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L'écomobilité, vers un développement durable de l'activité touristique

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par Mari Jaouen
Ecole Supérieure Européenne de Poisy - Diplôme Universitaire en Ingénierie de l'Espace Rural 2005
  

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2.2.2 Un nouveau concept : le tourisme lent

En 1986, Carlo Petrini lance le «Slow food» pour contrer le développement des fast food et la standardisation culinaire. Ce mouvement vise à sauvegarder la biodiversité et le patrimoine alimentaire mondial. Le concept est basé sur le goût, l'authenticité et la diversité et met en valeur les produits du terroir et le savoir-faire des artisans.

En 1999, toujours en Italie, le mouvement «Slow cities» voit le jour. Les villes de plus de 50 000 habitants qui souhaitent améliorer la qualité de vie des habitants en s'appuyant sur la préservation des particularités du milieu, la qualité de l'accueil et les bonnes pratiques environnementales.

Quelques années plus tard en Suisse, le mouvement «Slow travel» ou «tourisme lent» fait son apparition. Le tourisme lent repose sur deux principes : prendre son temps et s'immerger dans le lieu visité. Il se traduit par un état d'esprit mais aussi par les moyens utilisés pour découvrir les environs, la façon de vivre des habitants.

Ce type de tourisme favorise le respect de l'environnement. On préférera par exemple les transports en communs ou les transports non motorisés aux véhicules individuels, on favorisera également les produits de terroirs de l'épicerie locale aux produits standards de l'hypermarché le plus proche. On appréciera la cuisine traditionnelle plutôt qu'un steak-frites, et de boire un bon café sur la place du village plutôt qu'un « instantané » dans la cuisine de la location. Ainsi, petit à petit on se fera connaître au village et les autochtones nous donneront de bons conseils pour une balade en montagne ou un endroit paisible pour un pique nique au bord de l'eau. La location que l'on aura choisie sera de préférence labellisée ou conforme aux standards de construction écologique donc peu consommatrice d'énergie et d'eau. On deviendra donc acteurs des vacances plutôt que spectateurs. Au lieu de se précipiter sur les lieux « à voir absolument » dans les 100 kilomètres à la ronde, on choisira d'apprécier ce qui est juste autour de la location, topographie, patrimoine naturel, culturel et bâti, particularités... pour enfin comprendre ce qui lie les hommes à leur terre, à la nature, à leur environnement.

Le tourisme lent, c'est la redécouverte des 5 sens en décélérant le quotidien, en oubliant la course aux loisirs. En changeant de mode de transport et en réduisant la mobilité, on appréciera le calme, on échappera enfin au stress.

En 2001, l'association Mountain Wilderness Suisse lance un projet de tourisme lent dans la région du Mont Blanc en collaboration avec les résidents. Le projet « Butiner au Pays du Mont Blanc » voit le jour. Inspirés du projet pilote « Région Modèle Göschenen » lancé par la même association en 1998, les mêmes thèmes sont retenus, adaptés et enrichis : Alpinisme et agriculture de montagne, alpinisme et gestion des refuges, alpinisme et transport, alpinisme et protection des sites.

Après plusieurs semaines de travail et de réflexion, un recensement a été effectué en 2002 pour la publication d'un dépliant avec une carte, une soixantaine de propositions de découvertes et quelques itinéraires de randonnée en 2003.

L'année suivante la publication est enrichie par douze nouvelles propositions de découvertes. Deux fils conducteurs, l'un sociologique (la montagne en relation avec l'homme) et l'autre historique (l'histoire régionale à travers les voies de communication), forment avec les principes du tourisme lent, un cadre pour présenter ce tourisme dans la région du Mont Blanc côté suisse. Une carte de la région présente les offres et les itinéraires qui les relient. Enfin, une liste de manifestations annuelles et une petite bibliographie sur la région complètent l'information.

Ce dépliant est un moyen de communication essentiel mais le coeur du projet reste la création d'un réseau de prestataires qui commence à prendre forme. A terme, le but est l'autogestion assumée par les prestataires ou par une structure enracinée dans la région.

Le projet a bénéficié du soutient financier des communautés locales qui se montrent très intéressées par le projet. En effet, pour la publication du dépliant, une aide financière proportionnelle au nombre d'offres sur leur territoire a été versée par les communautés locales.

L'association ALPINE PEARLS a pour vocation la promotion du tourisme durable avec une mobilité respectueuse de l'environnement. Elle relie des régions et des communes partenaires sur tout l'espace alpin. Il s'agit du résultat de deux projets européens à l'initiative du ministère autrichien de l'agriculture et de la forêt, de l'environnement et de l'eau. Le projet regroupe 17 communes dans cinq pays européens : Italie, Suisse, France, Allemagne et Autriche. L'association oeuvre pour le regroupement et l'élargissement d'initiatives isolées dans le but de la création d'un label assurant un minimum de critères clairement définis. Les vacanciers bénéficient d'une mobilité organisée sur place et du cadre de localités alpines pittoresque. Les communes n'ont pas d'installations industrielles et d'entreprises émettant un taux important de pollution sur leur territoire. Elle s'engage à gérer le trafic, à mettre en place des zones piétonnes et à déposer des décrets contre la nuisance sonore.

Les conditions pour devenir « Perle des Alpes » sont d'être accessible 4 fois par jour en train ou en bus, de proposer un service de bagage, des transferts des touristes vers les circuits de randonnées pédestre et cycliste (y compris le transport des vélos). Enfin, la localité doit être proche d'un parc naturel.

Il s'agit une fois encore d'apporter un service complet au client au niveau de la mobilité qui lui permettra de découvrir à son rythme son nouvel environnement.

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