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Quel questionnement philosophique sur les conflits en Afrique ?

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par Emmanuel MOUTI NDONGO
Grand seminaire - Fin cycle de philosophie 2006
  

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DEDICACE

A mes parents :

Joséphine MENGBWA, icône de dignité et de justice dont l'amour de prédilection pour moi me veut aussi parfait malgré mes faiblesses.

Jeanne et Luc NDONGO qui durant leur vie terrestre ont considéré qu'il était de leur devoir de m'éduquer plus que de s'attendrir sur ma sensibilité.

REMERCIEMENTS

Au terme de l'élaboration de ce travail, je tiens à exprimer mon immense action de grâce au Tout Puissant, de qui je tiens l'être et le mouvement.

J'adresse toute ma reconnaissance à Mgr Roger PIRENNE, archevêque de Bertoua qui m'a fait confiance en m'accueillant comme séminariste de son diocèse.

Je remercie aussi très vivement l'Abbé Igor KUATE pour les soins qu'il m'a apportés si généreusement pour l'exactitude scientifique de ce travail.

Avec le même empressement, je veux dire ma gratitude spéciale à Joséphine MENGBWA, ma "Petite Maman" pour sa confiance enthousiaste et ses innombrables sacrifices.

Je dis merci au Père Louis NDJANA et à mes formateurs du grand séminaire de Bertoua.

Ma reconnaissance émue se tourne vers l'Abbé Grégoire ATANGANA, Ignace BIKOULA et les moniales de Sainte Claire qui ont nourri et encouragé mon choix.

J'ai une pensée reconnaissante pour le Père Paul NDE, les Abbés Albert ANYA et Hilary OGOCHUKWU pour leurs conseils d'aînés.

J'associe à cette gratitude mes frangines Madeleine AVOTO et Francine ATANGANA pour leur chaleureuse tendresse.

J'exprime ma reconnaissance à Franck MBIDA, Serge ONDOBO, Germain MANGA, Louis NGONO et Laurent MFOUMOU mes confrères dans le cheminement.

J'adresse des remerciements à mes amis Louise ZEMENGUE, Godefroy NDZANA, Michèle METANGMO, Annette ENDALLE et Valentin EWONDO pour leur attachement.

EPIGRAPHE

Je dormais et je rêvais...

que la vie n'était que joie,

Je m'éveillais et je vis...

que la vie n'était que service ;

Je servis et je vis...

que le service était la joie.

Rabindranath TAGORE

INTRODUCTION

GENERALE

Aborder le problème des conflits apparaît comme un écheveau particulièrement complexe à démêler. Depuis des lustres, l'Afrique vit dans l'effervescence des événements horribles qui s'enchevêtrent au quotidien et au fil des ans. « Meurtri par l'esclavage, spolié par la colonisation et fragilisé par des indépendances mal négociées »1(*), le continent africain écrit son histoire en termes de sang. Du Caire au Cap, de Freetown à Mogadiscio, les conflits s'accumulent et s'amplifient avec la même intensité. Sous tous les cieux dans le continent, c'est la même horreur : coulée de sang, traînées de drames, montées des périls, pluie de feu et de plomb. Cette situation hallucinante donne à l'Afrique la place d'un continent maudit voué à un sort funeste. Comme dans une tragédie classique, l'on peut s'exclamer : quelle sinistre destinée !

Nous intitulons notre étude : « Quel questionnement sur les conflits en Afrique ? Réflexion sur la tragédie des Etats africains ». Elle analyse cette situation sombre que vit le continent africain. Notre hypothèse de travail est un ensemble de réflexions qui situent l'Afrique dans un contexte précis. Si les Africains pouvaient s'étonner et s'interroger sur le tableau triste qu'offre le « berceau de l'humanité », notre continent pourrait savourer les délices qu'offre la paix qui doit exister entre les différents peuples. Or la montée des égoïsmes et la haine de l'autre s'avèrent paradoxales à la paix qui est le profond désir et défi majeur du XXIème siècle.

Cette réflexion comme toutes les autres recherchent la stabilité de l'Afrique par la révision des rapports intersubjectifs. Le problème est non seulement de pacifier le continent africain, mais de se demander, quels sont les facteurs ou sources identifiables d'antagonismes en Afrique ? La réponse, à cette question va inéluctablement engendrer une autre interrogation : Comment faire pour que les Africains cessent de se poser en consciences conflictuelles pour exister ; et que la paix, qui est un état positif soit non plus une utopie mais une réalité et un quotidien vécus? Des possibles réponses à ces préoccupations, nous découvrirons que la paix, fruit d'un comportement vertueux et non belliqueux est une marche vers la plénitude de l'homme.

Notre réflexion se fera à travers une méthode analytico-critique. Elle est analytique dans la mesure où elle décompose et dissèque l'existence et les causes des luttes en Afrique, afin de mettre en lumière les faits et événements conflictuels de notre continent. Notre méthode se veut aussi critique car par une activité réflexive, les résultats de l'analyse nous permettrons de circonscrire le champ de la vérité et de l'erreur pour parvenir à proposer une autre voie différente de celle de la violence.

Pour atteindre cet objectif, ceci à travers plusieurs étapes, nous avons accordé à notre démarche réflexive la forme d'un triptyque. Chaque tableau s'articule autour de trois pôles réflexifs importants. Le premier grand tableau nous plonge dans l'effectivité même des conflits, leurs effets sur les Africains. Le deuxième tableau s'intéresse à la racine des conflits et leurs sources. Le dernier suggère une lumière philosophique pour guérir un tant soit peu le « grand malade » qu'est l'Afrique.

Notre travail a pour ambition de poser le problème des conflits sur le continent africain. Loin de nous la prétention de résoudre définitivement tous les différends que connaît l'Afrique. OEuvre d'un débutant en philosophie, notre honnêteté nous contraint d'admettre que la présente réflexion pourrait souffrir de quelques insuffisances. Il faut reconnaître que la question des conflits a déjà été explorée par d'autres disciplines ; les cas de guerres que nous évoquons ici peuvent déjà être dépassés par l'actualité. Enfin nous voulons dire que nous nous sommes heurtés à l'écueil de la carence d'ouvrages. Cependant, la fin poursuivie est de jeter une lumière aussi partielle soit-elle sur le drame que l'Afrique vit du fait des conflits.

* 1 C. NDONGO, « Le défi de la paix », in G. MENDO ZE, 20 défis pour le millénaire, Paris, François-
Xavier de Guibert, 2000, p. 366.

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