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Cartographie de l'évolution spatio-temporelle de la ville de Niamey (Niger) et évaluation de l'état de sécheresse moyennant les outils SIG et télédétection.

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par Mamane Barkawi MANSOUR BADAMASSI
Université Mohamed V Agdal - Master spécialisé 2016
  

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Partie II. Cartographie de l'évolution d'occupation du sol

D

B

E

C

Figure 16 : Cartes d'évolutions des classes d'occupation du sol de la ville de Niamey de 1985 à 2016

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Partie II. Cartographie de l'évolution d'occupation du sol

III.4.1 Evolution de l'occupation du sol de 1985 à 1994

L'analyse des résultats cartographiques et statistiques (figure 16, tableau 10), fait ressortir d'une part, une dynamique progressive de la végétation, de l'espace urbanisé, du cône de déjection et du sol nu et d'autre part une dynamique régressive des cultures irriguées, culture pluviale et du fleuve Niger (tableau 10).

En 1985 l'espace urbanisé occupait une superficie de 1 907,01 hectares (7,50%), celui-ci est passé à 2 935,19 hectares (11,54%) en 1994 soit un taux d'évolution de 1 028,18 hectares (53,92%) durant cet intervalle de temps (figure 16-A, tableau 10). Cette croissance urbaine globale procède sans régression, par implantation de nouveaux noyaux urbains, par étalement sur les marges et par comblement des espaces urbains interstitiels (Lagabrielle et al. 2007). L'extension de l'espace urbanisé se localise principalement dans la partie Nord-ouest de la ville de Niamey mais aussi un peu dans la partie ouest, La figure 16-A montre l'évolution de ces espaces dans ces directions. L'extension des espaces urbanisés de la ville de Niamey résulte de la combinaison de plusieurs facteurs dont entre autres nous pouvons citer sur le plan du mouvement démographique, l'accroissement naturel élevé de la population et l'exode massif des populations rurales vers la capitale.

Contrairement à l'espace urbanisé, les cultures irriguées, cultures pluviales et le fleuve Niger ont connues respectivement une dynamique régressive de 1985 (1 355,49 hectares ; 6 042,15 hectares ; 810,18 hectares) à 1994 (1 218,29 hectares ; 1 347,80 hectares ; 762,26 hectares) soit un taux d'évolution de -10,12% pour les cultures irriguées, -77,69% pour les cultures pluviales et -5,92% pour le fleuve Niger.

Les cultures irriguées se situent de part et d'autre le long du fleuve Niger (figure 16-C). Leur présence est fortement liée à celle de l'eau (fleuve Niger). Hors ce dernier a considérablement diminué de 1985 à 1994 (-5,92%), ce qui explique aussi la baisse des zones en cultures irriguées.

Les cultures pluviales quant à elles se situent sur les plateaux, les glacis et dans les vallées. Les fractions disparues de ces espaces sont certainement liées à l'absence des précipitations pendant cet intervalle de temps. Car il est à rappeler que les cultures pluviales ne dépendent que des eaux de pluies.

Pour ce qui est de la végétation, cône de déjection et sol nu, ils ont connu une dynamique progressive de 1985 à 1994. En effet la végétation a évolué d'un taux d'évolution de 5,59% entre 1985 (2 573,37 hectares) et 1994 (2 717,33 hectares) (tableau 9 et 10). Cette dernière se

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Projet de fin d'étude CRASTE-LF 2016 : Cartographie de l'évolution spatio-temporelle de la ville de Niamey (Niger) et évaluation de l'état de sécheresse moyennant les outils SIG et Télédétection

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