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Pression anthropique sur l'oryctérope (orycteropus afer) dans la forêt classée des monts Kouffé secteur de Bantè


par Mariano Koutchédi
Université d'Abomey-Calavi - Licence 2021
  

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1.2. Problématique

Cette partie comporte la justification du sujet, les hypothèses de recherche et les objectifs de travail.

1.2.1. Justification du sujet

La préservation de la biodiversité en Afrique de l'Ouest et en Afrique centrale est un véritable défi, vu le niveau de pauvreté et les problèmes institutionnels auxquels sont confrontés des pays en développement qui ne sont pas encore en mesure de conduire efficacement les programmes voulus dans ce domaine. Près de 75 % des habitants les plus pauvres de cette région vivent dans des zones rurales, où la plupart sont tributaires de l'agriculture et d'activités connexes. Destruction des habitats, surexploitation des ressources naturelles, espèces envahissantes et pollution sont autant de menaces qui pèsent sur les écosystèmes dont dépendent ces populations (FEM, 2010, p.10). Le trafic d'espèces sauvages est l'une des menaces les plus sérieuses pour la biodiversité. Ce commerce illégal entraîne la disparition de nombreuses espèces d'animaux, d'arbres et d'espèces aquatiques. Outre d'être une des préoccupations les plus importantes pour la conservation, les activités de trafic d'espèces sauvages mettent en péril des vies humaines, et menacent la paix et la stabilité dans de nombreuses régions du monde. En Afrique de l'Ouest, le problème a atteint des niveaux extrêmes et affecté de façon critique les éléphants, les pangolins, les rhinocéros, les requins, les chimpanzés, les gorilles et plusieurs essences de bois précieux (USAID, 2016, p.1).

Le commerce illégal d'espèces sauvages représente 19 milliards de dollars par an. Près de 100 éléphants d'Afrique sont braconnés par jour et, en décembre 2015, 700 kg d'ivoire, ayant une valeur d'un million de dollars US, ont été expédiés du Nigeria à Singapour, puis saisis en Thaïlande. En janvier 2016, 16 paires de défenses d'éléphants, pesant 70 kg, transitant du Tchad à la Côte d'Ivoire en passant par le Niger, ont été saisies au Burkina Faso. En juin 2016, 500 kg d'écailles de pangolin, en provenance de Guinée à destination du Nigeria, ont été saisies au Kenya. L'héritage naturel et culturel de l'Afrique de l'Ouest est volé des générations actuelles et futures (USAID, 2016, p.1). L'Afrique de l'Ouest a perdu plus de 90 % de sa population d'éléphants au cours du XXe siècle (Commission européenne, 2016, p. 298).

Petit par sa taille, le Bénin est riche par sa biodiversité (FEM, 2010, p.21).Le nombre d'espèces rares à protéger au Bénin est si grand, qu'on pourrait se décourager (P. Neuenshwander et al., 2011, p. 338).Les mammifères myrmécophages sont menacés au Bénin et courent le risque d'extinction si les tendances actuelles sont maintenues. En effet, ces espèces sont très fragiles car la destruction de leur habitat à un impact direct sur leur survie (A. Akpona et A. Daouda, 2011, p.302). Orycteropus afer n'est pas épargné par ces menaces car selon M. Siako et F. Kedowide (2018, p. 10) à travers la Fiche Descriptive Ramsar du Complexe W, Bénin il y a menace de l'écologie alimentaire de l'espèce à cause de la production cotonnière qui décime les insectes dont se nourrissent l'espèce, et ces organes sont très recherchés pour les mixtures traditionnelles de forces et de combat.

Le commerce de la viande de brousse des zones de savanes africaines peut constituer une véritable menace pour les populations d'oryctéropes dans certains pays (par exemple la Zambie, le Mozambique). Les menaces localisées comprennent la perte d'habitat due à l'agriculture et à la chasse de subsistance (A. Taylor et al., 2016, p.4).

Au Bénin (ex-Dahomey), trois textes fondamentaux de février 1935 et 1938 et de juillet 1938 ont été nécessaires pour organiser le service des Eaux et Forêts qui devraient assurer le classement des réserves. La plupart des actes de classement ont été pris entre 1940 et 1956. Ainsi en seize ans, 58 massifs forestiers ont été classés, représentant près de 25 % du territoire national. En fonction de leur richesse en faune et en essences forestières de valeur, les différentes aires protégées ainsi classées ont été affectées à des modes de mise en valeur précis (B. Sinsin et al., 2010, p.522).

Au niveau des forêts classées, la plupart des réserves de petite taille sont de nos jours envahies par les installations humaines. La faune n'a pas pu résister à cette concurrence avec l'homme. Dans les forêts classées de grande taille, on rencontre encore de petites populations de buffle, de phacochère et d'antilopes de grande taille comme l'hippotrague, le bubale, le waterbuck (B. Sinsin et al., 2010, p.527). La forêt classée des Monts Kouffé et sa périphérie sud subissent les pressions de la croissance démographique galopante, de l'agriculture itinérante sur brûlis, du surpâturage, du braconnage et de l'exploitation forestière anarchique (I. Toko, 2019, p.478). Plusieurs facteurs provoquent la dégradation de l'habitat des mammifères de la FCMK du côté de Manigri : l'exploitation du miel (24 %), l'exploitation du bois d'oeuvre, et le braconnage avec des proportions respectives de 21 % et 12 % ensuite viennent le surpâturage (19 %), les feux de végétation (14 %), la carbonisation (8 %) et la pollution sonore (2 %) provoquant ainsi une disparition de façon progressive des mammifères (I. Dotché, 2016, p.6).

Hormis les Réserves de Biosphère de la Pendjari et du W, la Forêt Classée des Monts Kouffé reste l'un des derniers refuges de Orycteropus afer au Bénin. Peu d'études ont porté sur les pressions anthropiques sur la faune et surtout ces populations de Orycteropus afer dans la FCMK d'où l'importance de cette recherche. Cependant aux regards des constats, plusieurs questions sont posées.

La principale question de cette recherche est : quels sont les impacts des pressions anthropiques sur la survie de Orycteropus afer dans la FCMK ?

De cette principale question découlent des questions secondaires :

Ø quels sont les connaissances des populations locales sur le comportement et les prédateurs Orycteropus afer dans la FCMK ?

Ø quelles sont les formes de pressions exercées sur Orycteropus afer dans la FCMK ?

Ø quels sont les effets des pressions anthropiques sur la survie de Orycteropus afer dans la FCMK ?

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"Je ne pense pas qu'un écrivain puisse avoir de profondes assises s'il n'a pas ressenti avec amertume les injustices de la société ou il vit"   Thomas Lanier dit Tennessie Williams