisme permettant un changement dans l'offre et la demande de monnaie alors qu'un taux de change flexible dans cette configuration entraînerait une dépréciation importante et une transmission dans l'économie réelle. Notons que le choc nominal se traduit par une augmentation de l'offre ou de la demande de monnaie et par un choc lié à la dépense principalement dû à la modification de la consommation, de l'investissement et des dépenses publiques.

A la suite d'un choc monétaire par exemple, une hausse de la détention de la monnaie pousse à la hausse le taux d'intérêt qui à son tour décourage les investissements et réduit par la suite le produit national. L'amélioration du compte des opérations en capital du fait des entrées de

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capitaux et l'amélioration du compte courant du fait de la réduction de la dépense intérieure et de la demande des biens importés consolident la balance globale du pays et le taux de change tend à s'apprécier. L'intervention de la banque centrale afin d'éviter une telle appréciation par la vente de la monnaie nationale permet d'accroître la masse monétaire, de combler l'excédent de la demande et de faire baisser les taux d'intérêt à leur niveau initial.

En cas de choc réel au contraire, selon Calvo et Mishkin (2003), le régime de change flexible serait toujours, selon la théorie standard, le mieux à même de répondre par une modification des prix d'équilibre relatifs. La même situation avec un régime de change fixe entraînerait une chute de la demande de monnaie nationale que la banque centrale devrait absorber par la cession de réserves en devises étrangères conduisant par là-même une fuite de ces devises et une hausse des taux d'intérêt. La crise serait alors accentuée. Notons que le choc réel se traduit par les chocs liés aux termes des échanges qui sont principalement dus aux changements qui affectent le compte courant du pays qui sont à leur tour dus à une modification des importations ou des exportations et les chocs liés aux mouvements internationaux de capitaux dus aux changements non anticipés dans le compte des opérations financières comme les fuites ou les entrées massives de capitaux.

A la suite d'un choc réel sur les termes des échanges, par exemple, une baisse dans la demande étrangère pour les biens exportables nationaux tend à dégrader le solde du compte courant et à détériorer la balance globale des paiements. Sous un régime de change fixe l'intervention de la banque centrale, par la vente de monnaie nationale, est indispensable pour défendre la parité du taux de change, elle permet toutefois, en même temps, de contracter la masse monétaire en circulation et amplifie la baisse initiale de la demande de produits dans le pays. Avec un taux de change flottant, l'ajustement se fait de manière systématique. Avec un déficit courant, la monnaie nationale tend à se déprécier et l'amélioration de la compétitivité prix accroît la demande des produits nationaux et contrecarre la tendance initiale.

Concernant la zone UEMOA, plusieurs analyses empiriques confirment la forte divergence des conjonctures et émettent un doute sur la pertinence économique d'une monnaie commune. Fielding et Shields (2001) ont montré avec la technique du Vecteur Auto Régressif structurel qu'au sein de l'UEMOA, les chocs de produit ne sont pas corrélés. De même, Benassy-Quéré et

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Coupet (2005) et Tsangarides et Qureshi (2006) démontrent avec la méthode de la classification par grappes que les chocs des Etats ouest-africains sont fortement divergents. Ainsi selon ces études, la divergence des chocs constitue le principal coût d'une union monétaire ouest-africaine. Les économies de la région ne disposent pas d'institutions solides et suffisamment développées pour faire face aux chocs asymétriques.

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