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L'écomobilité, vers un développement durable de l'activité touristique

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par Mari Jaouen
Ecole Supérieure Européenne de Poisy - Diplôme Universitaire en Ingénierie de l'Espace Rural 2005
  

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Conclusion

Le tourisme est une activité économique très importante. Il dépend et influe sur de nombreuses autres activités, le transport parmi tant d'autres. L'activité touristique continue de croître et par voie de conséquence, les transports touristiques suivent la tendance, ce qui n'est pas sans poser de problèmes. Les conséquences néfastes de l'utilisation de la voiture et de l'avion pour le tourisme sont multiples : pollution de l'air, pollution sonore, visuelle, saturation du trafic aérien et routier, amenuisement des ressources pétrolières, mais aussi problèmes de sécurité et de santé.

Pour palier aux problèmes liés au transport touristique, des projets de tourisme durable et écomobiles existent. Ils sont cependant assez récents et leur filière est encore peu organisée mais les projets sont multiples et très diversifiés. Pour renforcer le développement de ce tourisme, durable et écomobile, il faudra utiliser, mettre en place et combiner différents moyens.

Le développement de ce type de tourisme est cependant limité, tout d'abord par le manque d'équipements et d'organisation des transports durables, mais aussi par l'absence de prise de décision du monde politique qui se complait dans la gestion à court terme. De plus, les citoyens refusent de prendre conscience de l'impact de leur mode de transport et ferment les yeux sur le futur qu'il engendrera. Les menaces terroristes feront peut être sensiblement évoluer les habitudes de consommation, mais la remise en cause durable du comportement des européens vis-à-vis des transports ne semble pas pour demain. Pourtant, la déplétion pétrolière qui se profile à un horizon proche ne rend que plus urgente la prise de conscience, de décisions.

Des solutions alternatives à l'utilisation de transports, grands consommateurs de pétroles et polluants, existent. Cependant elles sont insuffisantes, le développement de l'écomobilité touristique est un bon début. Mais si nous ne changeons pas radicalement notre façon de pratiquer le tourisme et plus généralement notre façon de vivre et de consommer, le choc sera terrible. Nous devons préparer la fin du pétrole, mettre en place une transition et rechercher des solutions.

Pour cela il faut tout d'abord que les citoyens prennent conscience. Nous ne pouvons plus fermer les yeux. Le prix du pétrole à la pompe augmente chaque jour, nous râlons mais nous payons sans nous interroger sur l'avenir. Comment ferons-nous quand le pétrole sera trop cher pour qu'on l'achète ? Nous devrons nous en passer. Il est tellement présent et inhérent à notre mode de vie, que nous devrons nous sevrer sinon la panique sera totale quand le manque arrivera.

Cependant « Aucun gouvernement démocratique ne gagne de votes en anticipant une crise. Les politiciens sont élus pour de brefs mandats, qui les obligent à avoir une vision à court terme de l'avenir. » (Colin Campbell, Docteur en géologie de l'université d'Oxford et président de l'ASPO). Il est pourtant urgent de préparer notre économie qui repose sur le pétrole à se transformer. Nous passerons du « plus vite, plus loin, plus souvent, pour moins cher » au « moins vite, moins loin, moins souvent, pour plus cher » pour le tourisme et les transports. Il est vital pour notre société, que de la même manière, nous passions, pour le reste de notre économie, de l'abondance, à l'économie et l'utilisation efficace des ressources.

La réalisation de ce mémoire m'a fait passer du « camp des optimistes » au « camp des pessimistes ». Pourtant la différence est minime puisque seules une ou deux décennies séparent les estimations. Mon implication dans la promotion du tourisme durable et de l'écomobilité en sort renforcée. Mais s'y ajoute aujourd'hui, la volonté de faire prendre conscience, en plus des impacts environnementaux de notre mode de vie, les risques imminents que nous encourons si nous ne changeons pas notre manière de vivre et de consommer dès aujourd'hui.

C'est maintenant, à chaque citoyen de prendre ses responsabilités pour éviter le pire aux générations futures.

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