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Effet de la durée de compétition des mauvaises herbes sur la culture du poivron (Capsicum annuum)

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par Josué CANDY
Université Notre Dame d'Haïti - Ingénieur - Agronome 2006
  

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2.6.2.1. Méthode indirecte de contrôle des mauvaises herbes

a. Le travail de préparation du sol

Le labour, qui enfouit les mauvaises herbes et leurs semences, a un rôle nettoyant si la couche travaillée est suffisamment profonde, ce qui est rarement le cas en culture manuelle ou même en culture attelée. Par ailleurs, le type de matériel joue un rôle déterminant : par exemple, les outils à disques favorisent la multiplication des espèces vivaces, comme Cyperus rotundus, Cynodon dactylon, etc. Chaque fragment de rhizomes ou de stolons, multipliés par sectionnement, donne une nouvelle plante, de même que chaque tubercule isolé de ses voisins (Marnotte, 2000).

b. La technique du faux-semis.

Quand les conditions climatiques le permettent, une partie de la population de mauvaises herbes peut être détruite avant l'installation de la culture par la technique du faux- semis : un travail du sol précoce favorise la levée de la végétation qui peut être éliminée par le passage superficiel d'un outil mécanique ou par une application d'herbicide. En culture irriguée, une pré- irrigation permettra la même opération (Marnotte, 2000).

c. Le paillage du sol

Utilisé parfois en culture de manioc, d'igname ou de canne à sucre, le paillis (ou mulch) maîtrise bien l'enherbement, sauf certaines espèces telles que Rottboellia cochinchinensis ou Cyperus rotundus. Hormis en canne à sucre où le paillis est constitué par l'effeuillage à la récolte, la contrainte majeure de cette technique est l'approvisionnement en paille : il est nécessaire de prévoir au moins 7 tonne de paille par hectare pour couvrir une parcelle. Le paillage du sol au moyen de bâches plastiques est surtout employé en cultures maraîchères ; il présente en même temps un effet d'ombrage et de solarisation (Marnotte, 2000).

d. Les plantes de couvertures

L'emploi des plantes de couverture répond à deux priorités : la lutte contre l'érosion et la maîtrise de l'enherbement.

Une couverture de graminées ou de légumineuses modifie assez profondément l'ensemble des composantes physiques, chimiques et biologiques de l'écosystème cultivé :

en protégeant le sol de l'action mécanique des pluies, intenses en milieu tropical, et en absorbant l'eau, les couvertures favorisent l'infiltration au détriment du ruissellement ; elles protègent ainsi la structure du sol.

un couvert fermé et permanent réduit la prolifération des mauvaises herbes par effet d'ombrage et par compétition pour les ressources du milieu.

des effets allélopathiques sont fréquemment observés.

Quelques plantes de couverture, actuellement testées dans différentes situations en zone tropicale, se sont montrées particulièrement intéressantes pour leur comportement agronomique :

ü légumineuses : Arachis pintoi, Calopogonium mucunoides, Canavalia ensiformis, Cassia rotundifolia, Centrosema pubescens, Mucuna pruriens var. utilis, Pueraria phaseoloides

ü graminées : Paspalum notatum, Pennisetum clandestinum, le mil, Pennisetum glaucum ou le sorgho, Sorghum bicolor.

Ces espèces sont connues pour leur bon comportement et des semences sont disponibles facilement à l'extérieur. Cependant, par définition les plantes de couverture sont des espèces à fort potentiel de croissance et de multiplication. Pour éviter tout problèmes d'invasion du à des plantes de couverture exotique, notamment en milieu insulaire, il est préférable de s'intéresser aux espèces que l'on peut trouver localement (Maurice, 2005).

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