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Système de collecte des déchets ménagers solides à  Bobo Dioulasso . à‰tat des lieux, perspectives et projection de rentabilité.

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par Blaise BONOU
AUBE NOUVELLE Bobo Dioulasso ( Burkina faso) - Master Professionnel, sciences de gestion, option Comptabilité , Controle et Audit 2016
  

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    Carrefour historique d'échanges, en Afrique de l'ouest, Bobo-Dioulasso, cité des Bobos et des Dioulas, encore appelé Sya, est, actuellement, la seconde ville d'importance du Burkina (1), aux plans politique, économique,culturel ou démographique(2).Première commune de Haute Volta(l'opinion, n° 686 / 687 du 8 au 21 Décembre 2010)et capitale économique du pays,Bobo-Dioulasso (Cf. Annexes 1 et 2) est devenu, également, depuis 1986, sa capitale culturelle, confirmant son autre statut de ville d'accueil ou de transit.

    Ville, jadis, réputée pour la douceur de son climat et pour sa propreté,Syaoffre, aux voyageurs étrangers et à ses habitants, une image peu reluisante,actuellement. Les qualificatifs d'antan tels que« Bobo la douce »,« Bobo la belle» ou encore « Bobo l'hospitalière »sont, de plus en plus vidés, de leurs sens, avec l'extension de la ville. En effet,des immondices permanentes ont fait leurs apparitions et tendent à se renforcer à certains endroits, dans les quartiers ou sur des sites jouxtant, généralement, des espaces à grandes concentrations de populations (Cf. Annexe 3, photo 1). Parallèlement, à ces déchets, d'autres immondices, de natures temporaires, « ornent » les alentours desconcessions familiales. Souvent ces immondicessont « stockées », à l'intérieur des concessions,dans l'attente d'un enlèvement par d'hypothétiques entreprises privées de nettoyage ou d'associations de femmes ou de jeunes, responsabilisées, par les autorités communales, pour diverses raisons (politiques, économiques et ou sociales).

    Mais, si ces raisons s'inscrivent , en droite ligne de la politique d'autonomisation des communes, en matière de gestion des déchets, politique, elle-même ,inspirée, par le

    1(*)

    décret n°95 du 23 mai 1995(3), l'indifférence des riverains ou leurs tendances à se complaire à cette situation conduit à plus d'uneinterrogation. En ajoutant, à cela, l'attentisme actuel des services communaux, particulièrement, des voiries, jadis, chargées de la propreté de la ville, il apparait un dysfonctionnement évident, entre la volonté politique ou administrative de gestion des déchets de la ville et l'optimisation de leurs collectesauprès des populations, à Sya .

    D'où la question fondamentale de la présente recherche à savoirquelles sont les causes d'un tel dysfonctionnement ?Qu'est-ce qui explique une telle situation ? Les modes opératoires actuels de collecte répondent- ils aux attentes des populations ? Quels modes opératoires peut-on envisager, pour relever la qualité dudit service ?

    Ces interrogations et les constats, ci-devant, évoqués expliquent le choix du thème de recherche, intitulé « Système de collecte des déchets ménagers solides à Bobo-Dioulasso : Etat des lieux, perspectives et projection de rentabilité».

    Trois raisons fondamentales commandent le choix de ce thème .La première est d'ordrepédagogique. Il s'agit de contribuer à accroitrele lot des publications relativesaux déchets ménagers solides, au Burkina Faso, en général, à Bobo-Dioulasso, en particulier. La seconde raisonexplicative, c'est que ce thème ouvre une perspective d'identification descauses essentiellesde la défaillance actuelledu service d'enlèvement des déchets ménagers solides de la ville de Bobo. Enfin, la troisième ou dernière raison réside dans le fait qu'il offre la possibilité de proposer une autre approche qui pourrait créer ou redonner à cette branche d'activité un nouveau rayonnement, dans la cité.

    1(*)

    A cet effet, la présente étude vise à élaborer un outil d'analyse qui permette de cerner, dans un premier temps, les facteurs de dysfonctionnement dusystème de collecte des déchets ménagers solides, à Bobo-Dioulasso. Ensuite, il s'agira de mettre en évidence le potentiel économique ou financier que ce type d'activité peut représenter pour la ville.

    Aussi, la présente étude est-elle articulée autour de trois(03)parties : Lapremière abordera les cadres théorique et méthodologique de l'étude. Lasecondeportera sur les cadres contextuel et institutionnel de l'étude. Enfin, la troisième partiesera le lieu de présenter les résultatsdes recherches entreprises, de les interpréter, mais aussi d' y proposer des recommandations .

    Partie 1 :

    Cadres théorique et méthodologique

    Chapitre 1 :Cadre théorique

    251733504

    Introduction

    L'étude du cadre théorique viseà positionner,à travers une revue littéraire, la présente recherche par rapport à des études précédentes,. Puis,il s'agirade mettre en évidence la problématiquedel'étude, de même que les objectifs de la présente recherche.

    Section 1/ Revue de la littérature

    Au plan littéraire, deux(02) grandes catégories de publications abordent, implicitement ou explicitement, la problématique des déchets.La première catégorie traite des conditions d'apparition ou de pérennisation des déchets, en l'occurrence l'accentuation du phénomène d'urbanisation dans le monde, en général, en Afrique au sud du Sahara, en particulier. Elle permet, également, de mettre en évidence le socle de l'organisation politico -administrative de la plupart des Etats subsahariens, répondant à la problématique de l'enlèvement des déchets ménagers notamment solides. Ce socle, ce sont les politiques de décentralisation adoptées,un peu partout, par les pays au sud du Sahara. La seconde catégorie porte sur la conceptualisation proprement dite des déchets, c'est-à-dire la définition des déchets dans leurs diversités, l'organisation de leurs collectes dans les villes. 

    1.1. Conditions d'apparition ou de pérennisation des déchets

    1.1.1. Le phénomène d'urbanisation dans le monde

    L'encyclopédie LAROUSSE définit l'urbanisation comme « unphénomène démographique se traduisant par une tendance à la concentration de la population dans les villes». ( www.larousse.fr).Selon la même encyclopédie, ce phénomène est, non seulement, relativement, récent, mais d'envergure mondiale.

    1.1.1.1. L'urbanisation, phénomène récent et mondial

    Selon, toujours, l'encyclopédie LAROUSSE, l'accentuation du phénomène d'urbanisation remonteà la révolution industrielle (fin XVIIIe siècle- début XIXe), en occident, et, en Afrique, à la période coloniale.En occident, trois(03)facteurs concomitants favorisèrent ce phénomène. D'abord, on peut retenir la naissance de besoins importants, en main d'oeuvre, dans le domaine industriel. Ensuite, vient la croissance économique,enregistrée, à la suite de la révolution industrielle, dans certains pays d'Europe de l'ouest(Angleterre, Pays Bas, France). Enfin,à ces deux(02) facteurs, on peut ajouter la quête croissante d'emploi ou de bien être des populations européennes d'origine, majoritairement, rurale au début du XIXe siècle : quatre vingt huit pour cent(88 %) ( www.larousse.fr). En Afrique, l'urbanisation, au sens moderne du terme, devient significative, durant la période coloniale, grâce à la réunion de deux(02) éléments essentiels. D'une part, il y a l'attraction exercée parla villesur les populations, en tant que lieu de commandementou endroitoffrantles meilleures chances de réussir. D'autres parts,on peut noter le taux élevé de fécondité(4) des populations africaines alimentantles villes,en populations sédentaires ou ennouveaux arrivants.Quelques chiffres illustrent cette situation :

    Le monde comptait moins de 90 millions de citadins en 1800, 260 millions en 1900 et près de 3,5 milliards en 2010. Les villes sont de plus en plus nombreuses et de plus en plus peuplées. En 1900, 16 agglomérations dépassaient le million d'habitants ; elles sont plus de 400 aujourd'hui, et le nombre d'agglomérations de plus de 10 millions d'habitants est passé de 3 en 1975 à une vingtaine en 2010. ( www.larousse.fr).

    On notera que l'agglomération la plus peuplée du monde, en 2015, était Tokyo (Japon), avec quarante deux millions sept cent quatre vingt seize mille sept cent quatorze (42 796 714) habitants. En Afrique, la ville la plus peuplée, en 2015, était Lagos (Nigéria), avec vingt deux millions huit cent vingt neuf mille cinq

    1(*)

    cent soixante un(22 829 561) habitants ( www.populationdata.net).

    1.1.1.2. L'urbanisation accélérée des Etats du sud et ses implications

    Entre 1950 et 1990, la taille des villes des pays en développement a progressé de 4,4 % par an. Tandis qu'il a fallu environ 80 ans en Europe occidentale pour passer d'un taux d'urbanisation de 18 à 37 %, cette évolution s'est faite dans les pays du Sud en 35 ans seulement. ( www.larousse.fr).

    Autrement dit, pour atteindre le même niveau d'urbanisation, les pays du sud mirent deux(02) fois moins de temps que ceux d'Europe occidentale. Cette urbanisation, indéniable et à grande vitesse, est « la transformation la plus spectaculaire de l'Afrique contemporaine, celle aussi qui pose le plus de problèmes » (POURTIER R. ,1993). Et, ce constat est partagé autant par ONIBOKUN A.G. (2002)que par le CIFAL(2009).Pour ONIBOKUN, en effet, « il suffit de traverser n'importe quelle ville africaine pour constater les manifestations de ce problème : amoncellement de déchets, détritus le long des routes, ruisseaux bloqués, sites d'enfouissement menaçant la santé dans les secteurs résidentiels ». Quand au CIFAL, il concluait, en 2009, à l'occasion d'une Formation sur la gestion des déchets dans les villes Africaines : 26 - 30 octobre 2009 à Ouagadougou, que « cette urbanisation incontrôlée n'est pas sans effet sur l'environnement et la problématique des déchets s'accentue [...].Ainsi de nombreuses villes en Afrique produisent des déchets solides municipaux(DSM) dont elles ne peuvent pas se débarrasser sans difficultés ».

    A ce même sujet et centrant son analyse ,particulièrement ,sur le Burkina Faso, l'Unité d' Evaluation d' Impact sur la santé ( U.E.I.S) de l' Université de Genève , écrivait , en 2008 , lors d' une Evaluation d'Impact sur la Santé(E.I.S) portant sur un projet intitulé Assainissement et valorisation des déchets ménagers au Burkina Faso , ceci :

    « Au Burkina Faso la population urbaine augmente. mais les infrastructures ne suivent pas. La croissance de la population urbaine au Burkina Faso demeure significative depuis les années 1990.En effet , la population est passée de un(01) million en 1990 ( 13% du total), à deux(02) millions en 2005 (17% du total) [....] une telle augmentation demande que soient developpées au niveau urbanistique, les infrastructures nécessaires à l' évacuation des flux de dechets solides (...) générés par les populations concernées. »

    Mais, face à tous ces signaux alarmants qui transparaissent des oeuvres, ci- devant citées, d'autres auteurs perçoivent, plutôt, le phénomène d'urbanisation comme étant un facteur de développement. Sont de ceux là FRACHON A. et KOLANI P.B. .Pour FRACHON A. (1996),en effet,l'urbanisation doit être considérée comme un facteur de modernisation, c'est-à-dire un phénomène qui traduit la capacité des cités à répondre, aux aspirations des populations à vivre dans de meilleures conditions. Quant à KOLANI P.B. (2011), il estime que l'amoncellement des déchets constitueune opportunitéde développement.A ce dernier propos, disait-il :

    « Les déchets urbains posent un véritable problème environnemental dans les pays en voie de développement(...) Pourtant, ces déchets peuvent être des matières premières qui engendrent des ressourceséconomiques supplémentaires, lorsqu'il y a prise en charge efficiente de leur gestion »(Le quotidien, n°237 du 22 février 2011, page 10 )

    En définitive, ce qu' il faut savoir , c' est que l' urbanisation croissante et ses exigences , en termes de gouvernance des populations ,de réaménagement de l' espace urbain, notamment dans les pays subsahariens, contribuèrent au glissement d'un pouvoir ,fortement, centralisé , vers un pouvoir de type décentralisé .

    1.1.2. La décentralisation des Etats au sud du Sahara 

    Pour LEROY(1997),La décentralisation décrit une redistribution de certaines attributions de l'Etat au bénéfice despouvoirs locaux.Selon MANCIAUX (2009),il s' agit d' un transfertdes prérogatives ,en matière de développement local, de services publics et de gestion urbaine aux collectivités locales conférant ,ainsi, à ces dernières une autonomie et une libre Administration de principes(DIETSCH F., 2013). Si l'autonomieattribue, aux collectivités locales, la compétence de gérer leurs « propres affaires », la libre administration confirme cette faculté, en mettant en exergue la jouissance, de pleins droits, par les populations, d'un certain nombre de libertés comme la définition de leurs propres projets de développement etc.

    Ce préalable étant, il faut souligner que, des années 1980 à celles de 1990, l'ancrage progressif de ce processus, dans les pays africains, fut la résultante, en grande partie, de pressions extérieures : pressions politiques, économiques ou financières. Ces pressionsétaient issues, et de la France, pour les pays francophones, notamment et des autres bailleurs de fonds : le FMI, la Banque Mondiale, l'USAID, l'AFD ou la GIZ (ex GTZ) etc.

    Politiquement, le sommet de la Baule(France) de 1990 ne peut être occulté. Ce sommet fut l'occasion, pour le président Français de l'époque (1981-1995), François Mitterrandd'annoncer, aux chefs d'Etats africains francophones, le conditionnement du soutien de son pays à leurs propensions à promouvoir la démocratie. Depuis lors, la plupart des pays francophones adoptèrent ce schéma de développement, surtout que l'ex puissance coloniale s'était, elle-même, engagée dans la même la voie, depuis 1992(5).

    Economiquement ou financièrement, les bailleurs de fonds exercèrent, sur les pays africains, des pressions notables. A leurs sujets, HIBOU (1996) soutenait que les allocations de fonds, aux ONG, ou aux associations, ne se justifiaient que par l'application de politiques de décentralisation. STIGLITZ (2002) reprend, au sujet de ces bailleurs, qu' « il (le FMI) ne leur fournit des fonds que s'ils mènent des politiques d'austérité », c'est-à-dire acceptent les politiques d'ajustement structurel, concoctées, durant les années 1990. SelonNDEGWA S. N. et LEVY B. (2003), la décentralisation fait partie des reformes les plus significatives intervenues dans les pays africains, depuis les années 1980(6). Même constat, pour MANCIAUX C (2009),

    pourqui les années 1990 demeurent, aussi, le « printemps» des politiques de décentralisation dans la plupart des pays africains.

    1(*)1(*)

    1.2. Conceptualisation des déchets

    1.2.1. Définitions et types de déchets

    1.2.1.1. Définitions

    Les déchets peuvent être définis de plusieurs façons. Selon le site www.actu-environnement.com , le déchet est « un bien qui n'a, à priori, aucune valeur marchande ».PourBERTOLINI (1990), c'est « un produit dont la valeur d'usage et la valeur d'échange sont nulles pour son détenteur ou propriétaire ». A coté de ces définitions à caractères non officiels existent des définitions d'origine institutionnelle telles que celles de l'U E ou de l'Etat Burkinabé.

    Dans sa directive de 2008/98/CE(7),l'U E, définit le déchet comme « toute substance ou tout objet dont le détenteur se défait ou dont il a l'intention ou l'obligation de se défaire». Au Burkina, le code de l'environnement(8) décrit le déchet comme étant « tout résidu de matière ou de substance abandonné ou destiné à l'abandon qu'il soit liquide, solide ou gazeux, issu d'un processus de fabrication, de transformation ou d'utilisation d'une matière ou d'un produit ...»( www.assembleenationale.bf).

    1.2.1.2. Types de déchets

    A l'instar de la pluralité des définitions évoquées plus haut, les déchets se caractérisent par une variété remarquable. En reprenant, par exemple, la directive 2008/98/CE de l'U.E, il ressort deux (2) types de déchets : les déchets dangereux et les bio déchets . Les déchets dangereux sont tous ceux qui possèdent des propriétés dangereuses. Les bios déchets, par contre, décrivent des« déchets biodégradables de jardin [...] ou de parc, les déchets alimentaires ou de cuisine issus des ménages [...] ».

    1(*)

    Le code de l'environnement burkinabé (2013), c'est-à-dire le dernier en date, distingue ,également, deux(2) sortes de déchets , à savoir desdéchets dangereux et des déchets non dangereux, de nature liquide, solide ou gazeuse.Les déchets dangereux représentent les résidus de matières ou de substances abandonnés ou destinés à l'abandon, présentant des risques graves pour la santé, la sécurité publiqueet pour l'environnement. Dans le cas contraire, les déchets sont considérés non dangereux ( www.assembleenationale.bf).

    In fine, il ressort du site www.actu-environnement.com,une troisième tentative de classification des déchets .Celle-ci les subdivise en quatre principales « familles» : les déchets biodégradables, les déchets recyclables, les déchets ultimeset lesdéchets spéciaux.

    Composés de restes alimentaires, de résidus verts etc., les déchets biodégradables se caractérisent par la relative facilitée de leurs éliminations. Lesdéchets recyclables concernent les matériaux de construction, les métaux,les matières plastiques etc. Leurs particularités, c'est leurs réutilisations ou leurs facultés à être réintégrés ou combinés à d'autres matières, pour donner lieu à de nouveaux produits. C'est l'exemple des métaux récupérés pour donner de nouvelles variantes de fer (le plomb, l'acier etc.) ou des plastiques transformés en sacs ou en carreaux d'embellissement etc.. Quand aux déchets ultimes, ce sont ceux qui « ne sont plus susceptibles d'être traités [...].»mais destinés à être stockés (enfouis) ( www.actu-environnement.com).La dernièrecatégorie est celle des déchets spéciaux,déchets connus pour leurs grandes nocivités, autant pour les êtres humains que pour l'environnement, en raison de leurs compositions ou de leurs propriétés.Ils comprennent trois(03) sous groupes : les déchets ménagers spéciaux aérosols,thermomètres au mercureetc),les déchets industriels spéciaux( boues d'épuration, solvants,etc) et les déchets d'activités de soins à risque infectieux et assimilés (seringues, pansements ) ( www.futura-sciences.com).

    En définitive, il apparait, clairement, que le déchet, d' abord, en tant que concept, ensuite, en tant que matière, fait l'objet d'un grand intéressement. En témoigne la kyrielle des définitions parcourue, précédemment, ainsi que la diversité des classifications qui s'y rapporte.

    Ceci étant, il convient de rappeler qu'en ce qui concerne la présente étude, ce sont, spécifiquement, les déchets ménagers solides qui nous intéressent ; d'où l'intérêt porté à leurs collectes.

    1.2.2. Collecte des déchets ménagers solides

    A ce sujet, de multiples publications confirment, en effet, l'intérêt réel évoqué, plus haut. Celles-ci vont de quelques tentatives de définitions générales de la collecte des déchets ménagers solides ou de leurs caractéristiques, en passant par un rappel de leurs origines contemporaines, ou par des « écrits témoins » d'actions majeures menées, au Burkina, avec des infortunes diverses.

    1.2.2.1. Définitions et caractéristiques de la collecte des déchets ménagers solides

    S'il y a un concept qui nefut pas aisé à définir, c` est bien celui de la collecte des déchets. En effet, plusieurs définitions ou approches existent en la matière. Tantôt exclusives, tantôt inclusives, ces définitions émanent de différents auteurs tels que DIABAGATE S. (2009), OUEDRAOGO R.U.E. (2010), BLIKI S.A. (2011).

    DIABAGATE S.et OUEDRAOGO R.U.Edistinguent, clairement, l'activité de collecte du transport. Pour eux, la collecteetle transport, le tri et le traitement des déchets représentent trois phases distinctes de la gestion des déchets,dans les pays du sud.BLIKI S.A définit, en ce qui le concerne, la collecte des déchetsménagers solidespar le fait de les « transporter à partir des points de rupture de charge [...] directement vers la décharge publique contrôlée [...]»

    En mettant en parallèle, ces définitions, on peut constater que la définition de BLIKI S.A est assez restrictive ; le transport des déchets y apparait comme étant le fondementessentiel de la collecte. Mais, en isolant la collecte du transport ou en donnant, comme substance à la collecte, l'idée d'un processus étendu qui va du regroupement à l'enfouissement, DIABAGATE S. et OUEDRAOGO R.U.Es'unissent, plutôt, dans l'idée que la collecte passe par plusieurs phases ou étapes, en plus du transport. Ces étapes sont la pré collecte, appelée encore collecte primaire ou collecte« porte à porte »,le transport vers les centres de collecte, c'est-à-dire le regroupement des déchets, appelé, autrement, collecte secondaire, ensuite, vers les centres de traitement.Au Burkina, cette collecte primaire revient aux associations, aux GIE ou aux PME, alors que la collecte secondaire est attribuée aux services techniques de la commune et d'autres acteurs privés (CREPA, 2005) et (AKOUWERABOU, 2007).

    En somme, on peut distinguer, principalement, deux(02) types de collectes de déchets : les collectes officielles et les collectes non officielles(BERTOLINI G. et BRAKEZ M., 2008).

    Les collectes officielles relèvent du secteur formel. Elles sontorganisées et sont du ressort des compétences des communes, c'est-à-dire du secteur public, mais, aussi, du secteur privé organisé ou formel. Les équipements utilisés, alors, pour la collecte, sont, relativement, modernes. S'agissant des collectes non officielles, elles s'assimilent à des pratiques non organisées d'enlèvement des ordures ménagères par le secteur informel. Parfois, spontanées et isolées, ces collectes sont effectuées, le plus souvent, par les « pauvres des villes» (CREPA, 2005).

    Mais, si ce second type de collecterend des services indéniables, à certains citoyens, du fait de l'irrégularité de certains collecteurs officiels, donc sensés être réguliers (principes d'abonnement obligent), les chiffonniers (occasionnels ou permanents), ne vont pas jusqu'au bout du processus d'enlèvement des ordures. Ils ne transfèrent, pas, toujours, les déchets à la décharge publique contrôlée .Ils les abandonnent, souvent, « n'importe où»(BERTOLINI G. et BRAKEZ M., 2011).

    Ceci dit, on peut penser que la collecte des déchets ménagers solides est une activité des plus simples ou des plus naturelles. Mais, ce qu'il faut noter, c'est que, non seulement, elle ne l' est pas, mais, elle est, aussi, la résultante d'une longue histoire.

    1.2.2.2.Origines contemporaines de la collecte des déchets ménagerssolides

    Selon le site www.syctom-paris.fr. , il faut remonter, en France, par exemple, jusqu' au moyen âge (du Veau XVIe siècle), pour retrouver les premières mesures relatives à la question de la propreté et, donc, de la collecte des immondices, appelées, alors, gadoue. On notera, particulièrement, qu'en 1185, Philippe Auguste (9), par exemple, prit, à Paris, des mesures qui visaient l'élimination des odeurs nauséabondes ambiantes, l'aménagementdes rues et la constructionde canaux et de fossés centraux, pour nettoyer certains quartiers. L'histoire retient que, malgré ces intentions louables, les mauvais comportements des populations parisiennes n'avaient pas, pour autant, cessé. Conséquences :diverses maladies apparurent dont l'une des plus désastreuses fut la peste(10). L'obligation de la pratique de collecte de déchets, à Paris, n'interviendra qu'au XIXème siècle, avec Eugene POUBELLE(11). En effet, « En1884, Eugène POUBELLE, oblige les parisiens à utiliser un récipient spécial, pour déposer leurs ordures ménagères, devant leurs portes, afin qu'elles ne soient plus éparpillées, dans la rue, avant d'être ramassés par les services municipaux » ( www.syctom-paris.fr).

    Mais, alors que,des repères historiques, venant de France, par exemple, permettent de retracer quelques origines lointaines de la pratique de la collecte, les consultations

    documentaires entreprises n'ont pas permis de fixer, véritablement, celles de la collecte, ni en Afrique, de façon générale, ni auBurkina, en particulier, mode de transmission des us et coutumes, sans doute, oblige(12).

    1(*)

    Par contre, le statut d' « ancien carrefour » ouest africaind'échangescommerciaux ou culturels de Bobo-Dioulasso, du moyen âge à aujourd'hui, dixit KONATE Y. (2006) et TRAORE B. (2007),l'érectionde la ville par l'administration coloniale, en tant que première commune de Haute Volta, en Décembre 1929,laissent croire que la problématique de la collecte des déchets ne date pas d'hier. Elle pourrait être rattachée à la période coloniale, sans exclure la possibilité qu'elle ait pu être posée, plus tôt, au moyen âge. Ce ne sont pas KONATE et TRAORE qui diraient le contraire, puisqu'ils sont unanimes à confirmer, dans leurs oeuvres respectives(13),l'attractionque la ville de Sya exerçait, alors, sur les négociants divers, les groupes sociaux de l'époque, ou sur les puissances coloniales (la France, l'Angleterre). Selon ces deux auteurs, les ambitions des uns et des autres étaient, soit de conquérir cet espace stratégique de l'époque, soit d'y établir des liens de natures diverses. Ainsi, peut-on , mais , avec réserve, penser qu' à travers les valeurs véhiculées, à cette époque, les préoccupations relatives à l' hygiène, à la collecte des déchets aient pu se poser, déjà au moyen âge, sinon ,durant la période coloniale, avec la mise en place des institutions coloniales.

    1.2.2.3 « Ecrits témoins » d'actions menées, au Burkina, en matière decollecte des

    déchets ménagers solides

    Ces écrits ont pour auteurs, entre autres, le CREPA(2005), COURSOL M(2009). , de CORMIER A(2009) et MAILLET S. (2010).En effet, dans un écrit intitulé « Quel est le système de gestion des déchets solides au Burkina Faso ? Cas de Ouagadougou », le CREPA (2005) met en évidence la répartition des compétencesdes acteurs de la filière déchet, les acteurs ou les formes de collecte de déchets, au Burkina. COURSOL M. lui emboite le pas, à travers sa publication « Gestion des déchets au Burkina : ordures cherchent décharges ».

    1(*)

    Cetitre est révélateur d'une inquiétude réelle, exprimée au sujet, précisément, de la ville de Banfora,par rapport à la destination réservée aux déchets ménagers produits. En introduction de son écrit, COURSOL déclare ceci : « Bien que la population de l'endroit ait été estimée à 80 000 habitants, en 2006, et qu'ellecontinue d'augmenter, la ville ne dispose toujourspas de services d'assainissementadéquats ». Enfin, CORMIER A. et MAILLET Sretracent,avec une année d'intervalle, l'une des expériences ,parmi les plus significatives, qui fut menée, à Bobo-Dioulasso, dans un secteur « représentatif des secteurs les plus défavorisés »(CORMIER, 2009), à savoir le Secteur 21: ils'agit du Projet d' Amélioration des Services Urbains de Bases (PASUB) .Ce projet fut mis en oeuvre, de 2004 à 2005, et avait comme priorités, entre autres, la pré collecte ou l'évacuation des tas sauvages d'ordures ménagères.Mais, ce projet qui avait réussi à fédérer, autour de la commune, des partenaires techniques et financiers d'horizons divers tels que l'ONU-HABITAT, le Centre International de l'eau et de l'assainissement (IRC) des Pays Bas, le CREPA ou le MECV de l'époque, a « accouché d'une souris »(14) :non seulement l'impasse environnementale ayant justifié le choix de ce secteur reste entière, mais, sa réplication, au niveau des autres secteurs, n'a pas pu être généralisée.

    Plusieurs raisons expliquent cet état de choses. L'une de ces raisons est la volonté de mettre en application « une démarche très intéressante à plusieurs titres, au regard du développement durable » (KONATE, Y. 2006),c'est-à- dire une démarche pensée,

    Ailleurs, et importée au pays(15). Autrement dit, le fait, pour le PASUB d'avoir voulu appliquer, à tous prix, les principes du développement durablefut, paradoxalement, une source de blocage.

    1(*)

    En effet, si les principes de subsidiarité et de participation(16) ne posaient pas de problème, à priori, dans leursapplications, celui d'association des jeunes et des femmes et, surtout le principe du pollueur-payeur(17) ne tenaient pas, suffisamment, compte des mentalités ou du poidsde la culture administrative despopulations héritée de la période coloniale,populations habituées, à tout attendre, quasiment, de la puissance publique.

    L'Unité d'Evaluation d'Impact sur la santé (U.E.I.S) de l'Université de Genève ajoute à ces constats, en 2008,des insuffisances multiformes, aux plans organisationnels ou de la fragilité des assises financières des opérateurs du secteur public (les collectivités locales) et privés (les associations de jeunes ou de femmes, les entreprises privées). « A cause de cette multiplicité des acteurs, on note quelques fois un chevauchement des rôles et des missions » (CIFAL ,2009).

    Section 2/ Problématique et objectifs de l' étude

    2.1. Problématique

    Le problème central de la présente étude est l'inefficacité actuelle de la politique de collecte des déchets ménagers solides à Bobo -Dioulasso, par l'autorité centrale, mais, surtout, par l'autorité décentralisée, en l'occurrence celle de la commune. Cette inefficacité se traduit par une irrégularité de l'enlèvement des ordures ménagères, un amoncellement des déchets solides, dans la ville, ou par une incapacité manifeste des associations ou entreprises privées à répondre aux demandes d'enlèvement exprimées.

    1(*)

    Dès lors, les questions qui se posent sont : quelles sont les causes de cette inefficacité ? Les modes opératoires actuels d'enlèvement des ordures ménagères solides de la ville deSyarépondent- ils aux exigences d'efficacité ou de qualité attendues par les populations ? Sinon, quels types d'organisation ou de modes opératoires d'enlèvement faut-ilencourager, pour relever la qualité des prestations de collecte des déchets dans la ville ?

    2.2. Objectifsde l'étude

    La présente étude vise un objectif général et trois (03) objectifs spécifiques.

    2.2.1. Objectif général

    Il s'agit de montrer que l'activité de collecte des déchets ménagers solides, dans la ville de Bobo-Dioulasso, peut être, économiquement, rentable et, socialement, capitale, à condition d'être réorganisée structurellement.

    2.2.2. Objectifs spécifiques

    Les objectifs spécifiques visés sont au nombre de trois(03) :

    1. Mettre en évidence la part de responsabilité de l'administration communale, dans la dégradation actuelle du service de la collecte des déchets ménagers solides, à Bobo-Dioulasso.

    2. Montrer, la responsabilité des populations, dans la détérioration de ladite collecte.

    3. Montrer que l'activité de collecte des déchets ménagers solides, dans la ville de Bobo-Dioulasso, peut être rentable.

    Conclusion

    Hormis les aspects d'ordre purement procédural (problématique, objectifs de recherche), il ressort, de ce premier chapitre, plusieurs enseignements. On peut relever, au niveau de la revue littéraire, s'agissant du Burkina, une « volonté» de la puissance publique d'autonomiser les collectivités locales. Aussi, l'Etat leur a-t-il transféré diverses compétences, dont celle de la collecte des déchets. On retient, également, les difficultés matérielles, financières ou d'ordre, simplement, organisationnel, éprouvées par les communes, en général, celle de Bobo-Dioulasso, en particulier, dans l'accomplissement de ses attributions.

    .

    Chapitre 2 :Cadre méthodologique

    251736576

    Introduction

    Au niveau du « cadre méthodologique », seront exposées, tour à tour, les méthodologies de recherche, de collecte et de traitement des données employées.

    Section 1/ Méthodologie de recherche

    1.1. Hypothèses de recherche

    Dans le cadre de l'étude envisagée, deux(02) hypothèses de recherche sont retenues :

    · Première hypothèse  :

    La dégradation du service de collecte des déchets ménagers solides de Bobo-Dioulasso est imputable, entièrement ou en partie, à l'administration communale ;

    · Deuxième hypothèse :

    La collecte des déchets ménagers solides, dans la ville de Bobo, peut être améliorée.

    1.2. Populations statistiques observées

    Les populationsstatistiques considérées sont lescommunes, les collecteurs privés des déchets ménagers et les ménages

    1.3. Unités d'observation ou d'étude

    Pour apprécier la situation qui prévaut, dans le domaine de la collecte des déchets ménagers solides, actuellement, à Sya, les unités d'observation choisiessont la commune, des collecteurs privés d' ordures ou de déchets ménagers solides et des ménages de Bobo-Dioulasso.

    1.3.1. La commune de Bobo-Dioulasso

    En prenant la ville de Bobo-Dioulasso, comme unité d'observation, c'est à un centre de décision ou d'organisation, un centre politique, économique ou administratif important auquel on s'intéresse.Aussi, ce choix permet-il de faire l'état des orientations actuelles, en matière de déchets, des autorités communales, et,donc, de la ville. Il permet aussi d'apprécier l'évolution de celles-ci ou de prendre la mesure des investissements réalisés ou programmés, au moment de l'étude.

    1.3.2.Les collecteurs privés d'ordures ou de déchets ménagerssolides de

    Bobo- Dioulasso(cf. Annexe 4)

    On distingue deux (02) groupes  de collecteurs privés : le premier est formé par des acteurs dits de la société civile et le second par des opérateurs privés. En rappel, la catégorie des acteurs dits de la société civile comprend, essentiellement, des associations de femmes, des ramasseurs occasionnels ; celle des opérateurs privés est constituée par les entreprises individuelles ou sociétaires.

    L'étude de ces unités permet d'avoir une représentation, plus ou moins, réaliste des acteurs privés présents sur le terrain, de savoir comment ceux-ci exercent leurs activités ou dans quelles conditions matérielles, financières et humaines le font-ils ?

    1.3.3. Les ménages de Bobo-Dioulasso

    Etymologiquement, le termeménagevient du latin mansio qui signifie demeure .Le ménage est, de ce fait, « un ensemble de personnes partageant le même logement et participant à son économie » (fr.wikipedia.org.).

    L'étude menée auprès des ménages permet de disposer de renseignements, d'une part, sur la situation actuelle de collecte des ordures ménagères solides, à Bobo-Dioulasso, et, d'autres parts, sur les profils des ménages qui sont objets d'enquête. Dans le premier cas, il s'agit de mettre en exergue les identités des collecteurs offrant leurs services aux ménages, les périodicités ou les montants des règlements, appliqués, d'accords parties, dans le cadre de contrats formels ou non formels etc. Elle permettra, également, de savoir si les ménages sont disposés, à payer plus, pour bénéficier de services mieux structurés ou plus modernes. Dans le second cas, l'étude de ces unités (les ménages) permettra d'avoir un aperçu sur la relation qui existe entre, les facteurs genre (homme ou femme), le statut matrimonial (marié ou non), la situation professionnelle, le niveau d'études, la zone d'habitation et le comportement du ménage.

    1.4. Variables d'analyse ou Caractères d'étude

    Il s'agit des « attributs » à examiner, au niveau des unités d'observations, afin d'apporter des réponses aux questions posées, ex ante. Ces attributs peuvent être observables sur le terrain et sont « susceptibles de varier pour prendre différents états » ( spiral.univ-lyon1.fr/[...]stats /).Pour certains, ils sont non mesurables et, pour d'autres, mesurables. Ceux qui sont non mesurables sont appelés variables ou caractères qualitatifs et ceux qui sont mesurables des variables ou caractères quantitatifs. ( www.assistancescolaire.com ).

    Ce préalable étant,, les variables d'analyse des unités d'observation permettent, au-delà du dualisme qu'elles portent, de mettre en lumière des particularités propres à chaque unité.

    1.4.1.Les variables d'analyse relatives à la commune de Bobo-Dioulasso

    Au niveau de la commune, les variables ou caractères qualitatifs étudiés sont la politique communale portant sur les déchetsménagers solides, l'identification de(s) service(s) communaux chargés de la collecte de ces déchets etde leurs partenaires techniques et ou financiers, la répartition des rôles par la commune, l' état des formations initiées au profit des partenaires privés locaux , l'état actuel du matériel et des équipements fonctionnels affectés à la collecte des déchets ménagers solides,l' évaluation du partenariat par la commune, en termes de satisfaction ou d'insatisfaction ,les reformes structurelles envisagées.En somme, les caractères, ci-dessus indiqués, servent à cerner la « vision »ou les objectifs actuels de la commune, ses ambitions, en matière de collecte des déchets ménagers solides. Quand aux caractères quantitatifs étudiés, ils portent sur leseffectifs actuels de la commune, les montants des budgets communaux consacrés à l'activité de collecte les trois dernières années (2013,2014 et 2015).L'étude de ces secondes variables permet d'estimer l'importance réelle accordée, par la commune,à l'activité, dans la ville de Bobo Dioulasso.

    1.4.2. Les variables d'analyse relatives aux collecteurs privés de déchets

    solides de Bobo-Dioulasso

    Auprès des collecteurs privés de déchets ménagers solides de Bobo-Dioulasso, les variables d'étude retenues révèlent le même dualisme que celui décrit plus haut. En effet, certaines sont non mesurables et d'autres mesurables. Celles qui sont non mesurables, c'est -à-dire qualitatives, concernent la nature des organisations des collecteurs de déchets ménagers, les types d'abonnés par collecteur privé agrée, la répartition des collecteurs privés agrées en fonction des périodicités de paiement, les moyens de transport utilisés par les collecteurs, la formation des collecteurs privés etc. Ces variables renseignent sur le professionnalisme ou non des acteurs, le caractère durable ou éphémère des relations que ces acteurs entretiennent avec leurs clients etc. Quand aux variables mesurables, il s'agit, entre autres, de la longévité ou de la durée d'activité à mettre à l'actif des différents collecteurs de déchets ménagers solides sur le terrain, des montants facturés aux ménages. Ces secondes variables permettent d'évaluer, depuis combien de temps, certains collecteurs privés interviennent, dans l'enlèvement des déchets ménagers, à Bobo-Dioulasso et le coût de leurs prestations.

    1.4.3. Les variables d'analyse relatives aux ménages de Bobo-Dioulasso

    A l'instar des autres unités d'étude, les questionnaires administrés aux ménages de Bobo-Dioulasso, contiennent, dans leurs formulations, des variables mesurables et non mesurables. Concernant les variables non mesurables ou qualitatives étudiées, on peut retenir les situations matrimoniales ( mariés ou non ) et professionnelles ( salariés , non salariés etc.) des enquêtés, les zones de leurs habitations( quartiers populaires, zones spéciales etc.), leurs rapports à l' espace qu'ils occupent( propriétaires, locataires etc.),les statuts d'abonnement des ménages (abonnés ou non abonnés),leurs niveaux d' étude (primaire, secondaire etc.), les périodicités des enlèvements ou des paiements ( hebdomadaire, mensuelle etc.) . Les variables mesurables ou quantitatives relatives aux ménages enquêtés sont les montants actuels d'abonnement et ceux que les ménages seraient disposés à payer, pour bénéficier de services plus modernes etc. L'ensemble des variables ou caractères qualitatifs et quantitatifs utilisés permettra de mettre en évidence les fondements subjectifs ou objectifs qui commandent les comportements des ménages.

    Section 2/ Méthodologie de collecte et de traitement des données

    2.1. Méthodologie de collecte

    Pour recueillir les données nécessaires à l'étude menée, trois procédés ont été utilisés : des consultations documentaires. , des interviews réalisées auprès des autorités communales de Bobo-Dioulasso et l'administration de questionnaires à des ménages, à des acteurs privés agrées pour l'enlèvement des ordures ménagères.

    2.1.1.Les consultations documentaires

    Elles consistèrent, de 2013 à 2015, à parcourir plusieurs sortes de documents :des ouvrages généraux, des mémoires d'étudiants, des rapports de personnes diverses (stagiaires, responsables d'institution traitant des questions d'assainissement etc.), des documents -internet. A ce titre, les bibliothèques de l'Institut Français de Bobo-Dioulasso, ex Centre Culturel Henri Matisse et du Lycée Professionnel Régional GUIMBI Ouattara (LPRGO) permirent d'accéder à des informations générales relatives aux déchets. Sinon, l'essentiel des données spécialisées, c'est-à-dire portant sur les questions de décentralisation, de gestion de la collecte des déchets, les instruments statistiques d'analyse etc. ont été obtenus grâce à des consultations webograhiques.

    2.1.2. Les interviews

    Ce deuxième procédé consistaen des entretiens,courant février 2016, avec Monsieur Hamidou BAGUIAN,responsablechargé de la question des déchets de la ville de Bobo, au moment de l'étude.Les entretiens prirent principalement la forme d'entretiens semi directifs, au moyen d'un guide d'entretien figurant en Annexe 7, pages 137-138

    2.1.3. .L' administration des questionnaires

    Celle-ci concerna, principalement, les ménages et les acteurs privés agrées. A ce propos, il faut préciser qu'avant l'administration proprement dite des questionnaires, un travail de définition des termes d'enquêtesfut nécessaire.

    2.1.3.1.Les termes d'enquête

    Il s' est agit d'établir les contenus mêmes des questionnaires qui devaient être administrés et de définir nos échantillons d'étude , leurs tailles , leurs représentativités etc.

    2.1.3.1.1. Echantillons étudiés et représentativités

    Les échantillons constitués, pour la présente étude, sont au nombre de deux : le premier est afférent aux ménages et le second aux collecteurs privés des déchets ménagers solides de la ville de Bobo-Dioulasso. Le premier échantillon a été constitué selon une méthode à double variante : la composition des ménages, en termes de genre,s'est faite en respectantles quotasofficielsdu payset l'administration des questionnaires aux unités ménages s'est déroulée aléatoirement. Quant au second échantillon, il épouse les contours de la liste des acteurs privés agrées par le service de la propreté de la DSTM de Bobo, pour procéder à la pré collecte des ordures ménagères (cf. Annexe 4)

    2.1.3.1..2.Tailles des échantillons

    Le premier échantillon constitué, c'est-à-dire celui concernant les ménages de Bobo-Dioulasso, comprend cinquante deux (52) femmes contre quarante huit (48) hommes (cf. Graphe 1, page 64). Quant au second échantillon, c'est-à-dire celui formé par les collecteurs privés des déchets, il réunit des associations ou groupements d'association, des entreprises ou sociétés privées, au nombre de neuf (9),toutes formes comprises.

    2.1.3.2. LaPériode et le déroulement de l'enquête

    L'enquête a été menée de Janvier à Mars 2015 et s'est déroulée en deux (02) phases. D'abord, des enquêtes ont été effectuées dans différents secteurs(18) de Bobo-Dioulasso, auprès de plusieurs ménages, en leur soumettant un même questionnaire (cf. Annexe 5). Lebut de ces premières enquêtes était de connaitre les déterminants qui expliquent les comportements desdits ménages, en termes de gestion de leurs déchets .Ensuite, il s'est agi d'administrer, également, aux associations et aux opérateurs privés de collecte des déchets ménagers de la ville un autre questionnaire (cf. Annexe 6) , cette fois-ci,pour cerner les fondements de leurs interventions , leurs difficultés etc., dans le domaine de la collecte des déchets ménagers, notamment solides.

    2.2. Méthodologie de traitement ou d'analyse desdonnées

    Les méthodes de traitement employées, au cours de la présente étude,sont à l'image de celles utilisées pour la collecte des données. D'où la nécessité de distinguer, d'une part, les traitements réservés aux informations obtenues, grâce aux consultations documentaires, et, d'autre part, les données recueillies lors des interviews et de l'administration des questionnaires aux ménages.

    2.2.1. Traitement des données issues des consultations documentaires

    Plusieurs étapes ont été observées à ce niveau. La première fut l'identification des thèmes généraux relatifs à la problématique des déchets et, partant, de leurs auteurs. La seconde consista en une lecture active des résultatsd'études similaires .réalisées par des institutions nationales ou internationales, par des auteurs confirmés ou par des auteurs non confirmés, les étudiants, en l'occurrence etc.. Ainsi, avons-nous pu mettre en balance des résultats d'études précédentes portant sur la question des déchets.

    1(*)

    Mais, il faut noter, cependant que le traitement que nous en avons fait a été principalement, manuel.

    2.2.2. Traitement des données issues des interviews

    Le traitement réservé aux données d'interview a été quasiment identique à celui décrit ,ci-dessus, à savoir un dépouillement manuel des informations recueillies, suivi d'un traitement Excel, essentiellement .

    2.2.3.Traitement des données issues de l'administration des questionnaires

    Les données d' enquête firent l'objet de traitements combinés .Ces données ont été dépouillées manuellement, dans un premier temps. Ensuite, nous avons eu recours ,à un traitement Excel ,pour élaborer les tableaux ou les graphiques statistiques correspondant aux différents éléments d'enquête.Enfin, pour une analyse plus approfondie des corrélations éventuelles entre certaines variables de l' étude, celles-ci furent soumises à des tests statistiques à l'image de celui du khi -deux (2) .

    Conclusion

    Ce second chapitre met en évidence, pour ainsi dire, les hypothèsesautour desquelles la présente étude est menée, les populations, les unités statistiques observées, de même que les variables d'étude. En outre, il précise les procédés utilisés pour collecter les données de l'étude, leurs traitements.

    Ces constats étant établis, à tout le moins, théoriquement, il importe de chercher à comprendre quels cadres contextuels et institutionnels ont pu influencer ou déterminent la conduite des actions de l'Etat ou de ses collectivités locales, en matière de collecte des déchets, notamment ménagers solides

    Partie 2 :

    Cadres contextuel et institutionnel

    Chapitre 1 :Cadre contextuel

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    Introduction

    Le cadre contextuel de l'activité de collecte des déchets décrit l'environnement physique, social, politique ou juridique dans lequel se déroulecette activité, au Burkina Faso.

    Section 1/ Cadre contextuel général

    1.1. Historique de l'organisation de la collecte des déchets au plan national :

    des indépendances à nos jours

    L'organisation de la collecte des déchets a connu trois(03) grandes phases (CIFAL, 2009).La première s'étend des indépendances(1960) à 1985 ; la seconde de 1985 à 1993 et la troisième phase va de 1993 à aujourd'hui ( www.envirobf.org.).

    Après les indépendances, le monopole de la gestion des déchets étaitdétenu par les Régies Municipales, aussi bien à Ouagadougou qu'à Bobo-Dioulasso.. Déjà, durant cette première phase, c'est-à-direde la fin des années 1960 au début des années 1980, des tentatives de collaboration, sous formes de concessions, notamment à Ouagadougou, entre la Mairie et un privé, en l' occurrence, la « société Nakoulma », furent menées. La municipalité concéda, à cette société, la « filière déchets », tout en gardant son autorité de tutelle.Devant les difficultés financières que cette entreprise connut, de 1979 à 1986, la municipalité mit fin au contrat et se chargea,elle-même, de « [...]l'enlèvement et de l'enfouissement des ordures dans les trous à banco de la ville ».( www.envirobf.org.) .

    De 1985 à 1993, la conduite de la politique d'assainissement ou des déchets, dans le pays est remise en cause. En effet, « devant l'incompétence des voiries municipales », le pouvoir révolutionnaire du Président Thomas SANKARA pour lequel « l'amélioration du cadre de vie était [...] devenue l'un des piliers du programme de développement populaire » déchoit, en 1985, les municipalités de la responsabilité de gérer l'assainissement et les déchets.( www.envirobf.org.) et (MEUNIER -NIKIEMA A., 2007). Ainsi, naquirent les Services d'Entretien de Nettoyage et d'Embellissement (SENE), à l'initiative du gouvernement de l'époque. Il s'agissait d'offices étatiques qui étaient conçus pour être, exclusivement, détenteurs de l'autorité, en matière d'assainissement, de déchets ou d'embellissement, sur le territoire national.

    Les SENE seront regroupés au sein de la Direction Nationale des Services d'Entretien, de Nettoyage et d'Embellissement (DINASENE - 1986) puis de l'Office Nationale des Services d'Entretien, de Nettoyage et d'Embellissement (ONASENE - 1988). L'ONASENE s'occupait de la collecte des ordures.[...] Le monopole attribué à l'ONASENE dura jusqu' en 1993( www.envirobf.org).

    Enfin, la troisième phase commença, en 1993.Cette phase continue d'impacter , encore, aujourd'hui, la politique nationale de gestion des déchets, la réglementation de la pratique de collectes des déchets au niveau des collectivités locales, plus précisément, des communes urbaines du Burkina.En effet, à la faveur du retour à l'état de droit, symbolisé par l'adoption de la constitution du 2 juin 1991 et des cinq lois de décentralisations (cf. page 35, paragraphe 4), l'Etat burkinabé engage, en 1993, le pays dans un processus d'autonomisation de ses communes, en même temps qu'il faisait le choix de libéraliser son économie. Conséquence : on assista à une rétrocession, par l'Etat, de certaines de ses compétences aux communes. Parmi ces compétences, il y a la collecte des déchets. Parallèlement, l'Etat contribua à faire la promotion des initiatives privées, en la matière, avec la bénédiction directe des communes. C'est ainsi que des associations de femmes ou de jeunes, des ONG ou des entreprises privées firent leurs réapparitions, dans le domaine de la gestion des déchets. L'ONASENE est démantelé, en 1994, pendant que des Directions de Services Techniques Municipaux (DSTM) étaient mises en place, auprès des collectivités municipales « pour s'occuper de la collecte des ordures qui est une mission traditionnelle des municipalités»(CIFAL, 2009).

    1.2. L'organisation de la « filière déchets » au Burkina

    1.2.1. Notion de filière

    La filière décrit, selon l'INSEE, des « activités complémentaires qui concourent, d'amont en aval, à la réalisation d'un produit fini ». PourTCHUISSEU TCHEPNKEP (2007), reprenant la définition de DUTEURTRE et Al. (2000), elle est assimilable à « un système d'agents qui concourent à produire, transformer, distribuer et consommer un produit ou un type de produit ».

    Par analogie, « la filière déchets » désigne, donc, l'ensemble des acteurs, en amont (l'Etat et ses partenaires au développement), ceux qui sont en aval, (les collectivités locales, les populations, les associations de jeunes ou de femmes etc.) de la filière.En empruntant les propos de TCHEPNKEP, l'existence de ces acteurs met en évidence, celle des systèmes de collecte de déchets, au Burkina.

    Mais, avant d'étudier la constitution de ces systèmes, il importe de définir, d' abord, ce qu'est un système de collecte de déchets, notamment ménagers solides.A ce propos, le site www.approche-systemique.comnous offre deux définitions. Il s'agit de celles de BERTALANFFY L. V. et deLAPIERRE J. W. En effet,pour BERTALANFFY(1968) : « un système est un ensemble d'éléments identifiables, interdépendants, c'est-à-dire liés entre eux par des relations telles que, si l'une d'elles est modifiée, les autres le sont aussi et par conséquent tout l'ensemble du système est modifié, transformé ». Quant à LAPIERRE (1973), celui-ci définit un système comme étant « un ensemble organisé de processus liés entre eux par un ensemble d'interactions à la fois assez cohérent et assez souple pour le rendre capable d'un certain degré d'autonomie ».

    En tout état de cause, on retiendra que tout système de collecte des déchets, quelle que soit la nature de ces derniers, s'articule autour de trois éléments de base : un (ou des) objectif(s), un groupe organisé et une technique(ou un savoir faire).

    C'est ainsi que les consultations documentaires révèlent deux(02) sortes de systèmes, au Burkina : un système d'encadrement ou d'appui assimilable à un système de type amont  et un système de collecte proprement dit identifiable à un systèmeaval. Si le premier couvre l'ensemble du pays, le second estpropre à chaque collectivité locale.

    1.2.2. Système d'encadrement ou d'appui ou « système amont »

    1.2.2.1.Les objectifs du système d'encadrement

    Les objectifs poursuivis par ce système sont multiples.On peut citer, entre autres, le soutien à laréorganisation administrative du Burkina, dans le sens de l'autonomisation progressive des collectivités locales,la participation à la mise en oeuvre de la politique de gestion des déchets du pays, de même qu'à la mobilisation des moyens techniques et financiers nécessaires à leurs réalisations.

    En outre, en tant que système hétéroclite, formé d'acteurs nationaux et étrangers, les modalités d'intervention des animateurs dudit systèmesont régies par des valeurs propres à chaque entité constitutive. Par exemple, pour l'Etat burkinabé, l'une de ces valeursétait, à partir de juin 1991, le désir de renforcer ses relations avec ses bailleurs de fonds (Banque mondiale, FMI, etc). Par contre, pour certains de ces derniers, les leitmotivsétaient (ils le sont toujours), principalement, de promouvoir, au Burkina, les principes de libéralisation économique ou politique.

    1.2.2.2.L'organisation du « système amont »

    Elle repose sur deux(02) groupes d'acteurs, en inter relation étroite, à savoir des acteurs d'origine burkinabé, appelés acteursnationaux, etdes acteurs d'origine étrangère, communément, appelés partenaires techniques étrangers.

    1.2.2.2.1.Les acteurs nationaux

    Les acteurs nationauxse composent d'acteursdits institutionnels et de partenaires techniques nationaux(MAS S. et VOGLER C., 2006). Par acteurs institutionnels, MAS S. et VOGLER C. désignent les Ministères concernés, directement ou indirectement, par les problématiques croisées de décentralisation, d'amélioration du cadre de vie, c'est-à-dire, autrement, d'assainissement, de collecte des déchets ou de protection de l'environnement etc. C'est le cas du MATD, du MARHAS, du MERH du MHU, du MS etc. Les partenaires techniques nationaux recensés sont, entre autres, leCREPA, et l'EIER. A l'actif du premier, on peut retenir, par exemple, la formation des acteurs de la filière déchets, sa participation aux activités d'éducation et de communication dans le domaine de l'assainissement, au Burkina. Quant au second, il participa, activement, à l'élaboration de la stratégie nationale d'assainissement, de même qu'à la réalisation de diverses études sur la gestion des déchets (MAS S. et VOGLER C., 2006).

    1.2.2.2.2.Les partenaires techniquesétrangers

    Connus, parallèlement, sous le vocable de bailleurs de fonds, les partenaires étrangers viennent d'horizons divers. Selon l'ONU-HABITAT (2007), en effet, « Le Burkina entretient des relations de coopération avec des partenaires bilatéraux et multilatéraux, en vue d'améliorer les conditions de vie des populations urbaines ».

    Au plan bilatéral, on peut citer, comme partenaires structurels, par exemple, l'Allemagne, la France, les Pays Bas, à travers, respectivement, laGIZ (ex GTZ), l'AFD pour l'Afrique de l'Ouest et l'IRC etc.

    Au plan Multilatéral, les partenaires du Burkina prennent la forme d'institutions internationales ou d'agences de développement. Ce sont, entre autres, la Banque Mondiale, le FMI, l'USAID, laBAD, l'ONU-HABITAT, etc. Ces partenaires focalisent, leurs actions, en milieu urbain, dans trois(03) domaines prioritaires. Ces domaines sont : l'appui à la mise en oeuvre de la politique de décentralisation, l'amélioration des conditions de vie des populations, la lutte contre la pauvreté et l'amélioration du niveau de vie(ONU-HABITAT,2007) ; ce qui confirme les observations deHOCHET P. (2006), selon lesquellesl'assistance technique et ou financière des partenaires, ci-devant énuméréscontribuèrent ou contribuent à la mise en place du processus de décentralisation, sur l'étendue du territoire Burkinabè. On retrouve certains de ces bailleurs, également, au niveau de la dynamisation des politiques d'assainissement, de collecte ou de valorisation des déchets, auprès des collectivités territoriales ou locales. L'une des illustrations les plus significatives de cette implication,dans la commune de Ouagadougou, par exemple, transparait, dans l'extrait ci-après :

    A partir de 2000, la municipalité a bénéficié du soutien de la Banque Mondiale à travers le 2ème et le 3ème Projet de Développement Urbain (PDU). Ce projet a eu pour objet d'asseoir les bases du principe du «pollueur payeur» par la récupération partielle des coûts de fonctionnement. La privatisation du pré collecte aux Groupements d'Intérêt Economique (GIE) et aux Petites et Moyennes Entreprises (PME) entre dans cette logique. De concert avec le Projet d'Amélioration des Conditions de Vie Urbaine (PACVU), le 3ème PDU a favorisé la création des structures privées de gestion des déchets et a amélioré les possibilités locales de valorisation. Aussi, a-t-il soutenu la construction de trente cinq (35) centres de transit des déchets solides et la réalisation du Centre d'Enfouissement Technique (CET) en 2001 devenu de nos jours le Centre de Traitement et de Valorisation des Déchets (CTVD) ( www.envirobf.org).

    Pendant ce temps, la même Banque mondiale finançait, en 2001, à Bobo-Dioulasso « la construction d'un Centre d'enfouissement technique (CET) et de 14 centres de collecte des déchets d'un coût estimé à 3 milliards de F CFA » (SOMA I., 2011). L'ONU-HABITAT l'IRC des pays bas, n'étaient, pas non plus en reste, dans la mesure où, de 2004 à 2005, ils établirent, avec la commune de Bobo-Dioulasso, un partenariat, dans la mise en oeuvre du PASUB, Secteur 21, (cf. page 16 du présent mémoire)(MAILLET S., 2010).

    1.2.2.3.La technique du système d'appui

    Définie par le LAROUSSE comme étant l' « ensemble des procédés et des moyens pratiques propres à une activité »,la technique utilisée par les acteurs nationaux et étrangersvarie en fonction de la qualité de l'acteur.

    Par exemple, pour les acteurs nationaux institutionnels(Assemblée nationale, ministères), elleconsiste en la définition du cadre législatif et règlementaire portant organisation des déchets, et, par conséquent, des déchets ménagers solides.

    Pour les partenaires techniques nationaux et étrangers, les moyens de leurs interventions sont d'ordre technique, financier et ou matériel. Cet état de fait apparait, à la page 30, paragraphe 4 du présent mémoire, dans les propos deHOCHET P(2006) et l'ONU- HABITAT(2007).Cette assistance technique se traduit, généralement, par un renforcement des capacités des acteurs, à travers la formation des acteurs ou la promotion d'activités de sensibilisation, de communication sur la question de l'assainissement(cas du CREPA),ou la participation à des études relatives à l'assainissement ou aux déchets (cas de l'EIER).Quand à l'assistance financière et ou matérielle, témoignage en est largement fait, de la page 33 à 34.

    Ainsi, les interventions, au Burkina, des opérateurs nationaux et étrangers, dans le domaine des déchets,ne se limitent pas, uniquement, auxsoutiens matérielsou financiers,ni à la formation ou à l'éducation des acteurs de la filière déchets etc. Ellesconcernent,aussi,l'édification du cadre législatif ou réglementaire d'accompagnement, principalement, dévolueaux acteurs nationaux institutionnels.

    1. 3. Cadre législatif et réglementaire

    Il s'agit des textes officiels qui fixentles conditions générales de décentralisation, au Burkina, et, du même coup, les compétences qui reviennent aux communes, par rapport à la collecte des déchets.Diverses lois ont été adoptées, dans ce sens, de 1993 à 2004, puis de 2004 à 2014.

    Les premières lois, dites les cinq lois de décentralisation, prises en1993, posèrent les fondements juridiques du processus jusqu' en 1998 (CGD, 2011).Il s'agit :

    · De la loi n°003/93/ADP du 7 mai 1993 portant organisation de l'administration du territoire au Burkina Faso ;

    · De la loi n°004/93/ADP du 12 mai 1993, portant organisation municipale ;

    · De la loi n°005/93/ADP du 12 mai 1993 portant statut particulier de la province du Kadiogo et de la Commune de Ouagadougou ;

    · De la loi n°006/93/ADP du 12 mai 1993 portant statut particulier de la Commune de Bobo-Dioulasso ;

    · De la loi n°007/93/ADP du 12 mai 1993 portant régime électoral des conseillers de village, de secteur communal, de département et de province.

    Ensuite, vinrent, en 1998, les Textes d' Orientation de la Décentralisation (TOD), au nombre de quatre (04), à savoir la loi n°040/98-AN, la loi n°041/98-AN, la loi n°042/98-AN et la loi n°043/98-AN.

    Ces lois « portaient respectivement sur l'orientation de la décentralisation, l'organisation de l'administration du territoire, l'organisation et le fonctionnement des collectivités locales, la programmation de la mise en oeuvre de la décentralisation »(CGD, 2011).

    De 2004 à 2015, le socle juridique sur lequel se fonde le processus de décentralisation, au Burkina, repose sur le Code Général des Collectivités Territoriales (CGCT), adopté ,le 21 décembre 2004, par loi n° 55-2004/AN et promulguée ,le 14 avril 2005, par l'Assemblée Nationale ; ensuite , sur « la communalisation intégrale en 2006 et l'adoption du Cadre stratégique de mise en oeuvre de la décentralisation (CSMOD) en 2007 comme référentiel du gouvernement en matière de décentralisation. »(LOMPO M.L., 2014).

    Au niveau de la collecte des déchets, en général, des déchets ménagers solides, en particulier, différentes dispositions légales servirent, au fil du temps et concomitamment, de cadres normatifs à cette activité.MAS S .et VOGLER C. (2006) mettent en exergue cet état de fait, à la page 2, de leur rapport de stage intitulé « La gestion des déchets solides à Ouagadougou »,publié en décembre 2006, sous la supervision du CREPA. Entre autres dispositions légales et textes réglementaires, on peut retenir la constitution du 2 juin 1991, c'est-à-dire la première des lois qui consacra la volonté de démocratisation de la gestion du pouvoir, au Burkina, après les années d'exception que le pays connut, de 1980 à 1991.

    Ensuite, viendront :

    · le décret n°95-176/PRES/MFP/MATS du 23 mai 1995 portant institution d'une redevance des ordures ménagères ;

    · la loi n °005/97/ADP du 30 janvier 1997 portant code de l'environnement au Burkina Faso ;

    · le décret n°98-323/PRES/PM/MEE/MATS/MIHU/MS/MTT du 28 juillet 1998 portant réglementation de la collecte, du stockage, du transport, du traitement et de l'élimination des déchets urbains ;

    · la loi n° 055-2004/AN du 23 décembre 2004, portant code général des collectivités territoriales au Burkina Faso ;

    · le décret n°2006-232/PRES/PM/MECV/MFB/MJ/MATD du 30 mai 2006 portant définition des procédures et barèmes des transactions applicables aux infractions au code de l'environnement au Burkina Faso .

    Mais, par rapport à ce dernier (code de 1997), il faut relever qu'il a été remplacé, en 2013, par un autre, adopté parl''Assemblée Nationale, en sa séance publique du mardi 02 avril 2013, intitulé Loi n°006-2013/AN portant code de l'environnement au Burkina Faso.

    Section 2/Cadre contextuel spécifique de la ville de Bobo-

    Dioulasso

    2.1. Situations géographique,démographique et administrative

    Située à l'ouest du Burkina, dans la région des Hauts Bassins, province du Houet et à moins d'une(01) heure de vol d'oiseauou d'avionde Ouagadougou, la commune de Bobo-Dioulasso s'étend sur une superficie d'environ cent soixante mille huit hectares (160 008 ha). De cette superficie,la ville proprement dite de Bobo-Dioulasso occupe treize mille six cent soixante dix huit hectares (13 678 ha)( www.snc.gov.bf).

    Commune urbaine (19)cosmopolite, avecune population de près d'un million (1000000)d'habitants, la commune de Bobo-Dioulasso, dont le chef lieu, estBobo-Dioulasso, compte sept(07) arrondissements, trente trois (33) secteurs et trente six (36) villages rattachés ( www.lefaso.net).

    1(*)

    A l'instar des autres villes du pays, celle-ci produit, naturellement, au quotidien, des déchets en quantités, de plus en plus, importantes. D'où la mise en place d'un système de collecte dans la ville.

    2.2..Présentation du système de collecte des déchets ménagers solides de

    Bobo-Dioulasso ou « système aval »

    Le système de collecte des déchets ménagers solides de Bobo-Dioulasso ou « système aval » agit, subséquemment, par rapport au « système amont »ou d'encadrement décrit des pages32à 36 du présent mémoire.

    En d'autres termes, il est le relais nécessaire, au plan local, chargé de mettre en oeuvre les grandes orientations retenues, au sommet de l'Etat, ou des lois d'application qui les accompagnent (Cf. décrets d'application, Pages 36-37). Substantiellement, c'est un système à facettes multiples .En effet, il fait cohabiter au sein du groupe des structures formelles et non formelles, usant de techniques de collecte disparates et quipoursuivent des objectifs précis.

    2.2.1.Les objectifs du « système aval »

    Ces objectifs ont une double coloration .Ils sont, en partie, alignés sur ceux définis au plan national, c'est-à-dire par le « système amont » précité, tout en traduisant, à l'échelle communale, quelques préoccupations spécifiques de l'autorité en charge de la gestion des déchets municipaux, en l'occurrence, le conseil communal.

    Cette dualité tire sa source de la tutelle administrative dont relève la commune, au plan central, mais, aussi, de l'autonomie dont elle jouit, à l'échelle locale, depuis l'avènement du processus de décentralisation, à partir de 1993 (cf. loi n° 006/93/ADP du 12 mai 1993) (20).Aussi, ce système poursuit-il, dans la commune, en lignes de fond, des objectifs de sources tutélaires, c'est-à-dire impulsés par l'Etat Burkinabé et

    1(*)

    certains de ses partenaires structurels. Pour avoir un aperçu de ces objectifs nationaux, il suffit de se référer à ce que l'ONU-HABITAT(2007) décrit comme étant « les secteursd'intervention prioritaires [...] en milieu urbain » des partenaires de coopération du pays (Cf. page 33, paragraphe 4).Concomitamment à ces objectifs de rang national, lacommune de Bobo-Dioulasso est comptable d'objectifs de portées locales, résultant d'approches tant antérieures que présentes.

    A cet effet, on peut remarquer que cellesconduites par les SDGD (1996 et 2002)(21) , le PASUB (2004-2005) ou le PDC (2007) (22) contribuèrent, par le passé, et continuent d'alimenter, encore,aujourd'hui, le substrat organisationnelde la collecte des déchets, dans la commune. Elles participent, pour ainsi dire, à établir une certaine traçabilité des objectifs de la commune, des années 1990 à actuellement.

    Pour les besoins de l'analyse, il importe d'en rappeler, juste, quelques uns des plus marquants. Par exemple, le SDGD (1996) poursuivait, déjà, comme objectif fondamental, l'amélioration des conditions de vie des populations «Bobolaises », à travers « l'aménagement de décharges contrôlées »(MAS S. et VOGLER C., 2006).Ces décharges consistaienten un dépôt de bacs, aux abords des routes de Nasso, deFaramana et de Kua .Les ménages étaient, alors, conviés à y déverser leurs ordures et les services municipaux à les évacuer (KONATE Y., 2006). Cette période consacra la prépondérance de l'intervention communale, dans le nettoyage de la ville, même si, à la faveur du processus de décentralisation, elle connut le « come back » des opérateurs privés dans la filière. (MAS S. et VOGLER C., 2006). Mais, on notera que les décharges non contrôlées, à proximité des habitations ou de tout autre lieu de concentration humaine (marchés, quartiers périphériques etc.), n'ont pas, pour autant résolu, le problème de collecte des déchets ménagers solides.

    1(*)

    Le SDGD(2002), de même que le PASUB (2004-2005) ou le PDC (2007), se fondantsur ce constat d'échec relatif, proposèrent des orientations qui influencent, encore, actuellement, les actions de la commune,en matière de collecte des déchets. En effet, en plaçant, au coeur de ses préoccupations, l'accentuation de la privatisation de la

    filière déchets, à travers une « organisation intégrée de toutes les activités reliées à la gestion des déchets », le SDGD (2002) ouvre la voie à ce que le PASUB (2004-2005), adoptera comme triptyque essentiel de sa démarche : une approche intégrée, communautaire et multidisciplinaire.

    La gestion partagée des déchets d'une part, entre la commune, chargée de l'organisation de la collecte, l' aménagement des sites de décharges, le transport et le traitement des déchets et, d' autres parts, le privé - appelé à s' occuper de l' exercice de la collecte, du transport et du traitement des déchets etc.(CREPA, 2005) -, s'inspirent de la dynamique induite par les approches ,ci devant, évoquées.

    Toutefois, il convient de préciser que l'option du SDGD (1996) qui encourageait les populations à déposer, elles-mêmes, leurs ordures, dans les bacs préposés, a été abandonnée ou corrigée dans le SDGD (2002). Selon le PDC(2007), ce dernier (le SDGD de 2002) adopta, effectivement, comme principes « la participation communautaire et privée dans la phase de pré-collecte, et [...] la participation du secteur privé dans les phases de collecte et de traitement des déchets », même si, sur le terrain de la mise en oeuvre des résolutions théoriquement engageantes, différents acteurs formulent, des critiques acerbes et multiformes, à plusieurs niveaux (cf. pages 16-17et 46-47).

    En définitive, quels que soient les chemins empruntés ou les objectifs spécifiques véhiculés, dans le temps, d'une approche à l'autre et indifféremment du « ballet » des Maires, à la tête de la commune, il ressort une constante : l'ambition des différentes autorités à réhabiliter le « lustre d'antan » qui était reconnu à la ville de Bobo-Dioulasso.

    A ce sujet, les propos de l'ancien Maire de la ville, Célestin KOUSSOUBE(2000-2006) qui suivent sont assez évocateurs. Il affirmait, en effet, ceci : « Autrefois la ville de Bobo-Dioulasso était considérée comme la plus belle ville de l'Afriquedel'Ouest. La ville était verte et propre, mais malheureusement cette notre ville a perdu ces qualités » (KONATE Y, 2006).

    Ceci dit, la configuration ou l'organisation du système actuel de collecte des déchets ménagers solides, à Bobo-Dioulasso, est à l'image de celle du système identifié, au plan central, à peu de choses près.

    2.2.2. L'organisation du « système aval »

    A l'échelle locale, les acteurs de la filière déchets sont d'origine nationale ou étrangère, à l'instar de ceux qui animent la filière,au plan national.

    2.2.2.1. Les acteursnationaux

    Les acteurs nationaux viennent dessecteurs public et ou privé.

    Au niveau du secteur public, la commune estle principal dépositaire de la compétence d'organisation de la collecte et de l'élimination des déchets urbains (Article 8 du décret 95-176/PRES/MFP/MATS du 23 mai 1995). Le conseil municipal élabore et initie les plans de développement de la commune, les orientations en matière de gestion des déchets telles que celles contenues dans les SDGD, le PASUB ou le PDC précités et les services de propreté de la ville en assurentl'exécution.

    Quant aux acteurs du Privé, officiant dans le domaine des déchets ménagers solides,leurs statuts sont divers .On rencontre des associations, parfois réunies en groupements, et des opérateurs privés. A coté de ces acteurs organisés ou formels, existent des collecteurs isolés, des ramasseurs occasionnels.

    2.2.2.2.Les acteurs étrangers

    Les acteurs étrangers qui impactent sur l'organisation de la collecte des déchets, au plan communal, sont les partenaires étrangers de la ville, à savoirl'ONU-HABITAT, le Centre International de l'eau et de l'assainissement (IRC) des Pays Bas, la Banque Mondiale etc. Leurs apports sont, en rappel, de natures matérielle, technique ou financière.

    2.2.3. La technique du système de collecte des déchets ménagers solides

    àBobo-Dioulasso

    Qualifiéepar DIABAGATE S. (2009) et OUEDRAOGO R.U.E. (2010) comme étant desPhases ouétapes de collecte (cf. page 12,1.2.2.1.),la technique de collecte des déchets ménagers solides, implémentée à Bobo-Dioulasso, permet de mettre en évidence trois (03) paliers ou « maillons » dixit BAGUIAN H et TRAORE B.S ( 2009): la pré collecte, la collecte, le transfert (ou le transport) à la décharge finale et, ensuite,vers les centres de traitement ( www.sidwaya.bf).

    La pré collecteest un procédé de récupération des déchets auprès des ménages. Sa manifestation la plus caractéristique est la récupération de porte en porte. En tant que phase ou étape du processus de collecte, la pré collecte relève du secteur privé (associations, entreprises privées) (PDC, 2007).Les moyens matériels utilisés sont disparates, suivant la nature du pré collecteur. Au niveau des associations, le plus souvent, il s'agit de matériels rudimentaires comme descharrettes à traction, essentiellement, animale (Cf. Annexe8, photo n°2). Certaines entreprises privées, à l'image de l'Entreprise SYA KINI,ont recours à des équipements motorisés tels que des tracteurs munis de portes déchets, par ailleurs, vétustes, dans la plupart des cas, (Cf. Annexe 9, photo n° 3) etc.

    La collecte consiste en la centralisation des déchets ramassés auprès des ménages, en des lieux contrôlés appelés « décharges contrôlées » ou « centres de collectes » (MAS S .et VOGLER C. ,2006). L'expression consacrée à ces décharges, au niveau du Service Technique Municipal de la Propreté de la DSTM de Bobo-Dioulasso, responsable de cette collecte, est « dépôts provisoires ». Ces dépôts sont « pratiquement en pleine ville, (situés sur la routede Nasso, route de Ouagadougou et derrière le lycée professionnel) »(KAMBIRE I., 2014).

    Enfin, le transfert ou le transport des déchets centralisés, de ces sitesvers le centre d'enfouissement technique (CET),incombe, en principe, à la fois à la commune et au privé, notamment les opérateurs de pré collecte, « enjoints [...] d'évacuer, eux-mêmes, les ordures vers le centre qui est pourtant assez éloigné de la ville » (CREPA, 2005 et www.urbanwaste.org ). Selon le PDC (2007), la ville de Bobo disposait, au mois de mars 2011, de quatorze(14) centres de collecte dont seulement trois(3) étaient fonctionnels. Le matériel utilisé pour la collecte (véhicules et équipements divers), qu'il appartienne aux opérateurs privés ou à la commune, est, dans l'ensemble, vétuste. S'agissant de cette dernière, il faut remarquer que le parc roulant affecté à l'activité d'évacuation des ordures ménagères est hérité du deuxième projet de la Banque mondiale (1990-1997), c'est-à-dire d'un projet initié il y a presque deux décennies. C'est ce projet qui dota la commune de « sept (7) camions lève-conteneur de quatorze (14) tonnes, de cent trois(103) bacs de sept (7) m3, d'un (1) camion benne de dix neuf(19) tonnes, de deux(2) « bâchées » (pick-up) et de quarante cinq (45) filets de protection »(www.urbanwaste.org).

    Mais, il convient de souligner qu'à l'heure actuelle, la commune de Bobo-Dioulasso, précisément, le Service de propreté de la DSTM, connaît une situation de désolation matérielle réelle (Cf. Tableau 2, page 55). Les véhicules et ou équipements divers évoqués, au paragraphe juste précédent, ont subi autant l'effet du temps, que l'absence d'investissement de la Municipalité, depuis ce deuxième projet de la Banque mondiale jusqu'en 2008 (www.urbanwaste.org). .

    Les propos du Directeur de la DSTM qui était en poste ,en 2014, Hamidou BAGUIAN, à l' occasion de la réception d'un(01) camion-conteneur, un véhicule flambant neuf de plus de 90 millions de F CFA, le mardi 11 mars 2014, laissent penser, effectivement, que, depuis 2008, cette situation n'a pas, significativement, évolué. Il affirmait ceci :

    « Nous avons deux autres camions pour toute la ville, mais ces véhicules sont vétustes avec chacun une ancienneté de 25 ans environ.[...] L'acquisition de ce camion toujours [...] donnera un nouveau souffle au service de collecte des bacs à ordures de la ville. [...] Nous avons plus de 80 bacs dont une cinquantaine en service. Le nouveau camion que nous avons reçu nous permettra de mettre en état les autres bacs qui étaient hors d'usage, pour contribuer convenablement à l'assainissement de la ville »(TOE J-M., 2014).

    En se limitant à la comparaison, du parc de camions- conteneurs ou de celui des bacs à ordures, entre les périodes de 1990 à 1997 et 2015, incontestablement, il y a dégradation de la situation. Les parcs actuels sont moins bien fournis qu'il y a une vingtaine d'années.

    Tous comptes faits, les déchets solides pré collectés, de porte en porte, auprès des ménages et transférés sur les sites de transit, afin d'être acheminés vers le

    CET sont à l'image de ce que YE(2007) a intitulé « la composition moyenne de la poubelle de Bobo-Dioulasso ».Cette composition apparait, dans le Tableau1, ainsi qu'il suit :

    Tableau 1.Composition moyenne de la poubelle de la ville deBobo -Dioulasso.

    CatégoriesPourcentages (%)

     
     

    Eléments fins (sables, etc.)

    41,5

    Déchets putrescibles

    16,8

    Papiers et cartons

    5,5

    Plastiques

    3,6

    Verres

    0,7

    Métaux

    1,1

    Incombustibles

    19,5

    Combustibles

    5,2

    Textiles

    4,7

    Complexes

    1,2

    Spéciaux

    0,2

    Total

    100

     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     

    Source :YE (2007 )

    En mettant , en parallèle, la composition de YE avec celle qui figure dans le PDC(2007), données tirées du SDGD(2002) , à savoir six pour cent( 6%) de matières inertes, quatre pour cent ( 4%) de plastiques, cinq pour cent(5%) de papiers et cartons, trente quatre pour cent (34%) de matières organiques et cinquante un pour cent (51%)de matières fines, on peut constater que la poubelle du ménage demeure, relativement, inélastique à l'écoulement du temps. En d'autres termes, sa composition n'a pas beaucoup varié.

    En outre, de sources concordantes (23), il ressort que la quantité produite de déchets, par personne et par jour, s'élève à zéro virgule cinquante quatre (0,54) kilogramme, en moyenne, à Ouagadougou comme à Bobo-Dioulasso. En supposant qu'au regard de l'évolution galopante de la population deSya, celle-ci, avoisine, en ce moment, un million (1 000 000)habitants (www.lefaso.net), la production de déchets, par jour, dans la ville, serait de cinq cent quarante mille (540 000) kilogrammes, soit cinq cent quarante (540) tonnes. Par an, cela donnerait, environ cent quatre vingt dix sept mille cent (197100) tonnes(24). Une telle éventualité nécessiterait, des investissementscolossaux, au niveau de la commune, tant du point de vue humain que matériel et financier.

    Autrement dit, malgré des objectifs et des principes d'action, pour le moins, nobles, des moyens techniques et financiers considérables mis à la disposition du pays(25), et, partant, de la commune de Bobo-Dioulasso, le problème de propreté, de dégradation du cadre de vie persiste. Cet état de fait peut être interprété triplement.

    1(*)

    Premièrement, on peut être fondé de dire que les populations, sensées être responsabilisées pour l'assainissement de leurscadres de vie (Cf. Principes d'autonomie, page 8, 1.1.2 )etdu pollueur payeur, page 17, paragraphe 1,),demeurent imperméables ou insuffisamment perméables auxchangements structurels de comportements souhaités.

    Deuxièmement, les politiques nationales ou communales semblent ne pas avoir, dans leurs approches, pris l'exacte mesure des pesanteurs socio culturelles qui caractérisent les populations Burkinabé, dans leur ensemble, celles de Bobo-Dioulasso, en particulier. Ces pesanteurs sont , de notre point de vue, appelées, à disparaitre ,tôt ou tard, certainement, avec la consolidation éventuelle du pouvoir d'achat moyen des individus, du niveau d'instruction des populations etc. et non pas par une simple expression administrative ou volonté politique affichées ,au sommet de l' Etat ou au niveau communal , même si celles-ci sont, le plus souvent, motivées par l' exhibition paternaliste de prébendes par les nations occidentales.

    Enfin , troisièmement, pour une ville telle que Bobo-Dioulasso, l'ampleur du problème de gestion des déchets dépasse, et la volonté des services communaux, et les ressources(matérielles ou financières) dont ils disposent dans l'exercice normal de leurs attributions (collecte, traitement des déchets).

    Pour illustrer cette réalité, la comparaison ,ci-après, est suffisamment éloquente : Alors que le budget 2014 de la commune de Bobo-Dioulasso, s'élève à trois milliards huit cent quatre vingt quatorze millions deux cent huit mille neuf cent quarante deux (3 894 208 942 ) FCFA (DAO S., 2014), l'uniqueCET, mis à la disposition de la ville ,en 2001, « Sur prêt de la Banque mondiale et avec l'aval du gouvernement burkinabè  », exigeait ,déjà, pour son fonctionnement « à temps plein » , la bagatelle de quatre milliards cinq cent millions ( 4 500 000 000) FCFA par an (KAMBIRE I., 2014). Quatorze ans plus tard, le budget de la commune, n'a toujours pas atteint la masse critique financière qui était nécessaire à ce seul projet.On peut, donc, comprendre, sans difficulté, la léthargie qui existe à cette étape fondamentale de la chaine de gestion des déchets, depuis lors. En tout état de cause, ces constats témoignent de faiblesses réelles liées aux politiques nationales ou locales de gestion des déchets, faiblesses qui alimentent, un mécontentement latent ou non déguisé  par rapport à l' animation ou au suivi des activités de collecte des déchets, dans la commune deSya.En voici quelques traces :

    Selon le site www.urbanwaste.org :

    Bobo-Dioulasso est la seule ville de l'étude où la gestion des déchets s'est dégradée de manière nette au cours des dernières années [...]. Cette évolution négative s'est faite en dépit de l'intervention de la Banque mondiale, qui a mis en oeuvre le même programme d'appui à la gestion des déchets qu'à Ouagadougou [...].La construction du centre d'enfouissement n'est pas mise à profit puisque [...] après la fin des travaux, les infrastructures ne sont toujours pas utilisées. [...]. Dans cette ville, la mise en oeuvre du schéma directeur de gestion des déchets est restée lettre morte et la municipalité, devant les difficultés rencontrées lançait à partir de septembre 2004 le Projet d'amélioration des services urbains de base (PASUB). En septembre 2005, ce projet produisait une surprenante stratégie communale de gestion des services urbains. .En effet, en pleine mise en oeuvre du schéma directeur de gestion des déchets de la ville de Bobo-Dioulasso, il en est à peine fait mention dans le document.[...] Il est difficile de dire si la municipalité de Bobo-Dioulasso prévoyait dès 2004 l'échec de la stratégie du projet de développement urbain [...] En tous cas, on note qu'au moment même où la nouvelle organisation de la gestion des déchets aurait dû débuter, la ville produit une nouvelle stratégie qui contredit largement la précédente. .

    Abondant dans le même sens, SOMA I.(2011) , écrivait :

    [...] Bénéficier de plusieurs milliards de F CFA d'investissement et ne pas en tirer profit. C'est pourtant l'exploit qu'a réussi la ville de Sya, ville des contrastes décidément ! La cité bobolaise a en effet bénéficié depuis 2001, de la part de la Banque mondiale et avec l'aval du gouvernement burkinabè, l'argent sous forme de prêt remboursable par les populations bobolaises pour la construction d'un Centre d'enfouissement technique (CET) et de 14 centres de collecte des déchets d'un coût estimé à 3 milliards de F CFA. Ce qui est inquiétant et révoltant à la fois, c'est qu'à ce jour, l'infrastructure inaugurée en grande pompe en 2005 n'est toujours pas opérationnelle.[...] L'Etat qui a approché les partenaires pour cet investissement est en partie responsable pour non suivi. Pourquoi n'avoir pas demandé de comptes aux autorités communales, ensuite les aider à trouver l'opérateur privé et enfin appuyer la municipalité pour le démarrage effectif du traitement des déchets ? Il faut agir vite si l'on veut encore sauver les équipements électromécaniques du CET qui sont en train de mourir de leur belle mort. .

    KAMBIRE I.(2014) conclut qu'« au-delà du manque de moyens évoqué, Bobo-Dioulasso s'illustre de la mauvaise manière en affichant un laxisme, un manque de dynamisme montrant qu'elle ne prend pas au sérieux la menace des déchets ».

    Conclusion

    On retiendra de ce chapitre quela problématique de la collecte ou de l'enlèvement des déchets ménagers, ne date pas d'aujourd'hui. Pendant plus d'un demi siècle, en effet, des indépendances (1960) à nos jours, différentes politiques ou stratégies furent expérimentées par les différentes autorités centrales ou municipales, du pays, avec des infortunes diverses. Tantôt « gérée » par la puissance publique, tantôt confiée à des acteurs privés, l'organisation de la collecte des déchets urbains y compris les déchets ménagers solides, est, depuis 1995, dévolue aux collectivités locales, c'est-à-dire aux communes. Depuis lors, deux (2) systèmes collaborent, en la matière. L'un est à vocation nationale ; c'est un système d'appui à la filière déchets sur l'étendue du territoire national ; l'autre est un système de collecte proprement dite, basée à Bobo-Dioulasso, et qui oeuvre, tant bien que mal, à l'amélioration du cadre de vie des populations.

    Chapitre 2 :Cadre institutionnel

    251739648

    Section 2/ Cadre institutionnel

    Introduction

    Le cadre institutionnel désigne l' «  ensemble des institutions qui dirigent les citoyens et l' Etat »( www.linternaute.com) . Il définit, pour ainsi dire, les contours de cet environnement, du moins ceux qui sont modelables, au moyen de lois ou de réglementations diverses. Aussi, l étude du cadre institutionnel de la présente étude a t il pour objectif de distinguer, au plan central ou local, les institutions burkinabè ayant attribution de règlementer, d'organiser, de contrôler l'activité de collecte des déchets.

    Section 1/Cadre institutionnel central

    Deux types d'organes centraux assurentl'édiction des lois ou des règles applicables au domaine de la collecte des déchets ménagers solides, surl'étendue du territoire national. Ce sont : des organes législatifs et exécutifs.

    1.1. L'Organe législatif : l'Assemblée Nationale

    « Le rôle de l'Assemblée nationale est central et ses fonctions essentielles, à la fois pour faire fonctionner l'Etat, pour asseoir et consolider l'Etat de droit et pour le jeu de la démocratie au niveau de l'organisation des pouvoirs au Burkina. » ( www.assembleenationale.bf/[...]article3).

    A cet effet, elle (l'AssembléeNationale) jouit de prérogatives importantes, parmi lesquelles celle de légiférer et, donc, de définir les droits et les devoirs des citoyens. Elle dispose de la prééminence de « fixer les règles qui encadrent la société Burkinabè ».Par exemple, ses attributions s'étendent, entre autres,à la protection et la promotion de l'environnement, de même que celle de la libre administration des collectivités territoriales, de leurs compétences et de leurs ressources ou à l'organisation de la participation démocratique des citoyens à la libre administration des collectivités territoriales etc.

    1.2. Les Organes exécutifs centraux : les Ministères

    Au Burkina, plusieurs Ministères interagissent,aux fins d'asseoir l'infrastructure juridiquequi détermine la responsabilisation des collectivités locales, dans leurs fonctionnements, celle des populations à la base, en vue d'améliorer le cadre de vie des populations, mais, aussi de préserver leurs états de santé,directement ou indirectement.

    Pour des convenances purement techniques et, par conséquent, non financières, seuls les ministèresn'ayant pas compétences de gérer les aspects économiques ou financiers de la question de l'assainissement ou des déchets nous intéressent, dans le cadre de notre analyse.Il s'agit du MATDS, duMEA,du MEEVCC ,du MUHou du MS,entre autres.

    Le MATDS a pour missions, entre autres, de mettre en application la politique nationale d'administration du territoire telle que prévue par la constitution, d'assurer l'effectivité de l'autonomisation ou de la décentralisation des collectivités locales, grâce aux transferts de compétences multiformes : administratives, humaines, financières etc. LeMEAa pour compétences de gérerl'eau, en plus du fait que le volet assainissement de ses attributions l'implique dans les actions visant l'amélioration du cadre de vie des populations.Quand au MEEVCC, il « assure la mise en oeuvre et le suivi de la politique du gouvernement en matière d'environnement [...] et de développement durable. » (www.lefaso.net/[... ]article64044).Le MUH se préoccupe, prioritairement, de la disponibilité et de la qualité de l'habitat, au Burkina, en même temps qu'il conçoit des stratégies de développement des villes .Or, qui dit développement urbainsous entend, indirectement, assainissement,entretien du cadre de vie des populations etc. Il s'en suit une convergence d'objectifs entre ce ministère et les autres précités. Enfin, le MS, en charge de la santé publique, participe, indirectement, à la résolution de la question des déchets, par ses activités de « veilles » sanitaires ou de suivi de certaines maladies (le choléra, le paludisme etc.) liées à la prolifération de déchets ou à un manque d'hygiène dans la cité.

    Section 2/ Cadre institutionnel local

    Au plan local, deux (02) collectivités territoriales majeures collaborent, souvent, en intelligence avec les directions déconcentrées des ministères précités,pour la mise en oeuvre des politiques d'assainissement ou de collecte des déchets : ce sont la région et la commune. Dans notre cas, il s'agit de la Région des hauts Bassins et de la commune de Bobo-Dioulasso

    2.1. Larégion

    Larégion participe à « l'établissement par les services de l'Etat des plans d'enlèvement et d'élimination des déchets ». (GUIRO A.B, 2004).

    2.2. Lacommune :

    Lacommune, en tant que personne morale « dotée par le législateur d'une autonomie [...] dans la conduite de ses affaires, mais, dans les conditions prévues par la loi » (www.vie-publique.fr, 2013)a compétencespour lutter contre l'insalubrité, lespollutions et les nuisances, d'une part, et d'enlever et éliminer lesdéchets d'autres parts (GUIRO A.B, 2004).Aussi, pour des questions d'ordre technique, dans la commune, celle-ci s'appuie t-elle sur une direction spécialisée dénommée Direction des Services Techniques Municipaux (DSTM).

    Conclusion

    Il ressort de ce qui précède que plusieurs institutions publiques interviennent, à des degrésdivers, dans la règlementation ou l'organisation de la filière déchets au Burkina. On peut citer des organes centraux et des organes locaux. Au plan central, l'assemblée nationale,édicte les lois organisant l'espace territorial burkinabè, et partant, son aménagement à tous points de vue, y compris l'amélioration du cadre de vie, c'est-à-dire, entre autres la collecte des déchets ménagers, pendant que les ministères de tutelle assurent la mise en exécution desdites lois. Au plan local, les collectivités territoriales, en l'occurrence la région et la commune, sont en vertu de la décentralisation, également investies de la compétence d'organiser l'activité de collecte .

    Partie 3 :

    Présentation des résultats et recommandations

    Chapitre 1 : Présentation et interprétation des résultats

    251735552

    Introduction

    L'objet de ce dernier chapitreest d'exposer et d'analyserles informations obtenueslors des interviews et l'administration desquestionnaires, en vue de les confronter à celles recueillies par le truchement des consultations documentaires .A cet effet, ce chapitre comprendra deux sections :

    · La première servira àune analyse descriptive des résultats relatifs à la situationactuelle.

    · La seconde sera consacrée à une analyse de résultats portant sur des potentialités révélées et sur l'étude de rentabilisation d'un projet potentiel.

    Section 1/Analyse descriptive des résultatsrelatifs à lasituation

    actuelle

    Cette analyse se fonde sur deux(02) moyens : des interviews(ou entretiens)réalisés auprès des services communaux en charge de la question des déchets et des questionnaires administrés à des acteurs privés, intervenant dans le domaine des déchets ménagers solides.

    1.1.Analyse descriptive des résultats d'interview auprès des services

    communaux

    Il faut préciser,ex ante, que l'interview, servant de fondement à la présente analyse,est celle, à nous, accordée par Monsieur Hamidou BAGUIAN,Directeur, en 2014,de la DSTM.

    Monsieur BAGUIANfut, aussi,conseiller technique du Président de la Délégation Spéciale (Propreté, Climat et Développement Durable) de la ville de Bobo, de 2014 à fin 2015, pendant la « Transitionpolitique ».C'est le« monsieur -déchets » de la commune de Bobo -Dioulasso.

    De cetteinterview, il ressort deux (02) sortes de résultats :

    · DesRésultats liés aux caractères qualitatifs étudiés au niveau de lacommune

    · Des Résultats liés aux caractères quantitatifs étudiés

    1.1.1. Résultats relatifs aux caractères qualitatifs étudiés au niveau de la commune

    et interprétations

    Selon Monsieur BAGUIAN, la politique communale portant sur les déchets ménagers solides, en application, à Bobo,demeure le SDGD (2002),adopté par délibération n°2002-003/MATD/PHUE/CB/SG/DAG du 02 août 2002 du conseil municipal de Bobo-Dioulasso .

    Au niveau communal, le service qui s'occupe de la question de la collecte des déchets est le « Service de la Propreté », un démembrement de la DSTM Bobo Dioulasso.

    Le principal partenaire technique et financierde la commune et le « plus fidèle », selon les termes de l'interviewé, dans le soutien à l'activité de collecte des déchets ménagers solides, est la Banque Mondiale .Cette place s'explique par l'importance des « fonds » mis à la disposition de la communede Bobo. Son financement s'élèverait à « plusieurs milliards de FCFA »,propos, par ailleurs, confirmés par les données évoquées aux pages 45 (Cf. notes de bas de page n°25) ou 47, paragraphe 3 du présent mémoire.

    La répartition des rôles par la communefait ressortir trois (03) maillons : la pré collecte, la collecte et le transport, et le centre d'enfouissement technique.Le premier maillon (la pré collecte)est .entièrement confié aux « pré collecteurs » privés agrées, par voies de « contrats de concession signés en bonnes et dues formes ».Le second maillon (la collecte et le transport) revient à la commune car non privatisé. Il est assuré, en principe par le « Service de propreté », en régie directe. Enfin, le dernier maillon (le centre d'enfouissement technique) était non fonctionnel, jusqu'au moment de l'interview.

    Il apparait des réponsesrecueillies, également, que les partenaires privés locaux ou collecteurs privés agrées n'ontpas, jusque là, directement, bénéficiéde formations de la commune. Les seules formations reçues furent assurées, indirectement, parle biais de deux (02) partenaires de la commune, en l'occurrence la Banque mondiale et le CREPA. La premièrepilota une formation des collecteurs privés agréés concernant des éléments de gestion comptable et financière d'une entreprise.Le Secondforma ces acteurs relativement àl'hygiène et aux risques sanitaires dans le domaine de la gestion des déchets.

    A propos de l'état actuel du matériel et des équipements fonctionnels affectés à la collecte des déchets ménagers solides,le Tableau 2 ci après, en est l'illustration .

    Tableau 2 : Les moyens logistiques de la commune de Bobo-Dioulasso

    Nature

    Etat de fonctionnalité

    Quantité

    Motocyclette CRYPTON

    Bon

    01

    Camions lèves-conteneurs

    Vétuste

    02

    Camion à ordures auto compacteur

    Passable

    01

    Conteneurs à ordures de 7 m3

    Passable

    15

    Conteneurs à ordures de 12 m3

    Bon

    05

    Source : DSTM / Service de la propreté , Rapport annuel 2013

    Comparée aux équipements financés par la banque mondiale (1990 -1997) au profit de la ville, la liste des moyens logistiques (2013) ,ci-dessus, confirme la détérioration du parc, évoquée à la page 43, paragraphe 3.

    S'agissant de la satisfaction ou nonde la commune, par rapport au partenariat avec le privé, le sentiment qui domine est celui de l'insatisfaction, à une exception près. Seul le collecteur privé SYA KINI a su « gagner », en effet, l' estime de «  monsieur - déchet » de la commune, pour son professionnalisme, ses efforts à tendre vers une gestion moderne de l' activité ( cf. Annexe 9 , Photo 3).Un bémol , cependant : l' apparente non maitrise par SYA KINI de ses conducteurs dont l' attitude frise ,souvent, « l' indiscipline ».En effet, ces derniers auraient tendance àcréer des dépotoirs « partout », au lieu de fréquenter les dépotoirscontrôlés. Pour Monsieur BAGUIAN, les autres acteurs agréés « sont, toujours dans la logique de l'assistanat».

    Les reformes structurelles envisagées ou souhaitées, sur les court et moyen termes, sont de plusieurs ordres :

    · D' abordl'érection, du « Service de propreté » en« Direction de la propreté »(ou de la gestion des déchets ou encore del'assainissementetc). La transformation du « Service de propreté » auraitdeux (02) avantages majeurs .D'une part, il s'agira de donner plus de lisibilité aux engagements et aux dépenses de la commune, en faveur de la « propreté de la ville ».D'autres parts, ces reformes viseront à susciter des « solutions innovantes » ou des « partenariats innovants » autour de la « filière déchet ».

    · Ensuitela mise en oeuvre d'un projet de nouveaux zonages des déchets.L'ambition de la commune, selon Monsieur BAGUIAN, est de rapprocher « graduellement » les centres de collectes du centre d'enfouissementtechnique.

    · Enfin, en collaboration avec la Banque Mondiale,la Commune a en perspective la révision (courant 2016)du SDGD (2002) .Ce schéma apparait inadapté,actuellement, au regard de l'évolution de la ville et,donc, de la production croissante des déchets. Cette production est estimée à quatre cent trente (430) tonnes par jour, alors que sur la base de zéro virgule cinquante quatre (0,54) kilogramme par personne (SGDG ,2002)et une population, en 2016,estimée à un million (1 000 000) d'habitants, cette quantité avoisinerait cinq cent quarante (540) tonnespar jour (cf. page 45, paragraphe2 du présent mémoire). Ce qu'il faut retenir, c'est que ces deux chiffres, relativement proches,d'ailleurs, mettent en lumière la nécessité, pour la commune, de mobiliser des ressources propres importantes. Or, il ressort de nos entretiens que l'essentiel des moyens utilisés est issu du soutien « extérieur ».

    Autres raisons justificatives de la révision du SDGD(2002) : l'insatisfaction de la commune, et de ses partenaires face à l'incapacité de la plupart des pré collecteursà « professionnaliser » leurs activités, exception toute fois faite de SYA KINI.

    Ainsi, on peut retenir, quela commune n'a pas les moyens de sa politique. Elle n'en a jamais vraiment eu, en réalité. Par exemple,pour un besoin minimum de financement exigé, en 2009, de la commune de quatre cent cinquante millions (450 000 000) de FCFA par an, leniveau d'engagement de celle-cifut estimé à cent quarante millions(140 000 000) de FCFA, soit un déficit de trois dix millions (310 000 000) de FCFA (BAGUIAN H et TROARE B.S., 2009).En outre, son SDGD(2002) est inadapté. Elle dépend, en grande partie del'extérieur,pour le financement de la collecte des déchets.

    En rappel,selon BAGUIAN H et TRAORE B.S (2009) lesbesoins minima de financement de la « filière déchets », à la charge de la commune de Bobo s'élevaient, en2009, à quatre cent cinquante millions (450 000 000) FCFA. Dans le même laps de temps, les besoins de financement global de la « filière gestion des déchets » de Bobo étaient estimés entre un virgule un (1,1) milliard de FCFA et un virgule cinq (1,5) milliard de FCFA. On peut, ainsi, établir unratio de besoins minima de financement aux besoins de financement global de la communede Bobo, en 2009.On obtient trente quatre virgule soixante deux pour cent (34,62 %).

    Autrement dit,les besoins de financement de la « filière gestion des déchets » sont tributaires des concours extérieurs à hauteur de soixante cinq virgule trente huit pour cent (65,38 %).Enfin, les partenaires privés n'arrivent pas à valoriserl'activité concédée.D'où la nécessité de reformer, enprofondeur, lesmodes opératoires actuels d'enlèvement des ordures ménagères solides.

    1.1.2. Résultats liés aux caractères quantitatifs étudiés et interprétations

    Leseffectifs actuels de la commune, chargés de la collecte des déchets ménagers solides, c'est -à-dire de la « propreté urbaine » sont au nombre de trois mille deux cent dix huit (3218) dont trois (03) agents permanents et trois mille deux cent quinze agents occasionnels (3215) (DSTM, Rapport annuel 2013).

    A la question de savoir quels sont les budgets communaux,des trois dernières années (2013,2014 et 2015), consacrés à l'activité de collecte des déchets, la réponse fut négative, c'est-à-dire qu'il n'y a pas de budgets spécifiques alloués au « Service de la propreté ». Par contre, le budget existantest global. Il estaffecté à la DSTM de Bobo Dioulasso, pour le financement des besoins en carburant et en lubrifiants de toute la « Direction », essentiellement.

    Au regard des données recueillies, grâce aux variables ci-dessus, on peut constater le peu d'intérêt accordé, par la commune, pour le moment, à l'activité de collecte des déchets, dans la ville de Bobo Dioulasso. En effet, Non seulement ,le « Service de la propreté » n' a pas de budgets , mais, quatre vingt dix neuf virgule quatre vingt onze pour cent (99,91 % ) du personnel affectés aux tâches de « propreté » relève d'un statut « instable » à savoir d' « occasionnel ».

    1.2. Analyse descriptive des résultats issus de l'administration desquestionnairesà des acteurs privés

    En rappel, les acteursprivés soumis aux questionnaires sont, d'une part, descollecteurs privés agréés et, d'autre part, des ménages.

    1.2.1. Analyse descriptive des résultats obtenus au niveau des collecteursprivés

    agréés

    Cette analyse s'articule autour de deux(02) points centraux : l'Etat des collecteurs privés agréés des déchets ménagers solides couverts par l'enquête et leurs durées de « vie » dans l'activité, d'une part, et, d'autre part, les ressources dont ils disposentpour mener leurs activités.

    1.2.1.1.Etat des collecteurs privés agrées et nombre d'années passées dans

    l'activité de collecte des déchets ménagers solides

    Cet état est décrit par le Tableau 3 suivant :

    Tableau 3 : Etat des collecteurs privés agréés des déchets ménagers

    Solides couverts et non couverts par l'enquête.

    Nature de l'organisation

    Effectifs

    Entreprises

    02

    Groupement d'association

    04

    Collecteurs non couverts par l'enquête

    03

    TOTAL

    9

    Source :Liste du Service de propreté de la DSTM Bobo-Dioulasso

    LeTableau 3indiqueque sur une liste de neuf (09) collecteurs privés agrées, seuls six(06) d'entre eux ont pu être « touché » dont quatre(04) groupements d'association ou associations (26) et deux (02) entreprises(27), soit les deux tiers (2/3) des acteurs, officiellement, reconnus.Concomitamment aux résultats issus du Tableau 3, les enquêtes menées auprès des ménages mettent, en exergue, la présence, sur le terrain, d'une autre catégorie d'acteurs privés, non agrées : il s'agit des ramasseurs occasionnels. .En effet, le Tableau 4, ci après, montre que treize pour cent (13 %) des ménages évacuent leurs déchets solides, grâce à des ramasseurs occasionnels.

    Tableau 4 : Collecteurs privés de déchets ménagers, selon l'angle de vue des

    ménages enquêtés

    Nature de l'organisation

    Effectifs

    Associations

    39

    Entreprises

    6

    Ramasseurs occasionnels

    13

    Autres (*)

    1

    Aucun collecteur

    41

    TOTAL

    100

    (*)Agent de la mairie, selon les sources de l'enquête

    Source :Résultats des enquêtes, janvier - mars, 2015

    1(*)

    Tableau 4 : Collecteurs privés de déchets ménagers, selon l'angle de vuedes

    ménages enquêtés

    Nature de l'organisation

    Effectifs

    Associations

    39

    Entreprises

    6

    Ramasseurs occasionnels

    13

    Autres (*)

    1

    Aucun collecteur

    41

    TOTAL

    100

    (*)Agent de la mairie, selon les sources de l'enquête

    Source :Résultats des enquêtes, janvier - mars, 2015

    Ladurée ou longévité,dans l'activité de collectedes déchets ménagers solide, des collecteurs privés agrééssoumis à l'enquêtese résume dans le Tableau 5ci- après :

    Tableau 5 : Durées des collecteurs privés agrées couverts par l'enquêtedans

    l'activité de collecte des déchets ménagers solides

    251728384Durées

    Dénominations

    < 5

    [5 ;10[

    >10

    TOTAL

    Association YERE SANIYA

    0

    1

    0

    1

    Entreprise privée SYA KINI

    0

    0

    1

    1

    Association SINIGNASSIGUI

    1

    0

    0

    1

    Groupement féminin Diiré

    1

    0

    0

    1

    SETOM SARL

    0

    1

    0

    1

    Association BADEMA

    0

    0

    1

    1

    TOTAL

    2

    2

    2

    6

    Source :Résultats des enquêtes, janvier - mars, 2015

    Les données du Tableau 5, montrent une répartition uniforme, en termes d'effectifs, des six (06) collecteurs agrées, entre les trois (03) classes de durées, ci-dessus indiquées, soit, respectivement, trente trois pour cent (33%) pour chaque classe. En outre, deux tiers (2/3) des collecteurs privés agréés, au moins, sont apparus, après les années 1990, c'est-à-dire à la faveur de la dynamique de décentralisation enclenchée de ces années à aujourd'hui.

    1.2.1.2.Ressources des collecteurs privés agrées dans l'accomplissement de leurs

    missions 

    Par ressources, on désigne lesmoyens utilisés par ces collecteurs, dans le cadre de leurs activités. L'enquête s'est penchée particulièrement sur :

    · Les sources de financement des activités de collecte

    · Les moyens de transport

    · La formation des collecteurs privés

    Les résultats obtenus sont décrits dans les Tableaux 6, 7 et 8.

    Tableau 6 : Sourcesde financement des activités de collecte

    Les finances des collecteurs privés proviennent, principalement, des types d'abonnés et des montants qu'ils paient .A ce sujet, on notera que la faculté de leurs mobilisations reste tributaire des périodicités de règlements. Les Tableaux 6.1, 6.2, 6.3 décrivent les situations respectives des différents collecteursenquêtés.

    Tableau 6.1. : Types d'abonnés par collecteur privé agrée

    251584000Types d'abonnés

    Dénominations

    Abonnés

    réguliers

    Abonnés

    irréguliers

    TOTAL

    AssociationYERE SANIYA

    134

    0

    134

    Entreprise privéeSYA KINI

    93

    0

    93

    AssociationSINIGNASSIGUI

    120

    0

    120

    Groupement FémininDI IRE

    100

    0

    100

    SETOM SARL

    128

    0

    128

    AssociationBADEMA

    0

    100

    100

    TOTAL

    575

    100

    675

    Source :Résultats des enquêtes, janvier - mars, 2015

    Il ressort duTableau 6.1deux(02) types d'abonnés : des abonnés réguliers et des abonnés irréguliers. Sur un total de six cent soixante quinze (675) abonnés, les abonnés réguliers constituent le contingent le plus important, avec cinq cent soixante quinze (575) abonnés, soit quatre vingt cinq virgule dix neuf pour cent (85,19 %) ; les abonnés irréguliersreprésentent cent(100) abonnés sur six cent soixante quinze (675) , soit quatorze virgule quatre vingt un pour cent ( 14,81 %).On remarque, aussi, qu'à part le collecteur BADEMA dont les abonnés sont tousirréguliers, les autres collecteurs ont des abonnés réguliers, avec une légère domination, en nombre, de l'association YERE SANIYA(19,85 %)par rapport aux autres.

    Tableau 6.2. : Typesd'abonnéset montants payés(en FCFA)

    251585024Types d'abonnés

    Montants payés

    Abonnés réguliers

    Abonnés irréguliers

    TOTAL

    <250

    0

    0

    0

    [250 ;500[

    0

    0

    0

    [500 ;750[

    0

    0

    0

    [750 ;1000[

    575

    100

    675

    >1000

    0

    0

    0

    TOTAL

    575

    100

    675

    Source :Résultats des enquêtes, janvier - mars, 2015

    Tableau 6.3. : Répartition des collecteurs privés agrées en fonction despériodicités

    de paiement

    251586048Périodicitéde

    Paiement

    Dénomination

    Al'enlèvement

    hebdomadaire

    Mensuelle

    Incertaine

    TOTAL

    Collecteurs agrées privés

    0

    0

    5

    1

    6

    TOTAL

    0

    0

    5

    1

    6

    Source :Résultats des enquêtes, janvier - mars, 2015

    En mettant en parallèlelesdonnées des Tableaux 6.2 et 6.3, on note que les abonnés réguliers et irréguliers payent entre sept cent cinquante (750) et mille(1000) FCFA, soit ,en moyenne, la somme de huit cent soixante quinze( 875 ) FCFA ; ils le font mensuellement , pour la plupart .En effet,Cinq( 5) collecteurs sur six(6), c'est-à-dire quatre vingt trois virgule trente trois pour cent( 83,33% ) témoignent recevoir les paiements de leurs abonnés ,mensuellement. Un (1) seul collecteur sur six (6), soit seize virgule soixante sept pour cent (16,67 %), notamment l' association BADEMA déclare que les paiements sont d'une périodicité incertaine ; ce qui confirme, par ailleurs, des informations du Tableau 6.1, page 61, où il ressort que les abonnés de l' association BADEMA sont irréguliers ,dans leurs relations ,avec celle-ci.

    Tableau 7 : Moyens de transport utilisés et nature de l'organisation

    251582976Moyens utilisés

    Nature de l'organisation

    Anes et charrettes

    Autres

    TOTAL

    Associations ou groupement d'association

    3

    1

    4

    Entreprises Privées

    2

    0

    2

    TOTAL

    5

    1

    6

    Source :Résultats des enquêtes, janvier - mars, 2015

    Les résultats issus du Tableau 7révèlent que cinq(5) collecteurs privés agrées (associations et entreprises confondues) sur six(6), soit quatre vingt trois virgule trente trois pour cent (83,33 %), transportent les déchets ménagers ,selon des procédés rudimentaires(ânes et charrettes ) et,plus ou moins, modernes (charrettes motorisées ; cas de l'entreprise SYA KINI, par exemple). Le sixième (6ème) collecteur,en l'occurrencel'association YERE SANIYA, utilise, selon les données recueillies, d'autres moyens,pour transporter les déchets collectés, à savoir des tricycles.

    Tableau 8 : Formation des collecteurs privés agréés

    Tableau 8.1. Etat de Formation continue des collecteurs privés

    Etat de formation

    Effectifs

    A bénéficié d'une formation

    5

    N'a pas bénéficié d'aucune formation

    0

    Autre (*)

    1

    TOTAL

    6

    (*) Il s'agit des sans avis

    Source :Résultats des enquêtes, janvier - mars, 2015

    Tableau 8.2. : Modalités de formation

    251599360Modalités de

    formation

    Dénomination

    Auto

    formation

    Par

    la commune

    Pardes partenaires autres que la commune

    Sans avis

    TOTAL

    Collecteurs privés agrées

    0

    0

    5

    1

    6

    TOTAL

    0

    0

    5

    1

    6

    Source :Résultats des enquêtes, janvier - mars, 2015

    A la question de savoir si les associations ou entreprises intervenant dans la collecte des déchets ménagers solides à Bobo, ont bénéficié ou non d'une formation et dans quels domaines, les Tableaux 8.1 et 8.2 montrent que cinq (5) d'entre elles sur six(6) ont répondu par l'affirmative. Il s'agit de l'entreprise SYA KINI, de l'association SINIGNASSIGUI, du groupement féminin DI IRE, de la SETOM et de l'association BADEMA.L' entreprise SYA KINI et le groupement féminin DI IRE affirment avoir reçu des formations à la fois en gestion commerciale, en gestion comptable et financière et en gestiondu personnel. Quant aux associations SINIGNASSIGUI et BADEMA, elles déclarent avoir été formées, uniquement, en gestion commerciale et du personnel. Enfin, à la différence des autres, la SETOM a été, également, formée, dans la transformation des déchets.

    Selon le Tableau 8.2, toutes ces formations ont été financées ou assurées, exclusivement, par des partenaires autres que la commune de Bobo-Dioulasso. Seule l'association YERE SANIYA, n'a pas répondu à cette question .D'où l'impossibilité de la classer parmi ceux ou celles qui peuvent se targuer d'avoir été formé(e)s ou non.

    1.2.2.Analyse descriptive des résultats obtenus auprèsdes ménagesenquêtés

    1.2.2.1. Résultats relatifs aux conditions d'administration desquestionnaires aux

    ménages

    En rappel, deux(02) conditions essentielles déterminent cette enquête : la répartition par sexe (Cf. Graphe 1) et lesconditions d'âge (tranches d'âge, composition)des ménages enquêtés(Cf.Tableau9et Graphe 2).

    Graphe 1 : Répartition par sexe des ménages enquêtés

    Source : INSD, projections de la population de 2007 à 2020

    Dans l'échantillon des cent(100)ménages constitués, cinquante deux(52) questionnaires ont été soumisexclusivement à des femmes, dans cinquante deux (52)ménages et quarante huit(48) questionnaires ont été adressés, exclusivement à des hommes, dans quarante huit (48) ménages.

    Tableau 9: Tranches d'âge (en années) et par sexe des ménages enquêtés

    251581952Tranches

    d'âge

    Sexe

    <30

    [30 ;40[

    [40 ;50[

    [ 50 ;60[

    >60

    Sans avis

    TOTAL

    F

    7

    16

    8

    13

    2

    6

    52

    M

    5

    25

    14

    14

    0

    0

    48

    TOTAL

    12

    41

    22

    17

    2

    6

    100

    Source :Résultats des enquêtes, janvier - mars, 2015

    De ce tableau, on peut extraire le graphe2ci après :

    Graphe 2: Composition desménages étudiés en fonction de l'âge et dusexe

    Source :Auteur, 2015

    On peut constater que ce sont des hommes et des femmes matures (de 30 à 40 ans, au moins) qui constituent l'essentiel de l'échantillonétudié, soit quatre vingt huit pour cent (88 %) du total de l'échantillon. De même,il ressort du Graphe 2que dans la tranche d âge de trente (30)à cinquante(50)ans, leshommesdominent, en nombre, avec trente neuf pour cent (39 %), contre vingt quatre pour cent (24 %) defemmes. Par contre,dans cellesde dix huit(18)à trente(30) ans et de cinquante (50) à soixante(60)ans, ce sont plutôt les femmesqui sont les plus nombreuses. Ce qui signifie que l'échantillon constitué est d'une maturité partagée. .Les enquêtés réunissent les conditions d'âge caractéristiques des responsables de ménages souhaités.

    1.2.2.2. Autres résultats issus des questionnaires administrés aux ménages

    A l'image de la tranche d'âge minimum fixée (18ans),pour l'enquête et de la répartition, parquotas, du genre, leslibellés des questionnaires, soumisaux ménages et aux collecteurs privés agréés de déchets ménagers, conduisent à l'analysed'autres variables aussi bien qualitatives que quantitatives.

    1.2.2.2.1Résultats relatifs auxcaractères qualitatifs étudiés

    En rappel, ces caractères sont : la situation matrimonialeet par sexe des ménages enquêtés, le statut professionnel et par sexe des ménages, les zones d'habitation des ménages et par sexe, etc.

    Les Tableaux 10, 11, 12, 13, 14, 15 et 16 répertorient les résultats relatifs aux caractères ci-dessus cités.

    Tableau 10 :Situationmatrimoniale et par sexe des ménages enquêtés

    251579904Situation matrimoniale

    Sexe

    Marié

    Non marié

    TOTAL

    F

    50

    2

    52

    M

    41

    7

    48

    TOTAL

    91

    9

    100

    Source :Résultats des enquêtes, janvier - mars, 2015

    Le Tableau 10révèle que, sur les cent(100) ménages ayant fait l'objet de l'enquête, in situ, quatre vingt onze pour cent (91 %) représentent des ménagesmariés, dont cinquante pour cent (50%) defemmeset quarante un pour cent (41 %) d'hommes mariés. Les ménagesnon mariés correspondentà neuf pour cent (9%)des ménages enquêtés, dont deux pour cent (2 %) de femmes et sept pour cent (7 %)d'hommes. C'est dire qu'en plus de se fonder sur des ménages d'une maturité évidente de tente(30) àquarante(40) ans au moins (cf. graphe 2),le Tableau 10 atteste de la normalité des ménagesenquêtés. En d'autres termes, ce sont des ménages ou foyers ordinaires qui sont au coeur de l'étude.

    Tableau11 : Statut professionnel etsexe des ménages enquêtés

    251580928Statut

    professionnel

    Sexe

    Salarié du public

    Salarié du privé

    Autres professions non salariées

    Sans

    profession

    TOTAL

    F

    13

    3

    22

    14

    52

    M

    24

    8

    16

    0

    48

    TOTAL

    37

    11

    38

    14

    100

    Source :Résultats des enquêtes, janvier - mars, 2015

    Graphiquement, les renseignements du Tableau 11prennent la forme du Graphe 3.

    Graphe 3: Représentation par statut professionnelet par sexe des enquêtés

    Source :Auteur, 2015

    Globalement, quatre vingt six pour cent (86%) des ménages enquêtés, tous genres confondus, exercent une profession dont quarante huit pour cent (48 %) de salariés du public et du privé et trente huit pour cent (38 %) de ménages ayant une profession de type non salarié, c'est-à- dire des professions libérales( commerçants, artisans etc.).Dans l'échantillon, on note que quatorze pour cent (14 %) des ménages sont sans profession.Autrement dit, plus de deux tiers (2/3)des membres de l'échantillon disposent de revenusou de pouvoirs d'achat relativement réguliers, pendant que moins de quinze pour cent (15 %) n'en disposent pas régulièrement .En spécifiant , le genre du ménage (Féminin, ou Masculin), il ressort que soixante treize virgule zéro huit pour cent ( 73,08 %) des femmes enquêtées ont une profession , avec cependant une prépondérance des professions non salariées (42,31 %) ) contre trente virgule soixante dix sept pour cent ( 30,77 %) de femmes ayant un travail salarié .Quant aux hommes  de l' échantillon, ils exercent tous des professions , avec Soixante six virgule soixante sept pour cent(66,67 %) de salariés ( privé et public cumulés) et trente trois virgule trente trois pour cent (33 ;33 %) de ménages exerçant des professions non salariées .C' est dire que dans le groupe des hommes , la précarité extrême consécutive au fait de ne pas avoir de profession ne prévaut pas, contrairement au groupe des femmes.

    Tableau 12: Zones d'habitation et par sexe des ménages enquêtés

    251587072 Zones d' habitation

    Sexe

    Quartiers populaires

    Cités

    Autres

    TOTAL

    F

    50

    1

    1

    52

    M

    43

    3

    2

    48

    TOTAL

    93

    4

    3

    100

    Source :Résultats des enquêtes, janvier - mars, 2015

    Graphe 4 : Représentation des zones d'habitation et par sexe des ménages

    enquêtés

    Source :Auteur, 2015

    Sur cent (100) ménagesapprochés, comptes non tenus de leurs sexes, quatre vingttreize pour cent (93 %) viennent des quartiers populaires, quatre pour cent (4 %) des cités et trois pour cent (3%) d'autres zones, sans précision ;ce qui confère à l' enquête une représentativitéintéressante des zones de production de déchets ménagers solides.Cette représentativité de zone est rehaussée par celle du genreoù, dansles quartiers populaires, lesfemmes soumises à l'enquête, c'est-à-dire les membres,sociologiquement investis de la questiondes déchets, dans la plupart desfamilles, représentent cinquante quatre pour cent (54 %) des ménages et les hommes quarante six pour cent (46%) .

    En axant l'analyse sur le sexe, le Tableau 12montre que quatre vingt seize pour cent (96 %)des composantes femmesde l'échantillonhabitent les quartiers populaires ; ce qui est un aspect, également, intéressant pour la représentativité évoquée plus haut .Seulement, quatre pour cent (4 %) vivent en cités et autres zonescumulées. Du coté des hommes,le constat est, sensiblement, le même qu'au niveau des femmes : quatre vingt dix pour cent (90 %)vivent dans les quartierspopulaires, tandis queonze pour cent (11 %) habitent encités etdans les autres zones.

    Tableau 13 : Rapport de propriété à l'habitatet par sexe des ménages

    251588096 Rapport de propriété à l'habitat

    Sexe

    Propriétaire

    Locataire

    TOTAL

    F

    25

    27

    52

    M

    21

    27

    48

    TOTAL

    46

    54

    100

    Source :Résultats des enquêtes, janvier - mars, 2015

    L'analyse verticale duTableau 13 conduit au constat selon lequelquarante six pour cent (46 %) des ménages de l'échantillon sont propriétairesde leurs habitations,alors que cinquante quatre pour cent (54%)avouent être des locataires.En détaillant, cette composition,en fonction du sexe, legroupe des ménages-propriétaires se repartit en deux, soit cinquante quatre pour cent (54%) de femmes et quarante six pour cent (46%) d'hommes. Quand aux ménages -locataires, les femmes et les hommes ayant été interrogés occupent la même proportion, c'est-à-dire cinquante pour cent (50 %).Horizontalement, on tire,du même tableau, que quarante huit pour cent (48%) des femmes soumises à l'enquête déclarent être propriétaires, tandis que cinquante deux pour cent (52 %) sont locataires.S'agissant des hommes, ceux qui sont« en location »sont plus nombreux que ceux qui sont propriétaires, soit,respectivement, cinquante six pour cent (56%) et quarante quatre pour cent(44 %).

    Tableau 14 : Statut d'abonnement et par sexe des ménages enquêtés

    251595264Statut d' abonnement

    Sexe

    Abonnés

    Non abonnés

    TOTAL

    F

    32

    20

    52

    M

    27

    21

    48

    TOTAL

    59

    41

    100

    Source :Résultats des enquêtes, janvier - mars, 2015

    Graphe 5 : Représentation du statut d'abonnement et par sexe desménages

    enquêtés

    Source :Auteur, 2015

    Il ressort du Tableau 14ou du Graphe 5que cinquante neuf pour cent (59%) des ménages enquêtés,sont abonnés, quarante un pour cent (41%) sont non abonnés.Par sexe, les abonnés se repartissenten cinquante quatre pourcent (54 %) de femmes et quarante six pour cent (46 %) d'hommes. Les non abonnés comprennent quarante neuf pour cent (49%) de femmes et cinquante unpour cent(51%) d'hommes.

    Pour justifier leurs non abonnements, les raisons évoquées ,tous genres confondus ,se résument en plusieurs points  : le caractère irrégulier du service de l'enlèvement (37 % des non abonnés ), le désintéressement des non abonnés par rapport à la question (7% des non abonnés ) et ,enfin, plus de cinquante pour cent (56 % des non abonnés) justifient leurs attitudes , tantôt par le fait de ne pas avoird'information sur l' activité de collecte(22%),de ne pas être loin des dépôts (4 %), de n' avoir pas d'argent(4 %) , de ne pas avoir de structure ou de service d' enlèvement dans leurs quartiers. (9%), tantôtpar aucune précisionsur les raisons de leurs non abonnements(61%) .

    Tableau 15 : Niveaux d'étude et par sexe des ménages enquêtés

    251589120 Niveaux d'étude

    Sexe

    Primaireet plus

    N'ont pas fréquenté

    TOTAL

    F

    42

    10

    52

    M

    44

    4

    48

    TOTAL

    86

    14

    100

    Source :Résultats des enquêtes, janvier - mars, 2015

    Graphe 6: Représentation du niveau d'étude et par sexe des ménages enquêtés

    Source :Auteur, 2015

    A propos du niveau d'étude des ménages, le Tableau 15ou le graphe6 indiquent que quatre vingt six pour cent (86 %) d'entre eux ont,au moins, le niveau Primaire, c'est-à-dire ont « fréquenté »l'école ou encore sont « instruits »,alors que quatorze pour cent (14 %) « n'ont pasfréquenté», c'est-à-dire ne sont pas « instruits ».Parmi les « instruits », les femmes représentent quarante neufpour cent (49 %).Elles sont, par conséquent, moins nombreuses que les hommes qui constituent cinquante unpour cent (51 %) du groupe.

    A l' opposé, dans le groupe des ménages qui ne sont pas « instruits »,les femmes sont plus nombreuses que les hommes de la même stature, avec, respectivement, soixante onze pour cent(71%) et vingt neuf pour cent (29%).En étudiant, isolement, le niveau d'étude par sexe,quatre vingt un pour cent(81%) des femmes soumises, à l'enquête sont allées à l'école ; elles ont au moins le niveau primaire, tandis que dix neuf pour cent(19%)n'ont pas fréquenté. Quant aux hommes de l'échantillon, quatre vingt douzepour cent( 92 % ) affirment avoir au minimum le niveau primaire et huit pour cent( 8 %)déclarent n'être pas « instruits ».Et même, si le fait de n'être pas « instruit » ne signifie pas, forcement, que les hommes ou femmes concernés par cet état de fait sont imperméables à la question des déchets ménagers solides, les pourcentages d'hommes et femmes instruits laissent augurer d'un potentiel intéressant de capacités d'appréhension par rapport à d'éventuelles perspectives en matière de réorganisation du service de collecte.

    Tableau 16 : Périodicité des enlèvements d'ordure et de leurs paiements

    Tableau 16.1. : Périodicité des enlèvements d'ordure et sexe des ménages

    251590144Périodicité des

    enlèvements

    Sexe

    Hebdomadaire

    Mensuelle

    Sans

    périodicité fixe

    Sans avis

    TOTAL

    F

    29

    0

    3

    20

    52

    M

    20

    2

    5

    21

    48

    TOTAL

    49

    2

    8

    41

    100

    Source :Résultats des enquêtes, janvier - mars, 2015

    Tableau 16.2. : Périodicité des paiements et sexe des ménages

    251591168Périodicités des

    paiements

    Sexe

    Mensuelle

    Sans

    périodicité fixe

    Sans avis

    TOTAL

    F

    29

    3

    20

    52

    M

    22

    5

    21

    48

    TOTAL

    51

    8

    41

    100

    Source :Résultats des enquêtes, janvier - mars, 2015

    En analysant,concomitamment, les Tableau 16.1 et 16.2, on remarque que, de manière générale et dans la limite des réponses obtenues, ce sont cinquante neuf pour cent (59%) des ménages qui font « enlever » leurs déchets ménagers solides. Ce pourcentage correspond, dans le Tableau 14, page70,exactement, au volume des abonnés déclarés.

    Dans l'ordre, les enlèvements hebdomadaires sont les plus pratiqués, avec quarante neuf pour cent (49 %) des cas, ensuite, viennent les enlèvements sans périodicité fixe avec huit pour cent (8%) des cas et, enfin, les enlèvements mensuels dans deux pour cent (2%) des ménages. Parallèlement, on note que quarante un pour cent (41 %) des ménages n'ont pas répondu à la question relative à la périodicité des enlèvements ;il s'agit, en l'occurrence, desnon abonnéset autres du Tableau 14, soit, respectivement, dix huit pour cent (18 %) et vingt trois pour cent (23 %). Un tel état de fait laisse ouvertes plusieurs sous hypothèses : ou ces ménages ne se sentent pas concernés par le service d'enlèvement des déchets ménagers du fait de son coût ou de sa qualité ou ils y accordent, peu d'intérêt,par laxisme oumauvaises habitudes .En effet, le niveau d'étude ne peut êtreévoqué ici , étant donné que, selon le Tableau 14, page 70seulement, quatorze pour cent (14%) des ménagesdéclarentn'avoir pas fréquenté.Dans la même lancée, les paiements des ménages se font, dans la majorité des cas, c'est-à-dire dans cinquante un pour cent (51%) des cas, mensuellement, confirmant, ainsi, de manière significative leurs statuts de salariés établis dans le Tableau 10, page 66,à hauteur de quarante huit pour cent (48 %). Huit pour cent (8%) des ménages, par contre, règlent ou paient leurs factures sans périodicité fixe .A ce sujet, il importe de soulignerque quarante un pour cent (41 %) des ménages n'ont pas répondu à la question de la périodicité des paiements. D'où la nécessité non seulement de poursuivre la sensibilisation des ménages, d'améliorer le service de collecte,mais, surtout,d'envisager une reforme en profondeur de l'organisation de l'activité de collecte des déchets ménagers solides.

    1.2.2.2.2.Description des résultats issus des caractères quantitatifs

    Il faut noter d'emblée que le caractère quantitatif faisant l'objet de recherche correspond, ici, auxmontants actuels d'abonnement. Mais, celui-ci est délibérément associé à la variable « sexe »,pour situer sans ambiguïté, la répartition des ménages par sexe et par tranches de montants payés. On obtient, alors, le Tableau 17.

    Tableau 17 : Montants mensuels actuels d'abonnement (en FCFA)et par sexe des

    ménagesenquêtés

    251592192Montants

    Actuels

    payés

    Sexe

    < 250

    [250 ;500[

    [500 ;750[

    [750 ; 1000[

    > 1000

    sans avis

    TOTAL

    F

    1

    4

    5

    22

    0

    20

    52

    M

    3

    2

    5

    13

    3

    22

    48

    TOTAL

    4

    6

    10

    35

    3

    42

    100

    Source :Résultats des enquêtes, janvier - mars, 2015

    Graphe 7 : Histogramme représentatif des montants mensuels actuels

    d'abonnement et parsexe

    Source :Résultats des enquêtes, janvier - mars, 2015

    La distribution relative au Graphe 7, et, donc, au Tableau 17permet d'identifier deux(02) groupes : un premier groupe qui « ne fait pas mystère »desmontants ou de coûts que ses membres supportent, au titre de leurs abonnements, auprès des collecteurs privés (agrées ou non) et un second groupe qui, ne se prononcepas, à propos des montants payés. Le groupe de ménages qui se prononce constitue cinquante huit pour cent (58 %) de l'échantillon, celui qui ne se prononce pas, quarante deux pour cent (42 %). Ce dernier pourcentage traduit la profondeur de la frilosité ou de la méfiance d'une partie non négligeable de l'échantillon par rapport au fait de se prononcer sur les coûts d'abonnement .

    Une telle attitude est, par ailleurs, extrapolableà une grande partie de la population Burkinabé (lettrée ou illettrée, commerçantsetc.), généralement, réticente à fournir des informations défavorables ou susceptibles de l'être, pour elle. En tout état de cause, il est fondamental que les collecteurs privés de déchets ménagers solides (agréés ou non)rassurent ces ménages, à travers de nouvelles approches avecune politiquetransparente de prix non volatile,des prestations de qualité convaincante etc.

    Outre ces constats, la tranche de coûts d'abonnement,la plus fréquente, déclarée par les ménages s'étant prononcés, estcelle de [750 ; 1000[FCFA,donnant, ainsi, à la classe modale des coûts d'abonnement enregistrés, au niveau du Tableau 6.2., page 62, auprès des collecteurs privés agrées de déchets ménagers solides,toute sa pertinence.Cette tranche rassemble trente cinq(35) ménages sur cinquante huit (58), soit soixante pour cent (60).Il faut ajouter que cet effectif est, majoritairement, teinté d'une couleur féminineavec vingt deux (22) femmes enquêtées sur trente cinq(35) , contre treize (13) hommes, soit respectivement soixante troispour cent (63% ) contre trente sept pour cent (37%).

    Section 2/Analyse des résultats relatifs aux potentialités révélées et étude

    De rentabilisation d'un projet virtuel d'exploitation

    A contrario du premier volet de l'analysedescriptive des résultats où la démarche consistait à tirer différents enseignements des données recueillies auprès des ménages, entre autres, ce second volet est d'essence prospective. Aussi, comprend-il deux points :

    · Le premier abordel'étatdes potentialités, en termes de dispositionsd'esprit, expriméespar les ménages de l'échantillon et qui pourraient être exploitées ;

    · Le second point présente une étude de rentabilité, « en avenir incertain », de l'activité de collecte de déchets ménagersà Bobo, sur la base des potentialités enregistrées au premier point.

    2.1.Analyse descriptive des potentialités révélées par les enquêtes -ménages

    Les enquêtes - ménagesrévèlent des potentialités de plusieurs ordres .recensées,respectivement, au niveau des Tableaux 18,19, 20 ,21 et 22.

    Tableau 18 :Réponses des ménages prêts à « payer Plus » pouraméliorer le

    service de collecte des ordures ménagères

    Réponses

    Sexe

    oui

    Non

    Sans avis

    TOTAL

    F

    51

    1

    0

    52

    M

    42

    2

    4

    48

    TOTAL

    93

    3

    4

    100

    251593216

    Source :Résultats des enquêtes, janvier - mars, 2015

    Face à la question de savoir si les ménages seraient « prêts à payer plus », pour financer l'amélioration de la qualité du service de collecte des déchets ménagers solides, trois (3) réactions se dégagent du Tableau 18 : celles de ceux qui «  acceptent », qui «  rejettent radicalement » et de ceux qui« ne répondent pas ».En effet, quatre vingt treize pour cent( 93 %) des ménages, dont cinquante cinq pour cent (55% )de femmes et quarante cinq pour cent (45%) d'hommes répondent par «  oui » .Troispour cent(3%) des ménages , dont trente trois pour cent (33 %) de femmes et soixante sept pour cent (67 %) d'hommes rejettent l' idée ,en répondant par « non ». Enfin, quatre pour cent (4%) des ménages de l'échantillon, composés, exclusivement, d'hommes,ne se prononcent pas ; ils sont « sans avis ».

    Si l'on s'intéresse aux réactions, au sein du groupe de sexe féminin, uniquement, il ressort que cinquante une (51)femmes sur cinquante deux (52)seraient disposées à faire l'effort de « payer plus », soitquatre vingt dix huit pour cent (98%).Le groupe de sexe masculin n'est pas en restecar quarante deux (42)hommessur quarante huit(48),c'est-à-dire quatre vingt sept virgule cinquante pour cent (88%) seraient prêts à accepter cette idée. Seulement quatre virgule dix sept pour cent (4 %) des hommes refuseraient sans équivoque de « payer plus » et huit virgule trente trois pour cent (8%) seraient « sans avis ». S'agissant de ces derniers, différentesoptionspourraient être envisagées : soit ilsdemeurent irrécupérables, par la suite, soit leurs attitudes pourraient être considérées comme étant la manifestation d'une hésitation. Dans ce cas, unebonne communication couplée à la concrétisationdu servicede qualité promis, pourraientlever leurs doutes.Il serait, par conséquent, important que ce qui est dit ou promis soit réalisé.

    Tableau 19 : Montants mensuels potentielsd'abonnement(en FCFA) acceptés

    pouruneamélioration du service de collecte et sexe des ménages

    251596288 Montants

    mensuels

    potentiels

    acceptés

    Sexe

    <500

    [ 500 ;1000[

    [1000 ;1500[

    [1500 ;2000[

    > 2000

    sans

    avis

    TOTAL

    F

    9

    16

    21

    5

    0

    1

    52

    M

    2

    16

    15

    9

    0

    6

    48

    TOTAL

    11

    32

    36

    14

    0

    7

    100

    Source :Résultats des enquêtes, janvier - mars, 2015

    NB / Les montants ci-dessus indiqués sont mensuels.

    Graphe 8 :Histogrammedes montants mensuels( en FCFA) potentiels

    d'abonnementacceptéset parsexe

    Source :Auteur, 2015

    Il se dégage du Tableau 19ou du Graphe 8une dispersion incontestable des ménages, entre plusieurs options de « montants potentiels d'abonnementacceptés », aux fins dedonner,une autre envergure, à la qualité du service de collecte des déchets ménagers solides à Bobo-Dioulasso.

    Dans l'ordre,la classe modale du« montant potentiel accepté»ou, encore, celle quele plus grand nombre de ménagespréfèrerait,est celle de [1000 ;1500[ FCFA. En effet, trente six pour cent ( 36 %) de l' échantillon , dont cinquante huit pour cent(58 %) de femmes et quarante deux pour cent ( 42 %) souhaiteraient que l' abonnement soit facturé dans la fourchette de prix ci devant indiqué ; ce qui équivaudrait à un coût moyen de mille deux cent cinquante(1250) FCFA par mois.Comparé au coût moyen d'abonnementactuel qui tourne autour de huit cent soixante quinze (875) FCFA (Cf. Tableau 6.2., page 62),on noterait, alors, une augmentation significative de trois cent soixante quinze (375) FCFA, c'est-à-dire de quarante trois pour cent (43 %). Ensuite, la proposition de payer dans l'intervalle [500 ; 1000[FCFArecueille,auprès de trente deux pour cent (32 %) de l'échantillon des ménages, avec une répartition paritaire parfaite de cinquante pour cent (50%) de femmes et d'hommes.Le troisième groupe ,le plus important,de ménages est formé de ceux qui accepteraient payer dans l'intervalle [1500 ; 2000[FCFA. Ils représentent quatorze pour cent (14 %) du total des ménages enquêtés.

    En agrégeant les effectifs de la classe modale à ceux de cette dernière, on obtiendrait cinquante pour cent (50 %) de ménages disposés à « aller au-delà » des prix habituels ; ce qui pourrait être l'expression d'une véritable révolution mentale, étant donné que,le facteur prix, dans un environnement économique en souffrance, comme celui de Bobo-Dioulasso, est à gérer avec délicatesse. Enfin, on remarque, aussi, qu'aucun ménage ne serait disposé à payer plus de deuxmille (2000) FCFA et que onze pour cent (11 %) de l'échantillon seraient satisfaits de pouvoir payer moins de cinq cent (500) FCFA. Sept pour cent(7 %) des ménages gardent un mutisme complet,vis-à-vis de la question. De ce dernier fait, Il serait,judicieux de travailler à convaincre les sept pour cent(7%) dubitatifs, afin de relever l'effectif potentiel de ménages qui pourrait être acquis à l'idée du « payer plus, pour que l'on puisse faire mieux »

    Tableau 20 : Réponses et sexe des ménages prêts à accepter une entreprise

    publiqued'enlèvement des ordures

    251594240 Réponses

    Sexe

    oui

    Non

    Sans avis

    TOTAL

    F

    37

    7

    8

    52

    M

    39

    2

    7

    48

    TOTAL

    76

    9

    15

    100

    Source :Résultats des enquêtes, janvier - mars, 2015

    Dans la même lancée que ci-devant, le Tableau 20 indique que soixante seize pour cent (76 %) des ménages, dont quarante neuf pour cent(49 %)de femmes et cinquante et un pour cent(51 %) seraient « prêts à accepter une entreprise publique » formelle comme partie prenante ,à part entière ,de l'activité de collecte des déchets ménagers solides à Bobo-Dioulasso. Neuf pour cent (9%) des ménages seraient réfractaires à cette éventualité, avec un fort contingent de femmes, c'est-à-dire soixante dix huit pour cent (78 %) et vingt deux pour cent (22%) d'hommes. Enfin, quinze pour cent (15 %) des ménages restent à convaincre car ne s'étant pas prononcés.

    La lecture horizontale du Tableau20 nous renseigne que trente sept(37)femmes sur cinquante deux(52), soit soixante onze pour cent (71%) seraient intéressées par la mise en place d'une entreprise publique formelle. Cette information estintéressante, à plus d'un titre, à partir du momentoù la question des déchets, est ,au plan culturel, plus l' «  affaire des femmes » que celle des hommes dans la société Burkinabé, en général et dans la cellule familiale, en particulier.Quatorze pour cent (14%) de femmes rejettent l'idée et quinze pour cent (15 %) d'entre elles sont « sans avis ».Quant aux hommes, ils sont trente neuf (39) sur quarante huit (48) ,soit quatre vingt un pour cent (81%) à «  accepter » l'idée d'une entreprise publique de collecte de déchets. Cette acceptation serait un atout supplémentaire, parce qu'il apporterait aux femmes la caution utile à une synergie familiale, pour faire face, àla « nouvelle donne » éventuelle des coûtsd'abonnement auprès d'une entreprise publique.Quatre pour cent (4%) d'hommes seraient hostiles à l'immixtionde l'Etaten tant qu'exploitant direct de l'activité des déchets ménagers solides. Enfin, dans ce groupe, quinze pour cent (15%) des hommes demeurent « sans avis ».

    Tableau 21 :Réponses et sexe des ménages ayant souscrit à d'autresabonnements

    251597312 Réponses

    Sexe

    Oui

    Non

    TOTAL

    F

    18

    34

    52

    M

    22

    26

    48

    TOTAL

    40

    60

    100

    Source :Résultats des enquêtes, janvier - mars, 2015

    Tableau 22 :Nature des autres abonnements et sexe des ménages

    251598336Nature des abonnements

    Sexe

    Canal

    ONATEL

    Neerwayamultivision

    Plus d'un abonnement

    Aucun autre

    abonnement

    TOTAL

    F

    17

    0

    0

    1

    34

    52

    M

    19

    1

    1

    1

    26

    48

    TOTAL

    36

    1

    1

    2

    60

    100

    Source :Résultats des enquêtes, janvier - mars, 2015

    Les Tableaux 21et22montrent, à suffisance,qu'il existe au sein des ménages enquêtés,des dispositions d'espritfavorables, non seulement à des souscriptions auprès d'une entreprise publiqued'exploitation des déchets ménagers, mais, surtout, à un barème de prix relativement plus « élevé », en comparaison avec celui utilisé, actuellement.En effet, quatre vingt treize pour cent (93 %) des ménages (Cf. Tableau 18, page 77) sont réceptifs à la proposition d'une augmentation de prix,pour un meilleur service de collecte.

    De même,quarante pour cent (40 %) des mêmes ménages, comptes non tenus de leurs sexes, confirment d'autres souscriptions auprès d'opérateurs de services divers : Canal plus, ONATEL, NeerwayaMulti visionsetc.En outre, cette capacité pourrait prendre racine sur le statut professionnel des ménages, étant donné que quarante huit pour cent (48 %) des ménages enquêtés (Cf.Tableau 10, page 66) ont un revenu régulier, puisqu' étant des salariés du public et du privé.

    2.2. Analyse de la rentabilité, en avenir incertain, d'unprojet virtuel de

    collecte de déchets ménagers solides, à Bobo-Dioulasso

    2.2.1. Présentation générale du projet SMGD / Hauts Bassins

    2.2.1.1. Caractéristiques générales

    2.2.1.1.1. Composantes de l'investissement 

    - Matériels de transport

    Les matériels de transport nécessaires au développement des activités du Projet SMGD / Hauts Bassins seraient ceux décrits dans le Tableau 23 .

    Tableau °23 : Matériels de transport

    Ordre

    Désignations

    Quantités

    1

    Camions bennes à ordures ménagères de marque Mercedes ACTROS 2532L

    (26 tonnes)

    4

    2

    Véhicule de service

    1

    3

    Vélomoteur de service

    1

    Source : Auteur, 2015

    - Matériels de bureau et informatique

    Ils se composeraient des éléments, ci-dessous, indiqués dans le Tableau 24.

    Tableau °24 : Matériels de bureau et informatique

    Ordre

    Désignations

    Quantités

    1

    Table bureau pour le Directeur

    1

    2

    Table bureau pour le Comptable

    1

    3

    Table bureau pour la (ou le)secrétaire

    1

    4

    Chaises

    8

    5

    Salon complet

    1

    6

    Ordinateurs

    3

    Source :Auteur, 2015

    Remarques

    · Les différentes composantes de l'investissement sont amortiesselon le principe de l'amortissement linéaire

    · Les Valeurs vénales des investissements au bout des cinq (5) ans sont : supposées nulle et sans perspective de reventes.

    · Les coûts d'acquisition seront calculés et présentés dans la description technique du projet

    · Eventuellement le montant total de l'investissement pourrait inclure in besoin de financement initial pour le démarrage du projet

    2.2.1.1.2. Durée et date de démarrage supposée  du projet

    Le projet est conçu pour durer cinq (5) ans.Par hypothèse, il est sensé débuté le 1er janvier de l'année 1

    2.2.1.1.3. Détermination des flux de trésorerie d'exploitation (FTE)

    Pour déterminer ces flux, on utilisera les formules classiques aussi bien pour les flux des périodes intermédiaires que pour les flux de la période terminale.

    · Pour les flux des périodes intermédiaires :

    FTE = Excédent Brut d'Exploitation - IS sur résultat d'exploitation -

    variation de BFE

    ou

    FTE = Résultat d'exploitation net + dotations aux amortissements et

    provisions - variation BFE

    · Pour les flux de la période terminale :

    FTE de la période calculé comme ci-dessus, auquel il faut ajouter le prix de cession net de l'investissement et la récupération du BFE du fait de la réalisation de tous les actifs circulant et du règlement de tout le passif circulant.

    Concernant les investissements du projet SMGD/ Hauts bassins, il faut rappeler que ceux-ci sont supposés ne pas faire l'objet de cession en fin de projet.

    2.2.1.1.4. Détermination du taux d'actualisation des FTE

    Le taux d'actualisation des FTE est le coût moyen pondéré du capital (CMPC) de l'entreprise. Le capital de l'entreprise étant composé des capitaux propres et des dettes financières, le CMPC sera la somme des pondérations des capitaux propres et des dettes financières.

    Le coût des dettes financières ,c'est-à-dire l'intérêt de l'emprunt, ne peut constituer ,seul, le CMPC du fait que ces dettes sont garanties par les capitaux propres. Par conséquent, les apporteurs des capitaux propres exigeront une certaine rentabilité du projet.Le choix du coût de la dette est justifié par des données recueillies d'un rapport du FMI de 2014, concernant le taux d'intérêt moyen des prêts de la zone UEMOA, de la période 2007-2012 (Rapport du FMI No. 14/84, MARS 2014, page 32). Ce taux est estimé , en moyenne, à dix virgule quinze pour cent (10.15%).

    Quant au coût des capitaux propres, il est, engénéral, plus élevé que celui des dettes financières. En effet, ce taux représente la rémunération exigée par les apporteurs de capitaux propres. Or ces apporteurs sont rémunérés par le résultat positif de la structure. Par conséquent, cette rémunération est aléatoire ; ce qui explique une exigence de rémunération plus élevée des capitaux propres, en comparaison avec celle des dettes financières. On supposera, de façon arbitraire, que le coût des capitaux propres choisi soit égal à quinze pour cent (15%.).

    Par ailleurs, par respect au principe financierqui veut que le financement de tout projet exige un apport personnel,c'est-à-dire l'existencepréalable d'une structure financière de nature à rassurer le créancier financier, la structurefinancière supposée, dans le cas du SMGD/ Hauts Bassins, est celle du soixante sur quarante (60/40), c'est-à-dire soixante pour cent (60%) de capitaux propres et quarante pour cent (40%)de dettes financières.

    Par conséquent, le coût moyen pondéré du capital(CMPC)sera :

    CMPC =Coût pondéré des capitaux propres + coût pondéré des dettes

    financières

    D'où :

    CMPC = (15%*60%) + [10.15%*40%*(100-27,5)]

    = 11.94% arrondis à 12%

    Les vingt sept virgule cinq pour cent (27,5 %)déduits, ci-dessus, représentent la pondération servie à l'Etat, au titre des Impôts sur les Sociétés (IS) applicables actuellement, au Burkina.

    2.2.1.2. Conditions de financement

    Par souci d'approfondir l'étude du projet virtuel SMGD / Hauts Bassins, et, partant, d'outiller les éventuels investisseurs qui pourraient s'approprier ce projet, on suppose deux modes de financement entre lesquels ceux-ci pourraient choisir, en fonction de leurs coûts, une fois que la décision d'investir serait prise.

    Premier mode de financement : financement intégral, par emprunt

    On suppose que les termes de l'emprunt soient les suivants :

    · Souscription le 1er janvier de l'année 1

    · Taux d'intérêt : dix virgule quinze pour cent (10,15 %)

    · Remboursements par cinq(5) annuités constantes ; la première échéance devant être versée le 31 décembre de l'année 1, de même que les premiers intérêts.

    Deuxième mode de financement : financement mixte

    Dans ce cas, le financement pourrait comprendre deux(02) volets : Vingt pour cent (20 %), par autofinancementetquatre-vingts pour cent (80%), par emprunt.

    Conditions d'emprunt :

    · Souscription le 1er janvier de l'année 1

    · Taux d'intérêt : dix virgule quinze pour cent (10,15 %)

    · Remboursements par cinq(5) annuités constantes ; la première échéance devant être versée le 31 décembre de l'année 1, de même que les premiers intérêts

    2.2.2. Evaluation de l'investissement et des éléments constitutifs des flux

    2.2.2.1 Valorisation des éléments de l'investissement.

    2.2.2.1.1. Matériels de transport

    Au niveau des matérielsde transport deux (02) cas devront être observéspar rapport à leurs sources d'approvisionnement.

    Les Quatre (4) camions benne Mercedes Actros2532 L(Cf. Annexe 10)seraient seront acquis à l'extérieur, précisément en Pologne,à raison de quarante neuf mille neuf cent Euros (49 900 €) ou trente deux millions sept trente deux mille deux cent cinquante quatre (32 732 254) FCFA hors taxes l'unité.

    Les références du fournisseur sont issues du site www.europe-camions.com/camion-benne-a-ordures-menageres. Ils'agit de « Mercedes ACTROS 2532 L/ / 4 oemieciarkaFaun...Réf. client : FD7588 - Réf. site : N° 1294132 pays : Pologne ».

    Remarque 1 :

    Selon Adama DRABO : «  Pour les petits véhicules, un forfait de transport de 450 000 F CFA est appliqué. Pour les véhicules moyens, ce montant est de 850 000 F CFA. Il est de 1 300 000 F CFA pour les gros camions. Pour alors déterminer le montant des droits et taxes à payer, il faut appliquer à la valeur en douane, un taux compris entre 28 et 48% en fonction du type de véhicule. (DRABO A, « Commerce de Véhicules "France au revoir" », Sidwaya, 14/10/2014)

    Ainsi,en allant du principe selon lequel ,plus le véhicule est neuf, plus le taux appliqué ,en douane, est élevé et inversement, et que les camions benne Mercedes Actros 2532 L (26 tonnes) soient d'occasion (10 a 15 ans), prenons, arbitrairement, trente cinq pour cent (35 %),pour prendre un nombre multiple de 5.Chaque machine supporterait , alors, par estimation, un million cinq cent mille (1 500 000) FCFA de frais de transit et des frais de douane de onze millions quatre cent cinquante six mille deux cent quatre vingt neuf (11 456 289) FCFA.

    S'agissant du véhicule et du vélomoteur de service, ceux-ci seront acquis « sur place ».Le véhicule de service est estimé à dix millions (10 000 000) FCFA, tous frais de transit et de dédouanement y compris.Sa qualité serait celle d'un véhicule de « seconde main ». Quant au vélomoteur,sa valeur estimative est de cinq cent mille (500 000) FCFA ;il sera supposé « neuf » à l'acquisition.

    2.2.2.1.2Matériels de bureau et informatiques

    Les coûts estimatifs des matériels de bureau et informatiques seraient les suivants :

    · Une (01) table bureau, pour le Directeur, à cinq cent mille (500 000) FCFA.

    · Une (01) table bureau, pour le Comptable, à trois cent mille (300 000) FCFA.

    · Une (01) table bureau,pour le ou la Secrétaire, à trois cent mille (300 000) FCFA.

    · Huit (08) chaises à sept mille (7000) FCFA l'unité

    · Un (01) salon complet à un million (1 000 000) °FCFA.

    · Trois (03) ordinateurs estimés, globalement, à un million deux cent (1 200 000) FCFA.

    · Deux (02) téléviseurs à raison de cinq cent mille (500 000) FCFA l'unité

    Le Tableau 25suivant résume les valorisations des composantes de l'investissement

    Tableau °25 : Valorisations des composantes de l'investissement

    Source : Auteur 2016

    2.2.2.2 Evaluation des charges d'exploitation

    2.2.2.2.1. Calcul des charges d'amortissement

    Tous les éléments constitutifs de l'investissement sont amortis sur cinq (5) selon l'amortissement linéaire. Le Tableau 26,ci-dessous, résume les différentes dotations.

    Tableau 26 : Synthèse des charges d'amortissement

    Source : Auteur , 2016

    2.2.2.2.2.Les charges de personnel

    Le personnel est composé des membres de l'administration et d'agents sur le terrain. Les charges de personnel sont présentées dans le Tableau 27suivant :

    Tableau 27 : Charges de personnel

    Source : Auteur, 2015

    2.2.2.2.3. Les frais généraux de fonctionnement

    · Les Consommables :

    o Achats non stockés de matières et fournitures :

    -Factures d'eau..........................................= 30 000 FCFA/ mois

    TOTAL annuel eau = 30 000 FCFA x 12...........= 360 000 FCFA

    -Électricité............................................... = 50 000 FCFA/mois

    TOTAL annuel électricité= 50 000 FCFA x 12...= 600 000 FCFA

    -Téléphone................................................=50 000 FCFA / mois

    TOTAL annuel téléphone = 50 000 FCFA x 12 .= 600 000 FCFA

    TOTAL annuel achats non stockés =360 000 + 600 000+ 600 000

    =1 560 000 FCFA

    o Autres fournitures d'exploitation :

    -carburant et lubrifiants par camion .....................300 000 FCFA / mois

    -Nombre de camions = 4

    TOTAL mensuel carburant et lubrifiants=300 000 FCFA x 4

    = 1 200 000 FCFA

    TOTAL annuel carburant et lubrifiants =1 200 000 FCFA x 12

    =14 400 000 FCFA

    Total Consommables = 1 560 000 + 14 400 000 =15 960 000 FCFA

    · Les Services extérieurs :

    -Loyer....................................................= 800 000 FCFA/ mois

    TOTAL annuel Loyer 800 000 FCFA x 12= 9 600 000 FCFA

    · Autres services extérieurs :

    -Publicité et relations publiques, ...........................=.10 000 000 FCFA /an

    -Frais de déplacement, de missions........................=. 2 000 000 FCFA/an

    TOTAL autres services extérieurs = 12 000 000 FCFA/ an

    · Autres charges (Dons, mécénat)= 5 000 000 FCFA/ an

    Le Tableau 28 qui suit décrit les données concernant les consommables, les services extérieurs et les autres services extérieurs.

    Tableau 28 : Charges relatives aux consommables, aux services extérieurset

    autres services extérieurs

    Source : Auteur , 2016

    Etant donné que les frais d'entretien et de réparation des camions seraient estimés à dix pour cent (10%) de la valeur comptable nette des matériels et mobiliers de bureau, au début de chaque année, le Tableau 29, ci - après, t détermine l'ensemble des frais généraux du projet SMGD/ Hauts Bassins.

    Tableau 29 : Frais généraux

     

    Année 1

    Année 2

    Année 3

    Année 4

    Année 5

    Entretiens

    19 761 017

    15 808 814

    11 896 610

    7 904 407

    3 952 203

    Eau

    360 000

    360 000

    360 000

    360 000

    360 000

    Electricité

    600 000

    600 000

    600 000

    600 000

    600 000

    Téléphone

    600 000

    600 000

    600 000

    600 000

    600 000

    Carburant

    14 400 000

    14 400 000

    14 400 000

    14 400 000

    14 400 000

    Loyer

    9 600 000

    9 600 000

    9 600 000

    9 600 000

    9 600 000

    Publicité et relations publiques

    10 000 000

    10 000 000

    10 000 000

    10 000 000

    10 000 000

    Frais de déplacement

    2 000 000

    2 000 000

    2 000 000

    2 000 000

    2 000 000

    Dons, mécénat

    5 000 000

    5 000 000

    5 000 000

    5 000 000

    5 000 000

    TOTAL FRAIS GENERAUX

    62 312 017

    58 368 814

    54 456 610

    50 464 407

    46 512 203

    Source : Auteur , 2016

    L'ensemble des charges d'exploitation prévisionnelles sur ladurée de l'investissement se présente ,dans le Tableau 30,comme suit :

    Tableau 30 : Synthèse des charges d'exploitation prévisionnelles

    Source : Auteur , 2016

    2.2.2.3 Evaluation des produits d'exploitation

    Les produits d'exploitation annuels prévisionnels sont évalués selon deux hypothèses. Ces deux hypothèses sont adoptées au regard des résultats d'enquête que nous avons obtenus.

    En effet, selon nos résultats, nous avons pu poser une hypothèse haute ou optimiste selon laquelle soixante pour cent (60%) des enquêtés pourraient acquitter un prix de mille deux cent cinquante(1250)FCFA, et une hypothèse basse ou pessimiste selon laquelle quarante pour cent (40%) des enquêtés opteraient pour le prix de huit cent soixante quinze (875) FCFA.

    Nous avons estimé le nombre potentiel d'abonnés à soixante treize mille sept cent vingt neuf (73 729) .En supposant que cet effectif soit stable sur la durée du projet, le chiffre d'affaires annuel .selon l'hypothèse haute, serait égal à 1250 FCFA par mois x 73 729abonnés x 12 mois, soit un milliard cent cinq millions neuf cent trente cinq milles (1 105 935 000) FCFA.Selon hypothèse basse, le chiffre d'affaires prévisionnel serait de875 FCFA x73 729 abonnés x 12 mois, soit sept cent soixante quatorze millions cent cinquante quatre mille cinq cent (774 154 500) FCFA.

    Les produits d'exploitation sont résumés, dans le Tableau 31,ci-dessous :

    Tableau 31 : Produits d'exploitation prévisionnels

     

    Année 1

    Année 2

    Année 3

    Année 4

    Année 5

    Hypothèse haute : 60 %

    Prix = 1250 FCFA/ mois

    Effectifs =73 729

    1 105 935 000

    1 105 935 000

    1 105 935 000

    1 105 935 000

    1 105 935 000

    Hypothèse basse : 40 %

    Prix = 875 FCFA/ mois

    Effectifs =73 729

    774 154 500

    774 154 500

    774 154 500

    774 154 500

    774 154 500

    Source :Auteur, 2015

    2.2.2.4. Calcul de I0, montant de l'investissement initial

    L'investissement initial comprend les éléments corporels évalués ci-dessus. On considérera un besoin de financement structurel estimé à 10% du chiffre d'affaires de l'exercice suivant à mobiliser, en début d'exercice. Par conséquent, un besoin en fonds de roulement d'exploitation (BFRE) initial devra être intégré à la valeur des éléments corporels , pour calculer I0.

    IO= Coût d'acquisition des immobilisations + BFRE initial

    I0= 197 610 172 + 10% [(60% * 1 105 935 000) + (40% * 774 154 500)]

    I0= 294 932 452 FCFA

    2.2.3.Calcul des flux de trésorerie d'exploitation (FTE)

    Le Tableau 32suivant intègre les différents éléments nécessaires au calcul des flux de trésorerie d'exploitation.

    Tableau 32 : Flux de Trésorerie d'Exploitation (FTE)

    Source : Auteur ,2015

    2.2.4. Etude de la rentabilité du projet SMGD/ Hauts Bassins, enavenir incertain,

    et de deux (02) modes de financement

    2.2.4.1. Etude de la rentabilité du projet SMGD/ Hauts Bassins, en avenirincertain

    Les outils d'étude sont : l'espérance mathématique de la VAN des flux de trésorerie d'exploitation (FTE) et l'écart type de la VAN des FTE.

    2.2.4.1.1. Calculs de l'espérance mathématique de la VAN des FTE

    Avant tout calcul, il faut noter que la VAN des FTE correspond à la Valeur Actuelle Nette de ces FTE .Quant à l'espérance mathématique, celle-ci traduit la moyenne d'un ensemble de valeurs aléatoires, c'est-à-dire incertaines. Aussi, l'espérance mathématique de la VAN des FTE indique-t-elle la valeur actuelle nette moyenne des FTE que l'investisseur est en droit d'espérer ou d'attendre, au regard des conditions de leurs réalisations (hypothèses et probabilités associées).

    E (VAN) = E (R1)( 1 +k )-1 + E (R2)( 1 +k )-2 + E (R 3)( 1 +k )-3 + E (R 4)( 1 +k )-4 +E (R 5)( 1 +k )-5 - IO

    Ou encore :

    E (VAN) =Somme des E(Rt) actualisés -IO

    Avec : k le taux d'actualisation et IO le montant de l'investissement initial

    Rtdésigne les FTE de l'année t

    En rappel, le taux d'actualisation à utiliser est le Coût moyen pondéré du capital (cf., page 84)qui est de douze pour cent (12 %), avec I0égal à deux cent quatre vingt quatorze millions neuf cent trente deux mille quatre cent cinquante deux ( 294 932 452) FCFA.Le Tableau 33, ci après, contenant les FTE actualisés, au taux de douze pour cent (12%) nous permet de calculer l'espérance de la VAN des FTE

    Tableau 33 : Flux de trésorerie d'exploitation actualisés

     

    R t (ou FTEt)

    (1, 12) -t

    Rtactualisés

    Cumul des Rtactualisés

    Année 1

    658 831 352

    0,892857

    588 242 184,452

    588 242 184,452

    Année 2

    661 696 699

    0,797194

    527 500 638,263

    1 115742822,715

    Année 3

    664 533 047

    0,711780

    473 001 332,194

    1 588 744 154,909

    Année 4

    667 427 394

    0,635518

    424 162 122,580

    2 012 906 277,489

    Année 5

    767 615 022

    0,567427

    435 565 489,088

    2448471766,577

    Source : Auteur ,2016

    Donc : E(VAN) = 2 448 471 766,577- 294 932 452 = 2 153 539 314,577 soit

    E(VAN) = 2 153 539 315 FCFA

    En conclusion , sous réserves de charges d'exploitation ou d'avantages liés à l' activité productive non pris en comptes et ,en intégrant ,dans l' analyse, les incertitudes relatives à la réalisation des FTE, de la première ( 1ère) à la cinquième( 5ème ) année, le Projet SMGD/ Hauts Bassins, serait rentable, puisque E (VAN) serait strictement positif. Le résultat dégagé signifie que, malgré les incertitudes susceptibles d'affecter les réalisations des FTEdu projet, celui-ci pourrait, raisonnablement, espérer une entrée nette de ressources, égale à deux milliards cent cinquante trois millions cinq cent trente neuf mille trois cent quinze (2 153 539 315) FCFA.

    2.2.4.1.2...Calculs de l'écart type de la VAN des FTE

    En tant qu'instrument d'analyse de l'évolution de la VAN des FTE , « l'écart type de la VAN permet de cerner le risque : il indique la marge de variation des valeurs de la VAN autour de l'espérance mathématique »( www.eco.gest.org[...] ch10_synth.doc).

    Entre plusieurs projets de même montant, on choisit celui qui présente le risque le moins élevé, c'est à dire qui a l' écart type le plus faible. On obtient l'écart type de la VAN des FTE à partir de la variance de la VAN desdits FTE. Mais , avant de le calculer des étapes préalables sont à franchir .

    Première étape : Détermination de la Variance des FTE

    En rappel, la variance des FTE correspond à la différence entre l'espérance mathématique des carrés des FTE et l'espérance mathématique des FTE au carré.

    Soit Var (Rt) la variance des FTE de l'année t

    Var ( R t ) = E ( R2 t ) - [ E ( R t )]2

    Var ( R 1 ), Var ( R 2 )Var ( R 3 ) ,Var ( R 4 ) et Var ( R 5 ) désignent les variances respectives des FTE de la première(1ère) à la cinquième(5ème) année.

    On détermine Var ( R 1 ), Var ( R 2 )Var ( R 3 ) ,Var ( R 4 ) et Var ( R 5 ) , en posant  :

    · Var ( R 1 ) = E ( R2 1 ) -[E ( R1)]2

    · Var ( R 2 ) = E ( R2 2 ) -[ ( R2) ]2

    · Var ( R 3 ) = E ( R2 3) -[ ( R3) ]2

    · Var ( R 4 ) = E ( R2 4) -[E ( R4)]2

    · Var ( R 5) = E ( R2 5) -[E ( R5]2

    Le Tableau 34 nous fournit les Var (Rt), c'est-à-dire les Var (FTEt)de la première( 1ère) à la cinquième( 5ème) année.

    Tableau 34 : Variances des FTE

     
     

    FTE

    Var (FTE)

    Année 1

    40 %

    514 506 834

    13 886 377 361 935 803,8

    60%

    755 047 697

    Année 2

    40 %

    517 372 182

    13 886 377 774 687 410,2

    60%

    757 913 044

    Année 3

    40 %

    520 208 529

    13 886 377 359 655 125,8

    60%

    760 749 392

    Année 4

    40 %

    523 102 877

    13 886 377 776 979 688,2

    60%

    763 643 739

    Année 5

    40 %

    603 383 674

    17 981 290 093 090 367,8

    60%

    877 102 587

    Source : Auteur ,2016

    Deuxième étape : calcul de la Var(VAN) des FTE

    Par définition :

    Var ( VAN ) = Var ( R1 )( 1+ k ) -1 + Var ( R2 )( 1+ k) - 2 +Var ( R2 )( 1+ k) - 3 + Var ( R2 )( 1+ k ) - 4 + Var ( R2 )( 1+k ) - 5 - Var (Io)

    Ou

    Var ( VAN ) = Somme des var (Rt)actualisées au taux k = 12 %

    puisque Var (Io) = 0

    On obtient cette Var (VAN) des FTE , au moyen du Tableau 35suivant :

    Tableau 35 : Variances des Rt(ou des FTEt ) actualisées

    Année t

    Var (Rt)

    (1, 12)-t

    Var (Rt) actualisées

    Année 1

    13 886 377 361 935 803,8

    0,892857

    12 398 549 232 245 915,973

    Année 2

    13 886 377 774 687 410,2

    0,797194

    11 070 137 043 714 155,128

    Année 3

    13 886 377 359 655 125,8

    0,711780

    9 884 045 677 055 325,442

    Année 4

    13 886 377 776 979 688,2

    0,635518

    8 825 043 032 070 577,485

    Année 5

    17 981 290 093 090 367,8

    0,567427

    10 203 069 493 651 988,130

    TOTAL

    52380844478737962,158

    Source : Auteur ,2016

    D'où :

    Var(VAN)=52 380 844 478 737 962,158 FCFA

    Troisième étape : Détermination de l'écart type de la VAN des FTE

    On obtient, statistiquement, l `écart type de la VAN des FTE par la racine carrée de la variance de la VAN des FTE .

    En prenant ó (VAN), l `écart type de la VAN des FTE, par définition, on a :

    ó (VAN) =

    Donc : ó (VAN) =

    ó (VAN) =228 868 618,379 soit 228 868 618 FCFA

    La dispersion autour de l'espérance mathématique de la VAN est égale à deux cent vingt huit millions huit cent soixante huitmille six centdix huit (228 868 618) FCFA ; ce qui représente dix virgule soixante deux pour cent (10, 62 %) de l' espérance de la VAN des FTE. On peut donc dire que cette dispersion est relativement faible autour de l' espérance de la VAN., Le risque encouru serait de ce point de vue également faible. Les éventuels investisseurs pourraient mettre en oeuvre le projet SMGD/Hauts Bassins, sans risque majeur et avec une forte espérance de rentabilité ,

    2.2.4.2.Etude des coûts des modes de financement

    Il s'agit de choisir le mode de financement le moins couteux, c'est-à-dire qui occasionnerait le moins de « sorties » de flux net de trésorerie, les « sorties», étant, de toutes façons, inévitables.

    Pour le projet SMGD/Hauts Bassins, le choix du mode de financement devrait être orienté vers deux(02) modes de financement, principalement : un emprunt intégral ou un financement mixte

    2.2.4.2.1. Le coût de l'emprunt intégral

    Le procédé de l'emprunt intégral consisterait à financer ,entièrement ,c'est-à-dire à hauteur de cent pour cent ( 100 % ), le projet par des ressources empruntées auprès des institutions financières .Dans la réalité, cela est, quasiment, difficile ,puisque la plupart des banques «  répugnent à financer au-delà de 80 % du montant total »(FOUCHER, 1997) .L'intérêt, donc, d'une telle approche est ,simplement, pédagogique, afin de mettre en évidence les mécanismes de calculs qui s'y rapporteraient, au cas où des exceptions venaient à être observées.

    Ceci dit, pour évaluer le coût de l'emprunt à l'instant « zéro » , c'est-à-dire présent, l'outil le plus adapté est la valeur actuelle des flux de trésorerie liés à cet investissement.. Mais, avant d'y aboutir, il importe de déterminer l'amortissement annuel constant des immobilisations et de dresser le tableau d'amortissement de l'emprunt.

    Première étape : détermination de l'amortissement constant des

    immobilisations

    Amortissement annuel constant =

    Amortissement annuel constant= =39 522 034,4 FCFA

    Deuxième étape : établissement du tableau d'amortissement de l'emprunt

    L'investissement envisagé s'élève à cent quatre vingt dix sept millions six cent dix mille cent soixante douze (197 610 172) FCFA. Ce montant est supposé intégralement emprunté. Conformément aux conditions préétablies, Le régime du remboursement serait celui des annuités constantes sur cinq(5) ans. Taux annuel : dix virgule quinze pour cent (10,15 %).

    Tableau 36 : Amortissement de l'emprunt intégral

    Capital emprunté = 197 610 172 FCFA

    Remboursement selon le régime des annuités constantes.

    Années

    Capital restant dû

    Intérêts (10,15 %)

    Amortissements

    Annuités constantes

    1

    197 610 172

    20 057 432

    32 271 542

    52 328 974

    2

    165 338 630

    16 781 871

    35 547 103

    52 328 974

    3

    129 791 527

    13 173 840

    39 155 134

    52 328 974

    4

    90 636 393

    9 199 594

    43 129 380

    52 328 974

    5

    47 507 013

    4 821 961

    47 507 013

    52 328 974

     
     

    64 034 698

    197 610 172

    261 644 870

    Source : Auteur ,2015

    Troisième étape : Elaboration du tableau des flux de trésorerie

    Tableau 37 : Synthèse des flux net de trésorerie liés à l'emprunt intégral

     

    Début

    année 1

    Année 1

    (IS à27,5%)

    Année 2

    (IS à 27,5%)

    Année 3

    (IS à27 ,5%)

    Année 4

    (IS à27 ,5%)

    Année 5

    (ISà27,5%)

    Amortissements Immobilisations

     

    39 522 034

    39 522 034

    39 522 034

    39 522 034

    39 522 034

    Intérêts

    emprunts

     

    20 057 432

    16 781 871

    13 173 840

    9 199 594

    4 821 961

    TOTAL Charges fiscalement déductibles

     

    59 579 466

    56 303 905

    52 695 874

    48 721 631

    44 343 995

    Economies d'impôts(*)

     

    +16 384 353

    +15 483 574

    +14 491 366

    +13 398 449

    +12 194 599

    Emprunt

    +197 610 172

     
     
     
     
     

    Acquisition

    -197 610 172

     
     
     
     
     

    Annuités d'emprunt

     

    -52 328 974,

    -52 328 974,

    -52 328 974

    -52 328 974

    -52 328 974,

    Flux de trésorerie

    0

    -35 944 621

    -36 845 400

    -37 837 609

    -38 930 525

    -40 134 375

    (*)Elles proviennent des charges fiscalement déductibles

    Source : Auteur ,2015

    A partir du Tableau 31, on obtiendrait comme valeur actuelle des flux de trésorerie ce qui suit :

    Valeur actuelle des flux net de trésorerie =

    (-35944621) (1,1015)-1 +(-36845400) (1,1015)-2+(-37837609) (1,1015)-3+

    (-38930525) (1,1015)-4+(-40134375) (1,1015)-5

    D'où : Valeur actuelle des flux net de trésorerie = -142 508 873,747FCFA

    En résumé, selon l'hypothèse de l'emprunt intégral, les sorties de trésoreries liées à l'investissement initial (197 610 172FCFA), après déduction des économies d'impôts réalisées, à la fois sur les amortissements des immobilisations et sur les intérêts de l'emprunts'élèveraient, en réalité, à cent quarante deux millions cinq cent huit mille huit cent soixante quatorze (142 508 874) FCFA, à peu près.

    2.2.4.2.2. Le coût du financement mixte

    Le financement mixte reviendrait à associerun apport sur fonds propres de vingt pour cent (20 %) à un emprunt complémentaire de quatre vingt pour cent (80 %).Autrement dit, les montants à rechercher seraient les suivants :

    · Autofinancement  = 20% x 197 610 172

    =39522034,4 , soit 39 522 034 FCFA

    · Emprunt = 80 % x197 610 172

    = 158 088 137,6 soit 158 088 138 FCFA

    La détermination du coût du financement mixte suivrait quasiment les étapes que le premier mode de financement.

    Première étape : détermination de l'amortissement constant des

    immobilisations

    Amortissement annuel constant =

    Amortissement annuel constant= =39 522 034,4 FCFA

    (Ou annuité constante)

    Deuxième étape : établissement du tableau d'amortissement de l'emprunt

    L'emprunt à contracter serait d'un montant égal à cent cinquante huit millions quatre vingt huit mille cent trente huit (158 088 138)FCFA. Taux annuel : dix virgule quinze pour cent (10,15 %).Durée du projet SMGD/Hauts Bassins : cinq (5) ans.

    Tableau 38: Amortissement de l'emprunt partiel

    Capital emprunté = 158 088 138 FCFA

    Remboursement selon le régime des annuités constantes.

    Années

    Capital

    Restant dû

    Intérêts

    (10,15 %)

    Amortissements

    Annuités constantes

    1

    158 088 138

    16 045 946,007

    25 817 233,467

    41 863 179,474

    2

    132 270 904,533

    13 425 496,810

    28 437 682,664

    41 863 179,474

    3

    103 833 221,869

    10 539 072 ,020

    31 324 107,454

    41 863 179,474

    4

    72 509 114,415

    7 359 675,113

    34 503 504,361

    41 863 179,474

    5

    38 005 610,054

    3 857 569,420

    38 005 610,054

    41 863 179,474

     
     

    51 227 759,37

    158 088 138

    209 315 897,37

    Source : Auteur ,2015

    Troisième étape : Elaboration du tableau des flux de trésorerie

    Tableau 39: Synthèse des flux net de trésorerie liés à l'emprunt

     

    Début

    année 1

    Année 1

    (IS à 27,5%)

    Année 2

    (IS à 27,5%)

    Année 3

    (IS à27 ,5%)

    Année 4

    (IS à27 ,5%)

    Année 5

    (ISà27,5%)

    Amortissements Immobilisations

     

    39 522 034

    39 522 034

    39 522 034

    39 522 034

    39 522 034

    Intérêts

    emprunts

     

    16 045 946

    13 425 497

    10 539 072

    7 359 675

    3 857 569

    TOTAL Charges fiscalement déductibles

     

    55 567 980

    52 947 531

    50 061 106

    46 881 709

    43 379 603

    Economies

    d'impôts

     

    +15 281 195

    +14 560 571

    +13 766 804

    +12 892 470

    +11 929 391

    Autofinancement

    -39 522 034

     
     
     
     
     

    Annuités d'emprunt

     

    -41 863 179

    -41 863 179

    -41 863 179

    -41 863 179

    -41 863 179

    Flux de trésorerie

    -39522034

    -26581984

    -27302608

    -28096375

    -28970709

    -29933788

    Source : Auteur ,2015

    D' où :

    Valeur actuelle des flux net de trésorerie =

    -39522034 + (-26581984 )(1,1015)-1 +(-27302608) (1,1015)-2+(-28096375) (1,1015)-3+(-28970709) (1,1015)-4+(-29933788) (1,1015)-5

    Valeur actuelle des flux net de trésorerie = -145 320 530,918 FCFA

    Ainsi, les « sorties » de trésorerie (matérialisées par le signe moins) .associées à l'option du financement mixte s'élèveraient à cent quarante cinq millions trois cent vingt mille cinq cent trente un (145 320 531) FCFA.

    En comparant les deux (02) modes de financement, c'est -à dire leurs « coûts », la valeur actuelle des flux nets de trésorerie associée à l'emprunt intégral est en « valeur absolue» supérieure à celle associée au financement mixte. Cela signifie que cette situation est préférable à la seconde. En d'autres termes, Sachant que de toutes façons l'investissement entrainera des « sortie » de trésorerie, c'est l'emprunt intégral qui entrainerait les sorties finales detrésorerie les moins élevées. C'est dire que le projet « gagnerait » à dépenser cent quarante deux millions cinq cent huit mille huit cent soixante quatorze (142 508 874) FCFA, plutôt que cent quarante cinq millions trois cent vingt mille cinq cent trente un (145 320 531) FCFA, soit un gap favorable de deux millions huit cent onze mille six cent cinquante sept(2 811 657) FCFA.

    Par conséquent, si les partenaires financiers « acceptaient » le principe d'un financement intégral de l'investissement, ce serait cette formule, notamment l' emprunt intégral qui coûterait «moins cher », au Projet SMGD /Hauts Bassins . En effet, une telle option ferait bénéficier au projet, par principe, deux (02) sources d'économiesd'impôts, l'une sur les amortissements des immobilisations et l'autre sur les intérêts de l'emprunt dans leurs totalités, alors qu'au niveau du financement mixte, seule une « partie » des intérêts de l'emprunt partiel seraient fiscalement déductibles.

    En définitive, le projet SMGD/ Hauts Bassins, serait, fortement, « prometteur », au triple plan économique, social et fiscal, pour ne retenir que ces trois(03) niveaux.

    Au plan économique, sa rentabilité serait réelle , avec une forte espérance mathématique de la VAN égale à deux milliards cent cinquante trois millions cinq cent trente neuf mille trois cent quinze (2 153 539 315) FCFA et un écart typededeux cent vingt huit millions huit cent soixante huitmille six cent dix huit (228 868 618) FCFA , c'est- à-dire un risqued' écartement relativement faible ,par rapport à cette moyenne espérée , de dix virgule soixante deux pour cent (10,62 %) , seulement .

    Au plan social, ce serait, au bas mot, dix sept (17) personnes qui pourraient être employées, en permanence, par ledit projet, avec une masse salariale mensuelle d'un million quatre cent trente milles (1 430 000) FCFA, soitdix sept millions cent soixante milles (17 160 000) FCFA , par an .Au bout des cinq (5) ans , ce serait ,environ, quatre vingt cinq millions huit cent milles (85 800 000) FCFA qui seraient distribués, aux employés du projet SMGD/Hauts Bassins , au titre de leurs salaires.

    Enfin, au plan fiscalet sous réserves de toutes autres sujétions auxquelles le projet pourrait être soumis, l'espérance mathématique cumulée des Impôts sur les sociétés (IS) qui devraient être versés à l'Etat, sur les cinq (5) ans du projet, s'élèverait à un milliard cent quatre vingt cinq millions quatre cent neuf mille neuf cent quinze (1 185 409 915)FCFA..

    Conclusion

    Les résultats des interviews et ou des questionnaires administrés, à la commune, aux collecteurs privés et aux ménages, ci devant, indiqués,traduisent une situation d'ensemble déplorable qui nécessite de situer les responsabilités de chacun.

    C'est, du reste, ce que le chapitre suivant tentera de faire ressortir nettement.

    Chapitre 2 : Vérification des hypothèses et recommandations

    251737600

    Introduction

    Ce dernier chapitrea un double objet. D' abord, il s'agit,au regard des « accusations » ou des récriminations souvent formulées au sujet de la mauvaise qualité du service de collecte des ordures ménagères, à Bobo Dioulasso, de la responsabilité supposée ou réelle des différents acteurs de la filière, mais aussi des résultats obtenus à l'issue de nos enquêtes de dire si celles-ci sont fondées ou pas. En d'autres termes, l'objet de ce chapitre est de vérifier nos hypothèses de recherche. Ensuite, l'objectif général de l'étude étant de montrer que l'activité de collecte des déchets ménagers solides est économiquement ou socialement « viable », quelques recommandations seront esquissées en vue de favoriser le développement de cette activité.

    Section 1 / Vérification des hypothèses

    1. 1. Vérification de la première hypothèse (ou hypothèse 1)

    En rappel, l'hypothèse 1 de l'étude stipule que « La dégradation du service de collecte est imputable, entièrement ou en partie, à l'administration communale ».Aussi, sa vérification nécessite-elle celles de deux (02) sous hypothèses libellées, respectivement, comme suit :

    Sous hypothèse 1.:

    La dégradation du service de collecte est imputable à l'administration communale 

    Sous hypothèse 2. :

    La dégradation du service de collecte est imputable aux populations 

    1.1.1. Vérification de la sous hypothèse 1

    A la question de savoir si la dégradation du service de collecte des déchets ménagers solides de Bobo-Dioulasso est imputable à l'administration communale, la combinaison de plusieurs éléments d'information recueillis permettent d'apprécier la situation. A la page 44 du présent mémoire, par exemple, deux (02) témoignages provenant du site www.urbanwaste.org et de SOMA (2011) affirment, respectivement ceci :

    « Bobo-Dioulasso est la seule ville de l'étude où la gestion des déchets s'est dégradée de manière nette au cours des dernières années [...]Cette évolution négative s'est faite en dépit de l'intervention de la Banque mondiale [...].La construction du centre d'enfouissement n'est pas mise à profit puisque à l'heure actuelle, soit cinq ans après la fin des travaux, les infrastructures ne sont toujours pas utilisées. Le manque de ressources de la municipalité a déclenché le départ de l'entreprise attributaire du lot d'enfouissement » ( www.urbanwaste.org).

    « [...] Bénéficier de plusieurs milliards de F CFA d'investissement et ne pas en tirer profit. C'est pourtant l'exploit qu'a réussi la ville de Sya, ville des contrastes décidément ! La cité bobolaise a en effet bénéficié depuis 2001, de la part de la Banque mondiale et avec l'aval du gouvernement burkinabè, l'argent sous forme de prêt remboursable par les populations bobolaises pour la construction d'un Centre d'enfouissement technique (CET) et de 14 centres de collecte des déchets d'un coût estimé à 3 milliards de F CFA. Ce qui est inquiétant et révoltant à la fois, c'est qu'à ce jour, l'infrastructure inaugurée en grande pompe en 2005 n'est toujours pas opérationnelle.[...] » (SOMA I.,2011).

    Autres faits remarquables : le mécontentement de la majeure partie des personnes physiques (ménages) ou morales (collecteurs agrées) soumises aux questionnaires est réel, vis-à-vis de la Commune. Ces personnes estiment que la Commune ne « fait rien dans le cadre de l'assainissement ».. S'agissant ,particulièrement, des collecteurs privés agréés ,leurs récriminations se résument , entre autres ,aux propos suivants : « la commune ne veut pas nous aider » ; « La commune, elle-même nous fait barrage, souvent, en créant des groupuscules de femmes auxquels elle fournit des ânes et des charrettes, sans nous en parler » ou « nous n'avons pas d'aide ; on se débrouille avec nos moyens » etc. .

    Par ailleurs, Le Tableau 8.2, page 63, corrobore ces « accusations » .En effet, si les collecteurs privés agréés de déchets ménagers solides reconnaissent avoir reçu quelques formations, en gestion commerciale, en gestion du personnel ou autre, aucun d' entre eux ne met ces formations sur le compte de la commune.

    Ce constat concorde, également , avec les propos de Monsieur BAGUIAN, responsable communal commis à la gestion des déchets. Ce dernier reconnait que la Commune n'a jamais initié, directement des formations, à l''intention de ses partenaires privés (Cf page 55, paragraphe 1). Autrement, la Commune semble avoir laissé l'initiative de leurs formations à d'autres partenaires, se désintéressant, du même coup, du profil, c'est-à-dire des qualités organisationnelles de ces collecteurs ou des compétences qui devraient être les leurs. On peut ajouter, à cela, l'extraversion systématique du financement de l'activité ( Cf pages 54 et 57, respectivement paragraphes 4 et 3) , l'absence de budgets, spécifiquement, alloués au « Service de la propreté » ( Cf page 58 ,paragraphe 1).

    En tout état de cause et au regard des faits, ci-dessus, on peut, confirmer la responsabilité de la commune, par rapport à la dégradation du service de collecte des déchets ménagers solides à Bobo-Dioulasso .La sous hypothèse 1 est, donc, vérifiée.

    1.1.2. Vérification de la sous hypothèse 2.

    Dans l'optique, cette fois -ci, d'infirmer ou de confirmer la responsabilité des habitants dans la dégradation du service de collecte, notamment des déchets ménagers solides à Bobo-Dioulasso, deux (02) approches sont utiles.

    1.1.2.1.Première approche : Vérification d'observations recueillies auprès des

    collecteurs privés de déchets ménagers solides

    · Utilisation du test de Khi 2 sur les types d'abonnés entretenus par les collecteurs privés agrées

    Tableau 40 : Observations

     

    Abonnés réguliers

    Abonnés irréguliers

    TOTAL

    Association YERE SANIYA

    134

    0

    134

    Entreprise privée SYA KINI

    93

    0

    93

    Association SINIGNASSIGUI

    120

    0

    120

    Groupement Féminin DI IRE

    100

    0

    100

    SETOM SARL

    128

    0

    128

    Association BADEMA

    0

    100

    100

    TOTAL

    575

    100

    675

    Source : Auteur ,2015

    Tableau 41 : Contingence théorique des observations

     

    Abonnés réguliers

    Abonnés irréguliers

    TOTAL

    Association YERE SANIYA

    114

    20

    134

    Entreprise privée SYA KINI

    80

    13

    93

    Association SINIGNASSIGUI

    102

    18

    120

    Groupement Féminin DI IRE

    85

    15

    100

    SETOM SARL

    109

    19

    128

    Association BADEMA

    85

    15

    100

    TOTAL

    575

    100

    675

    Source : Auteur ,2015

    Tableau 42 : Calcul de l'indicateur d'écart du Khi 2, entre les distributions

    théoriques et observées

    On pose : Oiles effectifs des types d' abonnés observés

    et Ti les effectifs des types d'abonnés théoriques

    Par définition : Ecart du Khi 2 =

     

    Abonnés réguliers

    Abonnés irréguliers

    TOTAL

    Association YERE SANIYA

    3,51

    20

    23,51

    Entreprise privée SYA KINI

    2,11

    13

    15,11

    Association SINIGNASSIGUI

    3,18

    18

    21,18

    Groupement Féminin DI IRE

    2,65

    15

    17,65

    SETOM SARL

    3,31

    19

    22,31

    Association BADEMA

    85

    15

    100

    TOTAL

    99,76

    100

    199,76

    Source : Auteur ,2015

    Donc : Somme des écarts de Khi 2 =? = 199,76 .

    En notant D cette somme, on a D = 199,76

    Les deux (02) hypothèses du test sont les suivantes :

    Ho : les deux (02) caractères étudiés (abonnés réguliers et irréguliers) sont

    Indépendants

    H1 : les deux(02) caractères étudiés sont dépendants

    Avec ; L le nombre de lignes et C le nombre de colonnes,ddlle nombre de degrés de liberté . On pose : ddl = (L -1) x (C-1)

    Sachant que L = 6 et C = 2, on a :ddl = (L -1) x (C-1) = (6-1) x (2-1) soit

    ddl = 5 x1 = 5

    Pour un seuil d'erreur sur rejet de cinq pour cent (5 %) avec cinq ( 5) ddl, la lecture dans la table donne 11, 1 comme valeur du Khi 2 .Puisque D= 199,76, il est donc supérieur à 11, 1. En conséquence, les caractères observés sont dépendants ; l'hypothèse Ho est rejetée.

    Cela signifie que la régularité et l'irrégularité des abonnements sont liées. Dans le cas d'espèce, le nombre d'abonnés réguliers (575) est insignifiant, au regard du nombre potentiel, 2015, de ménages abonnés (73 729) abonnés. En pourcentage, cela fait moins d'un pour cent (1%).

    S'agissant du pourcentage des abonnés irréguliers par rapport à ce potentiel, on obtient zéro virgule treize pour cent (0,13 %) ; ce qui confirme le lien entre la régularité et l'irrégularité des abonnements. Autrement dit, plus il y aurait d'abonnésréguliers, plus les abonnés irréguliers pourraient être nombreux également. Cette dépendance s'expliquepar l'effet d'imitationsociale.

    · Synthèse d'autres observations relatives aux collecteurs privés agréés

    Ces observations viennent, en complément, de celles mises en évidence par le test de Khi 2 précédent. En se référant aux moyens de transport utilisés par les collecteurs , pour évacuer les déchets, moyens, on ne peut plus, archaïques, constitués, principalement, d'attelages à traction animale (Cf. Tableau 7 page 63), la responsabilité des collecteurs est sérieusement engagée quand à la qualité du service d'enlèvement ou de collecte des déchets.

    1.1.2.2. Deuxième approche : synthèse d'observations auprès des ménages enquêtés

    Les résultats des enquêtes sur le statut de l'abonnement (Cf. Tableau 14, page 70) montrent une réticence, à l'abonnement, d'une partie non négligeable des ménages enquêtés,soit quarante un pour cent(41 %).

    Dès lors, il apparait de manière évidente que les ménages constituent, eux-mêmes, un facteur important de blocage de la mobilisation des ressources nécessaires à l'amélioration de la qualité du service de collecte des déchets. D'autres chiffres issus des enquêtes confirment cette situation. Par exemple, cinquante cinq pour cent (55 %) des ménages enquêtés déclarent payer en dessous de huit cent soixante quinze (875) FCFA. Quarante deux (42 %) refusent de se prononcer par rapport au coût d'abonnement. En outre, il ressort des résultats de l'enquête, également, que des personnes « laissent, une fois la nuit tombée, pour verser leurs déchets », créant, ainsi, dans les quartiers des dépotoirs « sauvages » supplémentaires. Indirectement ou directement, leurs attitudes, à défaut de maintenir le service d'enlèvement, en l'état, contribuent à sa dégradation continue. En somme, au regard des deux approches exposées, la sous hypothèse 2est, également, vérifiée.

    En définitive, la synthèse des sous hypothèses 1 et 2 permet de tirer la conclusion selon laquelle la responsabilité de la dégradation du service de collecte des déchets ménagers solides est partagée entre la commune et les populations.

    2.2. Vérification de la deuxième hypothèse(ou hypothèse 2)

    En rappel, cette hypothèse est libellée comme suit : « La collecte des déchets ménagers solides, dans la ville de Bobo, peut être améliorée. ».

    Les enquêtes menées, d'une part, auprès des collecteurs privés agréés de déchets ménagers solides, et, d'autre part, auprès des ménages laissent entrevoir des potentialités intéressantes, par rapport au relèvement de la qualité du service d'enlèvement des ordures, dans la cité de Sya. Une des informations marquantes recueillies, au niveau des collecteurs agréés soumis à l'enquête, c'est la formation en gestion commerciale, en gestion du personnel ou en transformation des déchets dont ils ont déjà bénéficié, du fait de partenaires divers (Cf. Tableau 7, page 63). On peut, de ce fait, conclure que ces collecteurs ont « un know how » qui ne demande qu'à être renforcé ou entretenu. A ce propos, la commune a un rôle de premier plan à jouer, vu les attentes (ou critiques) formulées en son encontre, aux pages 46-47.

    Il existe d'autres potentialités révélées. Par exemple, le pourcentage plus que promoteur des ménages « prêts à payer Plus », pour améliorer le service de collecte des ordures ménagères, soit quatre vingt treize pour cent (93 %) (Cf. Tableau 18, page 77). En étendant le raisonnement jusqu'à ceux qui accepteraient de payer deux milles (2000) FCFA, le nouveau coût moyen agrégéd'abonnement (en FCFA) que ces ménages pourraient accepter serait de mille cinq cent (1500) FCFA (Cf. Tableau 19, page 78). Dans ce cas, une évaluation sommaire de l'évolution du coût potentiel d'abonnement à payer connaitrait une augmentation de soixante onze virgule quarante trois pour cent (71,43 %), passant de huit cent soixante quinze (875) FCFA à mille cinq cent (1500) FCFA. Si l'on adjoint, à tout ceci, les conclusions de l'étude du projet virtuel SMGD/ Hauts Bassins (Cf. page 104), on peut, raisonnablement, espérer une meilleure organisation, et partant une amélioration, du service d'enlèvement des ordures ménagères solides, à Bobo-Dioulasso. Du reste, selon les résultats issus du Tableau 20, page 79, soixante seize pour cent (76 %) des ménages de l'échantillon acceptent, « avant l'heure », l'idée de création d'une entreprise publique de collecte des ordures ménagères solides fonctionnant « à temps plein ». Par conséquent, l'hypothèse 2 est vérifiée.

    En définitive, auregard dela vérification des hypothèses, ci-dessus, deux observations peuvent être faites.

    Primo, de sources concordantes, les acteurs intervenant dans la filière déchets, à Bobo -Dioulasso,sont coresponsables de la dégradation de la situation de la collecte des déchets ménagers solides.Si, à l'épreuve du terrain, les collecteurs privés agréés sont « laissés à eux-mêmes », par manque ou insuffisance de soutien de l'autorité centrale ou communale, force est de reconnaitre qu'ils sont, aussi, à des degrés divers, responsables de la dégradation du service d'enlèvement des ordures. La faiblesse des moyens financiers et matériels engagés, leurs niveaux d'organisation discutables illustrent les sources du problème. Quand aux ménages , leurs comportements de rejet ou de défiance vis-à-vis de l'organisation existante sont autant de raisons explicatives de la situation.

    Secundo, les enquêtes auprès des ménages révèlent, malgré tout, des dispositions d'esprit et de capacités matérielles favorables à la réorganisation structurelle de l'activité de collecte des déchets ménagers solides.Le Projet SMGD/Hauts Bassins mérite, de ce fait, une attention particulière des autorités ou des investisseurs privés, étant donné qu'il esquisse l'étude de rentabilité, en avenir incertain, d'un projet virtuel, à haut potentiel économique et social.

    En tout état de cause, après un tel regard critique, esquissons-nous, quelques recommandations en vue de contribuer à la résolution de cette situation, plus que déplorable.

    Section 2 / Recommandations

    Les recommandations consécutives aux constats précédents sont de deux (02)ordres :

    · Des recommandations aux plans politique et institutionnel, d'une part, 

    · Des recommandations aux plans économiques, sociaux ou culturels, d'autre part.

    2.1. Recommandations aux plans politique et institutionnel

    Aux plans politique et institutionnel, nous recommandons trois (03) types de solutions, pour faire face au problème d'inefficacité du service de collecte précédemment posé :

    · Des solutions de premier degré ou de « reprise en mains », par l'Etat, de sa souveraineté, en matière d'assainissement du cadre de vie de la population ;

    · Des solutions de second degré ou solutions de transfert de souveraineté ou encore de « concession de l'activité dans les règles de l'art » ;

    · Enfin, des solutions de troisième degré ou d' « association active », entre la commune et des professionnels agréés, dans la collecte des déchets ménagers solides de Bobo.

    Nous estimons, en effet, que la salubrité publique doit être relevée par l'Etat, au rang de « priorité », à l'image du carburant, de l'électricité etc, restés des « pré carrés », du fait de leurs caractères stratégiques. Non seulement, il s'agit d'un domaine d'activité à haut potentiel de rentabilité, mais, son impact est indéniable sur la santé des populations, et, donc, de leurs capacités productives dans les entreprises ou sur l'économie, en général. C'est la raison pour laquelle, en dépit de l'orientation économique libérale, de son organisation administrative décentralisée,l'Etat Burkinabé doit requalifier sa mission de salubrité publique, en mission de souveraineté, et, non en mission auxiliaire. Dès lors, il s'agira, pour l'Etat, de procéderà une réforme du dispositif réglementaire actuel de gestion de la collecte des déchets ménagers solides, à l'échelle nationale, en y rétablissant l'intervention de plein droit de l'Etat ; de définir un régime fiscal spécifique applicable à l'activité de collecte des déchets ménagers solides qui puisse «  booster » la création d'entreprises privées d'envergure.

    « La concession de l'activité dans les règles de l'art » aux acteurs privés, ou l' « association active » entre la commune et des professionnels agrées signifient que les autorités communales doivent mettre fin à l'amateurisme ou à la condescendance avec lesquels, elles gèrent ce domaine stratégique et potentiellement rentable, en délivrant des autorisations à des associations de femmes ou de jeunes, pour le moins démunis.

    2.2. Recommandations aux plans économique, social ou culturel

    Au plan économique, nos recommandations ont un double aspect : certaines sont de portée nationale, et d'autres de portée locale. 

    A l'échelle nationale, nous recommandons :

    · premièrement, la création d'une entreprise publique nationale « phare » de collecte des déchets ménagers solides, avec une organisation des plus scientifiques, un personnel des plus qualifiés et des moyens matériels et ou financiers des plus conséquents, au même titre que la SONABEL, la SONABHY. Pour constituer, au profit de cette entreprise, une base financière solide, deux actions peuvent être utiles : la revalorisation conséquente des salaires, dans le pays, et l'instauration d'une taxe obligatoire « collecte des déchets ménagers ». Par exemple, cette taxe peut être, soit intégrée aux factures SONABEL, à l'image de la Taxe de Développement de l'Electrification (TDE) , soit à la TVA, question de prendre en compte la corrélation « consommations -déchets » .Bien entendu, pour créer l' environnement psychologique, matériel et financier indispensable à la réussite d'une telle entreprise, un travail préalable de sensibilisation des populations, le temps nécessaire ( 1 à 2 ans), est nécessaire. A partir du moment où la base imposable, ne se limitera plus au nombre potentiel de ménages, mais à tous les abonnés SONABEL ou à tous les consommateurs du pays, une telle approche réduira le coût moyen potentiel agrégé de l'abonnement. Ainsi, de mille cinq cent (1500) FCFA, selon nos enquêtes, ce coût pourrait être ramené à des proportions accessibles mêmes aux « plus démunis ».

    · Deuxièmement, en supposant que ce soit, plutôt, la promotion de l'investissement privé qui soit retenue,il estcapital de redéfinir le profil des acteurs privés devant intervenir, dans la gestion des déchets , sur la base de critères objectifs de capacité organisationnelle, financière et matérielle. Troisièmement, in fine, nous recommandons, dans la lancée de la professionnalisation du domaine, la mise en place d'un fonds spécifique de soutien à l'investissement dans le domaine de la collecte des déchets, particulièrement, celui des déchets ménagers solides.

    A l'échelle locale, deux (2) recommandations nous paraissent essentielles :

    · La première est l'implantation d'une représentation de l'entreprise nationale dans la commune. Cette représentation suscitera, sans doute, de nombreux abonnements, au regard du « poids de la culture administrative héritée de la période coloniale, » où les populations semblent avoir « plus confiance », encore aujourd'hui, à la « puissance publique » qu'au secteur privé.

    · La seconde recommandation importante est la promotion de nouveaux acteurs, dans le domaine de la collecte des déchets ménagers solides, en mettant l'accent sur la « solidité » de leurs projets d'entreprise, mais, à travers, également, une facilitation de leurs accès à la terre, au crédit etc.

    Au plan socio-culturel,différentesactions doivent être initiées à l' échelle nationale et à l'échelle locale , pour résoudre à court, moyen ou long terme, l'inefficacité des services de collecte de déchets ménagers solides .

    A l'échelle nationale , il faut faire de la vulgarisation des questions d'hygiène, dans le système éducatif classique (enseignement primaire, secondaire ou universitaire) des modules express d'enseignement. Dans les systèmes non classiques (milieux associatifs etc.) des actions périodiques d'éclat sur toute l'étendue du territoire (journée nationale de la salubrité, concours national etc.) devront plus que jamais être soutenues. En sus, le développement de filières professionnelles expressément centrées sur la prise en charge des déchets, leurs collectes, ou leurs traitements doit être encouragé. Il en va , de même, de la définition de nouveaux schémas d'urbanisation qui intègre l'exigence de la salubrité comme condition sine qua non d'occupation des espaces commerciaux ou familiaux . Enfin, la sécurisation des emplois créés ou susceptibles d'être créés ,par un contrôle strict du respect des conditions générales de travail applicables, au public ou au privé, au Burkina (grille salariale, couverture sociale etc.).

    A l'échelle locale, la commune de Bobo Dioulasso doit reconsidérer sa « philosophie », par rapport à l'activité de collecte des déchets, par la création d'une régie communale, en « bonne et due forme », pour rentabiliser ledit domaine .A ce propos, au delà des intentions déjà exprimées politiquement mais, insuffisamment ,mises en oeuvre, le traitement et ou la valorisationdes déchets devront en être une composante fondamentale de cette «  nouvelle philosophie ». En effet, au cours de nos recherches, nous avons pu constater que le marché de la récupération, seul, représentait , en unités monétaires, en 2010, en France, par exemple, près de quatre fois le Budget 2014 du Burkina, en recettes, soit respectivement neuf virgule cinq (9,5) milliards d'euros, c'est-à-dire six mille deux cent trente deux (6232) milliards de FCFA (ADEME, 2011), contre mille six cent quarante sept (1647) milliards de FCFA ( www.assembleenationale.bf).

    En outre ,dans le souci de ne pas « clochardiser » les jeunes ou les femmes des associations qui exploitent, déjà le domaine, la priorité de recrutement devra être accordée , au niveau de ladite régie, à ces acteurs, afin de sécuriser leurs emplois, leurs revenus . De même il reste entendu que les promoteurs privés intéressés par l' activité de collecte de déchets ,dans la commune ,sous forme de concession intégrale, ou de société d' économie mixte , devront être contraints au respect d'un nouveau cahier de charges strict .Enfin, des avantages communaux divers, au profit des meilleurs entrepreneurs, en termes de qualité de leurs prestations, de contribution à la création d'emploi, et ,donc, de création de richesses dans la commune, devront être instaurés, afin d'être des sources réelles de motivation.. Ces avantages prendront la forme d' octroi de terrains ,à l' occasion des lotissements, d'une réduction de certains impôts et taxes communales, ou de l'organisation, chaque année, d'une journée de récompenses aux acteurs les plus méritants etc.

    Conclusion

    Après vérification des hypothèses, il est évident que beaucoup reste à faire ,dans le domaine de la collecte des déchets ménagers solides , à Bobo Dioulasso, car les récriminations sont loin d'être fantaisistes. La commune, les collecteurs privés agréés, en tant que partenaires collaborent peu ou mobilisent peu de ressources pour soutenir l'activité de collecte des déchets. A ce titre leurs responsabilités sont avérées. Il en est de même pour les ménages qui semblent rester dans une large proportion insensibles aux questions de collecte des déchets (41 %).

    Mais , qu' à cela ne tienne , l' activité peut être rentabilisée. L' étude du projet SMGD le montre assez bien. D'où la nécessité des recommandations formulées dans ce sens. .

    Conclusion générale

    251738624

    II ressort de la présente étude deux types de résultats.Les premiers renseignent sur la situation actuelle de la collecte des déchets ménagers solides, à Bobo-Dioulasso.Les seconds révèlentdes potentialités ouperspectives latentes, dans le domaine de cette collecte.

    S'agissant de la situation présente, plusieurs facteurs expliquent l'inefficacité du service de collecte des déchets. D' une part,il y a les facteurs inhérents aux supra optionsadoptées au sommet de l'Etat. On peut retenir, à ce titre, le transfertaux collectivités locales,par l'autorité centrale, de la compétence de gestion des déchets, avectoutes ses conséquences financières et ou organisationnelles. D'autres parts, cette inefficacité vient de causes propres à l'organisation locale de l'activité de collecte des déchets. A ce sujet, les résultats obtenus révèlent plusieurs niveaux d'insuffisance .Au niveau de la commune, on constate une insuffisancenotoire en matière de vision, d'équipement, de suivi des acteurs sensés être sous son contrôle. Les collecteurs privés agrées, pour leurs parts, utilisent des moyens de transport dignes du moyen âge .Il s'en suit une inadaptationdes modes opératoiresde collecte, même si la commune, « maitre d'oeuvre », au plan local de son organisation, semblese complaire de la situation. Enfin, la proportion des ménages non abonnéset la volatilité de la position de certains abonnés,relativement aux questions de coûtsà payer, constituent,des facteursd'incertitude non négligeables, dans la mobilisation des ressources financières destinées au système de collecte des déchets.

    En tout état de cause,cela vérifie lapremière hypothèse de recherche,en même temps que l'atteintedes premier et second objectifs poursuivis à travers notre étude.

    Concernant les potentialités, il faut noter que, malgré tout, de « bonnes » dispositions d'esprit ou de capacités existent dans le « milieu ». Les collecteurs privés agréés, quasiment abandonnés, à leurs sorts, par la commune, continuent d'espérer, de sa part,un soutien matériel ou en termes de renforcement de leurs capacités, pourservir, aumieux, la population de Sya.Quant aux ménages de l'échantillon, ceux-ci semblent accepter ,en grand nombre ( 93 % ) , non seulement l' idée de «  payer plus », mais ,aussi, celle de la création éventuelle d' une entreprise publique ( 76 % ) ou privée.Par ailleurs, sur la base d'extrapolations sur le coût moyen potentiel agrégéd'abonnement accepté par les ménages, soit mille cinq cent (1500) FCFA, et,de laprojection 2015 du nombre de ménages potentiels (73 729) de la ville de Sya, le projet SMGD/ Hauts Bassinsdémontre , à suffisance,le haut potentiel de rentabilité et ou de création d' emplois qui pourrait être lié àl'activité de collecte des déchets ménagers solides .

    Par conséquent, on peut considérer quele troisième objectif de notre étude est, également, atteint.Mais, si, tous lesobjectifs de l'étudesont atteints, il importe de relever quelques limites ayant émaillé notre démarche. Ces limites sont au nombre de trois(03), fondamentalement.

    La première limiteconcerne la collecte des données. Celle -ci a été fortement marquée, en effet,par deux (2) faits : D'abord, lagrande disparité des chiffres,entre les sources d'information consultées(sources documentaires ou en ligne etc.), Ensuite,la rareté des publications. Il s'en suituneindisponibilité de données complètes ou actualisées,dans la commune de Bobo- Dioulasso, dans le domaine de la collecte des déchets ménagers solides, en termes d'investissement.La plupart des publications disponibles se focalisent, soit sur le cas de Ouagadougou, soit sur la thématique de l'assainissement dont le contenu, au fil de nos recherches, est apparu inconstant, en fonction des auteurs.

    La secondelimiteest d'essence statistique .En effet, les échantillons constitués, celui des collecteurs privés agréés et des ménages, sont de types non probabilistes. Ils ont été formés selon le principe desquotas, maisl'administrationdes questionnaires aux ménages s'est faite aléatoirement.Par conséquent, l'extrapolation des résultats à l'ensemble de la population devrait se faire, avec une relativeprudence. Dès lors, le risque encouru, au fond, est la qualité de la représentativité de l'échantillon par rapport à la population totale de la commune de Bobo-Dioulasso.

    Enfin, la troisième limite notable réside dans le fait de n'avoir pas étendu notre travail à la valorisation des déchets ou à leurs traitements .Il ne sert à rien, en effet, d'enlever des ordures ménagères, juste, pour aller polluer d'autres « environnements », fussent-ils éloignés des habitations ou de tout autre lieu de concentration humaine.

    Bibliographie-Webographie

    251576832

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    Liste des annexes

    251577856

    Annexe 1 :Commune de Bobo-Dioulasso dans la province du Houet................126

    Annexe 2 :Commune de Bobo-Dioulasso....................................................127

    Annexe 3 :Photos 1 ...........................................................................128

    Annexe 4 :Liste des collecteurs prives agrées de déchets ménages ......................129

    Annexe5 :Questionnaire administré aux ménages( sexes F et M)...................130

    Annexe 6 :Questionnaire administré aux collecteurs prives agrées de déchets

    ménagers..........................................................................134

    Annexe 7 : Guide d'entretien avec l'autorité communale(questionnaire).............137

    Annexe 8 : Photo 2...........................................................................139

    Annexe 9 : Photo 3...............................................................................140

    Annexe 10: Photo 4...............................................................................141

    Annexe 1

    Commune de Bobo-Dioulasso dans la province du Houet

    251601408

    Annexe 2

    Source : Projet PDC, décembre 2007

    Annexe 2

    Commune de Bobo-Dioulasso

    Commune de Bobo-Dioulasso

    251602432

    Source :Projet PDC, décembre 2007

    Source : Projet PDC, décembre 2007

    Annexe 3

    251603456

    Photo 1 :

    Dépotoir « sauvage », à COLMA, secteur 12, de Bobo-Dioulasso

    Source : Auteur , 2015

    Annexe 4

    Liste des collecteurs privés agrées de déchets ménagers

    Commune de Bobo-Dioulasso

    251708928

    Numéro

    de ZONE

    Secteur(s)

    Couvert(s)

    Opérateurs privés

    Concessionnaire de zone :

    Principales activités et

    Interventions :

    01

    01, 08, 09

    Entreprise SYA KINI (ESK)

    -pré collecteet collecte des déchets

    - transfert à la décharge

    finale ;

    -Nettoyage/désinfection

    des locaux ;

    - travaux publics et génie civil

     
     

    Sous traitants associés = 02

    -Ass. Foo Te Mogo Ban

    - Ass. SiniYeleen (quartier Dioulassoba, sect. 01)

    02

    21

    Groupement YERE SANIYA

    - pré collecte et collecte des déchets

     
     

    Sous traitants associés = 01

    -Ass. Faso Saniya (sect.21)

    03

    10, 22

    Groupement SINIGNASSIGUI

    -pré collecte et collecte des déchets

     
     

    Sous traitants & Associés = 01

    -ESK, syakini (22)

    - Ass. Nanebora (sect.10)

    04

    02, 11, 12

    Groupement BADEMA

    -pré collecte et collecte des déchets

     
     

    Sous traitants & Associés = 04

    - Ass. AJVD sect.11

    - Ass. AJD/Mougnou

    - Ass. GFIE (sect. 02)

    - Ass. Saniya Kagni (sect.02)

    05

    03, 04, 16

    Groupement SANIYA 1

    -pré collecte et collecte des déchets

    -valorisation des sachets plastiques (GAFREH)

     
     

    Sous traitants & Associés = 01

    -Ass. Faso Muso

    06

    13, 14, 15

    Entreprise SILO

    -pré collecte et collecte des déchets

     
     

    Sous traitants associés = 02

    - Ass. WendPanga

    - Ass. AJDAD (secteur 14)

    -Ass. Ville Propre AVP, sect.14

    07

    24, 25

    Entreprise SILO

    -pré collecte et collecte des déchets

     
     

    Sous traitants associés = NEANT

    08

    05, 06, 17

    SETOM SARL

    - pré collecte et collecte ;

    - traitement et valorisation matière (compost artisanal) ;

    - nettoyage/désinfection

     
     

    Sous traitants associés = 02

    - Ass. Song Taaba

    - PME EBEA (secteur 05)

    09

    19,20

    Groupement LA FIERTE

    -pré collecte et collecte des déchets

     
     

    Sous traitants associés = 01

    - Ass. Bihukini

    Source :Service de propreté de la DSTM , Bobo-Dioulasso

    Annexe 5

    Questionnaire administré aux ménages (sexes F et M)

    Commune de Bobo-Dioulasso

    251604480

    La présente enquête a pour objectifs, entre autres :

    · de recueillir, les appréciations de quelques ménages, par rapport à la qualité du service de collecte des déchets domestiques solides de la ville de Bobo-Dioulasso ;

    · de procéder à une analyse critique de ces données ;

    · de proposer, éventuellement, des pistes de réflexion, mais surtout des voies pour relever la qualité de ce service

    Instructions

    A l' intention de l'enquêtéavez-vous, pour le remplissage du questionnaire

    Consigne1 :Prière bien lire ou s'assurer avoir bien compris les questions, avant d'y répondre

    Consigne2 : Pour répondre aux différentes questions, il suffit de cocher dans les cases correspondantes, exception faite des questions 2.3 et 3.4 du questionnaire n°2où les précisions exigent d'écrire les réponses dans les cases

    Consigne3 : Au niveau du questionnaire n° 1,à chaque question, une et une seule Réponse est requise. Prière respecter ce principe.

    Questionnaire n°1 

    Sur la situation de collecte des ordures ménagères solides

    251623936251622912Question 1 :Etes vous abonnés pour l'enlèvement de vos ordures ménagères ?

    Oui Non

    · Si Non, pourquoi n'êtes vous pas abonnés ?

    251627008251625984251628032251624960Trop chèrePas intéresséIrrégulier Autres

    · 251631104251630080251629056Si oui : Etes vous satisfait du service ? Oui Non Sans Avis

    Question2(inutile si la personne n'est pas abonnée) :

    Qui enlève vos ordures ?

    · 251632128une entreprise privée :

    · 251633152une association de jeunes ou de femmes :

    · 251634176les agents de la mairie  :

    · 251635200des ramasseurs occasionnels  :

    Question3 : Quelle est la périodicité des enlèvements ?

    251662848251638272251637248251636224Journalière HebdomadaireMensuelleSans périodicité fixe

    Question 4 : Quelle est la fréquence des enlèvements par rapport à la périodicité retenue ?

    251641344251640320251639296Une fois deux fois plus de deux fois

    Question 5 :combien payez vous pour l' enlèvement de vos ordures ménagères ?

    Moins de 250 FCFA

    De 250 à 500 FCFA

    De 500 à750

    FCFA

    De 750 à 1000 FCFA

    Plus de 1000 FCFA

     
     
     
     
     

    Question 6 :comment payez vous ?

    251664896251644416251643392251642368251645440A l' enlèvementJournalièrementHebdomadairement Mensuellement

    Question 7 :serriez vous prêt a payer plus, si la qualité du service était améliorée, modernisée ?

    251648512251647488251646464Oui Non Sans Avis

    Question 8 : Combien serriez vous prêt à payer, mensuellement, pour bénéficier d'un service de qualité, modernisé ?

    Moins de 500

    FCFA

    De 500 à 1000

    FCFA

    De 1000 à 1500

    FCFA

    De 1500 à 2000

    FCFA

    Plus de 2000

    FCFA

     
     
     
     
     

    Question 9 : serriez vous prêt à souscrire un abonnement auprès d' une entreprise publique formelle à facturation mensuelle ?

    251651584251650560251649536Oui Non sans avis

    Question 10 :En dehors de l' ONEA et de la SONABEL, avez-vous d' autres types d' abonnement ?

    251654656251653632251652608OuiA quoi ? Montant périodique payé

    251655680

    Non

    Questionnaire n° 2 

    Sur l'enquêté proprement dit ; principe d'anonymat requis

    1. Situation professionnelle :

    2516055041.1 Salarié

    251606528 -Du Public

    251607552 - Du Privé

    251608576 1.2 Non salarié

    (Sans profession)

    2516638722516136961.3 Autres professionsPrécisez la nature

    Non salariéesde la profession

    (Commerçants, artisans, etc.) (Commerçants, artisans, etc.)

    2. Niveau d'études :

    2516096002.1 Primaire

    2.2 Secondaire

    2516106242.3 Universitaire

    2.4 Autres

    251617792251612672251616768-études interrompues : En (précisez la classe)

    - études non classiques :

    251731456251618816 ** centres de formations profess.

    ** médersa

    251619840 ** autres

    251729408-N' a jamais << fréquenté>>

    3. Zone d'habitation :

    3.1 251614720Quartiers ordinaires(ou populaires)

    3.2 251615744Zones spéciales

    251620864-Cités

    251621888-Autres

    4. Statut de l'enquêté

    4.1 Ageet situation matrimoniale

    251661824251658752251657728AgeMarié non marié

    13.2 Par rapport à son logement :

    251660800251659776251656704Propriétaire Locataire Autres

    Annexe 6

    Questionnaire administré aux collecteurs privés agrées

    de déchets ménagers

    Questionnaire administré

    251665920

    Dénomination exacte :............................................................

    La présente enquête a pour objectifs, entre autres :

    · de recueillir, les appréciations de quelques associations / entreprises intervenant dans la collecte des déchets domestiques solides de la ville de Bobo-Dioulasso ;

    · de procéder à une analyse critique de ces données ;

    · de proposer, éventuellement, des pistes de réflexion, mais surtout des voies pour relever la qualité de ce service

    Instructions

    A l' intention de l'enquêté

    Consigne1 : Prière bien lire ou s'assurer avoir bien compris les questions,avant d'y

    répondre

    Consigne2 : Pour répondre aux différentes questions, il suffit de cocher dansles

    casesou d'y écrire la réponse Correspondantes.

    Question 1 :Quelle est la nature exacte de votre organisation ?

    251681280251680256

    251666944Une association Une entreprise privée Autre

    Question2 : Depuis quand avez-vous commencé vos activités de collecte des déchets ménagers

    Moins de 1 an

    De 1 an à 5 ans

    De 5 à 10 ans

    Plus de 10 ans

     
     
     
     

    Question3 : Les ménages qui vous sollicitent sont ils :

    3.1. Réguliers ?

    251701760251682304 1.1. Des abonnés nombres approximatifs

    251702784251683328 1.2. Des non abonnés nombres approximatifs

    251703808251684352 3.2. Irréguliers ? nombres approximatifs

    Question4 :S'il s'agit de clients réguliers, quelle est la périodicité de vos enlèvements ?

    251704832251670016251668992251667968Journalière HebdomadaireMensuelleSans périodicité fixe

    Question 5 : Quelle est la fréquence des enlèvements par rapport à la périodicité retenue ?

    251673088251672064251671040Une fois deux fois plus de deux fois

    Question 6combien les clients réguliers paient-ils ,en moyenne, pour l' enlèvement de leurs ordures Ménagères ?

    Moins de 250 FCFA

    De 250 à 500 FCFA

    De 500 à 750FCFA

    De 750 à 1000 FCFA

    Plus de 1000 FCFA

     
     
     
     
     

    Question 7 :comment paient ils ?

    251705856251676160251675136251674112251677184A l'enlèvementJournalièrementHebdomadairement Mensuellement

    Question 8 :Si les clients sont irréguliers combien paient-ils , en moyenne, pour l'enlèvement de leurs ordures Ménagères ?

    Moins de 250 FCFA

    De 250 à 500 FCFA

    De 500 à 750FCFA

    De 750 à 1000 FCFA

    Plus de 1000 FCFA

     
     
     
     
     

    Question 9 :vos clients sont-ils ?

    251706880251678208251679232Des femmes Des hommes  Les deux à la fois

    Question 10 : par quels moyens transportez-vous les ordures de vos clients ?

    25168537610.1Véhicules à moteur

    25168640010.2 Véhicules à traction animale

    10.3 Autres(précisez)...................................................................

    Question 11 :Etes vous satisfaits des relations qui vous lient à la commune ?

    251689472251688448251687424Oui Non Ni l'un, ni l'autre

    Question 12 : Avez-vous des critiques ou des suggestions à formuler, par rapport à votre activité , dans la ville de Bobo ?

    ...............................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................

    Question 13 : Votre structure a -t-elle déjà bénéficié de formations de ses membres, depuis sa création ?

    251691520251690496Oui Non

    13.1Si oui, qui a commandé ou financé cette formation, a votre profit ?

    251694592251693568251692544Vous-même La commune Autres partenaires

    13.2. Avez-vous été formés, en gestion :

    251696640 *Commerciale ? *Comptable ou financière ? * Du personnel ?

    251697664251700736251699712251698688251695616 Oui Non Oui Non Oui Non

    Annexe 7

    Guide d'entretien avec l'autorité communale (questionnaire)

    251707904

    La présente enquête a pour objectifs, entre autres :

    · de s'enquérir de l'état des orientations actuelles, en matière de déchets, des autorités communales, et donc, de la ville de Bobo Dioulasso et, d'apprécier l'évolution de celles-ci ;

    · de prendre la mesure des investissements réalisés ou programmés, au sujet de la collecte des déchets ménagers solides, au moment de la présente étude ;

    · de procéder à une analyse critique de ces données ;

    · de proposer, éventuellement, des pistes de réflexion, mais surtout des voies pour relever la qualité de ce service.

    251714048251713024Question 1 :Avez-vous une politique communale spécifique portant sur la collecte des déchets ménagers solides? OuiNon

    251715072Si OUI , depuis quand ? (indiquer ,svp, l' année ou le nombre d' années )

    En quoi consiste-t-elle................................................................................

    ......................................................................................................

    Si NON, sur quoi repose l'organisation de l'activité de collecte des déchets ménagers solides ?..............................................................................................................................................................................................

    Question2 : Au niveau de la commune de Bobo, à quel(s) services (Direction ou cellules) est confiée la question de la collecte des déchets ménagers solides ?

    ............................................................................................................................................................................................................

    Question3 : Quels sont les effectifs actuels du ou des service(s) chargés de la collecte des déchets ménagers solides ?........................................................................

    ......................................................................................................

    Question4 :Quelle est la composition actuelle des matériels et équipements fonctionnels ( véhicules, bacs à ordures etc. ) mis à la disposition de ce(s) service(s) pour l' accomplissement de sa (ou de leur ) mission de collecte ? (s'il existe une liste de matériels ou d'équipement, cela faciliterait la réponse à cette question )

    ............................................................................................................................................................................................................

    251717120251716096Question 5 : Le (s) service(s) chargés de la collecte des déchets beneficie(nt) t-il(s) de budgets spécifiques pource travail ? Oui Non

    Si OUI, à combien s'élèvent ces budgets les trois(03) dernières années ?

    251732480Budget 2013 (en FCFA)

    251718144

    Budget 2014 (en FCFA)

    251719168

    Budget 2015 (en FCFA)

    Question 6 : Qui sont, à l'heure actuelle, les << partenaires >> de la commune de Bobo Dioulasso dans la conduite de l'activité collecte des déchets ménagers solides, en termes :

    · d'assistance technique ou financière ?

    ...................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................

    · de collecte proprement dite, c'est à-dire les << partenaires privés >> (la liste des collecteurs privés actuels agrées serait intéressante) ?

    .........................................................................................................................................................................................................................................................

    Question 7 :Quelle est la répartition exacte des rôles entre le(s)service(s) de la commune chargé(s) de l a question des collectes des déchets et les << partenaires privés >> ?

    ..............................................................................................................................................................................................................................

    251721216251720192Question 8 :La commune a-t-elle déjà engagé des actions de formation , à l' intention de ses << partenaires privés >> ? OuiNon

    Si OUI, en quelles (s) années ? .......................................................................................................

    ......................................................................................................

    Et dans quels (s) domaines ?

    ............................................................................................................................................................................................................

    251723264251722240Question 9 :le partenariat actuel avec le privé, dans la collecte des déchets, à Bobo Dioulasso, satisfait-il la commune ?Oui Non

    Si OUI, précisez, svp, les domaines de satisfaction..........................................

    .Si Non, que reprochez vous aux collecteurs privés agrées ?........................................

    251727360251726336Question 10 : le Centre d'Enfouissement Technique (CET) de Bobo est il fonctionnel ?

    Oui Non

    Si Oui, depuis quand ? ........................................................................

    Si Non, Qu' est ce qui empêche son fonctionnement ?..................................................

    Question 11 :Envisagez vous des reformes structurelles dans la conduite de l' activité de collecte des déchets ménagers solides à Bobo Dioulasso 

    251725312251724288Oui Non

    Si OUI, précisez, les domaines, svp ..........................................................

    Annexe 8

    251712000

    Photo 2 :

    Charrette à traction animale de ramassage des ordures ménagères solides

    (Ramasseurs informels, au quartier Yéguéré ,secteur 10 de Bobo-Dioulasso)

    Source :Auteur, 2015

    Annexe 9

    251709952

    Photo 3 :

    Tracteurs munis de « portes déchet » de l' entreprise SYA KINI

    Source : BAGUIAN H et TRAORE B.S.(2009),

    Annexe 10

    251710976

    Photo 4

    Camion Bennes à ordure ménagères de marque Mercedes ACTROS 2532 L envisageable dans le Cadre du Projet SMGD/ Hauts Bassins

    Source : www.europe-camions.com/camion-benne-a-ordures-menageres

    CARACTERISTIQUES

    Mercedes ACTROS 2532 L/ / 4 oemieciarkaFaun...

    Réf. client : FD7588 -  Réf. site : N° 1294132 pays : Pologne

    Carrosserie

    Camion benne à ordures ménagères

    Marque

    Mercedes

    Modèle

    ACTROS 2532 L/ / 4 oemieciarkaFaun

    Etat

    occasion

    Puissance

    320.00 CV

    Kilométrage

    180 000 km

    Normes Euro

    4

    Table des matières

    2515788803 ZONES DE TRANSPORT

    Sommaire..............................................................................................i

    Dédicaces...........................................................................................ii

    Remerciements..................................................................................iii

    Sigles et Acronymes..............................................................................................iv

    Liste des tableaux..............................................................................vii

    Liste des graphiques.............................................................................ix

    Liste des photographies.........................................................................x

    Introduction générale........................................................................... 1

    Partie 1  : Cadres théorique et méthodologique............................................. 4

    Chapitre 1 :Cadre théorique.................................................................. 5

    Introduction....................................................................................... 5

    Section 1/ Revue de la littérature............................................................. 5

    1.1. Conditions d'apparition ou de pérennisation des déchets.......................... 5

    1.1.1. Le phénomène d'urbanisation dans le monde........................................ 5

    1.1.1.1. L'urbanisation, phénomène récent et mondial................................. 6

    1.1.1.2. L'urbanisation accélérée des Etats du sud et ses implications.................. 7

    1.1.2. La décentralisation des Etats au sud du Sahara..................................... 8

    1.2. Conceptualisation des déchets.......................................................... 10

    1.2.1. Définitions et types de déchets......................................................... 10

    1.2.1.1. Définitions.............................................................................. 10

    1.2.1.2. Types de déchets........................................................................ 10

    1.2.2. Collecte des déchets ménagers solides................................................ 12

    1.2.2.1. Définitions et caractéristiques de la collecte des déchets ménagers solides............................................................................................. 12

    1.2.2.2 .Origines contemporaines de la collecte des déchets ménagers solides ........ 14

    1.2.2.3 « Ecrits témoins » d'actions menées, au Burkina, en matière de collecte des

    déchets ménagers solides....................................................................... 15

    Section 2/ Problématique et objectifs de l' étude......................................... 17

    2.1. Problématique.............................................................................. 17

    2.2. Objectifs de l'étude........................................................................ 18

    2.2.1. Objectif général.........................................................................18

    2.2.2. Objectifs spécifiques.................................................................... 18

    Conclusion....................................................................................... 19

    Chapitre 2 :Cadre méthodologique........................................................ 20

    Introduction..................................................................................... 20

    Section 1/ Méthodologie de recherche...................................................... 20

    1.1. Hypothèses de recherche................................................................. 20

    1.2. Populations statistiques observées.....................................................20

    1.3. Unités d'observation ou d'étude........................................................20

    1.3.1. La commune de Bobo-Dioulasso......................................................20

    1.3.2. Les collecteurs privés d'ordures ou de déchets ménagerssolides deBobo- Dioulasso .........................................................................................21

    1.3.3. Les ménages de Bobo-Dioulasso......................................................21

    1.4. Variables d'analyse ou Caractères d'étude..........................................22

    1.4.1. Les variables d'analyse relatives à la commune de Bobo-Dioulasso............22

    1.4.2. Les variables d'analyse relatives aux collecteurs privés de déchets............. 23

    solides de Bobo-Dioulasso..................................................................... 23

    1.4.3. Les variables d'analyse relatives aux ménages de Bobo-Dioulasso............. 23

    Section 2/ Méthodologie de collecte et de traitement des données.................... 24

    2.1. Méthodologie de collecte................................................................. 24

    2.1.1. Les consultations documentaires..................................................... 24

    2.1.2. Les interviews............................................................................ 24

    2.1.3. .L' administration des questionnaires.............................................. 25

    2.2. Méthodologie de traitement ou d'analyse des données............................ 26

    2.2.1. Traitement des données issues des consultations documentaires..............26

    2.2.2. Traitement des données issues des interviews.....................................27

    2.2.3. Traitement des données issues de l'administration des questionnaires......27

    Conclusion....................................................................................... 27

    Partie 2 : Cadres contextuel et institutionnel............................................. 28

    Chapitre 1 :Cadre contextuel............................................................... 29

    Introduction..................................................................................... 29

    Section 1/ Cadre contextuel général........................................................ 29

    1.1. Historique de l'organisation de la collecte des déchets au plan national : ... 29

    1.2. L'organisation de la « filière déchets » au Burkina.............................. 31

    1.2.1. Notion de filière.......................................................................... 31

    1.2.2. Système d'encadrement ou d'appui ou « système amont »...................... 32

    1.2.2.1. Les objectifs du système d'encadrement........................................... 32

    1.2.2.2. L'organisation du « système amont »............................................. 32

    1.2.2.2.1. Les acteurs nationaux.............................................................. 32

    1.2.2.2.2. Les partenaires techniques étrangers............................................ 33

    1.2.2.3. La technique du système d'appui................................................... 34

    1. 3. Cadre législatif et réglementaire...................................................... 35

    Section 2/ Cadre contextuel spécifique de la ville de Bobo- Dioulasso............... 37

    2.1. Situations géographique, démographique et administrative..................... 37

    2.2. Présentation du système de collecte des déchets ménagers solides .............. 38

    2.2.1..Les objectifs du « système aval »...................................................... 38

    2.2.2. L'organisation du « système aval »................................................ ... 41

    2.2.2.1. Les acteurs nationaux................................................................ 41

    2.2.2.2. Les acteurs étrangers.................................................................. 42

    2.3. La technique du système de collecte des déchets ménagers solides à Bobo-Dioulasso.......................................................................................... 42

    Conclusion....................................................................................... 48

    Chapitre 2 :Cadre institutionnel............................................................ 49

    Introduction..................................................................................... 49

    Section 1/ Cadre institutionnel central..................................................... 49

    1.1. L'Organe législatif : l'Assemblée Nationale.......................................... 49

    1.2. Les Organes exécutifs centraux : les Ministères.................................... 50

    Section 2/ Cadre institutionnel local........................................................ 51

    2.1. La région.................................................................................... 51

    2.2. La commune .............................................................................. 51

    Conclusion....................................................................................... 51

    Partie 3 : Présentation des résultats et recommandations.............................. 52

    Chapitre 1 : Présentation et interprétation des résultats............................... 53

    Introduction..................................................................................... 53

    Section 1/ Analyse descriptive des résultats relatifs à la situation actuelle.........53

    1.1.Analyse descriptive des résultats d'interview auprès des services communaux...................................................................................... 53

    1.1.1. Résultats relatifs aux caractères qualitatifs étudiés au niveau de la commune et interprétations.................................................................... 54

    1.1.2. Résultats liés aux caractères quantitatifs étudiés et interprétations............. 57

    1.2. Analyse descriptive des résultats issus de l'administration des questionnaires à des acteurs privés......................................................... 58

    1.2.1. Analyse descriptive des résultats obtenus au niveau des collecteurs privés

    agréés............................................................................................. 58

    1.2.1.1. Etat des collecteurs privés agrées et nombre d'années passées dans l'activité de collecte des déchets ménagers solides.................................................... 58

    1.2.1.2. Ressources des collecteurs privés agrées dans l'accomplissement de leurs

    missions........................................................................................... 61

    1.2.2. Analyse descriptive des résultats obtenus auprès des ménages enquêtés ....... 64

    1.2.2.1. Résultats relatifs aux conditions d'administration des questionnaires aux

    ménages........................................................................................... 64

    1.2.2.2. Autres résultats issus des questionnaires administrés aux ménages .......... 66

    1.2.2.2.1 Résultats relatifs aux caractères qualitatifs étudiés............................ 66

    1.2.2.2.2. Description des résultats issus des caractères quantitatifs.................... 74

    Section 2/Analyse des résultats relatifs aux potentialités révélées et étude de rentabilisation d'un projet virtuel d'exploitation........................................76

    2.1.Analyse descriptive des potentialités révélées par les enquêtes -ménages.....76

    2.2. Analyse de la rentabilité, en avenir incertain, d'un projet virtuel de collecte de déchets ménagers solides, à Bobo-Dioulasso........................................... 81

    2.2.1. Présentation générale du projet SMGD / Hauts Bassins.......................... 81

    2.2.1.1. Caractéristiques générales........................................................... 81

    2.2.1.1.1. Composantes de l'investissement................................................. 81

    2.2.1.1.2. Durée et date de démarrage supposée  du projet..............................83

    2.2.1.1.3. Détermination des flux de trésorerie d'exploitation (FTE)..................83

    2.2.2. Evaluation de l'investissement et des éléments constitutifs des flux............ 85

    2.2.2.1 Valorisation des éléments de l'investissement.................................... 85

    2.2.2.1.1. Matériels de transport............................................................... 85

    2.2.2.1.2 Matériels de bureau et informatiques............................................. 87

    2.2.2.2 Evaluation des charges d'exploitation.............................................. 88

    2.2.2.2.1. Calcul des charges d'amortissement............................................. 88

    2.2.2.2.2. Les charges de personnel.......................................................... 88

    2.2.2.2.3. Les frais généraux de fonctionnement.......................................... 89

    2.2.2.3 Evaluation des produits d'exploitation............................................. 91

    2.2.3.Calcul des flux de trésorerie d'exploitation (FTE).................................93

    2.2.4. Etude de la rentabilité du projet SMGD/ Hauts Bassins, en avenir incertain,

    et de deux (02) modes de financement....................................................... 93

    2.2.4.1. Etude de la rentabilité du projet SMGD/ Hauts Bassins, en avenir incertain.......................................................................................... 93

    2.2.4.1.1. Calculs de l'espérance mathématique de la VAN des FTE.................. 94

    2.2.4.1.2...Calculs de l'écart type de la VAN des FTE.................................... 95

    2.2.4.2. Etude des coûts des modes de financement....................................... 98

    2.2.4.2.1. Le coût de l'emprunt intégral.................................................... 98

    2.2.4.2.2. Le coût du financement mixte.................................................. 101

    Conclusion...................................................................................... 104

    Chapitre 2 : Vérification des hypothèses et recommandations...................... 105

    Introduction.................................................................................... 105

    Section 1 / Vérification des hypothèses................................................ 105

    1. 1. Vérification de la première hypothèse (ou hypothèse 1)........................ 105

    1.1.1. Vérification de la sous hypothèse 1............................................... 105

    1.1.2. Vérification de la sous hypothèse 2................................................. 107

    1.1.2.1. Première approche : Vérification d'observations recueillies auprès des

    collecteurs privés de déchets ménagers solides........................................... 107

    1.1.2.2. Deuxième approche : synthèse d'observations auprès des ménages enquêtés.......................................................................................... 109

    2.2. Vérification de la deuxième hypothèse(ou hypothèse 2)......................... 110

    Section 2 / Recommandations........................................................... 112

    2.1. Recommandations aux plans politique et institutionnel......................... 112

    2.2. Recommandations aux plans économique, social ou culturel................ 113

    Conclusion...................................................................................... 116

    Conclusion générale........................................................................... 117

    Bibliographie-Webographie................................................................ 120

    Liste des annexes...............................................................................125

    * (1).La première ville d'importance est la capitale Ouagadougou avec 1 475 223 .habitants (Source

    INSD, LeBurkina, en chiffres, Edition 2010)

    (2). la ville compte 489 967 habitants,(SourceINSD, Recensement 2006de la population)

    * (3) Article 8 du décret 95-176/PRES/MFP/MATS du 23 mai 1995, portant institution d'une redevance d'enlèvement des ordures ménagères .Cet article stipule que chaque collectivité décentralisée a la charge d'organiserla collecte et l'élimination des déchets urbains sur le ressort territorial de sa compétence.

    * (4)En 2013, il était de 4,8 % ; en Afrique, en Europe, il était de 1,6 % ; etc. (fr.wikipedia.org)

    * (5)« loi ATR» du 6 Février 1992 renforcée par la loi constitutionnelle du 28 mars 2003 qui stipule en son article premier que « La France est une République indivisible, [...] Son organisation est décentralisée. »

    (6). Communication présentée, à Johannesburg,,en Afrique du Sud, lors d'un atelier organisé par [...] la Banque Mondiale, en juin 2003, page 3

    * (7)Cette loi est relative à l'élimination des déchets et à la récupération des matériaux

    (8) Ce code est le dernier en date qui a été adopté parl''Assemblée Nationale, en sa séance publique du mardi 02 avril 2013, en remplacement du code de 1997.

    * (9). Roi de France, de 1180 à 1223

    (10). Maladie infectieuse et contagieuse transmise du rat à l'homme par morsure ou par des puces( www.larousse.fr)

    (11). Préfet de Paris ; il vécut de 1831 à 1907 .Par voie d'arrêté, il imposa les <<Poubelles>>, nom donné, par les Parisiens, aux récipients qui devaient être déposés, devant les concessions, pour collecter les déchets

    (12).La transmission des valeurs, dans la plupart des sociétés africaines, au sud du Sahara, se faisait par voie orale, de générations en générations ; ce qui explique, en partie, l'indisponibilité ou l'insuffisance de traces écrites.

    * (13). a) KONATE, Y(2006) ,Projet d' amélioration de services urbains de base(PASUB) Bobo-Dioulasso, secteur 21, Rapport final , Burkina Faso, 163pages

    b) TRAORE, B (2007)., `'Toponymie et histoire dans l'Ouest du Burkina Faso'', Journal des africanistes, 2007, pages 75-111.

    * (14).Expression courante signifiant que les résultats ont été en déca des attentes.

    (15).On rattache, en effet, la vulgarisation de la notion de développement durablela Commission BRUNDTLAND, du nom de la première Ministre Norvégienne de l'époque(1987), mais, aussi, à la Conférence des Nations Unies sur l'Environnement et le Développement, en 1992, à Rio De Janeiro, au Brésil. L'ONU y a contribué, aussi, en faisant adopter, en 2000, à NEW YORK, les Objectifs du Millénaire pour le Développement(OMD), parmi lesquels figurait, en bonne place, l'application des principes du développement durable.

    * (16).Le principe de subsidiaritépose comme fondement la nécessité que les citoyens soient associés aux décisions pouvant les concerner ; le principe de la participationencourage des actions telles que la sensibilisation, l'éducation environnementale et sanitaire etc. de nature à <<renforcer la capacité des acteurs à émettre un avis éclairé [...] à comprendre les finalités du Projet pour se l'approprier >>.(MAILLET S, 2010).

    (17).Ce principeest en vigueur, au niveau de l'Union Européenne, depuis 1987 (cf. Acte unique européen) (OUEDRAOGO R.U.E ,2010).Il s' agit de faire supporter aux personnes qui détériorent l'environnement, à travers leurs actes quotidiens ou prolongés dans l e temps, les frais y afférents.

    * (18)Il s' agit des secteurs : 1 ; 2 ; 4;5 ;9 ;10 ;11 ;12 ;13 ;15 ;16 ;17 ;20 ;21 ;22 ;24 ;25 et 33 ..

    * (19). Est considérée comme telle, au Burkina, toute agglomération ayant plus de dix mille (10 000) habitants

    * (20).Cette loi élève Bobo-Dioulasso en Commune de plein exerciceavec un statut particulier et dotée de la personnalité morale et de l'autonomie financière (PDC, 2007).

    * (21).Ces schémas ont été élaborés dans le cadre du Projet d' Amélioration des conditions de Vie Urbaines (PACVU) au Burkina, de 1995 à 2005, projet financé parla Banque Mondiale, à la faveur de son troisième projet de développement urbain( www.urbanwaste.org )

    (22)Plan initié par le conseil municipal de Bobo, du 22 au 23 juin 2007 . Sa finalité était d'être «  un outil stratégique de planification socio-économique [...] des villages et des secteurs de la commune de Bobo-Dioulasso »(PDC, 2007)

    * (23).Il s'agit du SDGD (2002), du PDC(2007) ou de KAMBIRE I. (2014)

    (24)Ce nombre est obtenu en multipliant 540 tonnes par 365 jours .De plus, cette opération relève d'une simple projection.

    (25)La Banque mondiale a financé la phase 3(2012-2027) du PNGT Burkinabé à hauteur de 70 millions de dollars, soitenviron 40 milliards492 millions 970 milles FCFA (évalué en parité BCEAO du 13 septembre 2015 avec 1 dollar = 578.471 FCFA).Cette phase avait pour objectif de « renforcer les capacités institutionnelles des communautés locales et [...] faciliter la décentralisation  »(www.banquemondiale.org)

    * (26) les groupements BADEMA, SINIGNASSIGUI, YERE SANIYA et DI HIRE

    (27) Ce sont SYA KINI et SETOM SARL.






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"L'ignorant affirme, le savant doute, le sage réfléchit"   Aristote