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L'ingérence démocratique en relations internationales. Cas de la Russie.

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par Honoré KASONGA BIFUILAYI
Université de Lubumbashi - Graduat en relations internationales 2012
  

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SECTION II DEVOIR D'INGERENCE HUMANITAIRE

§1 Du Droit d'Ingérence humanitaire au « Devoir d'Ingérence »

Les violations des droits de l'homme à très grande échelle a amené les penseurs à concevoir comment faire en sorte que la communauté internationale puisse transcender les frontières étatiques pour faire respecter les droits fondamentaux des individus, la planification de la démocratie pluraliste a offert l'occasion aux protagonistes du jeu international a inoculer une exception au principe de non- intervention dans les affaires intérieures des Etats.51

La violation de droits de l'homme devenant de plus en plus le fait des Etats qui sont censés les protéger au travers de leurs droits internes. Il s'est avéré impérieux d'imaginer une formule qui puisse engagements en matière des droits de l'homme.

Néanmoins, avant toute analyse, il faut distinguer le droit d'ingérence du devoir d'ingérence, il est vrai qu'à l'échelle internationale, l'idée démocratique ramené sur le devant de la scène une notion ancienne, celle de droit et devoir d'ingérence. Si le devoir implique une obligation morale de la communauté internationale en vue de sauvegarder les exigences

49 Un Droit d'Ingérence ? Revue générale de droit International public, Paris 1991, P 644

50 BASDEVANT : Hugo Grotius : Les Fondateurs du Droit International, Paris, 1904

51 HENRI MOVA,S, : op cit, p 129

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humanitaires, le droit se présente comme une obligation fondé sur une loi, une coutume et qu'invoquerait la communauté internationale pour intervenir dans un Etat.

IL se dégage que le droit et le devoir d'ingérence humanitaire sont des principes qui attentent à la souveraineté des Etats, ils battent en brèche l'idée de la pleine disposition d'un Etat sur ses habitants. On peut saisir ce nouvel horizon en deux temps dans son élaboration théorique et dans son évolution historique. Or la souveraineté est une notion sacrée aussi bien dans le discours politique qu'en droit. Elle s'entend comme l'autorité suprême dans une société politique indépendante, elle est l'autorité « incontestable » (plutôt irréfutable) tant du point de vue moral, politique que légal qui exerce, à travers des mécanismes constitutionnellement établis, le pouvoir dans le but de défendre les intérêts collectifs.

§2 Du Droit d'Ingérence humanitaire à la souveraineté des Etats

La formule de droit d'ingérence se veut provocatrice, suggérant que la souveraineté des Etats, principe sacro-saint de l'ordre international se trouve subordonnée à l'impératif de solidarité entre les hommes, celle-ci justifiant, dans des cas graves « l'ingérence », c'est-à-dire l'intervention extérieure pour aider les victimes pour les défenseurs soucieux de la souveraineté étatique, le mot ingérence est inacceptable, conférant à une hypothétique communauté internationale, le droit d'agir à l'intérieurs des Etats, il ne saurait y avoir une assistance, que si celle-ci réclame l'accord de l'Etat concerné.

Dans la crise Ivoirienne, « l'ingérence politique » a été facteur de blocage du processus de paix, le chef de l'Etat, dans ses nombreuses adresses à la nation s'est toujours opposé aux résolutions du conseil de sécurité qui selon lui entament la souveraineté de l'Etat. La constitution reste la seule boussole de l'Etat.52

Mais les difficultés liées à la mise en oeuvre d'une intervention humanitaire au niveau international sont multiples, si le droit d'ingérence humanitaire est en théorie, la reconnaissance de la supériorité de cette légitimité humaine sur la légalité internationale, en pratique, il ne s'agit bien souvent que d'une illusion politique et d'une fiction juridique. Illusion politique, car l'ingérence qui consiste, dans les faits à s'installer dans un pays contre la volonté de son gouvernement ne désigné le plus souvent que des situations ou l'Etat s'est effondré ou a été vaincu.

L'Irak après la guerre du golfe, la Somalie ou nul gouvernement ne pouvait affirmer une quelconque souveraineté, la Bosnie en proie à la guerre civile, fiction juridique, car toute volonté d'ingérence dans un Etat se heurte au principe de la souveraineté. Il ne peut en effet y avoir de réelle application du droit humanitaire sans accord préalable de l'Etat ou doit se déroulé l'opération, les Résolutions 43/1311(1988) et 45/100(1990) de l'Organisation des Nations-Unies(O.N.U) reconnaissent, certes, le rôle des O.N.G, mais après avoir rappelé

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dans la majorité de leurs attendus le caractère primordial de la souveraineté nationale et le rôle principal des gouvernements des Etats concernés dans l'organisation des secours à leurs populations. L'Organisation des Nations-Unies, qui s'est construite sur le principe de la non-ingérence (l'article 2 paragraphes 7 de la charte des Nations-Unies) ne pouvait consacre le principe inverse.

Il faut cependant reconnaitre que la souveraineté étatique a été dans de rares cas, autre passé par l' « Urgence humanitaire » ou par le « devoir d'Assistance », comme dans la région Kurde en Irak ou les Nations-Unies ont invoqué la nation de « sécurité d'approvisionnement en vivre et matériel médical (Résolution 688).

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