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L'entreprise éclatée

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par Claire Duvert
université montesquieu bordeaux 4 - master controle audit finance 2007
  

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L'ENTREPRISE ECLATEE 

En ce début du 21eme siècle le contexte économique mondiale est profondément bouleversé par un phénomène nouveau qui est la globalisation, c est a dire l ouverture des marches et la liberté quasi généralise des échanges dans le monde. Les règles du jeu ont change, les barrières qui autrefois protégeaient les leaders de tel ou tel secteur ont été en grande partie levée et les frontières de l'entreprise sont remises en question. L'hyperconcurence est aujourd'hui le nouvel environnement des firmes.

Pour répondre aux nouveaux défis qui se posent aux entreprises l'innovation devient la règle générale dans tous les systèmes de management et elle concerne aussi bien les produits et les services que les techniques de production et les relations avec l'environnement, sans oublier l'organisation elle-même.

Ainsi dans ce nouvel environnement un nouveau type d'entreprise est née : mince, flexible, dont l'objectif est de limiter son activité interne a ses seules compétences stratégiques et d'externaliser toutes les autres fonctions en les confiants à des fournisseurs, des sous-traitants,

ou des partenaires extérieurs.

Ainsi l'entreprise se concentre sur ce qu'elle sait le mieux faire et peut croître rapidement ou lancer régulièrement de nouveaux produits avec moins de capitaux et des structures de management plus réduites.

En effet toute entreprise,quelque soit sa taille, n'est plus en mesure de tout faire en interne et elle va ainsi se concentrer sur ses compétences clefs,et faire appel de plus en plus a des partenaires plus efficaces pour les autres taches. Un nouveau mode d'organisation est né qui va remettre en cause certains postulats sur lesquels s'est développé le management.

PROBLEMATIQUE : « L ENTREPRISE DOIT ELLE FORCEMENT EVOLUER VERS UNE STRUCTURE EN RESAUX POUR GARDER SA COMPETITIVITE ».

I L'EVOLUTION DE L'ENTREPRISE VERS UNE STRUTURE EN RESEAUX 

A.L'intégration verticale remise en cause

Un mouvement général d'intégration vertical s'est développé depuis la fin de la seconde guerre mondial qui a consiste à internaliser le maximum de transactions marchandes. Des échanges (achats ou ventes) qui avaient lieu sur le marché vont alors se dérouler a l intérieur de l'entreprise.

Les gains attendus par ce type de politique se repartissent en trois grandes catégories :

la réduction des coûts

la création de domination stratégique sur des concurrents non intègres

l'élimination de certains dysfonctionnement du marche

Mais l'intégration verticale ne présente pas que des avantages, si il en était autrement toutes les entreprises seraient intégrées. Cette politique se heurte a 4 catégories principales de limites :

l'augmentation de la taille : les procédures internes sont plus lourdes et moins efficaces

accroissement des rigidités

le risque de sclérose

incompatibilité entre les produits : synergie négative.

Une réduction dans la demande finale peut avoir des conséquences extrêmement défavorable sur la rentabilité et même remettre en cause la survie des firmes : la disparition du SATURDAY EVENING POST peut s'expliquer ainsi, crée au début du siècle le POST était devenu avec plusieurs millions d'exemplaires le principal journal américain. Au lieu de se saisir des occasions nouvelles qui s'offraient a lui comme l'achat de CBS,le post mis en oeuvre une politique d'intégration totale qui partait de l'exploitation des forets et allait jusqu'a la distribution en passant par la fabrication du papier et l'impression. Lorsque les ventes du POST baissèrent, l'ensemble de la chaîne fut touché et au bout de quelques années l'empire s'écroula.

Les conséquences négatives de ces modalités d'intégration n'ont pas eu un gros impact sur les économies occidentales car on était en période de croissance rapide d'après guerres. Par contre elles sont beaucoup plus visibles dans les circonstances actuelles.

On assiste ainsi a la remise en cause de certaines politiques d'intégration verticale :les firmes se séparent des productions présentant des synergies négatives avec les activités qu'elles désirent conserver (politique de recentrage).

En tout état de cause l'équilibre entre intégration et externalisation est une des questions pratiques les plus actuelles dans la gestion des entreprises modernes : QUE FAUT IL FABRIQUER SOI MEME ET QUE FAUT IL SOUS TRAITER.

B.Une nouvelle génération d'entreprises

Au cours des dernières années une nouvelles génération d'entreprise est née moins bureaucratique plus flexible et tournée essentiellement vers leurs coeurs de métiers. Leurs objectifs n'est plus comme on le faisait dans les années 60 d'intégrer le maximum de fonction mais de limiter à l'activité interne le ou les compétences clés qu'elles possèdent et de faire faire le reste par le marché, c'est-à-dire des fournisseurs, des partenaires ou des sous-traitants.

On vas ainsi parler d'entreprise réseaux ou d'entreprise transactionnelles, d'entreprise modulaires ou d'entreprises virtuelles.

L'entreprise réseau :

Ce type d'entreprise est conçu comme un ensemble de cellule qui dialoguent entre elles dans la perspective commune de satisfaire une clientèle de plus en plus exigeante, ainsi la conception même de ces firmes va reposer sur des notions comme l'autonomie et la responsabilité afin qu'elles puissent réagir a des événements plutôt qu' a des règles préétablies. Ces entreprises sont très proches du marche ce qui leur permet `une part d'être gouvernées dans un esprit entrepreunariales et d'autres part de pouvoir s'adapter rapidement a toutes les évolutions de leur environnement.

Les entreprises réseau appelées aussi entreprises transactionnelles sont définies comme des structures capitalistiquement indépendantes au sein d'une même chaîne de valeur ajoutée.

Un exemple emblématique se trouve dans la célèbre entreprise BENETTON qui emploie près de 6000 personnes en interne mais qui fait travailler près de 60000 personnes dans 450 entreprises sous-traitantes. Il en de même chez Toyota qui fabrique 70 voitures par employés contre 10 chez GENERAL MOTORS. cette différence ne tiens pas a la productivité mais au taux d'externalisation,autour de TOYOTA on trouve près de 10000 entreprises sous traitantes organises en cascade appelées « kyoryokukai »

L'entreprise devient alors un centre qui anime un réseau de firmes sous-traitantes et de ce fait les frontières de l'entreprise se diluent. En outre les relations avec l'environnement(concurrents fournisseurs clients) changent de nature puisque de plus en plus souvent les firmes passent des alliance avec leurs fournisseurs,ce qui fait que ces entreprises réseau reposent sur 2 piliers :l'externalisation et les alliances.

L'efficacité d'un réseau dépend des relations entre les différentes composantes de l'organisation mise en place ; au cours du temps ,un réseau progresse et s'enrichit mais il ne peut se maintenir que si les relations entre les partenaires restent loyales pour a terme transformer les sous-traiter en « co-traitants »

Sur un plan plus général, l'efficacité du travail en réseau suppose des procédures stables et maîtrisées (normes ISO par exemple)

En définitive ,l'entreprise qui a été l'origine d'une organisation a multiples pôles de décision est devenue une organisation étendue ,qui a pris la forme d'une structure éclatée.

L'entreprise virtuelle

grâce aux progrès et au développement des nouvelles technologies de l'information et de la communication,un type encore plus original de firmes est apparues appelé « entreprise virtuelle »on peut les définir comme un réseau de firmes mettant en commun leurs ressources et leurs compétences grâce aux TIC. cette organisation permet de bénéficier de ressources qu on possède pas. Grâce aux technologies de l'information ,il est possible de trouver des partenaires dans des banques de données et d'établir des relations entre des firmes même si elles sont très éloignes géographiquement. il faut ajouter que cette entreprise n'as pas de frontière et qu'elle est totalement opportuniste cr elle ne repose plus sur une structure formelle. En d'autres termes , ces firmes se forment pour exploiter un marché et disparaissent quand le besoin n'existe plus.

Quelques exemples d'entreprises virtuelles :

MCC, filiale de Mercedes Benz qui assemble la SMART : partage son usine de Hamback avec ses huis fournisseurs de premiers rang. En outre elle a confié l'ensemble de l'organisation, le recrutement et la gestion du personnel a ANDERSEN CONSULTING.

CALVIN KLEIN est essentiellement un bureau de marketing qui sélectionne les fabricants de vêtements, de parfum,de lunettes ou de montres.

NIKE ne fabrique pas de chaussures en interne mais sous traite l'intégralité de sa production au JAPON ou en COREE qui pour des raison de coûts main-d'oeuvre externalisent a leur tour en chine en INDONESIE ou au VIETNAM ;au total 100000 personnes travaillent dans le monde a la fabrication des produits NIKE ,pour une entreprise de 23000 salaries.

Le premier atout majeur d'une entreprise virtuelle est sa flexibilité , elle peut réagir très rapidement encas de difficultés ou de problèmes puisqu il suffit de remplacer certains partenaires par d'autres. Par ailleurs sur le plan des coûts l'entreprise virtuelle transforme ses coûts fixes (salaires loyers.... ;;) en charges variables en fonction de l'activité des partenaires et des sous traitants.

En deuxième lieu, et ce en mutualisant leurs commandes les entreprises réunies au sein d'un réseau virtuel augmentent leurs capacités de négociation face a leurs fournisseurs( particulièrement intéressant pour les entreprises de petites tailles)

Enfin en réunissant les compétences et les capacités de plusieurs partenaires, l'entreprise virtuelle permet d'obtenir un fort effet de levier et ainsi de ne pas être oblige d'engager des moyens financiers trop élevés.

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