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L'apport de parc national de Virunga au développement social économique des populations du territoire de Rutshuru.

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par Thierry HAKIZA
ULPGL/Goma - Graduat 2014
  

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0.2. Cadre de la conservation

Suivant différentes recherches, l'utilisation des forêts (et Parcs) dans les pays africains estpassé par trois étapes et le Virunga n'a pas échappé à cette réalité ;

· l'occupation précoloniale, lorsque les habitants étaient libres de convertir et d'utiliser les terres boisées;

· les périodes coloniale et postcoloniale qui excluaient les populations des forêts denses;

· la récente période de l'évolution de la conservation prévoyant des formes de gestioncommunautaire (WRM, 2003).

Après sa création, le Parc couvrait 50.000 ha autour de la chaîne des volcans éteints. Il aconnu des modifications des limites pour son extension entre 1929 et 1958 pour couvrir les autres parties de Rutshuru, Beni et Lubero.

Avant la création du Parc, période précoloniale, la terre constituait la base matérielle dupouvoir des chefs coutumiers comme pour l'ensemble de l'Afrique car la terre et les forêtsrenforçaient le pouvoir et le prestige du chef. Surtout que « les forêts étaient conservées, maisavant tout pour une valeur autre que les ressources qu'elles renfermaient: elles servaient derefuge, et assumaient souvent des vocations religieuses (WRM, op.cit)23(*) ».

Pour constituer le PNVi, l'administration coloniale avait procédé de diverses façons : les expropriations paysannes pour cause d'utilité publique, cession et échange des collines,déplacements des populations en raison de maladie de sommeil, rachat des droits indigènes.

Toutes ces mesures eurent comme conséquences : la réduction des terres destinées auxcultures, la perte de la jachère, des droits de pêche, de chasse, de coupe du bois, etc. Endehors de ces conséquences sur les activités économiques des populations, ces actions eurentaussi comme conséquences la naissance des conflits fonciers entre communautés et entre cettedernière et les autorités du Parc.

En ces jours, ces conflits et conséquences pèsent encore sur la gestion du Parc et la vie socio-économique de la population qui s'est traduite durant cette dernière décennie par l'occupationspatiale illégale des terres du parc suivant les territoires, l'expansion des villages des pêcheursofficiellement reconnus et implantation des nouveaux villages illégalement installés, lamultiplicité des cas d'envahissement du Parc pour diverses raisons : propagande politique,culture, élevage, sciage, pêche, etc.

La gestion du Parc a été faite comme pour le reste des autres aires protégées avecl'application « stricte » de la loi sans intégration des communautés. Avec l'impulsion deschangements dans la gestion des ressources naturelles qui exige que les communautésconstituent une classe des partenaires de la conservation. Certaines actions ont été initiées parl'ICCN et les organisations de conservation afin d'impliquer dans la mesure du possible lescommunautés riveraines.

Il faut préciser que pour le PNVi, ces changements sont entrain de s'opérer avec une vitesselente. C'est depuis 1989 que le projet WWF-PEVi s'est lancé dans le programmed'intégration des communautés par des actions d'éducation environnementale et des activitésde terrain (reboisement, encadrement des Associations locales de développement, etc.), demême que d'autres ONG de conservation intervenant dans le PNVi, mais faut-il le dire,beaucoup reste à faire d'autant plus que le cadre juridique pour la conservationcommunautaire n'est pas encore là et les résultats ne sont pas aussi satisfaisants aux yeux descommunautés riveraines. Toutefois, certains retombés sont visibles ; près de 10.000 personnes vivent directement ou indirectement du Parc.

Nous pensons qu'avec l'évolution de la situation, cette réalité devrait avoir pris une plusgrande ampleur.

* 23WRM, 2003, »Les aires protégées et les communautés locales », Bulletin n°73, Août 2003

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