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Motivation et réussite des apprentissages scolaires

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par Jean Baptiste NDAGIJIMANA
Université de Bouaké/ENS - Côte d'Ivoire - DEA 2008
  

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2.3.2. Approche du béhaviorisme

L'approche du béhaviorisme estime que la motivation est essentiellement extrinsèque (extérieure) à l'élève. Les comportements qui sont renforcés par l'environnement sont plus susceptibles de réapparaître que ceux qui ne le sont pas où que ceux qui ont été punis. L'élève recherche donc la récompense et il évite la punition (Skinner, Bandura).

Généralement, il existe un certain nombre de facteurs de motivation en contexte scolaire. Nous pouvons citer sept facteurs principaux :

1.      Socialisation

2.      Éviter de perdre la face

3.      Éviter les tâches trop difficiles

4.      Avoir de bonnes notes

5.      Recevoir de l'approbation

6.      Éviter la critique

7.      Apprendre des choses intéressantes

 

2.3.3. L'approche d'autodétermination

L'approche autodétermination postule qu'un « élève sera plus motivé s'il se considère comme la source et la cause principale de ses actions et s'il se sent compétent. De plus, un élève qui aime une activité s'engagera plus rapidement et plus intensément » (Deci, Vallerand).

Motivation extrinsèque : L'élève s'engage dans un comportement afin d'obtenir quelque chose. Le renforcement vient après.

Exemple: l'élève fait un travail pour obtenir un diplôme

Motivation intrinsèque: L'élève s'engage dans une activité pour elle-même. Pour le plaisir qu'il en retire. Le renforcement vient pendant l'activité.

Exemple: l'élève fait un devoir de mathématiques car il aime les mathématiques.

2.3.4. Approche socio-cognitive

L'approche socio-cognitive affirme que les opérations cognitives de l'élève déterminent son comportement. La priorité de l'élève est d'organiser et de conserver un système de croyances cohérent et fonctionnel. Les interactions avec l'environnement, particulièrement social, agissent sur le système de valeur. Exemple: Si un élève ne réussit pas son but, un échec en sciences par exemple, il pourra diminuer l'intérêt qu'il a pour cette activité pour conserver son estime de soi.

Comme postulat de l'approche sociocognitive, Bandura (1986) affirme que, tous les humains, à des degrés différents, ont les aptitudes suivantes :

1. La capacité de se représenter et d'interpréter l'environnement grâce à des intentions.

2. La capacité de se référer au passé et d'anticiper le futur : Les souvenirs que l'élève évoque et les aspirations qu'il entretient à l'égard de l'avenir sont à l'origine de la dynamique motivationnelle.

3. La capacité d'observer les autres et d'en tirer des conclusions pour soi-même. Ce postulat implique qu'il est possible d'apprendre en regardant les autres effectuer une tâche sans avoir à l'accomplir soi-même. L'observation des autres n'est donc pas un acte passif, mais actif et peut contribuer à motiver un élève à s'engager dans des activités qu'il appréhende.

4. La capacité de s'autoréguler, c'est-à-dire de contrôler et de modifier éventuellement des comportements selon l'évaluation que l'on fait de la situation dans laquelle on se trouve : l'être humain est un agent actif qui ne se limite pas à répondre à son environnement, mais qui est capable de se contrôler et de modifier au besoin sa démarche pour parvenir à atteindre ses buts.

L'approche sociocognitive s'est évoluée au cours des années à l'intérieur des différentes théories et des différents auteurs. Le tableau suivant nous fait une synthèse historique.

Tableau N°5: Approche sociocognitive

THÉORIES

AUTEURS

IDÉE DE BASE

De l'expectation - valeur

E. Tolman (1932) K. Lewin (1936)

Les conduites sont déterminées par les attentes à propos d'une conduite pour atteindre un but et les valeurs que l'objectif a pour nous.

De l'attribution causale

F. Heider (1958)

Faire reposer sur des causes internes ou externes les faits de la vie influencent les conduites.

De la dissonance cognitive

L. Festinger (1957)

Lorsque des cognitions ne vont pas bien ensemble, un travail cognitif de réduction des dissonances se fait pour rétablir une plus grande harmonie.

Des motivations intrinsèques, extrinsèques et l'amotivation

Deci & Ryan (1985)

Les comportements qui se manifestent librement, par plaisir et qui amènent un sentiment de compétence et d'autodétermination persistent dans le temps alors que les comportements qui reposent sur des mobiles ou buts externes risquent d'être délaissés.

Source: http://www.netrover.com/~darveau/th-motiv.htm

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