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L'écomobilité, vers un développement durable de l'activité touristique

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par Mari Jaouen
Ecole Supérieure Européenne de Poisy - Diplôme Universitaire en Ingénierie de l'Espace Rural 2005
  

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2.2.3 Autres idées pour voyager vert

Les manières de faire du tourisme en utilisant les modes de transport doux ne manquent pas. La première bien entendu reste la marche à pied.

Le tourisme n'est pas forcément synonyme de déplacements terrestres, en effet, les voies fluviales, oubliées pendant de nombreuses années connaissent un nouvel essor avec le développement des sports d'eau : canoë, kayak, aviron, etc... La descente de l'Aveyron est certainement l'une des balades fluviales les plus populaires, c'est un bon moyen de découvrir une région d'un autre point de vu.

Mais pourquoi ne pas faire du tourisme près de chez soi ? C'est bien là le meilleur moyen de réduire notre mobilité On connaît parfois mal notre environnement, « le voyage apprend à voir » (proverbe africain) mais en sortant des sentiers battus ou plutôt de ceux que l'on a l'habitude de battre, une multitude de petites merveilles peuvent s'offrir à nous. Remontez la rivière que l'on traverse tous les jours pour allez au travail, visiter les écomusées locaux, suivre une visite à la ferme ou encore demander au boulanger d'assister une matinée à son travail. Les vacances finies, on pensera alors avoir redécouvert notre environnement. On appréciera encore plus la baguette fraîche du boulanger, les produits du terroir préparés par le voisin fermier, on pourra discuter avec les anciens du village sans avoir peur qu'il nous colle sur tel ou tel fait historique de la région, enfin, en allant au travail tous les matins on repensera aux ruines du moulin découvertes en la remontant.

Si l'on connaît bien notre environnement, il existe cependant différents moyens de partir en vacances un peu plus loin en utilisant des moyens de transports doux : les pieds, le vélo, le bus, le train, mais aussi le covoiturage.

Le covoiturage est un mode de déplacement où plusieurs personnes utilisent une seule voiture pour faire le même trajet, ce qui représente plusieurs les avantages de partager les frais de voiture, d'essence, de péage, de parking mais aussi de réduire le trafic et la pollution et enfin de rencontrer d'autres personnes. De nombreux sites Internet mettent en relation les passagers et conducteurs souhaitant faire le même trajet.

Si vous ne pouvez vraiment pas vous passer de la voiture, choisissez un véhicule le moins polluant possible. Inutile de parler de véhicule propre, il s'agit d'un concept très discutable que l'on pourrait surnommer « continuer à polluer en toute bonne conscience ».

Le GPL est le carburant le moins polluant, ce qui ne signifie pas qu'il n'est pas source de pollution. Les véhicules GPL sont équipés d'un système de bicarburation qui leur permet de rouler au gaz de pétrole liquéfié tout en conservant l'essence comme carburant. L'utilisation de l'un ou de l'autre des deux carburants se fait de façon alternative. Ce carburant véhicules ne contiennent ni soufre, ni plomb, ni benzène. Les véhicules ne produisent pas de particules et rejettent :

- 20 à 60% d'oxyde de carbone en moins qu'une voiture à essence

- 10% de gaz carbonique en moins qu'une voiture à essence

- 30 à 60% d'hydrocarbures en moins qu'une voiture à essence

- 15 à 40% d'oxyde d'azote en moins qu'une voiture à essence

La voiture hybride a pour principe l'utilisation de deux moteurs (un électrique et l'autre à essence), qui fonctionnent indépendamment ou ensemble. Le moteur électrique n'a pas besoin d'être rechargé car la batterie qui l'alimente récupère le surplus d'énergie du moteur à essence et l'énergie créée par le freinage. Ce système permet de réduire la consommation, environ 4 à 5 litres aux 100 kilomètres (3 litres de moins qu'une voiture à essence) et la pollution.

Les biocarburants sont fabriqués à partir de plantes (blé, betterave, colza) et ne rejettent pas de carbone. Ils sont déjà incorporés dans l'essence et le gazole à hauteur de 0,8% et il est prévu que ce pourcentage atteigne 5,75% en 2008, 7% en 2010 et 10% en 2015.

- Les huiles végétales ou huiles brutes sont les mêmes que celles du rayon alimentation du supermarché.

- Les esters méthyliques d'huile végétale (EMHV), ou diesters proviennent de ces huiles végétales qui ont subi une transformation chimique

- Le bioéthanol ou son dérivé l'ETBE (éther) est obtenu à partir de betterave, de canne à sucre ou d'amidon

- Le gaz naturel véhicule (GNV) est produit par la fermentation de déchets alimentaires ou de déchets végétaux. Les bus des transports en commun roulent au GNV.

Source : L'écologie de paresseuses, Sophie Derek, édition Marabout, avril 2006

En théorie, l'utilisation des biocarburants est une bonne chose, pourtant, ils sont généralement issus de cultures intensives, grandes consommatrices d'engrais et de pesticides. De plus, la fabrication de l'éthanol à partir de maïs nécessite 29% d'énergie en plus que celle que l'éthanol libère comme carburant. Les biocarburants ne sont donc pas toujours aussi « bio » que l'on croit.

Enfin, les huiles végétales brutes ont été reconnues par l'Union Européenne comme biocarburants depuis décembre 2002 (directive européenne 2003-30CE), pourtant tous les pays ne l'ont pas retranscrit dans leur droit national, c'est le cas de la France.

Pour les gens souhaitant partir en vacances sans utiliser un des modes de transports précités, des solutions persistent, le voyage en roulotte, à dos d'âne ou de cheval. Ce type de transport n'est pas le plus courant mais les enfants en raffolent et l'aventure est garantie !

On constate que ces exemples ne sont valables que pour les voyages effectués sur un même continent, la substitution du rail à l'avion et à la voiture n'est possible que dans certaines limites, techniques (comment franchir les océans ?) et de prix (une piste d'atterrissage coûte nettement moins cher qu'une ligne ferroviaire).

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