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L'écomobilité, vers un développement durable de l'activité touristique

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par Mari Jaouen
Ecole Supérieure Européenne de Poisy - Diplôme Universitaire en Ingénierie de l'Espace Rural 2005
  

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3.5.6 Le futur

A un moment donné dans le futur, le monde prendra conscience du danger de la déplétion du pétrole et essayera de faire quelque chose, mais quand?

Vision optimiste :

Le monde deviendrait conscient de la déplétion du pétrole, comme ce fut le cas dans les années 1990 pour le réchauffement du climat. Longtemps ignoré, il devint d'un jour à l'autre sujet n°1. Il suffirait d'un politicien ou d'un scientifique influent pour créer un effet boule de neige. Une fois les citoyens conscients du problème, les gouvernements auraient la légitimité pour voter des lois pour les économies d'énergies, et signer des traités entre pays producteurs et consommateurs de pétrole pour prévenir des guerres d'approvisionnement.

Des stratégies de diminution de la population seraient mises en place pour réduire la demande d'énergie et de nourriture. Notre mode de vie devra changer, mais les menaces seront tellement graves que nous serons forcés de le faire. Finalement, une population humaine réduite et plus stable émergera (estimée à deux milliards d'individus).

Vision pessimiste :

Le monde continuerait son chemin, aveugle, sans voir ou plutôt en ignorant les signes précurseurs, jusqu'à ce que le déclin soit bien entamé et impossible à ignorer. Ce serait alors la panique et les pays tenteraient de sécuriser le pétrole restant pour leurs propres besoins, dans une stratégie nationaliste plutôt qu'une politique mondiale de survie. Des guerres éclateraient entre les ennemis, et des barrières douanières s'élèveraient entre les « amis », dans une tentative des sociétés de repousser le changement inéluctable et de prolonger le monde actuel le plus longtemps possible.

Les guerres, famines, pénuries et migrations de masse détruiraient notre société, jusqu'à ce que nous nous retrouvions avec une population estimée à deux milliards ou moins d'individus organisés en société médiévale.

Que nous adhérions à la vision optimiste ou à la pessimiste, une chose est certaine : nos modes de vie vont être profondément modifiés dans les prochaines décennies en conséquence de la déplétion pétrolière. Que le pic de Hubbert soit atteint aujourd'hui ou dans les vingt prochaines années, la production de pétrole ne fera ensuite que diminuer, tandis que notre consommation mondiale continue de croître. Le prix du pétrole va donc augmenter, nous diminuerons donc enfin notre consommation mais un jour viendra ou nous devrons nous en passer car les ressources seront épuisées.

Tous les secteurs de l'économie connaîtront une régression, ceux fortement dépendant du pétrole les premiers. Sans pétrole, pas de transports et sans transports pas de tourisme, c'est une évidence.

Les transports aériens seront les premiers touchés, ils seront tout d'abord, réduits puis devront être stoppés. L'utilisation de la voiture diminuera, avant de s'arrêter, faute de véritable solution alternative. Les transports en communs seront de plus en plus utilisés mais leur coût augmentera, s'ils sont dépendants du pétrole.

Au niveau touristique, ça sera la fin du tourisme mondial. En effet, sans avion, comment aller de Paris à Sydney en 15 jours ? Comment atteindre les cocotiers et le soleil des caraïbes à partir de Genève pour une semaine ou encore New York depuis Rome pour un week-end ? Durant cette phase de transition, le tourisme de proximité connaîtra un véritable essor. On voyagera moins vite, moins loin, moins souvent et pour plus cher.

Des pays comme la Norvège présentent la particularité d'être producteur de pétrole et quasiment indépendant de celui ci d'un point de vue énergétique. Ce pays au faible taux démographique produit la majorité de son énergie grâce à l'hydroélectricité. Nul ne sait de quelle manière ce pays gérera sa production de pétrole dans l'avenir, mais il est certain qu'il s'agit d'un des pays européens les moins dépendants des énergies fossiles et le plus préparé à une crise liée à l'épuisement des ressources pétrolières.

Le tableau est noir, certes, mais sans prise de conscience des citoyens, sans prise de décisions des gouvernements, la vision optimiste du futur disparaîtra de la même manière que le pétrole. Plus nous perdons de temps à préparer une transition, à rechercher des alternatives au pétrole et plus le choc sera dur.

Aujourd'hui, l'écomobilité touristique est freinée par une mauvaise organisation des transports durables, une absence de décision chronique de la part du monde politique, une absence de vision à long terme et une forte dépendance des citoyens à leur voiture. Pourtant, les menaces terroristes et la déplétion pétrolière devraient inciter à la mise en place, au plus vite, de solutions alternatives durables aux modes de transports actuels mais aussi à notre manière de faire du tourisme.

L'absence de prise de conscience et de politique engagée ne fait qu'accélérer la venue et l'ampleur du choc et de la crise qui surviendront avec la diminution, puis la fin de la production pétrolière. Aujourd'hui, nous fermons les yeux, demain, nous serons au bord du précipice car nous n'aurons pas voulu préparer l'avenir durablement. Il est urgent d'agir maintenant, demain, il sera déjà trop tard.

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