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Intérêt et importance des questions environnementales dans la presse francophone : éléments d'analyse à  partir d'une étude de cas des quotidiens montréalais Le Devoir, La Presse et Le Journal de Montréal


par Henri Assogba
Université Senghor d'Alexandrie - DEA Gestion de l'environnement 2005
  

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4.2.4 Les NTIC comme opportunités pour favoriser les réseaux

Dans les domaines de l'information et de la communication, les nouvelles technologies ont fondamentalement changé la donne. En prenant juste le formidable outil qu'est Internet (sources d'informations facilement accessibles et relativement peu coûteuses, mise en place d'un réseau et association de professionnels, ...), un journaliste averti peut bien mener une enquête en faisant des recoupements nécessaires ou s'auto former dans des domaines précis.

Certes, dans le passé et pour remédier à des dysfonctionnements au sein de la profession, plusieurs réseaux ont été mis en place (Fédération internationale des journalistes de l'environnement, Journalistes écrivains pour la nature et l'écologie, Réseau africain en communications environnementales, ...). Mais force est de constater que les taux de morbidité et de mortalité de ces différents réseaux sont très élevés. Et avant d'en créer de nouveaux ou de ressusciter ceux qui existent déjà, il est nécessaire de mener une étude minutieuse pour connaître les maux qui plombent le développement de ces genres de réseaux ou associations de professionnels.

4.2.5 Essor des médias alternatifs

A l'image des mouvements et associations écologiques, la presse spécialisée en environnement est abondante et ne cesse de proliférer. Les deux principaux points communs à toutes ces « petites voix de la dissidence »39(*) sont l'attachement à l'indépendance et l'offre alternative à l'information dominante. Même si cette presse alternative est souvent réalisée avec peu de moyens, elle satisfait les besoins des militants et sympathisants écologistes à qui elle est destinée. En effet, cette presse militante et volontairement engagée est peu favorable au monde industriel et aux pouvoirs économiques.

Dans ces publications, les problématiques environnementales sont abordées et présentées dans leurs dimensions réelles de manière plus fouillée. Certes, il y a parfois des exagérations qui sont beaucoup plus dues à l'ardeur excessive ou d'un effort effréné de sensibiliser et de motiver les citoyens.

Mais, en raison de leurs circulations limitées, ces publications ne peuvent pas influencer, à quelques exceptions près, le grand public et l'inciter à l'action. D'où l'idée d'une collaboration plus soutenue avec les mass média.

4.2.6 Des rédactions de plus en plus vertes

Le journaliste est avant tout un citoyen et à ce titre, il ne doit pas apparaître comme un donneur de leçon, encore moins un moralisateur. Dans l'exécution quotidienne de ses tâches, le journaliste devrait prêcher par l'exemple quelle que soit la ligne éditoriale de son organe de presse. Ainsi, quand on prend le secteur de la presse écrite qui, par excellence, consomme beaucoup de papier, des actions concrètes de gestion rationnelle, de réduction et de recyclage sont à encourager. Certes, on ira pas jusqu'à demander aux petites entreprises de presse de produire annuellement des rapports de développement durable. Mais que ces entreprises fassent preuve, dans leur gestion quotidienne, de la prise en compte de l'environnement. Tout comme il existe un code de déontologie pour la profession, chaque rédaction pourrait définir, compte tenu de son contexte et de ses spécificités, des principes ou une politique ayant pour substrat le développement durable.

* 39 C'est le titre d'un article rédigé par Philippe Descamps et paru dans Le Monde diplomatique de septembre 2004, p. 4

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"Il faudrait pour le bonheur des états que les philosophes fussent roi ou que les rois fussent philosophes"   Platon